LE DÉMANTÈLEMENT DES ARMES ET BÂTIMENTS NUCLÉAIRES, LOURD FARDEAU POUR LES GÉNÉRATIONS FUTURES

DémantèlementLes grandes puissances ont accumulé des armes nucléaires ou des navires à réacteur atomique. Or, explique l’auteur de cette tribune, traiter ce matériel radioactif est un vrai casse-tête, dont personne à ce jour n’a la solution.

Libérer le monde des armes nucléaires est un objectif ambitieux, mais possible à moyen terme. Libérer l’humanité des conséquences à long terme de quelques décennies de « croyance » dans la dissuasion nucléaire sera une mission autrement plus longue et difficile : il faudra plusieurs générations, relever des défis technologiques et environnementaux qui pour l’heure nous dépassent, et supporter quelques catastrophes dont certaines sont déjà en cours.

Le démantèlement des armes elles-mêmes, des ogives, n’est ni une opération complexe ni un processus coûteux. En France, selon le ministère de la Défense, le coût total de la dénucléarisation du plateau d’Albion et de ses 18 silos a avoisiné les 75 millions d’euros. Un détail au regard des 23,3 milliards d’euros alloués à la dissuasion nucléaire française par la loi de programmation militaire 2014-2019 (plus de 10% du budget de la Défense). La conclusion s’impose d’elle-même, pour toutes les puissances nucléaires : non seulement le coût n’est pas un obstacle au démantèlement, mais les coûts exorbitants associés au maintien et à la modernisation de la dissuasion nucléaire plaident de plus en plus en faveur de ce démantèlement.

Reste le casse-tête sécuritaire du stockage des matières fissiles : il y a dans le monde 1.380 tonnes d’uranium hautement enrichi et 495 tonnes de plutonium. Sachant qu’il faut de ces matières respectivement environ 50 kg et 5 kg pour produire une bombe, ces stocks donnent une capacité théorique de production de 27.600 bombes à l’uranium et de 99.000 bombes au plutonium

Aucun pays n’a de solution satisfaisante

Parmi les conséquences à long terme du dogme nucléaire, il y a également le démantèlement des bâtiments à propulsion nucléaire, et en particulier des sous-marins. Toutes les puissances nucléaires sont aujourd’hui confrontées à ce défi titanesque, à jamais marqué par l’écocide qui se poursuit toujours au nord de la Russie. Entre 1965 et 1988, l’Union soviétique a coulé en mer de Kara et dans les fjords peu profonds de la Nouvelle-Zemble quelque 17.000 conteneurs de déchets radioactifs, des dizaines de navires et réacteurs nucléaires contenant du combustible usé, et même le sous-marin nucléaire K-27, sabordé dans la baie de Stepovogo avec ses deux réacteurs chargés de combustible nucléaire.

Fort heureusement, la Russie a retenu les leçons de ce désastre. Mais aucun pays n’a de solution satisfaisante. La France est actuellement confrontée au démantèlement des six SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins) de première génération retirés du service entre 1991 et 2008, qui n’est qu’une mise en bouche au vu de tous les bâtiments militaires à propulsion nucléaire qui suivront : les SNA (sous-marins nucléaires d’attaque) vers 2020, les nouveaux SNLE-NG (pour « nouvelle génération ») dès 2030, le porte-avions Charles-de-Gaulle dès 2040 et, avant-même sa mise en service, le SNA Barracuda dont le démantèlement est déjà planifié pour 2050.

Le démantèlement des vieux SNLE est en cours à Cherbourg, selon un processus en plusieurs étapes. Au terme des opérations de démantèlement de niveau 1 et 2, qui consistent à confiner, découper et séparer la tranche réacteur du reste du navire, peuvent commencer les travaux de déconstruction de la coque par DCNS, tandis que les tranches réacteurs sont entreposées pour une très longue période sur une dalle sismorésistante dans le port de Cherbourg.

Dissuasion nucléaire, qui ne dissuade que le bon sens

Selon le ministère de la Défense, « cet entreposage est aujourd’hui envisagé pour une durée de l’ordre de quelques dizaines d’années » (à vrai dire personne ne sait vraiment) jusqu’à ce que la décroissance radioactive des matériaux de la tranche réacteur permette d’entreprendre le démantèlement de niveau 3 qui consistera, un jour, à découper les éléments pour les conditionner en fûts de déchets radioactifs, à leur tour entreposés… pour longtemps, très longtemps…

La première tranche de réacteur nucléaire, celle du SNLE Le Redoutable, attend depuis plus de vingt ans son démantèlement de niveau 3, que bien peu d’entre nous connaitront donc de leur vivant.

C’est le côté terrifiant de l’épopée de la dissuasion nucléaire, qui ne dissuade que le bon sens… Nous n’avons aucune solution satisfaisante à long terme. Nous rejetons sur les générations suivantes la responsabilité de gérer les conséquences d’un recours à une technologie que nous ne maitrisons pas. Et pourtant, partout dans le monde sont construits de nouveaux bâtiments militaires à propulsion nucléaire.

Pendant les dizaines d’années qui nous séparent du démantèlement de niveau 3 (qui n’est lui-même qu’une étape, pas une fin), nous ne pouvons rien faire de mieux que d’inspecter, mesurer, contrôler, espérer l’absence de fuite, espérer que les lieux d’entreposage soient épargnés par les catastrophes naturelles et les guerres.

Quel qu’en soit le prix, nous n’avons pourtant d’autre choix que d’accepter ces risques, qui sont une étape incontournable du désarmement nucléaire global. C’est notre responsabilité envers les générations futures que de prendre notre part de ce fardeau terrible que nous leur laisserons, quoi qu’on fasse.

https://reporterre.net/Le-demantelement-des-armes-et-batiments-nucleaires-lourd-fardeau-pour-les

ANCIENNES MINES D’URANIUM : TAUX RECORD D’ANOMALIES ET DE RAISONNEMENTS ERRONÉS DANS LE RAPPORT DE L’IRSN

CriiradL’IRSN a publié récemment un «rapport pilote» sur le bassin versant de la Dordogne qui abrite plus de 20 sites uranifères. Il s’agit selon lui du «premier état des lieux radiologique réalisé sur un territoire concerné par les anciennes mines d’uranium». Le bilan est plus que rassurant: aucun impact n’est perceptible dans l’environnement. Les résultats montrent même des concentrations en uranium inférieures à celles de l’environnement courant! Fort de son diagnostic (qui serait partagé par les acteurs locaux), l’IRSN se propose de reconduire le même type d’étude sur tous les bassins versants concernés par l’extraction de l’uranium: Loire, Garonne, Saône, bassins côtiers de Bretagne, de Méditerranée, etc.

La CRIIRAD a procédé à l’analyse de ce rapport. Le résultat est accablant: taux d’erreurs incroyablement élevé; niveau d’opacité choquant pour un rapport scientifique; choix méthodologiques discutables et raisonnements incorrects, susceptibles de minorer, voire d’occulter, l’impact des éventuelles pollutions radioactives. L’IRSN a ainsi choisi, comme «estimateur unique», une moyenne pondérée dont la formule de calcul permet de diviser par 10, 100, 1000 ou plus…le résultat des moyennes arithmétiques! (1) La CRIIRAD a demandé au principal ministère de tutelle de l’IRSN un audit du rapport et, dans l’attente des résultats, le gel du projet d’extension aux autres bassins versants concernés. Lire le courrier adressé à Ségolène Royal. (http://www.criirad.org/jeux-tests/mines-uranium/2016-07-26_lo_min-envi-dordogne.pdf)

Afin d’aider les citoyens impliqués dans la protection de l’environnement à s’aguerrir contre les tentatives de manipulation ou de désinformation, la CRIIRAD a utilisé le rapport de l’IRSN pour l’élaboration de questionnaires ludiques et pédagogiques.

 Testez et développez votre esprit critique Le jeu des 13 erreurs: dépistez quelques-unes des anomalies du rapport IRSN. Menez l’enquête dans le dédale du rapport et tentez de trouver la bonne réponse:

.Le casse-tête des prélèvements (13 questions avec réponses intégrées)

.Le casse-tête des analyses (13 questions avec réponses intégrées)

. Concertation effective ou idéalisée (4 questions avec réponses intégrées)

http://www.criirad.org/jeux-tests/mines-uranium/2016-07-28_cp_irsn-dordogne.pdf

(1) : Prenons par exemple 2 résultats: 100 ± 10 et 1 ± 0,2. La moyenne arithmétique est de 50,5± 10,2. La moyenne pondérée de l’IRSN donne un résultat de 1,04±0,2, soit une valeur 50 fois inférieure à la moyenne arithmétique

RTE, HINKLEY POINT: LA CGT DÉNONCE LE « DÉPEÇAGE » DU SERVICE PUBLIC

CGTLa fédération CGT de l’énergie dénonce mercredi le « dépeçage » du service public par des opérations « purement capitalistiques« , citant l’ouverture du capital de RTE, gestionnaire du réseau électrique français, et s’élève à nouveau contre le « passage en force » sur le projet Hinkley Point, à l’ordre du jour du conseil d’administration d’EDF jeudi.

Dans un communiqué, la première fédération syndicale de l’énergie souligne que le projet controversé de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point, en Angleterre, « risque de plomber financièrement encore plus la filière nucléaire déjà fragilisée par le manque de stratégie industrielle« .

Mais « derrière ce projet », avertit-elle, se prépare l’ouverture du capital de RTE, filiale à 100% d’EDF, qui résulte « d’une décision purement financière et non industrielle, alors que les réseaux de transport électrique, monopole naturel, constituent le nœud du système électrique« . Pour la CGT, une telle décision, outre ses conséquences sur le plan économique, social et industriel, « entacherait » l' »indépendance énergétique » de la France.

Les représentants du comité central d’entreprise (CCE) de RTE ont décidé unanimement en juin d’exercer « un droit d’alerte économique » sur ce projet d’ouverture du capital, qui doit être abordé jeudi au conseil d’administration d’EDF, comme le dossier Hinkley Point.

Au sujet du chantier britannique, dont la CGT demande, aux côtés de la CFE-CGC et de FO, le report depuis plusieurs mois, la fédération dénonce à nouveau le « passage en force » de la direction d’EDF. L’électricien a mis ce projet de 18 milliards de livres (21,5 milliards d’euros) à l’ordre du jour de son CA malgré une audience prévue le 22 septembre à la suite d’une assignation du CCE.

Affirmant sa vigilance face aux décisions à venir, la CGT estime qu’il est « temps que le gouvernement et les pouvoirs publics fassent le choix de réorienter la stratégie du groupe EDF, et plus largement des entreprises du secteur énergétique, vers un projet industriel et social au service des usagers et de la Nation« .

http://www.connaissancedesenergies.org/afp/rte-hinkley-point-la-cgt-denonce-le-depecage-du-service-public-160727

NDLR: de plus, EDF a compté une partie de RTE dans ses provisions pour démantèlement des centrales (voir les rapports de la Cour des Comptes). Il faudra choisir car l’argent ne pourra pas à la fois financer Hinkey Point ET le démantèlement.

LE DÉLIRE NUCLÉAIRE DU PRÉSIDENT EVO MORALES

Evo moralesLa Bolivie signe avec la Russie un contrat de « recherche et de développement nucléaire« 

Evo Morales rêve depuis longtemps d’édifier une centrale nucléaire en Bolivie. Cette centrale aurait dû bénéficier de la technologie iranienne, selon les accords de coopération passés en 2010 entre les deux pays.

Finalement, le projet a pris corps en 2014, à la suite d’une rencontre entre Vladimir Poutine et Evo Morales.  Et les premiers engagements avec l’entreprise publique russe ROSATOM ont été officiellement pris en mars dernier pour la construction d’un centre « de recherche et de développement nucléaire », dont Evo Morales assure qu’il sera  « le plus moderne et le plus grand d’Amérique latine ». Le coût total du projet est estimé à 300 millions de dollars. Le centre sera bâti à El Alto, à une vingtaine de kilomètre de La Paz.

Les objectifs du programme ne sont pas clairs. Il est question d’un centre médical (cyclotron, et radio thérapie) et d’un réacteur nucléaire de faible capacité à des fins de recherche et de formation. Mais des doutes subsistent concernant la construction à venir d’une centrale nucléaire pour produire de l’électricité (un investissement de 2 milliards de dollars), en raison du secret qui entoure les négociations du gouvernement avec ses partenaires russes. « Non seulement il évite tout débat objectif concernant une affaire si importante, mais encore, et c’est pire, il refuse de donner une information transparente sur un thème qui est controversé sur l’ensemble de la planète », constate un éditorialiste d’un grand quotidien de La Paz.

Cependant, le 19 juillet dernier, le vice-président García Linera a fait savoir que le gouvernement renonçait à la construction de la centrale électrique, en raison des risques de contamination par les déchets radioactifs. Mais ce n’est pas la première fois qu’il change de position sur ce sujet. Il convient donc de rester très attentif sur la manière dont vont être menés les travaux programmés du « centre de recherche et de développement nucléaire ».

https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-lavaud/blog/270716/le-delire-nucleaire-du-president-evo-morales

SOUS-MARINS LANCEURS D’ENGINS : LONDRES APPROUVE, OBAMA… INQUIÈTE

sous-marinsAprès un rapide débat à la Chambre des Communes, le parlement britannique a adopté le programme de production de SNLE de nouvelle génération pour remplacer la classe actuelle Vanguard. Ce vote (472 voix pour, 117 voix contre) permet à Theresa May de recréer un sentiment de majorité au sein des Tories et a accru les tensions chez les Travail­listes.

La prochaine génération de SNLE sera équipée de missiles Trident II D-5. Le coût de la production de cette nouvelle génération de SNLE est estimé à environ 15 milliards de livres et le gouvernement a indiqué que le budget global (production et maintenance) des quatre futurs SNLE sera de 31 milliards de livres sur 35 ans.

