POLYNÉSIE ET NUCLÉAIRE : LA COMMISSION SUR L’OUVERTURE DES ARCHIVES S’EST RÉUNIE À PARIS

Suite aux travaux de la table ronde Reko Tika.

La Polynésie française est représentée, au sein de la commission nationale, par deux personnalités qualifiées : Yolande Vernaudon et Yvette Tommasini. (©dr)Pour faire suite aux travaux de la table ronde de haut niveau Reko Tika, mise en place pour traiter de la question des essais nucléaires et de leurs conséquences en Polynésie française, et aux engagements pris par le président de la République, lors de sa visite, en juillet, la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des anciens combattants, Geneviève Darrieussecq, a procédé, mardi dernier, à l’installation de la Commission interministérielle en charge de l’ouverture des archives des essais nucléaires.

À la demande du président Fritch, la Polynésie française participe à cette vaste entreprise d’expertise des archives. Elle est représentée, au sein de la commission nationale, par deux personnalités qualifiées : Yolande Vernaudon, chef du service de la Délégation polynésienne pour le suivi des conséquences des essais nucléaires (DSCEN), et Yvette Tommasini, inspectrice pédagogique, pilote du chantier « enseigner le fait nucléaire », mené conjointement par le ministère de l’Éducation et le vice-rectorat de Polynésie française.

« Nous avons commencé à tisser une nouvelle relation de confiance en avançant concrètement dans la réponse aux questions et inquiétudes légitimes des Polynésiens », estime Geneviève Darrieussecq, dans un communiqué, selon lequel Paris entend « assumer toutes les conséquences humaines, sociétales, sanitaires, environnementales et économiques de cet héritage de l’histoire, et faciliter l’accès aux informations officielles ».

Il a été décidé d’inverser les logiques qui présidaient jusqu’ici pour la communication des archives, en facilitant un accès large aux documents sur les essais nucléaires et plus globalement sur l’histoire de la Polynésie française durant cette période, et de limiter les restrictions d’accès aux seuls documents comportant des informations dites proliférantes (permettant de fabriquer un engin nucléaire).

Cette commission a vocation à se réunir régulièrement jusqu’à ce que l’ensemble des fonds d’archives concernés aient été expertisés.

L’accès aux données médicales personnelles détenues par le Département de suivi des centres d’expérimentations nucléaires (DSCEN) est effectif depuis la création du département, en 1998. Toute personne ayant été employée par le ministère des Armées, dans les centres d’expérimentations nucléaires (Sahara et Polynésie) ou ses ayants droit si elle est décédée, et ayant bénéficié d’un suivi médical, peut demander l’accès à ses pièces médicales et en obtenir un duplicata dans un délai de deux mois.

Les rapports de la surveillance radiologique et géo-mécanique des anciens sites d’expérimentations nucléaires, Moruroa et Fangataufa, sont publiés annuellement, depuis la création du Département de suivi des centres d’expérimentations nucléaires (DSCEN).

Ils sont adressés aux autorités nationales, de la Polynésie française, ainsi qu’aux associations locales concernées, et sont accessibles sur le site du ministère des Armées.

Par Rédaction La Dépêche de Tahiti, publié le 11 octobre 2021 à 9h03 

Photo en titre : La Polynésie française est représentée, au sein de la commission nationale, par deux personnalités qualifiées : Yolande Vernaudon et Yvette Tommasini. (©dr)

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