Les grandes puissances ont accumulé des armes nucléaires ou des navires à réacteur atomique. Or, explique l’auteur de cette tribune, traiter ce matériel radioactif est un vrai casse-tête, dont personne à ce jour n’a la solution.
Libérer le monde des armes nucléaires est un objectif ambitieux, mais possible à moyen terme. Libérer l’humanité des conséquences à long terme de quelques décennies de « croyance » dans la dissuasion nucléaire sera une mission autrement plus longue et difficile : il faudra plusieurs générations, relever des défis technologiques et environnementaux qui pour l’heure nous dépassent, et supporter quelques catastrophes dont certaines sont déjà en cours.
Le démantèlement des armes elles-mêmes, des ogives, n’est ni une opération complexe ni un processus coûteux. En France, selon le ministère de la Défense, le coût total de la dénucléarisation du plateau d’Albion et de ses 18 silos a avoisiné les 75 millions d’euros. Un détail au regard des 23,3 milliards d’euros alloués à la dissuasion nucléaire française par la loi de programmation militaire 2014-2019 (plus de 10% du budget de la Défense). La conclusion s’impose d’elle-même, pour toutes les puissances nucléaires : non seulement le coût n’est pas un obstacle au démantèlement, mais les coûts exorbitants associés au maintien et à la modernisation de la dissuasion nucléaire plaident de plus en plus en faveur de ce démantèlement.
Reste le casse-tête sécuritaire du stockage des matières fissiles : il y a dans le monde 1.380 tonnes d’uranium hautement enrichi et 495 tonnes de plutonium. Sachant qu’il faut de ces matières respectivement environ 50 kg et 5 kg pour produire une bombe, ces stocks donnent une capacité théorique de production de 27.600 bombes à l’uranium et de 99.000 bombes au plutonium…
Aucun pays n’a de solution satisfaisante
Parmi les conséquences à long terme du dogme nucléaire, il y a également le démantèlement des bâtiments à propulsion nucléaire, et en particulier des sous-marins. Toutes les puissances nucléaires sont aujourd’hui confrontées à ce défi titanesque, à jamais marqué par l’écocide qui se poursuit toujours au nord de la Russie. Entre 1965 et 1988, l’Union soviétique a coulé en mer de Kara et dans les fjords peu profonds de la Nouvelle-Zemble quelque 17.000 conteneurs de déchets radioactifs, des dizaines de navires et réacteurs nucléaires contenant du combustible usé, et même le sous-marin nucléaire K-27, sabordé dans la baie de Stepovogo avec ses deux réacteurs chargés de combustible nucléaire.
Fort heureusement, la Russie a retenu les leçons de ce désastre. Mais aucun pays n’a de solution satisfaisante. La France est actuellement confrontée au démantèlement des six SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins) de première génération retirés du service entre 1991 et 2008, qui n’est qu’une mise en bouche au vu de tous les bâtiments militaires à propulsion nucléaire qui suivront : les SNA (sous-marins nucléaires d’attaque) vers 2020, les nouveaux SNLE-NG (pour « nouvelle génération ») dès 2030, le porte-avions Charles-de-Gaulle dès 2040 et, avant-même sa mise en service, le SNA Barracuda dont le démantèlement est déjà planifié pour 2050.
Le démantèlement des vieux SNLE est en cours à Cherbourg, selon un processus en plusieurs étapes. Au terme des opérations de démantèlement de niveau 1 et 2, qui consistent à confiner, découper et séparer la tranche réacteur du reste du navire, peuvent commencer les travaux de déconstruction de la coque par DCNS, tandis que les tranches réacteurs sont entreposées pour une très longue période sur une dalle sismorésistante dans le port de Cherbourg.
Dissuasion nucléaire, qui ne dissuade que le bon sens
Selon le ministère de la Défense, « cet entreposage est aujourd’hui envisagé pour une durée de l’ordre de quelques dizaines d’années » (à vrai dire personne ne sait vraiment) jusqu’à ce que la décroissance radioactive des matériaux de la tranche réacteur permette d’entreprendre le démantèlement de niveau 3 qui consistera, un jour, à découper les éléments pour les conditionner en fûts de déchets radioactifs, à leur tour entreposés… pour longtemps, très longtemps…
La première tranche de réacteur nucléaire, celle du SNLE Le Redoutable, attend depuis plus de vingt ans son démantèlement de niveau 3, que bien peu d’entre nous connaitront donc de leur vivant.
C’est le côté terrifiant de l’épopée de la dissuasion nucléaire, qui ne dissuade que le bon sens… Nous n’avons aucune solution satisfaisante à long terme. Nous rejetons sur les générations suivantes la responsabilité de gérer les conséquences d’un recours à une technologie que nous ne maitrisons pas. Et pourtant, partout dans le monde sont construits de nouveaux bâtiments militaires à propulsion nucléaire.
Pendant les dizaines d’années qui nous séparent du démantèlement de niveau 3 (qui n’est lui-même qu’une étape, pas une fin), nous ne pouvons rien faire de mieux que d’inspecter, mesurer, contrôler, espérer l’absence de fuite, espérer que les lieux d’entreposage soient épargnés par les catastrophes naturelles et les guerres.
Quel qu’en soit le prix, nous n’avons pourtant d’autre choix que d’accepter ces risques, qui sont une étape incontournable du désarmement nucléaire global. C’est notre responsabilité envers les générations futures que de prendre notre part de ce fardeau terrible que nous leur laisserons, quoi qu’on fasse.
https://reporterre.net/Le-demantelement-des-armes-et-batiments-nucleaires-lourd-fardeau-pour-les

L’IRSN a publié récemment un «rapport pilote» sur le bassin versant de la Dordogne qui abrite plus de 20 sites uranifères. Il s’agit selon lui du «premier état des lieux radiologique réalisé sur un territoire concerné par les anciennes mines d’uranium». Le bilan est plus que rassurant: aucun impact n’est perceptible dans l’environnement. Les résultats montrent même des concentrations en uranium inférieures à celles de l’environnement courant! Fort de son diagnostic (qui serait partagé par les acteurs locaux), l’IRSN se propose de reconduire le même type d’étude sur tous les bassins versants concernés par l’extraction de l’uranium: Loire, Garonne, Saône, bassins côtiers de Bretagne, de Méditerranée, etc.
La fédération CGT de l’énergie dénonce mercredi le « dépeçage » du service public par des opérations « purement capitalistiques« ,
La Bolivie signe avec la Russie un contrat de « recherche et de développement nucléaire«
Après un rapide débat à la Chambre des Communes, le parlement britannique a adopté le programme de production de SNLE de nouvelle génération pour remplacer la classe actuelle Vanguard. Ce vote (472 voix pour, 117 voix contre) permet à Theresa May de recréer un sentiment de majorité au sein des Tories et a accru les tensions chez les Travaillistes.
Le comité central d’entreprise (CCE) d’EDF a demandé en référé d’heure à heure le retrait du dossier Hinkley Point (construction de deux réacteurs EPR en Angleterre) de l’ordre du jour du conseil d’administration de l’électricien prévu jeudi, a-t-on appris lundi auprès du CCE.
Suite à la publication de la loi sur la réversibilité du stockage des déchets nucléaires à grande profondeur, plusieurs alinéas ont été insérés à l’article L. 542-10-1 du code de l’Environnement. Ils précisent le caractère réversible de ces installations et insistent sur la phase test, ou phase industrielle pilote.
Les actionnaires d’EDF ont donné mardi leur feu vert au conseil d’administration du groupe en vue de mettre en œuvre un projet d’augmentation de capital de quatre milliards d’euros auquel l’État français s’est engagé à participer à hauteur de trois milliards.
Tout en constatant les progrès obtenus grâce aux PNGMDR successifs, dix ans après la loi qui les a créés, l’analyse environnementale de ce plan conduit à s’interroger sur certaines questions récurrentes, que le plan ne traite pas explicitement : définition de la nocivité des déchets, description et prise en compte de l’évolution de leur radioactivité, y compris à très long terme, approche globale des impacts environnementaux des rejets et des déchets, cohérence des principes de gestion (en particulier pour ce qui concerne le recyclage et la valorisation), etc. L’Ae recommande :
VIENTIANE, 23 juil. (Yonhap) — Le ministre des Affaires étrangères Yun Byung-se a fait savoir ce samedi qu’il fera comprendre à la communauté internationale que les menaces nucléaires et balistiques vont au-delà des régions voisines alors qu’il assistera à une série de réunions menées par l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), ont fait savoir des sources diplomatiques.
Voici les principaux points du projet de centre industriel de stockage géologique (Cigéo) envisagé par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) à Bure, aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne :
Les médias occidentaux craignent pour le sort des armes nucléaires américaines déployées en Turquie et exhortent Washington à les retirer de ce pays.
Les fédérations de l’énergie CGT, CFE-CGC et FO ont accusé vendredi le président François Hollande d’être passé outre l’avis des salariés sur le projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point, en Angleterre, après la décision d’EDF de trancher ce dossier la semaine prochaine.
Visite inhabituelle, ce jeudi 21 juillet en début de matinée, au siège d’EDF, avenue de Wagram à Paris. Plusieurs enquêteurs de l’Autorité des marchés financiers (AMF) ont demandé à rencontrer le secrétaire général du groupe public, Pierre Todorov, et se sont fait remettre une série de documents, selon trois sources concordantes. « Une vraie perquisition, même si cela n’en porte pas le nom », raconte un témoin, encore surpris.
Des chercheurs américains ont expliqué aujourd’hui avoir peut-être identifié une usine nord-coréenne cachée d’enrichissement d’uranium par centrifugation, dont la Corée du Nord se serait servie au début de son programme nucléaire illicite.
Le projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point, en Angleterre, porté par EDF, est « indispensable à la pérennité de la filière nucléaire française« , estiment jeudi l’Union fédérale des syndicats du nucléaire CFDT (UFSN-CFDT) et la CFDT-Areva.
Dans un essai magistral, l’historienne retrace l’histoire du nucléaire sur fond de néocolonialisme et de coups tordus.
Le collectif Brest 2016 pour le désarmement nucléaire a procédé, vendredi et samedi, à une action d’information des visiteurs des fêtes maritimes. Ils étaient présents aux abords des portes d’accès à la fête, et ont distribué des dépliants.
Pyongyang a annoncé mercredi que ses derniers essais balistiques avaient testé des systèmes de détonation en vue d’éventuelles frappes nucléaires sur des cibles américaines en Corée du Sud, et avaient été supervisés en personne par son leader suprême Kim Jong-Un.
Plus de 20 diplomates allemands, chinois, israéliens et japonais ont eu l’occasion « d’espionner légalement » la plus grande usine d’enrichissement d’uranium située dans la ville russe de Novoouralsk (région de l’Oural).
Un mur de 3 km est en construction dans le bois Lejuc en Meuse, autour du chantier du futur centre d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure. « Nous protégeons le travail et surtout les gens » justifie l’Andra. « Ce mur est le symbole de l’impuissance » selon les militants antinucléaires.
Équipé de « capteurs de dernière technologie », le sous-marin nucléaire britannique Ambush a subi l’humiliation d’être ramené au port de Gibraltar avec l’aide d’un remorqueur après une collision avec un navire marchand.
La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie afin d’examiner si la contribution de l’État français au financement de la restructuration d’Areva a conféré à l’entreprise un avantage indu, dont ne bénéficient pas ses concurrents, au sens des règles de l’Union européenne sur les aides d’État.
L’Andra s’emmure, l’État cautionne des travaux illégaux, le Tribunal refuse de juger sur le fond.
Le ton monte entre EDF et ses syndicats autour du projet des deux EPR britanniques d’Hinkley Point. En cause notamment, des dépenses faramineuses en perspective pour l’électricien.
EDF a annoncé mardi qu’il revoyait à la baisse son objectif de production nucléaire pour 2016 en raison de l’arrêt prolongé de plusieurs réacteurs au second semestre pour procéder à des vérifications.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a suspendu mardi le certificat d’aptitude d’un générateur de vapeur de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), suspendant de fait l’exploitation du réacteur correspondant. – SIPA
Londres: Les députés britanniques ont très largement voté lundi soir pour le renouvellement des quatre sous-marins nucléaires Trident du pays, pour un coût d’au moins 41 milliards de livres (70 G$).
Les explorateurs urbains se sont rendus dans la zone d’exclusion entourant la centrale de Fukushima au Japon. Ils ont capturé de spectaculaires photos des villes cinq ans après la catastrophe nucléaire. Lorsque l’on évoque le désastre survenu en 2011 dans la province japonaise de Fukushima, une question vient souvent à l’esprit : que sont devenues les villes touchées par la catastrophe ? Après cinq ans, on sait relativement peu de choses sur ces communes évacuées d’urgence après le terrible séisme du 11 mars 2011. De magnitude 9, le tremblement de terre a engendré un tsunami, endommageant sévèrement la centrale électrique voisine. L’incident nucléaire est à ce jour classé comme le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986. Étant donné la quantité de rayonnements enregistrée autour de la centrale, les villes voisines ont été reléguées à ce qu’on appelle la « Red Zone ».
Dans un long entretien, Noam Chomsky aborde les principales tendances du scénario politique international actuel, l’escalade militariste de son propre pays et les risques croissants de guerre nucléaire…
Paris – Les fédérations de l’énergie et de la métallurgie CGT, FO, CFE-CGC et Unsa Industrie ont quitté lundi une réunion avec le ministre de l’Économie Emmanuel Macron, qui devait porter sur l’avenir de la filière nucléaire, après avoir lu une déclaration commune où elles s’interrogent sur une réunion de façade.
L’Association française des industriels français exportateurs du nucléaire (AIFEN), l’organisateur du salon World Nuclear Exhibition (WNE), l’événement mondial de la filière de l’énergie nucléaire, dont de la 2e édition s’est déroulée du 28 au 30 juin 2016 à Paris Le Bourget, a toutes les raisons de se réjouir.
Les affirmations de M. Bouillon, président de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), dans sa tribune titrée « Stockage des déchets radioactifs : ne pas se tromper de débat » – Les Échos, 11 juillet 2016 – méritent une sérieuse mise au point.
Rappel de l’article du 22 juin :
107 enfants de Tchernobyl sont en vacances chez des familles de la région. Pour ces Ukrainiens, il s’agit avant tout d’améliorer leur santé.
Les autorités brésiliennes ont expulsé Adlène Hicheur, professeur franco-algérien de physique nucléaire et ancien chercheur du CERN condamné en 2012 pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », rapporte l’agence Reuters ce samedi.
Hier à Bure dans la Meuse, le bois Lejuc est repassé aux mains des opposants au projet de stockage de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Un coup d’éclat antinucléaire rondement mené…
Le candidat républicain à la présidentielle américaine Donald Trump renégociera l’accord nucléaire avec l’Iran s’il est élu président, a déclaré jeudi à I24news l’ami de longue date du candidat et conseiller informel Guido George Lombardi.
Quand les vieux réacteurs de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) seront-ils démantelés ? EDF vient d’annoncer son intention de reporter la fin des travaux à 2100. Cette annonce suscite l’inquiétude et la méfiance chez les riverains.
La Chine pourrait construire des centrales nucléaires « mobiles » en mer de Chine méridionale, a rapporté vendredi la presse officielle, quelques jours après avoir été désavouée par une cour internationale sur ses prétentions à la souveraineté sur ces eaux stratégiques.
C’est un dossier qui concerne les générations futures. 2050, 2100, c’est loin. Et pourtant, en 2016, aujourd’hui, notre pays se prépare une petite bombe budgétaire. Qui risque de faire mal à nos petits-enfants, et aux enfants de ceux-ci.
…La gestion des déchets, c’est bien connu, c’est le talon d’Achille de la filière. Les mettre sous le tapis sert avant tout à les dissimuler du paysage politique, à entretenir l’idée que le nucléaire est non seulement « propre » par son absence de rejets de gaz à effet de serre (même si l’extraction de l’uranium en recrache des tonnes) mais qu’il est aussi capable de se régénérer. Trouver « la » solution des déchets nucléaires, c’est avant tout, pour les nucléocrates, mettre en avant « la » solution pour assurer sa survie économique, alors que tous les acteurs (Areva et EDF en tête) sont embourbés dans un marasme économique et financier hors du commun. Creuser la poubelle de Bure, c’est donc construire la dernière pierre d’un édifice destiné à sauver l’énergie nucléaire d’un ultime discrédit pathétique.
En « omettant » de comptabiliser la masse non consommée de plutonium 239 d’environ 50 tonnes qui, via le rendement de fission des engins, se déduit pourtant implacablement du ratio Cs137/Sr90 des retombées mondiales, les inventaires de l’UNSCEAR qui passent pour la référence universelle en terme de fallout (NDLR : retombées) subi par notre planète à la suite des essais atmosphériques de fission, effacent 18,97% de la radioactivité globale longévive (NDLR : à longue vie) émise lors explosions atmosphériques de fission et
Paris, le 13 juillet 2016 : le message :
La marine russe planche sur la construction de nouveaux navires à propulsion nucléaire. Retour sur les plus grandes avancées russes et américaines en la matière.
Pour éviter un accident nucléaire majeur, toutes les centrales nucléaires françaises disposent de groupes électrogènes de secours. Mais ceux-ci seraient dans un état «dégradé», voire «inacceptable», a révélé le Journal de l’énergie, grâce à des lanceurs d’alertes. À Cattenom, le directeur déplore cette polémique. Explications.
La justice japonaise a maintenu mardi l’ordre de fermeture de deux réacteurs de la centrale nucléaire de Takahama, dans l’ouest du Japon, rapporte l’agence de presse Kyodo.
Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a critiqué «les solutions militaires» de l’OTAN. Pourquoi ses membres eux-mêmes se mettent à blâmer l’Alliance ? Le journaliste John Walsh cherche une explication…
La Russie a proposé à l’inde d’acheter un modèle de porte-avions nucléaire
Un tribunal japonais a rejeté mercredi une plainte en nom collectif déposée contre les fabricants des réacteurs nucléaires de la centrale Fukushima daiichi dévastée par le tsunami de mars 2011…
Les grandes manœuvres sont lancées autour du projet très controversé de construction par EDF de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, dans le sud de l’Angleterre. Après une réunion confidentielle lundi à l’Élysée, c’est au tour du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron — qui soutient ouvertement le projet —, d’inviter lundi 18 juillet les fédérations de l’énergie et de la métallurgie. Les syndicats CGT, CFE-CGC et FO demandent depuis plusieurs mois le report des travaux. Estimé officiellement à 18 Mds£, soit 21,7 Mds€ au cours actuel, Hinkley Point pourrait coûter bien plus cher, 44,5 Mds€ selon nos informations.
Le 7 juillet 2016,
L’Iran et la France vont coopérer ensemble
Entre finale de l’Euro et fête nationale, l’Assemblée nationale a adopté sans réelle discussion le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires. Le baroud d’honneur des quelques députés écologistes n’a pu entamer le mur de l’accord de tous les autres partis.
Jean-Jacques Kissling (photographe) nous propose une très agréable bande dessinée : « La vie ou l’oubli », réalisée pour le jubilé des 30 ans de la catastrophe de Tchernobyl. Vous trouverez la version internet (gratuite) sur le site : http://www.jjkphoto.ch/bande%20dessinee%20tchernobyl.htm mais l’édition papier est plus jolie, vous pouvez la commander directement à l’auteur ou la trouver en librairie.
JE PEUX PAS, Y’A LES BLEUS- Scène cocasse à l’Assemblée nationale, ce lundi 11 juillet. Durant l’examen d’une proposition de loi sur l’enfouissement des déchets nucléaires, devant permettre l’installation d’un cimetière radioactif à Bure (Meuse), la position du gouvernement est défendue par…. le secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie, André Vallini. Lequel n’a jamais étudié de près ou de loin ces questions dans le cadre de ses fonctions actuelles.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mis en demeure le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de prendre des « actions correctives », après avoir constaté des lacunes et dysfonctionnements persistants dans une station de traitements des déchets radioactifs à Cadarache.
Pyongyang a menacé lundi de lancer une «action physique» contre un système antimissile américain qui doit être déployé en Corée du Sud et annoncé la rupture d’un des derniers canaux de communication encore existants avec Washington en raison de sanctions contre son dirigeant.
Un des 3 intervenants, Monsieur Hamid Baali a déclaré : “Le 13 février 1960 à 7 heures 04, explosait la bombe atomique Gerboise bleue à Reggane, dans le Sud algérien, sur une superficie de 108 000 km2 et dont les retombées s’étalaient sur un rayon de 3 000 km. D’une puissance déclarée de 600 KT, cet essai nucléaire a provoqué des milliers de victimes alors que le commandement français prétendait que cette région était inhabitée ! Cette explosion a engendré la contamination des humains, de la faune, de la flore et a vitrifié le sable et le sol de cette région ! 150 Algériens ont servi de cobayes à cette tragédie !”…
EDF envisage de fortement retarder le démantèlement de ses anciens réacteurs. À Saint- Laurent-des-Eaux, ça veut dire que le chantier sur les réacteurs graphite-gaz, à l’arrêt depuis 25 ans, serait prolongé de 70 ans.
Une opinion du Dr Philippe De Salle, président de l’AMPGN (Association médicale pour la prévention de la guerre nucléaire).
Le voisinage de la centrale nucléaire de Mühleberg dans le canton de Berne doute que l’installation tienne le coup en cas de fortes intempéries. Deux riverains ont déposé une plainte auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF) contre une décision de l’IFSN.
Le 22 mars 2016, douze députés français ont adressé aux 925 membres du Parlement français, députés et sénateurs, une lettre les invitant à signer avec eux une proposition de loi organisant un référendum sur la participation de la France à l’abolition des armes nucléaires.
Le ministère français des Affaires étrangères appelle ce samedi, via un communiqué, au « démantèlement complet, vérifiable et irréversible des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord« , qui constituent, selon lui, « une menace pour la stabilité régionale et la paix et la sécurité internationales« , alors que la Corée du Sud affirme que son voisin a effectué dans la matinée, depuis la mer, un tir d’essai d’un missile balistique.
Le Parlement britannique votera le 18 juillet sur le renouvellement des quatre sous-marins nucléaires Trident, a annoncé samedi à Varsovie le Premier ministre David Cameron.
Les Suisses se prononceront le 27 novembre sur la sortie du nucléaire. L’initiative des Verts est le seul objet retenu mercredi par le Conseil fédéral au menu des dernières « votations » fédérales de l’année.
« Nous allons injecter environ 5 milliards d’euros pour Areva, et le gouvernement va procéder à une augmentation d’EDF à hauteur de 3 milliards d’euros« , a expliqué Martin Vial, directeur général de l’Agence des participations de l’État, invité de « L’interview éco », ce vendredi sur France Info.
Que faire pour protéger la multitude d’enfants, dont tous les organes sont malades dans les territoires contaminés ? Principales victimes, leur situation s’aggrave d’année en année, seule la pectine comme adsorbant permettant d’évacuer du corps les métaux lourds et les radionucléides est capable de les soulager.
On ne peut qu’être consterné par cette nouvelle insensée. Alors qu’Areva avait déjà fourni du combustible MOX élaboré à Marcoule (usine Melox dans le Gard), au réacteur N°3 de Fukushima qui a fondu et explosé en dispersant du plutonium dans un large rayon, nos marchands de produits mortifères récidivent pour un pays déjà tellement éprouvé par les bombes atomiques et la catastrophe de Fukushima qui continue à cracher ses poisons invisibles.
Depuis le 7 juillet et pour 3 jours (et nuits), au cœur du festival d’Avignon, les luttes et ceux-celles qui ne se résignent pas convergent non loin du palais des papes. A l’initiative de « Nuit Debout », Attac, Solidaire, CIP, et de collectifs et organisations en résistance. Objectif : échanger sur les expériences d’actions contre l’oppression multiformes du système capitaliste, envisager un autre monde plus humain, plus libre, plus fraternel et donner corps à la convergence des luttes contre le pouvoir du patronat. Les antinucléaires étaient présents…
Par Jean-Marie Muller
Par Jerry Brown, gouverneur de la Californie.
L’association américaine des maires de villes de plus de 30 000 habitants, l’US Conference of Mayors, lors de sa rencontre annuelle des 24 et 27 juin à Indianapolis, a lancé une résolution cinglante contre l’administration Obama.
Par Jean-Jacques Candelier :
Du sommet de l’OTAN qui se réunit les 8 et 9 juillet à Varsovie, certains affirment qu’il est le plus important depuis la fin de la Guerre froide. Outre la montée du terrorisme sur le sol des pays de l’Alliance, l’invasion du Donbass par la Russie et l’annexion de la Crimée – sans précédent en Europe depuis l’annexion par Hitler de la Tchécoslovaquie – et le développement par Moscou d’une stratégie menaçante envers les pays de l’Alliance, notamment les Pays baltes, et d’une guerre de l’information d’une ampleur inédite, constituent des menaces concrètes.
L’ASN a identifié dès 2006 le risque de défaut sur la cuve de l’EPR. En 2007 et 2011, Areva réalise des tests qui auraient pu attirer son attention, mais elle est restée confiante. Ce n’est qu’en 2014 que les essais demandés par l’ASN démontrent que la cuve ne respecte pas la réglementation.
Interpellons nos députés !
Message de la CRIIRAD:
Le jour où le comité central d’EDF était convoqué pour se prononcer sur le projet d’Hinkley Point, Grégory Lamotte expert énergéticien est revenu sur les enjeux de la transition énergétique.
L’Iran continue à faire avancer son programme nucléaire, un an après la signature d’un accord promettant sa limitation, a averti l’agence allemande de renseignements intérieurs la semaine dernière.
Depuis la mi-juin, ils occupaient le bois de Mandres-en-Barrois pour empêcher le lancement des travaux. Des dizaines d’opposants au projet Cigéo de
Areva, leader français du nucléaire, fait rayonner la France dans le monde en étant le leader incontestée de l’énergie d’avenir : le nucléaire. De l’extraction de l’Uranium au recyclage des déchets, en passant par la conception et la construction des centrales, Areva offre à la France et au monde entier une énergie sûre et propre.
Un nouveau décret d’application pour la loi Morin a été Publié le 06 juillet 2016. Il a été présenté à Paris par Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé lors d’une réunion de la commission consultative de suivi des essais nucléaires (CCSCEN). Le but : assouplir les conditions d’indemnisations pour les victimes des essais nucléaires.
Ses ambitions sont grandes – maîtriser la fusion nucléaire. Son coût l’est de plus en plus. Le chantier du réacteur Iter, en construction dans le sud-est de la France, accuse à nouveau d’importants retards, ce qui alourdira encore de 4,6 milliards d’euros la facture pour ce programme réunissant 35 pays.
TEPCo a tout tenté pour réduire les infiltrations d’eau souterraines dans les sous-sols de ses réacteurs accidentés à Fukushima Daï-ichi. En effet, cette eau se mélange à l’eau utilisée pour refroidir les combustibles qui est très contaminée. Elle doit donc être pompée en permanence pour éviter les débordements, partiellement décontaminée pour finir dans des cuves qui s’accumulent à perte de vue (une fuite a encore été découverte sur une cuve en juin 2016, d’après TEPCo).
La centrale nucléaire de METSAMOR en Arménie à une trentaine de km de la capitale Yerevan construite en 1960, vétuste et mal entretenue, est laissée à l’abandon faute de moyen. Les autorités ne veulent pas la fermer (l’AIEA avait en effet recommandé qu’elle soit fermée en 2016) car elle alimente en électricité 40% de la population arménienne; ils ont donc décidé de la maintenir telle quelle jusqu’en 2020, prenant ainsi le risque si le conflit dégénérait qu’elle devienne une cible militaire.
Dans une note que «Libération» a obtenue, l’ONG Greenpeace calcule qu’il faudrait fermer 27 à 31 réacteurs d’ici à 2025 pour tenir la promesse présidentielle de réduire à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à cette échéance. Très loin de ce que prévoit à demi-mots le gouvernement…
La compétitivité de l’atome est de plus en plus mise à mal face aux énergies vertes.
Plusieurs pays se sont prononcés à l’Onu contre l’emploi de l’énergie atomique dans l’espace alors que la Russie est en train de développer un propulseur nucléaire.
Lors de la conférence de géochimie Goldschmidt organisée du 26 juin au 1er juillet à Yokohama, au sud de Tokyo, une équipe réunissant des chercheurs de différentes universités, notamment de Kyushu (sud-ouest du Japon) et de Nantes (Loire-Atlantique), a révélé que 89 % des émissions de césium radioactif des trois réacteurs dont le cœur a fondu en mars 2011, l’ont été sous la forme de microparticules de verre.
Le Royaume-Uni dispose de 15 réacteurs nucléaires en service répartis entre 7 centrales (au 5 juillet 2016). Ces réacteurs sont tous exploités par EDF Energy, filiale britannique d’EDF, et ont généré près de 63,9 TWh en 2015, soit 18,9% de la production électrique nationale cette année-là.
L’Allemagne, qui aura fermé toutes ses centrales nucléaires d’ici six ans, est toujours très éloignée d’une solution pour le stockage de ses déchets radioactifs, un rapport d’experts sur la question publié mardi n’ayant pas permis de beaucoup avancer.
Juil 12
COMMENT VIVENT À PRÉSENT LES HABITANTS DE FUKUSHIMA
Le gouvernement oblige les réfugiés à revenir dans leur foyer.
À la date du 8 février, parmi les habitants de Fukushima réfugiés hors de chez eux, 65 453 avaient trouvé refuge dans le département de Fukushima et 43 270 dans d’autres départements. Au cours des cinq dernières années, on a dénombré 2 016 décès consécutifs, soit davantage que le nombre de victimes du tsunami: 1604.
Le gouvernement et le département de Fukushima ont nettoyé le sol. Grâce à cette dépollution et à la diminution naturelle des radiations, environ 90% des dosimètres installés indiquent une radioactivité inférieure à la norme maximale tolérée, soit 0,23 microsieverts. S’appuyant sur ce constat, le gouvernement fait revenir les anciens habitants dans leur foyer. En septembre dernier, il a déclaré que la ville de Nahara était redevenue « habitable », puis, en juin 2016, à son tour la ville de Kutsurao l’est redevenue. Et d’ici à la fin mars 2017, toutes les villes des « zones non habitables » redeviendront « habitables » et sur les 70 000 réfugiés, 46 000 pourront revenir loger dans leur ancien foyer. Au prétexte que ces villes sont ou seront « habitables », le gouvernement a l’intention de ne plus verser l’indemnité compensatrice aux réfugiés et le département de Fukushima cessera de fournir aux réfugiés « volontaires » un logement gratuit. Revenir ou pas? Dans les deux cas c’est l’enfer.
La ville de Nahara a été déclarée « habitable » en septembre dernier, mais seulement 460 (soit 6%) des 8 000 habitants sont revenus chez eux. 70% d’entre eux sont des personnes âgées de plus de soixante ans. Les jeunes couples avec enfants ne veulent pas revenir, redoutant l’influence néfaste de la radioactivité sur leurs enfants. En outre, beaucoup ont déjà trouvé un nouvel emploi et leurs enfants, qui se sont habitués à leur nouvelle école, ne souhaitent pas en changer. La municipalité a pour objectif le retour, l’an prochain, de 50% des anciens habitants, en se fondant sur un sondage qui révèle que la moitié des personnes enquêtées désirent revenir.
L’un des habitants, revenu habiter chez lui, se plaint en ces termes: “Avant la catastrophe, je pouvais vivre avec ma petite pension de retraite, parce que je cultivais moi-même un champ et que je produisais du riz et des légumes, or maintenant, à cause de la radioactivité, je ne peux plus rien récolter et je dois tout acheter. Sans subvention, je ne peux plus vivre.” Dans ces villes, beaucoup de maisons sont déjà pourries et inhabitables. Les hôpitaux, les magasins font défaut et, ce qui est pire, les voisins aussi font défaut. Dans de telles conditions, nombreux sont ceux qui ne peuvent revenir. Et pour ceux qui le peuvent, la vie, ici, n’est pas du tout satisfaisante…
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