Ce vote intervient au moment où la presse fait état de rumeurs sur la possible vulnérabilité des Vanguard aux systèmes de drone sous-marin. Cela alors qu’à Washington ont lieu des débats (et des fuites) sur les intentions prêtées à Obama à propos du nucléaire ! Ainsi que les contre-feux de ceux qui redoutent que les déclarations à venir du Président «plombent» l’assurance de bon nombre d’alliés sur la couverture qu’offre en ce domaine la puissance nucléaire américaine. A Tokyo, déjà on s’inquiète d’un futur «ne jamais tirer le premier», pensant à la Corée du Nord et à son grand voisin…

http://www.ttu.fr/nucleaire-londres-approuve-obama-inquiete/

HINKLEY POINT: LE CCE D’EDF DEMANDE EN RÉFÉRÉ LE RETRAIT DU DOSSIER DE L’ORDRE DU JOUR DU CA DE L’ÉLECTRICIEN

Hinkley PointLe comité central d’entreprise (CCE) d’EDF a demandé en référé d’heure à heure le retrait du dossier Hinkley Point (construction de deux réacteurs EPR en Angleterre) de l’ordre du jour du conseil d’administration de l’électricien prévu jeudi, a-t-on appris lundi auprès du CCE.
Il s’agit de défendre l’accès au juge du CCE, EDF ayant décidé de soumettre ce projet controversé au vote des administrateurs sans attendre le résultat, le 22 septembre, d’une action en référé de l’instance pour obtenir des informations supplémentaires sur le projet Hinkley Point, a précisé à l’AFP le secrétaire du CCE, Jean-Luc Magnaval.
En référé d’heure à heure, la justice est tenue de se prononcer sous huit jours.
La date de l’audience devrait être connue dans la journée.

Si la décision sur cette requête en urgence ne pouvait pas intervenir avant le conseil d’administration, le CCE demande à la justice d’ordonner la suspension de tous les effets des délibérations qui seraient prises par le conseil, a ajouté M. Magnaval.
Interrogée par l’AFP, EDF n’a pas fait de commentaire.
L’électricien a annoncé jeudi dernier dans la soirée qu’il avait convoqué un conseil d’administration le 28 juillet pour prendre une décision finale d’investissement sur ce projet gigantesque de 18 milliards de livres (21,6 milliards d’euros), à l’origine de fortes tensions au sein de l’entreprise.
Cette ultime étape se faisait attendre depuis la signature, en octobre 2015, d’un accord commercial avec l’entreprise publique chinoise CGN, qui supportera un tiers du financement.
Les fédérations de l’énergie CGT, CFE-CGC et FO, qui demande son report depuis plusieurs mois, ont accusé vendredi le président François Hollande d’être passé outre l’avis des salariés sur ce chantier.
Elles ont évoqué une violation du CCE d’EDF avec une prise de décision avant même l’audience prévue le 22 septembre

http://www.romandie.com/news/Hinkley-Point-le-CCE-dEDF-demande-en-refere-le-retrait-du-dossier_RP/723436.rom

RÉVERSIBILITÉ DU STOCKAGE DE DÉCHETS RADIOACTIFS : LA LOI EST PUBLIÉE

CigeoSuite à la publication de la loi sur la réversibilité du stockage des déchets nucléaires à grande profondeur, plusieurs alinéas ont été insérés à l’article L. 542-10-1 du code de l’Environnement. Ils précisent le caractère réversible de ces installations et insistent sur la phase test, ou phase industrielle pilote.

La loi n° 2016-1015 du 25 juillet 2016 précisant les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue a été publiée le 26 juillet au journal officiel.
La réversibilité du stockage
Elle est définie comme la capacité pour les générations successives, soit de poursuivre la construction puis l’exploitation des tranches successives d’un stockage, soit de réévaluer les choix définis antérieurement er de faire évoluer les solutions de gestion.
Les nouvelles dispositions précisent que la réversibilité est mise en œuvre par la progressivité de la construction, l’adaptabilité de la conception et la flexibilité d’exploitation d’un stockage en couche géologique profonde de déchets radioactifs permettant d’intégrer le progrès technologique ou de s’adapter aux évolutions possibles de l’inventaire des déchets consécutives notamment à une évolution de la politique énergétique. Elle inclut la possibilité de récupérer des colis de déchets déjà stockés selon des modalités et pendant une durée cohérente avec la stratégie d’exploitation et de fermeture du stockage.
Un nouvel alinéa ajoute que le caractère réversible d’un stockage en couche géologique profonde doit être assuré dans le respect de la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593-1, et que des revues de la mise en œuvre du principe de réversibilité dans un stockage en couche géologique profonde sont organisées au moins tous les cinq ans, en cohérence avec les réexamens périodiques prévus à l’article L. 593-18.
L’article est modifié pour garantir la participation des citoyens. Ainsi, tout au long de la vie d’une installation de stockage en couche géologique profonde, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs élabore et met à jour, tous les cinq ans, en concertation avec l’ensemble des parties prenante et le public, un plan directeur de l’exploitation de celle-ci.
La phase industrielle pilote
La loi insère à l’article modifié plusieurs dispositions concernant la phase industrielle pilote, qui marque le début de l’exploitation. Cette période doit permettre de conforter le caractère réversible et la démonstration de sûreté de l’installation, notamment par un programme d’essai in situ. Le nouvel alinéa précise que tous les colis de déchets doivent rester aisément récupérables durant cette phase et que cette phase comprend des essais de récupération de ces colis.
Les résultats de la phase industrielle pilote font l’objet d’un rapport de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, d’un avis de la commission mentionnée à l’article L. 542-3, d’un avis de l’Autorité de sûreté nucléaire et du recueil de l’avis des collectivités territoriales situées en tout ou partie dans une zone de consultation définie par décret.
L’autorisation de création
La loi prévoit qu’après le 6e alinéa soient insérées les conditions encadrant l’examen de la demande d’autorisation de création. Ainsi la sûreté du centre doit être appréciée au regard des différentes étapes de sa gestion, y compris sa fermeture définitive. Seule une loi peut autoriser celle-ci.
L’autorisation fixe la durée minimale pendant laquelle, à titre de précaution, la réversibilité du stockage doit être assurée. Cette durée ne peut être inférieure à cent ans. L’autorisation de création du centre est délivrée par décret en Conseil d’État, pris selon les modalités définies à l’article L. 593-8, sous réserve que le projet respecte les conditions fixées par l’article modifié.
Rapport et avis à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques
Un alinéa vient préciser que le rapport de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, l’avis de la Commission nationale et celui de l’Autorité de sûreté nucléaire sont transmis à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, qui l’évalue et rend compte de ses travaux aux commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Eléonore Gauducheau

http://www.environnement-magazine.fr/article/47918-reversibilite-du-stockage-de-dechets-radioactifs-en-couche-geologique-profonde/

AREVA : L’AG D’EDF DONNE SON FEU VERT À L’AUGMENTATION DE CAPITAL

EDFLes actionnaires d’EDF ont donné mardi leur feu vert au conseil d’administration du groupe en vue de mettre en œuvre un projet d’augmentation de capital de quatre milliards d’euros auquel l’État français s’est engagé à participer à hauteur de trois milliards.

Les résolutions relatives à ce projet ont été approuvées par l’assemblée générale des actionnaires de l’électricien public, dont l’État français détient 84,9% du capital.

Annoncée en avril et prévue d’ici à la clôture des comptes 2016, l’augmentation de capital doit permettre de renforcer la structure financière d’EDF.

Le groupe est confronté à une baisse des prix alors qu’il doit procéder à de lourds investissements pour rénover le parc nucléaire français, mener à bien le projet d’EPR britannique de Hinkley Point ou encore racheter l’activité réacteurs d’Areva.

L’augmentation de capital doit être complétée par un programme de cessions d’environ dix milliards d’euros d’actifs à l’horizon 2020 – avec notamment une ouverture du capital de RTE – et par un programme d’économies d’au moins un milliard d’euros en 2019 par rapport à 2015.

L’État a en outre fait savoir en avril qu’il opterait pour des dividendes en actions au titre des années 2016 et 2017, comme proposé par l’entreprise.

(Benjamin Mallet, édité par Pascale Denis)

http://www.zonebourse.com/AREVA-8084917/actualite/Areva-L-AG-d-EDF-donne-son-feu-vert-a-l-augmentation-de-capital-22751102/

KERRY MET EN GARDE LA CORÉE DU NORD

John KerryLe secrétaire d’État américain, John Kerry, a mis en garde aujourd’hui la Corée du Nord concernant les « conséquences réelles » pour ses programmes nucléaire et de missiles qui seront visés par des sanctions internationales.
« Nous sommes déterminés (…) à faire comprendre clairement à la Corée du Nord qu’il y a des conséquences réelles pour ces actions« , a-t-il déclaré aux journalistes en marge d’un sommet de l’Asean au Laos. « Il est essentiel pour le monde et pour tous les pays d’appliquer complètement les sanctions qui ont été imposées et nous avons l’intention de le faire », a-t-il ajouté en référence aux séries de sanctions internationales prises contre le régime nord-coréen pour ses programmes nucléaire et de missiles.
M. Kerry a une nouvelle fois accusé la Corée du Nord d’avoir un « comportement provocateur et profondément inquiétant » et a jugé qu’elle représentait une « grave menace, non seulement pour cette région, mais aussi pour la paix et la sécurité internationales« . Les tensions sont montées d’un cran depuis janvier quand Pyongyang a annoncé avoir procédé à son quatrième essai nucléaire, suivi par une série de lancements de missiles balistiques.
La semaine passée, la Corée du Nord a encore mené trois tirs d’essai de missiles en réaction apparente au déploiement prévu en Corée du Sud d’un bouclier antimissiles américain parmi les plus performants du monde. La Corée du Nord, a maintes fois prévenu qu’elle pourrait mener des frappes nucléaires préventives contre le Sud et des objectifs américains, en territoire sud-coréen ou ailleurs. Mais le principal objectif est d’acquérir une force de frappe nucléaire crédible contre le continent américain.
Depuis hier, l’Asean et les puissances régionales et mondiales se sont penchées sur les graves tensions de la Péninsule coréenne.
Le nouveau ministre des Affaires étrangères de la Corée du Nord, Ri Yong-Ho, était à Vientiane où il a rencontré son homologue chinois Wang Yi, dont le pays est l’unique allié de Pyongyang.
Aucune rencontre en revanche n’a eu lieu entre John Kerry et ce diplomate nord-coréen chevronné qui suit depuis 20 ans les dossiers des relations conflictuelles avec les États-Unis.
Les deux pays n’ont pas de relations diplomatiques mais avaient l’habitude de communiquer via le canal dit de New York, entre diplomates au siège des Nations unies.

Lefigaro.fr avec AFP

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/07/26/97001-20160726FILWWW00045-nucleaire-kerry-met-en-garde-la-coree-du-nord.php

AVIS DE L’AUTORITÉ ENVIRONNEMENTALE (Ae) SUR LE PLAN NATIONAL DE GESTION DES MATIÈRES ET DES DÉCHETS RADIOACTIFS (2016-2018)

PGMDRTout en constatant les progrès obtenus grâce aux PNGMDR successifs, dix ans après la loi qui les a créés, l’analyse environnementale de ce plan conduit à s’interroger sur certaines questions récurrentes, que le plan ne traite pas explicitement : définition de la nocivité des déchets, description et prise en compte de l’évolution de leur radioactivité, y compris à très long terme, approche globale des impacts environnementaux des rejets et des déchets, cohérence des principes de gestion (en particulier pour ce qui concerne le recyclage et la valorisation), etc. L’Ae recommande :

  • de faire ressortir les principaux acquis des plans précédents, de présenter un bilan de leurs orientations, et de mieux mettre en perspective les orientations de ce plan ;
  • pour les principales orientations stratégiques de gestion des matières et des déchets radioactifs, de produire une évaluation comparée des impacts pour la population et l’environnement (rejets et déchets) des différentes alternatives possibles ou envisagées et de démontrer leur cohérence avec les principes de gestion qui leur sont applicables ; (CGEDD, Avis délibéré du 20 juillet 2016 – Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (2016-2018) Page 4 sur 37)
  • d’appliquer une méthodologie adaptée à chaque filière de gestion des matières ou des déchets, en fonction des principaux enjeux environnementaux qui la concerne. Au-delà de la période principalement traitée par le plan (jusqu’en 2030), l’Ae recommande d’approfondir l’analyse des scénarios à plus long terme, en prenant en compte les hypothèses de renouvellement du parc nucléaire et de démantèlement de certaines installations désormais prévues par la loi n° 2015-992, ainsi que l’ensemble des effets des autres installations éventuellement envisagées pour la gestion à plus long terme des matières et des déchets radioactifs (par exemple, les réacteurs à neutrons rapides). Le volume des matières radioactives connaissant une croissance continue, avec une perspective de valorisation incertaine, au mieux sur plusieurs milliers d’années, l’Ae recommande de préciser de quelle façon l’autorité administrative prévoit de mettre en œuvre sa responsabilité récemment introduite par la loi lui permettant d’en requalifier certaines en déchets. L’Ae recommande enfin de compléter des volets pour l’instant moins développés du plan, pourtant requis par la loi et nécessaires pour une meilleure visibilité à long terme, particulièrement concernant les coûts et les recherches.

http://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-27266-avis-pngmdr.pdf

LE CHEF DE LA DIPLOMATIE SUD CORÉENNE SOULIGNERA LA MENACE NUCLÉAIRE DE PYONGYANG LORS DES RÉUNIONS DE L’ASEAN

Corée du SudVIENTIANE, 23 juil. (Yonhap) — Le ministre des Affaires étrangères Yun Byung-se a fait savoir ce samedi qu’il fera comprendre à la communauté internationale que les menaces nucléaires et balistiques vont au-delà des régions voisines alors qu’il assistera à une série de réunions menées par l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), ont fait savoir des sources diplomatiques.

Il a fait ces remarques lors d’une rencontre avec des journalistes à l’aéroport international d’Incheon avant de se diriger vers Vientiane, capitale du Laos, où il tiendra des réunions avec ses homologues de l’Asean dans les jours à venir.

«Je soulignerai le fait que les menaces nucléaires et balistiques vont au-delà de la péninsule coréenne et de l’Asie du Nord-Est et affectent la communauté internationale», a-t-il dit. «En même temps, j’essayerai de transmettre un message à tous les pays participants pour que les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) soient complètement appliquées», a ajouté Yun.

Les chefs de diplomatie des pays de l’Asie-Pacifique se rassembleront à Vientiane et tiendront une série de réunions de l’Asean du 24 au 26 juillet. Le Forum régional de l’Asean (ARF), le plus grand rassemblement annuel sur la sécurité en Asie, se tiendra mardi prochain.

Yun projette de participer ce dimanche à la réunion des ministres des Affaires étrangères Corée du Sud-région du Mékong ainsi qu’à la réunion avec ses homologues des pays membres de l’Asean et à la réunion Asean plus trois impliquant aussi la Chine et le Japon, lundi et mardi respectivement, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères.

Yun assistera également à l’ARF auquel le ministre des Affaires étrangères nord-coréen Ri Yong-ho devrait aussi participer, selon le ministère. L’ARF comprend tous les pays des pourparlers à six.

Les réunions de l’Asean interviennent dans un contexte de tensions croissantes sur la péninsule coréenne suite aux tirs de missiles balistiques au mépris des avertissements de la communauté internationale.

Plus tôt ce jour-ci, l’Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) a rapporté que Ri a quitté Pyongyang pour se diriger vers le Laos afin de participer à l’ARF.

Le chef de la diplomatie sud-coréenne a fait savoir que les préparations pour les dialogues avec ses homologues chinois, japonais et américain sont en cours mais à la question de savoir s’il y aura une rencontre avec Ri en marge des réunions, Yun a répondu «non pour le moment». «Comme les réunions sont des rencontres multilatérales, je n’écarte pas la possibilité d’un rendez-vous (avec Ri)», a-t-il indiqué.

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2016/07/23/0200000000AFR20160723000200884.HTML

RÉSUMÉ RAPIDE DU PROJET CIGEO D’ENFOUISSEMENT DES DÉCHETS NUCLÉAIRES

ANDRAVoici les principaux points du projet de centre industriel de stockage géologique (Cigéo) envisagé par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) à Bure, aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne :

Les origines du projet

Après le vote en 1991 de la Loi Bataille, qui définit un calendrier pour gérer à long terme les déchets radioactifs, plusieurs options et sites sont étudiées – dans la Vienne, le Gard, et en Meuse et Haute-Marne. Dès 1998, c’est le site Meuse-Haute-Marne qui est choisi pour l’implantation d’un laboratoire souterrain, dont la construction commence deux ans après.

En 2006, la loi retient définitivement la solution du stockage réversible en couche géologique profonde comme solution, et donne un calendrier indicatif.

Quels déchets sont concernés ?

Cigéo se prépare à accueillir 80.000 m3 de déchets: 10.000 m3 de déchets hautement radioactifs, dits de haute activité (HA) et 70.000 de déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL).

S’ils représentent, selon l’Autorité de sureté du nucléaire (ASN), moins de 10% de la totalité des déchets produits, ils forment plus de 99% de la radioactivité totale, et leur durée de vie avoisine les 100.000 ans.

Ces estimations sont fondées sur une prolongation de 10 ans de la durée de vie des centrales nucléaires françaises et prennent en compte l’EPR de Flamanville ainsi que l’ITER.

Pour l’instant, les déchets déjà produits sont stockés sur le site d’Areva à La Hague.

Comment seront stockés les déchets

Les déchets sont vitrifiés, afin d’enfermer la matière radioactive dans du verre, puis insérés dans de gros cylindres métalliques à La Hague, où ils doivent passer 40 à 50 ans afin de refroidir suffisamment pour être entreposés en sous-sol.

Ils seront ensuite transportés en train jusqu’à Bure, où ils passeront par une « descenderie », un tunnel en pente à 12%, sur 5 km, qui les mènera 490 m sous terre. Là, chaque « colis », de 500 à 600 kg pièce, sera entreposé dans des tunnels.

Les prochaines étapes

2018: l’Andra dépose la demande d’autorisation de création du centre de stockage.

2021: si le décret d’autorisation est publié, début des travaux de construction.

2025: démarrage de l’installation par une phase pilote, avec des colis factices, pendant environ deux ans.

2030/2035: arrivée des premiers déchets radioactifs, après un nécessaire feu vert du Parlement.

2130/2140: le centre de stockage peut être scellé, une fois la période de réversibilité de 100 ans écoulée.

http://www.zonebourse.com/AREVA-8084917/actualite/Le-projet-Cigeo-d-enfouissement-de-dechets-nucleaires-22740885/

LES ARMES NUCLÉAIRES US SONT-ELLES ENCORE EN SÉCURITÉ EN TURQUIE?

TurquieLes médias occidentaux craignent pour le sort des armes nucléaires américaines déployées en Turquie et exhortent Washington à les retirer de ce pays.
Le commandant de la base aérienne d’Incirlik arrêté en Turquie
« La Turquie n’est plus un endroit sûr pour stocker des bombes nucléaires américaines« , écrit dans un article publié par la revue The Foreign Policy  <http://foreignpolicy.com/2016/07/18/americas-nukes-arent-safe-in-turkey-anymore/> Jeffrey Lewis, directeur du programme de l’Asie orientale pour la non-prolifération des armes nucléaires du Centre James Martin pour les  recherches sur la non-prolifération auprès de l’Institut d’études internationales de Monterey.
Selon lui, les nombreuses vidéos montrant des chasseurs F-16 survolant à rase-mottes Ankara et Istanbul constituent une des images les plus marquantes de la tentative avortée du coup d’État en Turquie. Les chasseurs pilotés par les mutins avaient évidemment besoin d’être ravitaillés en carburant  pour atteindre ces villes. L’avion de ravitaillement avait décollé depuis la base militaire d’Incirlik, l’endroit précis où les armes nucléaires américaines sont stockées. Selon Lewis, ce détail suscite une certaine préoccupation.
« Est-ce une bonne idée de déployer des armes nucléaires américaines dans une base aérienne commandée par quelqu’un qui aurait été impliqué dans la tentative et qui aurait contribué à bombarder le parlement de son propre pays?« , s’interroge l’auteur de l’article. 
Selon lui, l’Otan a récemment dépensé 160 millions de dollars pour perfectionner la sécurité dans les sites de stockage  des armes nucléaires, en créant notamment  un nouveau périmètre de sécurité à Incirlik.
Toutefois, si les forces adverses réussissent à contrôler la situation dans un pays  où est stockée l’arme nucléaire américaine, la situation deviendra risquée.

« Une base aérienne n’est pas une forteresse, et elle n’est pas plus capable qu’une ambassade de tenir le siège d’un gouvernement adverse« , conclut l’expert.

https://fr.sputniknews.com/international/201607231026929439-turquie-armes-nuclaires/

LES BURE HALEURS À VILLE-SUR-TERRE LE 31 JUILLET 2016

Les BURE HALEURS : un groupe formé en 2013 – une équipe de musiciens-ménestrels, jouant leurs chansons par monts et par vaux pour appeler le citoyen à la réflexion et au débat –  HALEURS, car comme les chevaux de halage, ils tirent toujours quelque-chose derrière leurs vélos le long des canaux. Ce n’est pas une péniche qu’ils emmènent de villes en villages, c’est le débat sur le projet d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure (Meuse), le projet CIGéo ! – le tout dans une ambiance aussi Bure-lesque que conviviale.

Rdv à 17h à Soulaines, célèbre pour ses deux poubelles de déchets nucléaires FMA-VC (Faible et Moyenne Activité Vie Courte), ainsi que TFA (Très Faible Activité), pour une déambulation.

Traditionnellement à Soulaines, il n’y a pas un chat pour participer à ce type d’événement, nous ferons donc un concert au troupeau de canards, devant la mairie et tout près de la magnifique Maison aux écailles, transformée en maison de tourisme avec les sous de l’ANDRA…

Nous ferons un tour rapide devant le site TFA de l’ANDRA (tout près de La Chaise), puis nous rejoindrons avant 19h la salle des fêtes de Ville-sur-Terre. Après une déambulation dans le village, nous profiterons d’un barbecue mis en place par l’association « La Qualité de Vie ».

19 h 30 : Vous êtes invités à un pique-nique (tiré du sac) à l’extérieur ou à l’intérieur de la salle des fêtes selon les caprices de la météo.

20 h 30 : ÉVÉNEMENT SPÉCIAL sur cette étape : Michel Guéritte de l’association « La Qualité de Vie »  donnera une conférence-débat, publique et gratuite :

« Le Nuage de Tchernobyl et le nuage de l’ANDRA. Vers un recensement citoyen des pathologies ».

Il s’agit :

1 – de rappeler l’impact du nuage de Tchernobyl dans les régions où la pluviométrie de la première semaine de mai 1986 a été importante. Et le secteur de Soulaines en fait partie.

2 – d’expliciter l’existence des rejets quotidiens des sites de l’ANDRA (en fonctionnement normal et accidentel). On en parlait il y a 10 ans :

3 – de montrer l’existence d’un cumul possible de faibles doses d’où un excès de cancers et de thyroïdites. On en parlait il y a 10 ans :

4 – d’expliquer les résultats de l’enquête sanitaire InVS – de sa contestation – et donc du projet de mise en place d’un Recensement citoyen.

Plus de détails sur :

http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=597:les-bure-haleurs-a-ville-sur-terre-le-31-juillet-2016&catid=122:centre-csa-soulaines

HINKLEY POINT: HOLLANDE PASSE OUTRE L’AVIS DES SALARIÉS

HollandeLes fédérations de l’énergie CGT, CFE-CGC et FO ont accusé vendredi le président François Hollande d’être passé outre l’avis des salariés sur le projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point, en Angleterre, après la décision d’EDF de trancher ce dossier la semaine prochaine.
EDF a annoncé jeudi soir avoir convoqué un conseil d’administration le 28 juillet pour prendre une décision finale sur ce projet controversé de 18 milliards de livres (21,6 milliards d’euros), à l’origine de fortes tensions au sein de l’entreprise.
Cette décision a été prise avec l’accord du président de la République qui cautionne ainsi ce passage en force, passant outre l’avis des salariés, et qui en est donc le premier responsable, ont écrit dans un communiqué les trois fédérations qui demandent depuis plusieurs mois un report du projet.
Annoncé le lendemain d’un nouveau 49.3 pour la loi Travail et le jour même d’une perquisition de l’Autorité des marchés financiers (AMF) au siège d’EDF, ce passage en force en dit long, aux yeux de l’intersyndicale, sur la conception du dialogue social de ce gouvernement, poursuivent les trois organisations.
Elles évoquent une violation du comité central d’entreprise d’EDF avec une prise de décision avant même une audience en justice prévue le 22 septembre. EDF avait déjà convoqué unilatéralement le CCE pour rendre son avis, sans attendre le résultat de cette action en référé de l’instance pour obtenir des informations supplémentaires sur le projet.
Qualifiant de vaste escroquerie intellectuelle et de faute politique la présentation du chantier britannique comme le moyen de sauver la filière nucléaire française, CGT, CFE-CGC et FO estiment au contraire qu’il risque d’avoir des conséquences dramatiques sur cette filière industrielle, les investissements d’EDF sur le territoire national et par conséquent l’emploi en France.
La priorité de la filière est le grand carénage (travaux de maintenance lourde des centrales pour prolonger leur durée de vie), affirment les trois fédérations. Elles rappellent aussi avoir demandé début juin une mission sur l’avenir de la filière nucléaire qui actualiserait les travaux de la mission Roussely de 2010.
Chaque administrateur sera face à ses responsabilités pour considérer si oui ou non l’état de la filière nucléaire ou l’engagement d’un chantier sans attendre la fin de ceux engagés (Flamanville…) permettent ou pas de lancer sereinement ce projet, concluent-elles, en se disant plus que jamais déterminées.

http://www.romandie.com/news/Hinkley-Point-Hollande-passe-outre-lavis-des-salaries_RP/722829.rom

L’AMF PERQUISITIONNE LE SIÈGE D’EDF

EDFVisite inhabituelle, ce jeudi 21 juillet en début de matinée, au siège d’EDF, avenue de Wagram à Paris. Plusieurs enquêteurs de l’Autorité des marchés financiers (AMF) ont demandé à rencontrer le secrétaire général du groupe public, Pierre Todorov, et se sont fait remettre une série de documents, selon trois sources concordantes. « Une vraie perquisition, même si cela n’en porte pas le nom », raconte un témoin, encore surpris.

Cette « descente » inattendue s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte récemment par l’AMF sur l’information financière donnée aux marchés par EDF depuis 2013, selon la lettre de mandat présentée par les enquêteurs. Dans le cadre de ses pouvoirs, le gendarme des marchés financiers cherche à savoir si EDF a informé les investisseurs de façon complète, en temps et en heure, sur les sujets susceptibles d’affecter le cours de l’action du groupe.

Deux dossiers semblent particulièrement concernés. D’une part, le programme de rénovation de l’ensemble des centrales nucléaires, le « grand carénage » selon le jargon d’EDF. Un chantier d’abord évalué à 55 milliards d’euros mais qui a été revu récemment à la baisse. D’autre part, Hinkley Point, c’est-à-dire le projet de construction, dans le sud-ouest de l’Angleterre, de deux réacteurs de nouvelle génération, des EPR (european pressurized reactor), pour un coût estimé à 18 milliards de livres, soit près de 22 milliards d’euros, dont les deux tiers à la charge d’EDF.

Dans les deux cas, et dans d’autres peut-être, le groupe a-t-il fourni aux investisseurs toutes les informations nécessaires ? C’est, semble-t-il, la question posée, alors que l’action EDF a perdu 45 % de sa valeur en trois ans, et que l’entreprise a été exclue, fin 2015, du CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris. L’interrogation porte sur la communication d’EDF tant sous la présidence d’Henri Proglio que sous celle de Jean-Bernard Lévy, son successeur depuis novembre 2014.

Contactée par Le Monde, la direction d’EDF s’est refusée à tout commentaire.

Denis Cosnard, Journaliste au Monde

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/07/21/l-amf-perquisitionne-le-siege-d-edf_4972903_3234.html

UNE USINE NORD-CORÉENNE CACHÉE IDENTIFIÉE

Corée du nordDes chercheurs américains ont expliqué aujourd’hui avoir peut-être identifié une usine nord-coréenne cachée d’enrichissement d’uranium par centrifugation, dont la Corée du Nord se serait servie au début de son programme nucléaire illicite.
L’Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS), basé à Washington, explique qu’en cas d’accord futur avec la Corée du Nord sur le démantèlement de son programme d’armements nucléaires, l’identification de ses installations secrètes serait essentielle. La Corée du Nord avait révélé pour la première fois en 2010 l’existence d’un programme d’enrichissement par centrifugation gazeuse sur son site de Yongbyon. Elle avait dans le même temps démenti les craintes d’analystes que ce complexe ne fasse en fait partie d’un réseau bien plus large d’usines plus petites.
Aujourd’hui, l’Institut a déclaré avoir peut-être identifié une usine qui a pu être une pièce importante du programme d’enrichissement de la Corée du Nord dans les années 1990 et au début des années 2000. A partir d’informations recueillies auprès de sources chinoises, d’un transfuge nord-coréen de haut rang, et de responsables américains « au courant », ainsi que sur le fondement de l’analyse d’images satellites, l’ISIS a ciblé une base de l’armée de l’air située à environ 45 kilomètres à l’ouest de Yongbyon.
L’usine d’enrichissement était le plus vraisemblablement située dans un lieu souterrain au sud-est de la base aérienne. Elle a pu contenir jadis entre 200 et 300 centrifugeuses mais l’ISIS ne dispose « d’aucune information » lui permettant de savoir si elle fonctionne toujours comme une usine d’enrichissement.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/07/22/97001-20160722FILWWW00031-nucleaire-une-usine-nord-coreenne-cachee-identifee.php

LE PROJET HINKLEY POINT « INDISPENSABLE » POUR LA FILIÈRE NUCLÉAIRE SELON LA CFDT DU NUCLÉAIRE

CFDTLe projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point, en Angleterre, porté par EDF, est « indispensable à la pérennité de la filière nucléaire française« , estiment jeudi l’Union fédérale des syndicats du nucléaire CFDT (UFSN-CFDT) et la CFDT-Areva.

Les deux organisations soulignent dans un communiqué qu’elles « soutiennent » ce projet, qui devrait être abordé par le président François Hollande lors de sa rencontre jeudi soir avec la nouvelle Première ministre britannique, Theresa May. 

EDF a estimé à plusieurs reprises que le Brexit ne remettait pas en cause ce projet contesté de 18 milliards de livres (environ 21,7 milliards d’euros). Une décision finale d’investissement doit désormais être prise par le conseil d’administration de l’électricien, dès lors que Londres aura confirmé son soutien. 

La CFDT « redoute que la décision ne soit pas favorable (…) et donc contraire aux intérêts de la filière française » du nucléaire. Selon elle, cela « conduira inévitablement à la fermeture d’usines, à des bassins d’emploi sinistrés, à la perte de plusieurs milliers d’emplois » chez Areva et les sous-traitants du nucléaire. 

Si tel était le cas, « la responsabilité de ce fiasco sera portée par l’État, EDF et tous ceux qui se sont positionnés contre ce projet« , conclut l’UFSN-CFDT, qui regroupe quasiment tous les syndicats CFDT du nucléaire (Andra, CEA, Areva, sous-traitants…), mais pas celui d’EDF, affilié à la fédération chimie énergie. 

Les fédérations de l’énergie CGT, CFE-CGC et FO demandent, elles, au contraire depuis des mois le report de ce projet, craignant qu’il ne fragilise les finances d’EDF. Mercredi, elles en ont appelé au président Hollande pour empêcher « tout passage en force » de la direction du groupe « fin juillet« , à l’occasion d’un conseil d’administration prévu la semaine prochaine. 

Si la décision était prise à ce moment, cela constituerait pour elles un « véritable pied de nez au dialogue social » compte tenu de l’action en justice initiée contre l’électricien par le comité central d’entreprise, qui rassemble les quatre syndicats représentatifs (CGT, CFDT, CFE-CGC et FO). Une audience est fixée au 22 septembre. 

La CFDT-Energie avait déploré de son côté début juillet « l’extrême tension » autour de ce dossier. Hinkley Point est « le seul projet neuf dans les radars d’EDF et de la filière nucléaire française« , a souligné auprès de l’AFP Vincent Rodet, son coordinateur pour le groupe EDF.

http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/le-projet-hinkley-point-indispensable-pour-la-filiere-nucleaire-selon-la-cfdt-du-nucleaire_1814769.html

LIVRE : « URANIUM AFRICAIN, UNE HISTOIRE GLOBALE » par Gabrielle Hecht

UraniumDans un essai magistral, l’historienne retrace l’histoire du nucléaire sur fond de néocolonialisme et de coups tordus.

L’uranium de la bombe lancée sur Hiroshima provenait d’Afrique. À l’âge de l’équilibre de la terreur, pendant la guerre froide, Congo, Gabon, Madagascar, Niger, Afrique du Sud et Namibie ont fourni chaque année entre 20 et 50 % de l’uranium importé en Occident. Pour éclairer la place centrale du continent africain dans l’histoire du nucléaire, Gabrielle Hecht nous fait pénétrer dans ses mines.

La grande force du récit – car c’en est un, riche en histoires, nourri d’archives inédites et de très nombreuses interviews avec des acteurs locaux – est de montrer que la qualification de « nucléaire » est une construction variable selon les rapports de force, les moments, les lieux et les controverses technopolitiques, et qu’elle ne peut se réduire à des questions de radioactivité et de fission. Il fallut attendre 1990 pour que les mines d’uranium proprement dites soient définies comme des « installations nucléaires », quand en 2003 l’uranium nigérien supposé avoir été livré à Saddam Hussein était considéré comme suffisamment « nucléaire » pour justifier une guerre contre l’Irak : un décalage qui, en exemptant les acteurs des procédures de contrôle élaborées par l’Agence internationale de l’énergie atomique, fut bien évidemment propice au commerce de l’uranium. L’enjeu de ce livre est aussi de montrer, parfois crûment, les conséquences sanitaires et environnementales dévastatrices des rapports de forces politiques, commerciaux et humains qui sont au cœur de l’exploitation du minerai.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Charlotte Nordmann

Éditeur : Seuil, Collection : l’Univers historique, date de parution 14/04/2016, 416 pages

ACTION DU COLLECTIF BREST 2016 POUR LE DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE

BrestLe collectif Brest 2016 pour le désarmement nucléaire a procédé, vendredi et samedi, à une action d’information des visiteurs des fêtes maritimes. Ils étaient présents aux abords des portes d’accès à la fête, et ont distribué des dépliants.

Identifiables à leur tee-shirt blanc portant l’emblème du désarmement nucléaire et de la paix, ils sont allés à la rencontre des visiteurs. « Loin de nous l’intention de les contrarier. Simplement les visiteurs des fêtes sont aussi des citoyens trop mal informés d’un système de défense de plus en plus contesté, et que pourtant l’on continue d’entretenir en leur nom. Aussi, nous considérons de notre responsabilité de les sensibiliser aux problèmes que soulève le maintien de l’arme nucléaire », précise Roland de Penanros, membre du collectif

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/action-du-collectif-pour-le-desarmement-nucleaire-4376381

LA CORÉE DU NORD AFFIRME AVOIR SIMULÉ UNE FRAPPE NUCLÉAIRE SUR LA CORÉE DU SUD

Corée du NordPyongyang a annoncé mercredi que ses derniers essais balistiques avaient testé des systèmes de détonation en vue d’éventuelles frappes nucléaires sur des cibles américaines en Corée du Sud, et avaient été supervisés en personne par son leader suprême Kim Jong-Un.

Supervisés par Kim Jong-Un. Les tirs ont été ordonnés et supervisés personnellement par Kim Jong-Un, selon l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA. La portée des missiles a été limitée, selon elle, afin de simuler des frappes préventives sur des ports et des aérodromes sud-coréens où sont déployés des matériels militaires américains. Les tirs visaient à examiner « les caractéristiques opérationnelles des systèmes de détonation des têtes nucléaires montées sur des missiles balistiques, à l’altitude désignée au-dessus de la zone ciblée« , a précisé KCNA. D’après l’armée sud-coréenne, les deux Scud ont parcouru entre 500 et 600 kilomètres en direction de la mer du Japon. Le Rodong a été tiré environ une heure plus tard.

« Très inquiétant » pour l’ONU. Le lancement de deux missiles Scud et d’un engin Rodong de portée intermédiaire ont été condamnés par les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon. Ces trois pays ont annoncé une réaction coordonnée face aux violations répétées de Pyongyang des résolutions de l’ONU qui lui interdisent tout programme nucléaire et balistique. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a jugé ces derniers tirs « très inquiétants« .

Objectif nucléaire. La Corée du Nord a maintes fois prévenu qu’elle pourrait mener des frappes nucléaires préventives contre le Sud et des cibles américaines, en territoire sud-coréen ou ailleurs. Mais le principal objectif est d’acquérir une force de frappe nucléaire crédible contre le continent américain.

http://www.europe1.fr/international/la-coree-du-nord-affirme-avoir-simule-une-frappe-nucleaire-sur-la-coree-du-sud-2803426

LA PLUS GRANDE USINE D’ENRICHISSEMENT D’URANIUM RUSSE A OUVERT SES PORTES À 20 DIPLOMATES ETRANGERS

russie enrichissementPlus de 20 diplomates allemands, chinois, israéliens et japonais ont eu l’occasion « d’espionner légalement » la plus grande usine d’enrichissement d’uranium située dans la ville russe de Novoouralsk (région de l’Oural).

D’après les diplomates étrangers invités par Rosatom, les technologies nucléaires russes ont les normes de sécurité les plus élevées.
Selon le directeur du Fonds de développement de l’énergie Sergueï Pikine, c’est l’accident nucléaire de Fukushima qui a poussé plusieurs pays, y compris la Russie, à vérifier la sécurité de leurs installations nucléaires. 

Si auparavant les spécialistes pensaient que le danger principal venait d’éventuels accidents de réacteurs, la catastrophe de Fukushima a montré que des problèmes réels pouvaient venir de la périphérie, systèmes électriques et informatiques ou erreur humaine.
C’est pourquoi la Russie a triplé la sécurité de ses sites nucléaires.

D’après les experts, la production, le stockage, le transport, le chargement, l’exploitation et le déchargement du combustible nucléaire russe sont effectués selon les normes rigoureuses de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), indique le site Ridus. 

En obtenant 40% de commandes de combustible pour les centrales nucléaires, la Russie occupe la première place sur le marché de l’enrichissement de l’uranium.

Ainsi, une entreprise du groupe Rosatom a conclu un contrat avec Global Nuclear Fuel-Americas (Etats-Unis) pour l’exploitation semi-industrielle du combustible nucléaire russe par les centrales américaines.

https://fr.sputniknews.com/russie/201607201026847040-rosatom-site-nucleaire-combustible-securite-uranium/

EN MEUSE, UN MUR POUR ÉLOIGNER DES MILITANTS ANTINUCLÉAIRES

Bure le murUn mur de 3 km est en construction dans le bois Lejuc en Meuse, autour du chantier du futur centre d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure. « Nous protégeons le travail et surtout les gens » justifie l’Andra. « Ce mur est le symbole de l’impuissance » selon les militants antinucléaires.

L’Andra, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs construit actuellement un mur en préfabriqué dans le bois Lejuc en Meuse, autour du chantier de la phase test du futur centre de stockage des déchets radioactifs à Bure.  Un mur de 3 km autour de la zone où elle a entrepris des travaux, des forages préliminaires entre autre. Le week-end dernier, le site a été occupé par près de 400 militants anti-nucléaire. Une semaine plus tôt, des manifestants, déjà présents sur le  site,  ont été évacués par les forces de l’ordre. Le projet Cigéo doit accueillir à Bure, les déchets les plus radioactifs à 500 mètres sous terre, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

Nous protégeons le travail et surtout les gens, justifie l’Andra

« Le bois Lejuc appartient à l’Andra, c’est comme ça » insiste Jean-Paul Baillet, le directeur adjoint de l’Andra. Le responsable poursuit  » tous les travaux préliminaires de l’Andra ont été systématiquement sabotés ou détruits, comme il  n’est pas question que cela soit permanent nous  faisons une clôture. Il n’y aurait pas eu de sabotage et des destructions, il n’y aurait pas eu de clôture, il faut être clair « . Jean-Paul Baillet ajoute « nous protégeons le travail et surtout les gens« .

C’est le mur de l’échec absolu, réagissent les militants antinucléaires.

Les militants antinucléaires dans leur communiqué mettent en cause l’entière propriété du bois Lejuc à l’Andra. Sur ce sujet une procédure est en cours devant la justice. Pour la Coordination Bure stop, « L ‘Andra s’emmure«  et appelle « en urgence à la raison : le projet de méga-poubelle nucléaire doit être abandonné, avant qu’il ne soit trop tard« .  Pour les opposants au projet « ce mur est le symbole de l’impuissance de l’Andra« .

https://www.francebleu.fr/infos/societe/en-meuse-un-mur-pour-eloigner-des-militants-anti-nucleaires-1469029148

UN SOUS-MARIN NUCLÉAIRE BRITANNIQUE ENTRE EN COLLISION AVEC UN NAVIRE MARCHAND

Sous-mrain GibraltarÉquipé de « capteurs de dernière technologie », le sous-marin nucléaire britannique Ambush a subi l’humiliation d’être ramené au port de Gibraltar avec l’aide d’un remorqueur après une collision avec un navire marchand.

Quand le sous-marin Ambush a été présenté à la Royal Navy en 2013, le First Sea Lord, l’amiral Sir Mark Stanhope, a déclaré qu’il faisait partie d’un groupe de navires qui « représentent la fine pointe de la technologie militaire et l’avenir des opérations sous-marines pour les années à venir« . Trois ans plus tard, les détecteurs du sous-marin Ambush ont omis de remarquer un navire de commerce, ce qui a mené à la collision.

Le sous-marin nucléaire Ambush de classe Astute « menait des exercices d’entraînement submergé » quand il a été impliqué dans ce que le ministère britannique de la Défense a décrit comme une « collision rasante » près de Gibraltar.

« Le sous-marin a subi des dommages externes, mais il n’y a absolument aucun dommage à sa centrale nucléaire et aucun membre de l’équipage du navire n’a été blessé dans l’incident », a déclaré le porte-parole du ministère.

https://fr.sputniknews.com/international/201607211026862890-sous-marin-ambush-collision-navire-marchand/

LA COMMISSION EUROPÉENNE OUVRE UNE ENQUÊTE SUR LE FINANCEMENT D’AREVA PAR L’ÉTAT FRANÇAIS

ArevaLa Commission européenne a ouvert une enquête approfondie afin d’examiner si la contribution de l’État français au financement de la restructuration d’Areva a conféré à l’entreprise un avantage indu, dont ne bénéficient pas ses concurrents, au sens des règles de l’Union européenne sur les aides d’État.

La Commissaire en charge de la politique de la concurrence, Margrethe Vestager, a déclaré: « Compte tenu de l’ampleur et de l’importance de la restructuration d’Areva, la Commission se doit d’examiner attentivement si son plan de restructuration est solide et si les aides d’État ne faussent pas indûment la concurrence dans le marché unique. Notre objectif est d’assurer un avenir durable pour Areva sans devoir plus recourir à de nouvelles aides d’État. »

Areva, contrôlé par l’État français, est actif sur l’ensemble des marchés du nucléaire. Il connaît des difficultés financières depuis plus de cinq ans. En avril 2016, la France a notifié à la Commission un plan de restructuration visant à restaurer la compétitivité et assainir la structure financière du groupe. Ce plan inclut des aides d’État sous la forme d’injection de capitaux publics à hauteur de 4 milliards d’euros. Il s’accompagne en outre d’un recentrage sur le cycle du combustible nucléaire au travers de diverses cessions et du désengagement de certaines activités.

À ce stade, la Commission entend vérifier si les hypothèses du plan de restructuration pour rétablir la viabilité de l’entreprise dans le long terme sont suffisamment réalistes pour permettre à Areva d’opérer sans injections continues d’argent public. La Commission doit également s’assurer que le groupe contribue de manière réelle et suffisante aux coûts de sa restructuration. La Commission doit, enfin, vérifier que les mesures proposées par la France pour limiter les distorsions de concurrence sont proportionnées aux distorsions créées par l’aide octroyée.

http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/la-commission-europeenne-ouvre-une-enquete-sur-le-financement-d-areva-par-l-etat-francais-5598737

COMMUNIQUÉ DU 20 JUILLET 2016 DE LA COORDINATION BURE STOP

BureL’Andra s’emmure, l’État cautionne des travaux illégaux, le Tribunal refuse de juger sur le fond.
La Coordination Burestop et les opposant-e-s en lutte dénoncent la surdité et l’aveuglement dont font preuve les promoteurs de l’enfouissement des déchets nucléaires. Ils appellent en urgence à la raison : le projet de méga-poubelle nucléaire doit être abandonné, avant qu’il ne soit trop tard.

Le mur de l’impasse
L’Andra revendique aujourd’hui l’entière propriété du bois Lejuc, pourtant objet d’un recours juridique. Elle y a débuté, sans autorisation, le projet Cigéo. Une forte mobilisation a réuni près de 400 personnes ce week-end à Bure pour réinvestir celui-ci. En urgence, elle emmure 140 ha de forêt.
Ce mur est le symbole de l’impuissance de l’ANDRA à convaincre et, au-delà, d’un enjeu énorme. A Bure se joue l’avenir -illusoire- d’une filière nucléaire en faillite.

Cigéo, un projet assis sur illusions, truquages et déficit démocratique majeur
Faux « labo » de recherche géologique, fausse « phase pilote », négation des risques majeurs connus et reconnus de l’enfouissement, dissimulation de la ressource géothermique locale, incapacité à prouver la fiabilité du stockage nucléaire souterrain, effondrement d’une galerie sans explication, impossibilité à avancer un chiffrage fiable, débats publics bidon, loi truquée, achat des consciences, pression foncière, nucléarisation imposée d’un territoire, non-consultation, campagnes de désinformation, acquisition contestée de la forêt de Mandres, répression… autant de taches indélébiles qui exigent un abandon en urgence du projet. Et autant d’éléments qui attisent une colère légitime.

Retour à la case départ, l’échec de l’État
L’opposition est inchangée, 30 ans après les premières tentatives pour enfouir en France. Les pouvoirs publics sont totalement sourds et aveugles : études scientifiques indépendantes ; milliers de pétitions et de manifestations, recours juridiques tentant en vain de faire reconnaître les illégalités avérées. Laisser croire que la récente loi donne toute latitude à l’Andra, et valide le lancement de Cigéo, est d’une imprudence folle.

Impossible de murer l’opposition et de contester sa totale légitimité
La mobilisation s’amplifie aujourd’hui et rallie de nombreuses personnes de tous les horizons sur le terrain. Elle est d’une légitimité incontestable, appuyée sur réflexion globale sur le monde, compréhension des rouages des systèmes à bout de souffle, préparation active de l’avenir.
L’État doit prendre ses responsabilités, avant qu’il ne soit trop tard. Envoyer tout récemment gardes mobiles, vigiles, pelleteuses et engins de destruction dans la forêt, pour faire taire les porteurs de messages d’alerte est la pire des réponses : stop !

FIL INFOS ACTIONS > ICI   –  Contact : 07 58 13 18 61  – 

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EDF: LES SYNDICATS TIRENT LA SONNETTE D’ALARME SUR HINKLEY POINT

SyndicatsLe ton monte entre EDF et ses syndicats autour du projet des deux EPR britanniques d’Hinkley Point. En cause notamment, des dépenses faramineuses en perspective pour l’électricien.

Rien ne va plus entre EDF et ses syndicats. L’objet de la discorde est toujours ce satané projet des deux EPR britanniques d’Hinkley Point, d’un budget de 24 milliards d’euros. Estimant que la consultation du comité central d’entreprise (CCE) est désormais terminée, l’électricien s’apprête à réunir son conseil d’administration pour fixer la date de la décision finale d’investissement. Au préalable, une réunion s’est tenue hier entre les syndicats et Emmanuel Macron pour discuter de l’avenir de la filière nucléaire. Celle-ci a tourné court. Les fédérations de l’énergie et de la métallurgie CGT, FO, CFE-CGC et Unsa Industrie ont claqué la porte et seule la délégation de la CFDT est restée.

L’objet du courroux? La présence du PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy. « C’était une réunion ministère-syndicat, s’insurge Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération mines-énergie CGT. Hier à 10 heures, on a reçu un mail, nous indiquant que Jean-Bernard Lévy serait présent. Il était finalement là avec Marianne Laigneau (la directrice des ressources humaines d’EDF, NDLR) et Martin Vial, le patron de l’Agence des participations de l’Etat. On ne voulait pas se faire instrumentaliser d’autant que la réunion ne devait durer qu’une heure. Si Macron souhaitait un échange plus large, il fallait aussi inviter les dirigeants du CEA et d’Areva ». Pour la CFDT, le blocage n’est pas une solution. Dans un communiqué, la centrale de Laurent Berger se désole de « ces rendez-vous manqués (qui) sont dommageables avant tout pour les salariés et l’avenir de la filière nucléaire« . Avant de quitter à son tour la réunion, la CFDT a demandé « la tenue d’un Comité Stratégique de Filière Nucléaire pour que tous les acteurs soient présents et puissent, peut-être, enfin prendre leurs responsabilités ». 

100 milliards d’euros de dépenses d’ici à 2030

L’opposition des quatre syndicats à Hinkley Point repose essentiellement sur deux points. D’abord la fragilité actuelle des finances d’EDF vu les dépenses faramineuses que l’entreprise doit engager: 100 milliards d’euros d’ici à 2030 selon la Cour des Comptes. Le second point porte sur l’état de la filière nucléaire française. « Elle n’est pas stabilisée, dit Marie-Claire Cailletaud. EDF n’a toujours pas repris Areva NP (les réacteurs, NDLR) et les centrales d’Areva connaissent des malfaçons ». La très pro-nucléaire CGT, premier syndicat de la maison, freine donc des quatre fers en indiquant qu’il serait plus raisonnable d’attendre le retour d’expérience de l’EPR de Flamanville qui doit être connecté au réseau fin 2018. C’est d’autant plus nécessaire, indique Marie-Claire Cailletaud, que les Britanniques demandent pour Hinkley Point des spécifications nouvelles, comme un contrôle commande numérisé ». 

En partant la fleur au fusil, on risque de reproduire la catastrophe de l’EPR finlandais Olkiluoto, dit-elle. Quant à l’argumentaire tenant à dire qu’en différant le projet, EDF risquerait de le perdre au profit de concurrents étrangers, ça ne tient pas. Car il faut deux à trois ans pour certifier un réacteur. Et qu’EDF possède les terrains d’Hinkley. « Pour autant, Emmanuel Macron n’en démord pas. Il martèle qu’il faut faire Hinkley Point. Il y a quelques semaines, le ministre de l’Economie évoquait pour septembre la date de la décision finale d’investissement. Jean-Bernard Lévy est sur la même longueur d’onde. Pour le PDG d’EDF, le Brexit ne change rien car EDF n’a pas signé avec un gouvernement mais a conclu un contrat bilatéral avec la couronne britannique. « Ne pas faire Hinkley Point mettrait en péril la filière nucléaire française », disait-il récemment. 

http://www.challenges.fr/energie-et-environnement/20160719.CHA1982/edf-les-syndicats-tirent-la-sonnette-d-alarme-sur-hinkley-point.html

EDF ABAISSE SON OBJECTIF DE PRODUCTION NUCLÉAIRE POUR 2016

EDFEDF a annoncé mardi qu’il revoyait à la baisse son objectif de production nucléaire pour 2016 en raison de l’arrêt prolongé de plusieurs réacteurs au second semestre pour procéder à des vérifications.

L’électricien français, qui publiera ses résultats semestriels le 29 juillet, maintient toutefois son objectif annuel d’Ebitda (bénéfice avant impôt, intérêts, dépréciation et amortissement) annuel entre 16,3 et 16,8 milliards d’euros, de même que ses prévisions d’endettement et de distribution aux actionnaires du résultat net courant.

Dans un communiqué, EDF dit prévoir pour l’année en cours un volume total de production compris entre 395 et 400 TWh (térawatt-heures) contre une fourchette établie entre 408 et 412 TWh précédemment.

« Durant le second semestre, le groupe EDF doit procéder à des contrôles supplémentaires afin de démontrer que des composants (…) sont aptes à remplir leur fonction en toute sûreté« , explique le groupe.

« En prenant en compte les délais d’instruction par l’ASN, le groupe EDF anticipe qu’une partie des arrêts de tranche subira des prolongations sur le second semestre 2016« .

EDF accusait déjà un retard de 5,2 TWh à la fin du premier semestre par rapport à la période correspondante l’an dernier en raison d’un nombre plus élevé d’arrêts.

Un peu plus tôt dans la journée, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé suspendre à titre de précaution le certificat d’aptitude d’un générateur de vapeur de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) à la suite d’une autre série de contrôles déclenchées après des anomalies détectées dans l’usine Areva du Creusot (Saône-et-Loire).

(Gwénaëlle Barzic, édité par Marc Angrand)

http://www.zonebourse.com/AREVA-8084917/actualite/Areva-EDF-abaisse-son-objectif-de-production-nucleaire-pour-2016-22717859/

L’ASN SUSPEND UN RÉACTEUR DE FESSENHEIM

FessenheimL’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a suspendu mardi le certificat d’aptitude d’un générateur de vapeur de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), suspendant de fait l’exploitation du réacteur correspondant. – SIPA

Le réacteur n°2 est maintenu à l’arrêt en raison d’une anomalie détectée sur un générateur de vapeur de la centrale nucléaire présentant une irrégularité de fabrication.

Nouveau revers pour EDF et Areva. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a suspendu mardi le certificat d’aptitude d’un générateur de vapeur de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), suspendant de fait l’exploitation du réacteur correspondant. Cette décision fait suite aux irrégularités découvertes dans les processus de l’usine du Creusot. La fabrication d’une pièce du générateur, la « virole basse », « n’a pas été menée conformément au dossier technique remis à l’ASN et aux règles de l’art. […] La connaissance de cette non-conformité, sans justification particulière, aurait conduit l’ASN à ne pas délivrer de certificat d’épreuve », explique l’autorité dans son communiqué.

Cette suspension est prise à titre de précaution, en attendant qu’Areva justifie la conformité de son générateur de vapeur à la réglementation. L’ASN a demandé à l’équipementier de lui présenter la démarche qu’elle compte adopter pour cela.

Areva prend acte

Dans un communiqué séparé, Areva a pris acte de la décision de l’ASN. Le groupe a indiqué que, si les analyses techniques conduites jusqu’à présent montraient « que l’anomalie n’était pas préjudiciable à la sûreté », une pièce similaire venait d’être coulée et forgée au Creusot afin d’effectuer les tests nécessaires et « valider ses caractéristiques mécaniques et chimiques ». Ces tests pourraient durer « jusqu’à fin août », précise une porte-parole d’Areva. Il faudra ensuite le temps à l’ASN d’instruire le dossier afin de délivrer le certificat.

EDF avait arrêté le réacteur correspondant mi-juin, suite aux premières études ayant suivi la découverte de falsifications au Creusot. Le groupe précise qu’un arrêt de tranche était de toute façon programmé cet été pour maintenance, avec une reprise prévue fin août. Ces nouveaux déboires pourraient en retarder le redémarrage de « quelques semaines », explique-t-on dans le groupe.

Contrôle des injections d’argent public

Par ailleurs la Commission européenne a annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie sur le financement de la restructuration d’Areva par l’Etat français. « La Commission se doit d’examiner attentivement si son plan de restructuration est solide et si les aides d’Etat ne faussent pas indûment la concurrence dans le marché unique », a précisé Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la Concurrence. Il s’agit essentiellement de « vérifier si les hypothèses du plan de restructuration » sont « suffisamment réalistes dans le long terme » pour qu’Areva continue ses activités « sans injections continues d’argent public ». D’autre part, il souhaite s’assurer que le groupe lui-même contribue aux coûts de sa restructuration. Enfin, Bruxelles veut être sûr que les aides d’Etat octroyées par la France ne créent pas des distorsions de concurrence.

http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0211140639121-nucleaire-lasn-suspend-un-reacteur-de-fessenheim-2015445.php

RENOUVELLEMENT DES SOUS-MARINS NUCLÉAIRES AU ROYAUME-UNI

Sous-marinsLondres: Les députés britanniques ont très largement voté lundi soir pour le renouvellement des quatre sous-marins nucléaires Trident du pays, pour un coût d’au moins 41 milliards de livres (70 G$).

À l’occasion de son premier discours de première ministre devant le Parlement, Theresa May a défendu le renouvellement du programme nucléaire, qu’elle a qualifié d’«assurance ultime» pour la sécurité du pays.

Les parlementaires ont approuvé la mesure à 472 voix contre 117 à l’issue de six heures de débat.

Plus de 70 % des députés travaillistes ont donné leur feu vert (soit 138 députés) à cette mesure du gouvernement conservateur en dépit des positions pacifistes de leur dirigeant Jeremy Corbyn.

Dissuasion
«
Il est impossible de dire avec certitude qu’aucune menace extrême n’émergera dans les 30 ou 40 prochaines années, menaçant notre sécurité et notre mode de vie», a fait valoir Theresa May lors du débat.

Pressée par un député écossais du SNP de dire si elle était prête à utiliser une arme qui pourrait tuer 100 000 personnes, Theresa May a répondu «oui».

«Tout l’intérêt d’un système dissuasif est que nos ennemis sachent que nous sommes prêts à l’utiliser», a-t-elle ajouté.

Le Royaume-Uni est une des trois nations de l’OTAN possédant l’arme nucléaire avec la France et les États-Unis.

La flotte nucléaire vieillissante est basée à Faslane, dans l’ouest de l’Écosse. Elle doit être remplacée par des submersibles «Successor», pour une entrée en service au début des années 2030.

http://www.journaldemontreal.com/2016/07/18/renouvellement-des-sous-marins-nucleaires-au-royaume-uni

FUKUSHIMA : ILS S’AVENTURENT DANS LES VILLES ABANDONNÉES CINQ ANS APRÈS LA CATASTROPHE

FukuLes explorateurs urbains se sont rendus dans la zone d’exclusion entourant la centrale de Fukushima au Japon. Ils ont capturé de spectaculaires photos des villes cinq ans après la catastrophe nucléaire. Lorsque l’on évoque le désastre survenu en 2011 dans la province japonaise de Fukushima, une question vient souvent à l’esprit : que sont devenues les villes touchées par la catastrophe ? Après cinq ans, on sait relativement peu de choses sur ces communes évacuées d’urgence après le terrible séisme du 11 mars 2011. De magnitude 9, le tremblement de terre a engendré un tsunami, endommageant sévèrement la centrale électrique voisine. L’incident nucléaire est à ce jour classé comme le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986. Étant donné la quantité de rayonnements enregistrée autour de la centrale, les villes voisines ont été reléguées à ce qu’on appelle la « Red Zone ».

S’étendant sur 20 kilomètres, cette zone d’exclusion est surveillée en continue par des patrouilles de police et est actuellement interdite aux visiteurs comme aux habitants qui y vivaient autrefois. Trois jeunes explorateurs urbains sont toutefois parvenus à déjouer les contrôles et se rendre à leurs risques et périls dans la zone d’exclusion.

Réalisées de nuit au cours du mois de juin, leurs observations ont fait l’objet d’un impressionnant reportage relayé dans la vidéo ci-dessus. Ces images ont été capturées par le photographe Keow Wee Long d’origine malaisienne et ses deux amis Sherina Yuen et Koji Hari. Ils ont exploré quatre villes autour de la centrale : Tomioka, Okuma, Namie et Futaba. Là-bas, le niveau de radiations élevé peut aller jusqu’à 4,8-6,5 millisieverts (mSv).. Néanmoins, les explorateurs n’ont pris que peu de précaution pour éviter d’y être exposés. Ils ont juste utilisé des masques à gaz pour filtrer l’air contaminé. « En arrivant dans la zone d’exclusion, je pouvais sentir les substances chimiques et j’avais une sensation de brûlure au niveau des yeux », raconte Keow Wee Long. Au cours de cette expédition risquée, l’équipe a arpenté les rues et magasins déserts de la zone d’exclusion. Leurs photographies témoignent de l’ampleur de la catastrophe. « Les habitants de ces villes sont partis avec tellement de hâte qu’ils n’ont même pas eu le temps de faire leur bagage ou de prendre leurs objets précieux« , explique le jeune homme.

Il poursuit : « Si vous visitez une boutique ou un centre commercial dans ces villes, vous verrez que la marchandise n’a pas bougé depuis 2011, rien n’a été modifié ou déplacé« . En effet, ils y ont vu des produits alimentaires, des DVD, des livres dont les dates remontent à il y a cinq ans. Selon le photographe, il s’agit désormais de « villes fantômes ». « Quand je suis entré dans le centre commercial, j’ai ressenti un silence étrange, comme si le temps s’était arrêté. C’est la chose la plus bizarre que je n’ai jamais vue. Les feux de circulation fonctionnent encore mais il n’y a pas de voitures autour« , confie l’explorateur qui raconte avoir trouvé de l’argent, de l’or et même des bijoux sur place. L’objectif de l’exploration était d’observer les effets dévastateurs du tremblement de terre, et constater également l’ampleur du pouvoir pris par la nature durant ces cinq dernières années. Mais il en faudra encore bien d’autre pour que la vie reprenne son cours normal dans la région.

Selon la Tokyo Electrical Power Company, Incorporated (TEPCO), multinationale japonaise productrice d’électricité, il faudra au moins 40 ans pour terminer l’opération de nettoyage de la centrale nucléaire de Fukushima.

Publié par Emmanuel Perrin, le 18 juillet 2016

http://www.maxisciences.com/fukushima/fukushima-ils-s-039-aventurent-dans-les-villes-abandonnees-cinq-ans-apres-la-catastrophe_art38386.html

« FACE AU MOMENT LE PLUS CRITIQUE DE L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ… » (LA JORNADA, MEXIQUE)

Noam ChomskyDans un long entretien, Noam Chomsky aborde les principales tendances du scénario politique international actuel, l’escalade militariste de son propre pays et les risques croissants de guerre nucléaire…

La guerre nucléaire n’est pas à écarter

Noam Chomsky n’est pas du genre à se laisser porter par des modes académiques ou intellectuelles ; son raisonnement radical mais serein cherche surtout à éviter les emportements, et c’est peut-être pourquoi il se montre réticent à présager au haut-parleur la souvent annoncée décadence de l’empire [américain]. » [Les USA] ont 800 bases [militaires] autour du monde et investissent dans leur armée autant que le reste de la planète entière. Aucun autre pays n’est à ce niveau, avec des soldats combattants sur les quatre coins de la terre. La Chine a une politique principalement défensive, elle n’a pas de programme nucléaire important, bien que celui-ci puisse croître dans le futur ».

Le cas de la Russie est différent. C’est le principal caillou dans la botte de la domination du Pentagone, parce qu’elle « a un système militaire énorme ». Le problème est que ces deux pays sont en train d’accroître leurs systèmes militaires, « tous deux agissent comme si la guerre était envisageable, ce qui est une folie collective ». Chomsky considère que la guerre nucléaire est irrationnelle et qu’elle ne pourrait arriver qu’en cas d’incident ou d’erreur humaine. Néanmoins, il coïncide avec William Perry, ex-secrétaire de Défense, qui a déclaré récemment que la menace d’une guerre nucléaire était aujourd’hui plus importante que lors de la Guerre froide. Chomsky estime que le risque se concentre autour de la prolifération d’incidents qui mettent en cause les forces armées des puissances nucléaires.

« Nous sommes passés très près de la guerre de très nombreuses fois« , admet-il. Un de ses exemples favoris est l’incident survenu lors de la présidence de Ronald Reagan, lorsque le Pentagone a décidé de tester les défenses de l’Union Soviétique en simulant une attaque contre ce pays.

« Le problème c’est que les Russes ont pris l’exercice très au sérieux. En 1983, le système de défense automatisé des soviétiques a détecté une attaque de missile étatsunien. Le protocole prévoyait dans ces cas-là que l’information soit directement remontée au haut commandement et de lancer une contre-attaque. Un soldat devait transmettre cette information, Stanislas Petrov, mais il a décidé qu’il s’agissait d’une fausse alarme. C’est grâce à lui si nous sommes tous vivant et capables d’en parler aujourd’hui. »

Il affirme que les systèmes de défense des États-Unis souffrent de graves erreurs, comme l’a confirmée l’information diffusée il y a quelques semaines au sujet d’une situation qui s’est déroulée en 1979, quand l’armée américaine a détecté une supposée attaque massive de missiles provenant de Russie. Alors que le conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski décrochait son téléphone pour appeler le président James Carter et lancer une attaque en représailles, une autre information annonçant qu’il s’agissait d’une fausse alerte est arrivée. » Il y a des douzaines de fausse alertes chaque année », assure-t-il.

Dernièrement, les provocations des États-Unis sont constantes. « L’Otan effectue des manœuvres militaires à 200 mètres de la frontière avec l’Estonie. Nous ne tolérerions jamais un tel comportement à la frontière mexicaine. »

Le cas le plus récent est l’affaire de l’avion russe qui bombardait des forces djihadistes en Syrie abattu fin novembre. « Une partie de la Turquie est presque entourée par le territoire syrien et l’avion russe l’aurait traversée pendant 17 secondes, et il a été abattu. Une énorme provocation à laquelle la Russie n’a fort heureusement pas répondu par la force, mais elle a tout de même envoyé son système antiaérien le plus avancé –qui permet d’abattre des avions de l’OTAN- dans la région« . Chomsky rappelle que des provocations ont aussi lieu en mer de Chine, de façon presque continue.

L’impression que donnent ses analyses est que si les puissances agressées par les États-Unis agissaient avec la même irresponsabilité que Washington, notre sort serait scellé.

http://www.legrandsoir.info/face-au-moment-le-plus-critique-de-l-histoire-de-l-humanite-la-jornada.html

FILIÈRE NUCLÉAIRE: LES SYNDICATS QUITTENT UNE RÉUNION AVEC MACRON

MacronParis – Les fédérations de l’énergie et de la métallurgie CGT, FO, CFE-CGC et Unsa Industrie ont quitté lundi une réunion avec le ministre de l’Économie Emmanuel Macron, qui devait porter sur l’avenir de la filière nucléaire, après avoir lu une déclaration commune où elles s’interrogent sur une réunion de façade.
Nous nous étonnons du format de cette réunion, initialement prévue avec le ministère, qui devait porter sur la refonte de la filière nucléaire, écrivent les organisations syndicales dans leur déclaration.
Or nous constatons que seule EDF est représentée. Ni Areva, ni le CEA, ni le ministère de l’Écologie responsable de la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie, la feuille de route de la transition énergétique et nucléaire en France, ndlr) ne sont présents aujourd’hui, ce qui ne nous permet pas de travailler utilement sur le dossier, poursuivent-elles.
Nous ne pouvons pas croire qu’il ne s’agit que d’une réunion de façade pour avaliser des décisions déjà prises que nous ne partageons pas, ajoutent-elles, en soulignant réfuter par avance tout passage en force notamment sur Hinkley Point.
Les membres des délégations CGT, FO, CFE-CGC et Unsa Industrie ont tous quitté la réunion après la lecture de la déclaration, ont précisé à l’AFP Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la FNME-CGT, et un représentant de FO Énergie. La délégation CFDT est restée, selon les mêmes sources.
Le 14 avril, à l’occasion d’une réunion avec les syndicats d’EDF et les fédérations sur le projet controversé d’EDF de construire deux réacteurs EPR à Hinkley Point en Angleterre, M. Macron avait promis une réunion de travail sur la filière nucléaire, a rappelé Mme Cailletaud.
Mais la présence annoncée lundi matin aux syndicats du seul Pdg d’EDF, Jean-Bernard Lévy, à cette réunion, montre qu’il y a une volonté de passage en force sur ce dossier (d’Hinkley Point). On ne veut pas entrer dans ce jeu, a-t-elle ajouté. Le représentant de FO Energie a dénoncé un manque de transparence sur l’objectif poursuivi réel de cette réunion, voire une forme de manipulation.
Dans leur déclaration, les fédérations soulignent en revanche qu’elles sont disposées à participer à une véritable réunion de travail sur l’avenir de la filière nucléaire.
sp/db/nas
AREVA
EDF – ELECTRICITE DE FRANCE
(©AFP / 18 juillet 2016 16h44)

http://www.romandie.com/news/Filiere-nucleaire-les-syndicats-quittent-une-reunion-avec-Macron/721568.rom

UNE FRÉQUENTATION EN FORTE HAUSSE POUR LE WNE 2016 (SALON MONDIAL DU NUCLÉAIRE)

WNE 2016L’Association française des industriels français exportateurs du nucléaire (AIFEN), l’organisateur du salon World Nuclear Exhibition (WNE), l’événement mondial de la filière de l’énergie nucléaire, dont de la 2e édition s’est déroulée du 28 au 30 juin 2016 à Paris Le Bourget, a toutes les raisons de se réjouir.

L’AIFEN a en effet enregistré une croissance de 37 % du nombre d’exposants (678 entreprises), de 42 % de la surface d’exposition (25 365 m2) et de plus de 22 % du nombre de visiteurs (8 807 personnes). « La venue de 35 % d’exposants étrangers et de 28,5 % de visiteurs étrangers (au lieu de respectivement 24 % et 21,5 % en 2014) confirme la dimension internationale de WNE », explique l’organisateur dans le communiqué de presse.

Pour la première fois, des WNE Awards ont été décernés : Areva pour le projet « Applying Ultra-High Pressure Cavitation Peening to extend the lifetime of critical nuclear components » (catégorie Innovation), ASE Group – Engineering Division of ROSATOM pour le projet « Management system of capital projects on the basis of Multi-D Technology » (catégorie Excellence opérationnelle), EDF pour le projet « Operational fire risk management platform » (catégorie Gestion des compétences) et Areva encore pour le projet « Modular multi-purpose robots in support of nuclear investigation operations » (catégorie Sûreté nucléaire).

Fort de ce succès, rendez-vous est d’ores et déjà pris pour la 3e édition du 26 au 28 juin 2018.

http://www.mesures.com/instrumentation/mesure-physique/item/13178-une-frequentation-en-forte-hausse-pour-wne-2016

NDLR : ne croyez pas aux sirènes qui veulent vous faire croire que le nucléaire est en déclin, une preuve de plus s’il en fallait.

BURE/CIGEO : LA DÉMOCRATIE ENFOUIE AVEC LES DÉCHETS RADIOACTIFS

LhommeLes affirmations de M. Bouillon, président de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), dans sa tribune titrée « Stockage des déchets radioactifs : ne pas se tromper de débat » – Les Échos, 11 juillet 2016 – méritent une sérieuse mise au point.

Bouillon prétend pour commencer que le projet Cigéo, qui consiste à enfouir sous terre les déchets radioactifs les plus dangereux, à Bure (Meuse), a pour but de «protéger l’homme et l’environnement de la dangerosité de ces déchets».

C’est tout à fait faux. Ce projet n’existe que pour une raison : permettre aux industriels de l’atome de prétendre que la question des déchets nucléaires est « réglée », afin de se sentir fondés à… continuer à en produire.

Si encore M Bouillon se désolait de l’existence de l’industrie nucléaire, et demandait son arrêt le plus rapide possible, on pourrait éventuellement croire à sa bonne foi mais, comme d’ailleurs tous les promoteurs de l’enfouissement des déchets radioactifs, il est un fervent pronucléaire.

C’est donc avec le plus grand cynisme que M. Bouillon ose se poser… en défenseur des générations futures, en demandant : « Pourquoi serait-ce à nos arrière-petits-enfants de trouver une solution pour des déchets qu’ils n’ont pas produits ? ».

La vraie question, que l’auteur évite soigneusement de poser, est « Comment a-t-on pu accepter, et accepte-t-on encore, une industrie produisant des déchets qui vont mettre en danger nos descendants pour des centaines de générations ? »

Car, enfouissement ou pas, le problème va rester entier. M Bouillon tente d’ailleurs d’abuser l’opinion en écrivant à propos de ces déchets que « ce serait un pari fou que d’imaginer qu’ils seront toujours en sécurité dans des entrepôts de surface », comme si l’enfouissement réglait miraculeusement le problème.

En effet, une fois enfouis, ces déchets vont continuellement dégager des quantités immenses de chaleur mais aussi de gaz extrêmement dangereux et explosifs comme l’hydrogène, ces processus étant susceptibles de causer un désastre dont les conséquences seraient dramatiques y compris à la surface.

Pour tenter de parer ce phénomène, des infrastructures d’extraction de ces gaz sont supposées fonctionner… pendant des siècles. Il est évident que ce système sera mis en cause par « les aléas de la civilisation (guerres…) comme les éléments naturels » cités précisément par M. Bouillon pour tenter sans rire de justifier l’enfouissement.

Les prétentions des apprentis sorciers de l’atome sombrent même dans le ridicule et le tragique puisqu’un éboulement mortel s’est récemment produit (**) dans le laboratoire censé prouver la fiabilité de leur projet : comment croire que ces pieds-nickelés peuvent construire une installation fiable pour des centaines de milliers d’années ?

Le discrédit du projet Cigéo est enfin absolu lorsque l’on sait que, pour mieux verrouiller le processus, M. Bouillon est à la fois le président du conseil d’administration de l’Andra et le député désigné comme rapporteur de la récente proposition de loi sur l’enfouissement de ces déchets.

Jusqu’alors, les entreprises se contentaient de rédiger en coulisse les amendements, voire les projets de loi in extenso, à charge pour les parlementaires acquis à leur cause (***) de les faire adopter. Désormais, le mélange du genre est total.

Pour finir, il nous faut une bonne fois pour toute récuser le terme de « solution » pour les déchets radioactifs : il n’existe que des options, toutes mauvaises d’ailleurs. Peut-être sera-t-il possible d’en trouver une (un peu) moins mauvaise que les autres, mais seuls des gens ayant décidé ou soutenu l’arrêt du nucléaire pourront être crédibles pour faire ce choix : à défaut, il s’agira toujours de subterfuges pour promouvoir la continuation de l’industrie atomique.

Nous ne pouvons qu’inviter les citoyens, en particulier ceux de l’Est de la France, à se mobiliser en nombre pour soutenir les militants jeunes et moins jeunes, zadistes ou « à l’ancienne », qui tentent courageusement, malgré les coups de matraques et les gaz lacrymogènes, d’empêcher l’enfouissement simultané de la démocratie et des déchets nucléaires.

Stéphane Lhomme

Directeur de l’Observatoire du nucléaire

CYBERACTION : PARTICIPATION DE LA FRANCE À L’ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES CAMPAGNE 2016-2017 POUR UN RÉFÉRENDUM

Cyberaction bisRappel de l’article du 22 juin :

La campagne vise à obtenir l’organisation d’un référendum selon la Proposition de Loi Référendaire suivante :
« Sur proposition d’un cinquième des parlementaires et après recueil par voie électronique du soutien d’un dixième des électeurs inscrits, un référendum sera organisé dans les meilleurs délais, dans l’ensemble du territoire français, sur la question suivante :
« Voulez-vous que la France négocie et ratifie avec l’ensemble des États concernés un traité d’interdiction et d’élimination complète des armes nucléaires, sous un contrôle mutuel et international strict et efficace ? »

Vous pouvez signer directement sur le site :

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/participation-france-abolition-arme-1177.html

DES ENFANTS DE TCHERNOBYL EN VACANCES EN ALSACE

enfants tchernobyl en Alsace107 enfants de Tchernobyl sont en vacances chez des familles de la région. Pour ces Ukrainiens, il s’agit avant tout d’améliorer leur santé. 

Le séjour alsacien de ces enfants dure trois semaines. Ils sont accueillis par des familles alsaciennes. Ces temps de rencontre ont été rendus possibles grâce à l’association « les enfants de Tchernobyl » qui met en relation de jeunes Ukrainiens vivant dans des zones contaminées par la catastrophe nucléaire, avec des familles de la région. Certains enfants reviennent année après année. Pour faciliter les conditions de leur séjour, cinq interprètes sont joignables en permanence en cas de problèmes de communication.
L’objectif de ces vacances est pour les enfants de les éloigner de leur quotidien difficile, mais aussi d’améliorer leur santé en leur proposant notamment des repas sains : en trois semaines, leur charge en césium 137 diminue de 30%.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alsace/des-enfants-de-tchernobyl-en-vacances-en-alsace-1050371.html

LE BRÉSIL EXPULSE UN PHYSICIEN NUCLÉAIRE FRANCO-ALGÉRIEN CONDAMNÉ POUR TERRORISME

BrésilLes autorités brésiliennes ont expulsé Adlène Hicheur, professeur franco-algérien de physique nucléaire et ancien chercheur du CERN condamné en 2012 pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », rapporte l’agence Reuters ce samedi.

Le ministère de la Justice brésilien a affirmé dans un communiqué que la décision de ne pas renouveler le visa de travail de Hicheur et la décision conséquente de l’expulser a été prise au nom de « l’intérêt national », sans fournir plus de détails. La presse brésilienne rapporte que Hicheur aurait été expulsé vers la France, bien que l’information n’ait pas été confirmée par le ministère de la Justice brésilien.

Adlène Hicheur a été condamné en 2012 après avoir été arrêté et mis en examen en 2009 pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Il a été condamné à cinq ans de prison dont un avec sursis pour avoir préparé en 2009 un attentat en France lors de conversations sur Internet avec un islamiste basé en Algérie.

Libéré peu après sa condamnation, sa période de détention préventive ayant couvert une grande partie de sa peine, Hicheur a rejoint le Brésil en 2013 où il a enseigné à l’Université fédérale de Rio de Janeiro.

http://www.tsa-algerie.com/20160716/bresil-expulse-physicien-nucleaire-franco-algerien-condamne-terrorisme/

JAPON: SÉISME D’UNE MAGNITUDE DE 5 À TOKYO TOKYO

Un tremblement de terre d’amplitude moyenne a secoué la région de Tokyo, mais aucun dommage ou blessure n’étaient rapportés.

Selon l’Agence météorologique du Japon, le séisme a frappé dimanche midi, avec une magnitude de 5 sur l’échelle de Richter.

L’épicentre était à 40 kilomètres sous terre, dans la préfecture d’Ibaraki, située au nord de Tokyo.

Les risques de tsunami provoqués par le séisme étaient écartés.

L’organisme de réglementation nucléaire du Japon, a dit qu’une centrale nucléaire dans la région avait suspendu ses activités, le temps de vérifications.

http://journalmetro.com/monde/994465/japon-seisme-dune-magnitude-de-5-a-tokyo/

 

BURE : LES OPPOSANTS AU PROJET DE STOCKAGE ONT « REPRIS LE BOIS ! »

Bure 2Hier à Bure dans la Meuse, le bois Lejuc est repassé aux mains des opposants au projet de stockage de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Un coup d’éclat antinucléaire rondement mené…

Bure, 10 h, sur la place du village, briefing. Michel, le porte-parole des différents collectifs en lutte contre Cigéo détaille l’action du jour : « On va reprendre le bois et installer des cabanes, des barricades pour renouveler durablement l’occupation du site et l’intensifier », dit-il.

Autour de lui, la ruche qui a investi la Maison de la Résistance se prépare à faire mouvement vers une colline placée aux avant-postes des 220 hectares de la forêt de Mandres et de la parcelle du bois Lejuc. La veille au soir un bivouac musical s’était tenu sur ce point haut, histoire de gonfler le moral des troupes. Pour les épauler, les activistes de la région ont reçu le renfort d’un car d’une soixantaine de militants engagés contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une montée en puissance car le 7 juillet les premiers occupants avaient été expulsés de la chênaie-hêtraie par un dispositif musclé de forces de l’ordre. Mais il en faut plus pour entamer la détermination des opposants au projet d’enfouissement de déchets hautement radioactifs à durée pluri-millénaire.

Dans ce coin de la Meuse profonde, près de 20 ans d’hostilité anti-poubelle nucléaire, ça pèse. Alors ni la décision du TGI de Bar-le-Duc qui, le vendredi précédent, a débouté un référé déposé contre l’ordonnance d’expulsion, ni le vote du lundi 11 juillet dernier qui autorise le lancement d’une phase pilote de Cigéo au bois Lejuc par une vingtaine de députés perdus dans l’hémicycle ne changera la donne, bien au contraire. « Un débat parlementaire en catimini a validé un projet qui va coûter 6 milliards d’euros ! », gronde Laura du Réseau sortir du nucléaire. Souvent évoqué par ses défenseurs, l’argumentaire de la réversibilité du stockage est battu en brèche : « C’est un mythe, un mensonge de plus, un moyen fallacieux d’acceptabilité sociale », tranche Martial, prof de physique en retraite venu de la Sarthe.

Midi, la chaleur et la tension montent. Sur la colline, ils sont environ 500 à observer la ligne bleue des uniformes et les visières des casques de la gendarmerie mobile déployées en lisière du bois Lejuc, en contrebas. 13 h : entre les blés mûrs, sur le chemin pierreux d’une ancienne voie romaine qui s’incline vers le thalweg, le cortège s’élance au son de l’accordéon et des « Andra barre-toi ! ». Deux tracteurs aux fanions de la Confédération paysanne ferment la colonne. « La Conf’ne sera bientôt plus seule dans la contestation », affirme Rémy, un Meusien, « le monde paysan et notamment le syndicat des Jeunes agriculteurs de la Haute-Marne et des Vosges commence à comprendre l’entourloupe. Outre les forêts, l’Andra a acheté 1.000 hectares de terres agricoles sans déclaration d’utilité publique. Pour en faire quoi ? ». Vers 13 h 30, contact. Des projectiles fusent, les militaires ripostent à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes. Une escarmouche, car les activistes s’éclatent en plusieurs groupes pour dénicher une brèche dans les 7 kilomètres de lisière. Cette stratégie spontanée va payer.

Vers 15 h, une cinquantaine d’intrépides parvient à forcer le verrou en se faufilant sous les frondaisons. La forêt résonne d’appels et de détonations de grenades. Beaucoup de militants visiblement rompus aux guérillas zadistes ont revêtu la tenue idoine. Masques à gaz, casque, genouillères ou visages masqués. Durant plusieurs minutes, la situation est indécise. Puis, une onde de joie secoue les rangs des assaillants : la gendarmerie et les vigiles de l’Andra se replient. Le champ est libre. En fin d’après-midi, 350 activistes ont repris possession d’une clairière. « Nous venons d’installer la cantine collective. On construit des cabanes, on dresse les tentes pour la nuit… », rigole Sylvestre, l’un des lieutenants des collectifs. « Maintenant, il va falloir tenir… ».

Patrice COSTA

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2016/07/17/bure-on-a-repris-le-bois

Détails du weekend minute par minute sur : http://vmc.camp/fil-info/

TRUMP RENÉGOCIERA L’ACCORD NUCLÉAIRE IRANIEN S’IL EST ÉLU PRÉSIDENT

TrumpLe candidat républicain à la présidentielle américaine Donald Trump renégociera l’accord nucléaire avec l’Iran s’il est élu président, a déclaré jeudi à I24news l’ami de longue date du candidat et conseiller informel Guido George Lombardi.

S’exprimant sur les priorités de la politique étrangère de Trump, Lombardi a déclaré que « Trump a affirmé qu’il va supprimer un certain nombre de décrets créés sous l’administration Obama« , et que « ce qu’il y a de bien avec un décret, c’est que vous pouvez l’annuler aussi facilement que vous l’avez fait passer ».

« L’accord nucléaire iranien va être renégocié dans des circonstances et des paramètres différents. Ceci est un fait certain à 100 %« , a-t-il déclaré.

Lombardi est un ami proche de Trump depuis environ 30 ans. Né au Pérou en 1949, Lombardi s’est engagé dans les affaires, la politique et l’économie en Italie et aux États-Unis. Il est l’ancien directeur exécutif du Conseil international pour le développement économique et l’actuel directeur national de « Students for Trump » (une organisation étudiante engagée dans la campagne du candidat).

Interrogé sur l’orientation politique actuelle du républicain au Moyen-Orient, Lombardi a déclaré que Trump met en évidence le manque d’expérience au sein de l’administration Obama, responsable d’un certain nombre « d’erreur » en politique étrangère.

« Il y a eu beaucoup d’erreurs et M. Trump a abordé à plusieurs reprises le fait, en particulier avec l’administration Obama, d’un manque d’expérience dans les affaires étrangères ainsi que de la catastrophe à Benghazi en Libye, en Tunisie, en Syrie, de même que les problèmes continus en Irak« , a indiqué Lombardi.

« Cela est dû au fait que l’administration Obama ne sait pas comment conserver nos positions. Nos alliés ainsi que nos ennemis, doivent savoir quelle est la ligne à ne pas franchir« , a-t-il poursuivi.

« Sans que cela soit clair, vous créez de la confusion et quand vous êtes dans la confusion, cela finit en conflit. Si les lignes sont claires, le conflit peut être résolu. »

Interrogé sur le conflit israélo-palestinien en particulier et la relation des États-Unis avec Israël, Lombardi a déclaré qu’ « Israël est le premier allié des États-Unis, l’a toujours été et le sera toujours« .

« Nous allons soutenir Israël peu importe ce qui arrive, peu importe qui est le président et peu importe qui est le premier ministre« , a poursuivi Lombardi.

L’ami du candidat républicain s’est montré très optimiste quant à la relation entre Trump et le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.

« Je pense qu’ils ont déjà une très bonne relation« , a-t-il affirmé.

« Ils se sont rencontrés à plusieurs reprises, et même avant que M. Netanyahou ne soit nommé Premier ministre« .

« Je pense qu’il y a un profond respect des deux côtés. M. Trump a un profond respect pour le peuple juif, sa fille est d’ailleurs mariée à un Juif orthodoxe« , a-t-il précisé… 

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/ameriques/119951-160714-trump-renegociera-l-accord-nucleaire-iranien-s-il-est-elu-president-proche

CENTRALE NUCLÉAIRE D’OSTROVETS (LITUANIE) : ENJEU ÉNERGÉTIQUE OU GÉOPOLITIQUE ?

La Biélorussie s’est lancée, avec l’aide de la Russie, dans la construction d’une centrale nucléaire aux portes de l’UE, à quelques kilomètres de Vilnius, en Lituanie. Alors que l’installation semble ne pas respecter les critères les plus élémentaires de sûreté, certains y voient une tentative d’infiltration du marché européen par l’industrie russe, le Kremlin cherchant à rasseoir son hégémonie dans la région et au-delà. 

Sans véritable appel d’offres, la construction d’une centrale nucléaire à Ostrovets, dans la région biélorusse de Grodno, a été confiée à Atomenergomash, la filiale de l’entreprise d’État russe Rosatom chargée de l’ingénierie mécanique. Si elle n’est en rien surprenante – la Biélorussie fait partie de l’Union économique eurasiatique mise en place par Poutine –, l’implication de Moscou dans le projet est visible à plusieurs égards. La Russie a notamment accordé à son voisin un prêt de 10 milliards de dollars pour couvrir la construction de la centrale et des infrastructures de sécurité du site. Un budget volontairement bas, puisque la filiale de Rosatom s’est engagée à construire une centrale qui n’inclura pas de sarcophage autour des réacteurs afin de contenir les radiations en cas de fuite. 

Que fait la Commission européenne ?

Un point alarmant lorsque l’on sait que le site est à peine à 20 km de la frontière lituanienne (qui est également la frontière extérieure de l’Union européenne), et à 50 km de la capitale de la Lituanie, Vilnius. Dans ces conditions, le moindre dysfonctionnement de la centrale exigerait une évacuation totale de la capitale lituanienne, et la zone effectivement contaminée s’étendrait aux territoires des États baltes, de la Suède, de la Pologne, du Danemark, de l’Ukraine et de l’Allemagne. Malgré les plaintes des pays Baltes, la Biélorussie a soumis des plans de construction de la centrale d’Ostrovets sans se soucier des études transfrontalières d’impact sur l’environnement et sans respecter les exigences de sûreté de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le pays n’a pas davantage réalisé les tests de résistance prévus dans la déclaration signée en 2011 avec la Commission européenne.

Bien qu’affichant son intention de négocier, le prestataire russe a en réalité lancé les travaux en catimini, ce qui rend tout retour en arrière difficile. Pour autant, Bruxelles ne devrait pas céder à ce coup de force : si elle ne peut raisonnablement demander l’arrêt de la construction, elle peut au moins exiger que le projet soit réalisé dans le respect des normes et conventions internationales relatives à la sûreté nucléaire et à la protection de l’environnement. Mais pour l’heure, ni le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, ni les commissaires Environnement, Karmenu Vella, et Énergie, Maros Sefcovic, tous trois qualifiés pour statuer en la matière, ne se sont saisis du dossier – malgré un appel du pied du parlement européen le 6 juin dernier. Inutile de rappeler, pourtant, que la sûreté et la sécurité des installations nucléaires dans les États membres et les pays qui les jouxtent revêtent une extrême importance pour les citoyens européens. Et c’est à la Commission de s’assurer de la coopération politique de l’Union européenne avec les pays tiers dans ce domaine.

Réponse à l’OTAN

Cette question est d’autant plus cruciale, qu’au risque nucléaire inacceptable que cette centrale fait peser sur le territoire européen, certains y voient une tentative agressive d’entrée sur le marché européen – notamment en Finlande – de l’industrie russe. Les exportations de pétrole sont largement moins rentables depuis la chute vertigineuse du prix du baril, et Moscou peine à écouler son gaz après s’en être servi comme outil de chantage dans le conflit ukrainien. En dépit d’accidents majeurs à Fukushima (Japon, 2011) et à Tchernobyl (Ukraine, 1986), l’AIEA prévoit une croissance de la part de marché du nucléaire pour les quinze prochaines années – entre 17 et 94 %.

Rosatom s’est déjà lancée dans la mêlée et depuis 2011, son portefeuille a augmenté de 60 %. La Russie, pour certains, se sert du nucléaire comme moyen d’augmenter sa sphère d’influence dans le monde : durant la dernière décennie, la compagnie a œuvré continuellement afin d’étendre son positionnement sur des marchés stratégiques un peu partout sur le globe. Elle compte aujourd’hui 29 projets de construction en cours, en Turquie, en Arménie, en Finlande, en Biélorussie, au Vietnam, au Bangladesh, en Inde et en Chine. Cette expansion n’est pas uniquement économique, mais elle sert également une vision géopolitique, assurant au Kremlin une présence sur tous les continents. A l’heure où l’OTAN renforce son contingent en Europe afin de rassurer les pays d’Europe de l’Est, encore sous le choc de l’invasion de la Crimée et de la guerre civile en Ukraine, le silence de la Commission devant la construction de la centrale ne reviendrait-il pas à laisser entrer le loup dans la bergerie ?

http://fr.myeurop.info/2016/07/15/centrale-nucl-aire-d-ostrovets-enjeu-nerg-tique-ou-g-opolitique-14649

LA CENTRALE DE SAINT-LAURENT-DES-EAUX SERA FINALEMENT DÉMANTELÉE… D’ICI UN SIÈCLE !

BureQuand les vieux réacteurs de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) seront-ils démantelés ? EDF vient d’annoncer son intention de reporter la fin des travaux à 2100. Cette annonce suscite l’inquiétude et la méfiance chez les riverains.

Quel est le point commun entre les centrales de Chinon et de Saint-Laurent-des-Eaux ? Elles sont toutes les deux dotées de réacteurs de première génération, dont les déchets sont radioactifs. Ceux-ci doivent donc être démantelés. En attendant, ils ont été simplement été arrêtés. 

Or, EDF a annoncé le mois dernier qu’elle souhaitait prolonger le délai du projet de démantèlement jusqu’à 2100 pour la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux. Pourtant, en 2010 déjà, l’ASN, l’Agence de sûreté nucléaire, écrivait que « l’engagement de la dernière phase de démantèlement des réacteurs UNGG […] ne saurait démarrer au-delà de l’horizon 2022. Un entreposage temporaire, s’il s’avérait nécessaire, devrait être disponible à cette date. » Aujourd’hui, non seulement rien n’est fait, mais l’on propose de repousser encore la date du démantèlement.

Pour les partisans de la sortie du nucléaire, cette annonce d’EDF reflète en effet leur incapacité à mettre en place un tel projet. « Ils ne savent pas quoi faire de la quantité phénoménale de graphite irradié que ces centrales contiennent » affirme Nicole Combredet. Et pour cause, ce graphite ne rentre pas dans la catégorie des déchets nucléaires qui peuvent être entreposés sur le site d’enfouissement de Bure, dans la Meuse. Du coup, ces déchets radioactifs sont stockés dans des silos, sur place…

Changement de méthode

EDF explique ce retard par des raisons techniques. La méthode de démantèlement « sous eau », initialement abordée, a été abandonnée au profit d’un démantèlement « sous air ». Une technique qu’EDF veut expérimenter sur la centrale de Chinon, censée être démantelée d’ici 2027.
Mais ces explications sont loin de convaincre l’ASN, qui n’a pas encore accepté ce report à 2100. 
Actuellement, trois des quatre réacteurs de Chinon sont à l’arrêt. Saint-Laurent-des-Eaux comprend de son côté deux réacteurs en exploitation ainsi que deux autres en cours de démantèlement. 

Le graphite irradié, qu’est-ce que c’est ?

Le graphite est une variété de carbone. Il a d’abord été utilisé aux USA pour réaliser la bombe atomique, puis en France pour la pile atomique ZOE, prototype de réacteur nucléaire. C’est dans les années 1960 que son utilisation devient véritablement industrielle, avec, justement, les centrales de Bugey, Saint-laurent-des-Eaux et Chinon. A partir des années 1970, les déchets issus du graphite irradié, radioactif, est entreposé sur place, à Saint-Laurent et à Bugey dans des silos ou des containers. Au début des années 1990, ces réacteurs sont arrêtés, et l’on annonce plus tard leur démantèlement.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/loiret/la-centrale-de-saint-laurent-des-eaux-sera-finalement-demantelee-d-ici-un-siecle-1049065.html

BURE: LA JUSTICE DÉBOUTE LES OPPOSANTS ANTINUCLÉAIRES QUI CONTESTAIENT LEUR ÉVACUATION

BureLe tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a débouté vendredi les opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse), délogés du bois qu’ils occupaient et qui contestaient la validité de l’ordonnance d’expulsion prise à leur encontre. L’ordonnance reste donc exécutoire, a indiqué le tribunal, alors que les opposants entendent réoccuper le Bois Lejuc ce week-end: une manifestation de « réoccupation » est prévue samedi matin et « blocage des travaux, réoccupation de la forêt, musique, fanfares, actions, déambulations » sont au programme.

Plusieurs associations et des particuliers avaient saisi la justice, estimant qu’en demandant une ordonnance d’expulsion de façon unilatérale, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) était passée en force, sans laisser la possibilité aux opposants de répondre en justice.

Objet de contestation depuis près de 20 ans, le projet Cigéo d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure, aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, doit accueillir les déchets les plus radioactifs, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue, à 500 mètres sous terre.

Le 19 juin, des opposants s’étaient installés dans un bois des environs pour empêcher l’Andra de défricher une partie de la forêt, à l’emplacement où elle prévoit d’installer des bâtiments. Mais ils en avaient été chassés le 7 juillet par les forces de l’ordre, qui avaient fait usage de gaz lacrymogènes.

Le projet Cigéo a avancé d’un nouveau pas lundi avec le feu vert des députés à un scénario précisé de « réversibilité », texte dont le rapporteur, Christophe Bouillon (PS, Seine-Maritime), est également président du conseil d’administration de l’Andra.

http://loractu.fr/meuse/13705-bure-la-justice-deboute-les-opposants-anti-nucleaire-qui-contestaient-leur-evacuation.html

DES CENTRALES NUCLