EN MARGE D’UNE ENQUÊTE PUBLIQUE CONCERNANT LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE BELLEVILLE-SUR-LOIRE, DES MILITANTS INTERPELLENT LE PUBLIC À COSNE

L’enquête publique en cours sur les demandes de modifications des installations et des rejets du CNPE de Belleville fait réagir les antinucléaires, et ils l’espèrent, la population du secteur. 

« Nous intercédons en faveur de la nature vivante de la Loire qui ne peut se défendre seule. » L’action flash des militants du réseau Sortir du nucléaire Berry Giennois Puisaye se voulait bienveillante, dimanche à Cosne, alertant quant à l’enquête publique en cours sur les modifications de rejets de la centrale de Belleville.

Dimanche matin, près du rond-point de la mairie de Cosne,  une délégation  de l’association Sortir du Nucléaire Berry Giennois Puisaye a planté sa banderole et a distribué des tracts aux passants, visiteurs du marché de Noël et du marché alimentaire.

Une des manifestantes expliquait le sens de cette action : « Une enquête publique vient de débuter concernant le CNPE de  Belleville au sujet de six  modifications notables dont la régularisation de ses dépassements en effluents chimiques et radioactifs dont le fameux tritium. D’ailleurs, nous nous étonnons qu’EDF profite de cette période des fêtes pour réaliser cette enquête. »

Modifier d’anciennes normes à la hausse ?

Aussi les membres du collectif souhaitent-ils « sensibiliser la population riveraine sur cette enquête publique » qui a débuté le 13 du mois et court jusqu’au 28 janvier. À commencer par Cosne-Cours, inclus dans le plan particulier d’intervention (PPI) des 20 km de la centrale nucléaire de Belleville.

Ils déplorent aussi que « les réunions de CLI (Commission locale d’information) n’attirent personne… Mais les attire t-on vraiment » ?

« II serait temps de produire de l’électricité sans mise en danger d’autrui. » (Des militants du réseau Sortir du Nucléaire Berry Giennois Puisaye)

Les rejets d’effluents issus du fonctionnement des centrales nucléaires sont très encadrés par des autorisations préfectorales, sur l’avis de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) ; ces rejets sont donc légaux. Mais le collectif s’inquiète dans ce cas présent : « L’enquête publique doit avaliser la régularisation des dépassements (rares mais récurrents) de certains effluents et pour cela, modifier les anciennes normes à la hausse et de nouveau être en cohérence (dixit EDF) avec les normes. »

Ces manifestants ont comptabilisé la totalité des rejets et posent la question de l’impact à long terme, année après année, de ces centaines de tonnes qui se retrouvent dans la Loire et dans toute la chaine du vivant.

En conclusion, « il serait temps de produire de l’électricité sans mise en danger d’autrui ».

Par Jean-Bernard Pardieu et la rédaction du Régional de Cosne et du Charitois, publié le 22 décembre 2021 à 07h05

Photo en titre : Le Régional de Cosne et du Charitois rédacteur)

https://www.lejdc.fr/cosne-cours-sur-loire-58200/actualites/en-marge-dune-enquete-publique-concernant-la-centrale-nucleaire-de-belleville-sur-loire-des-militants-interpellent-le-public-a-cosne_14064135/

NDLR : quand je pense qu’il y a des « journalistes » qui osent continuer d’écrire que le nucléaire ne pollue pas. Cet article, publié par un journal courageux, montre que les normes de rejet ne sont que des « droits à polluer » qu’il suffit d’augmenter si nécessaire lorsque la pollution les dépasse. CQFD !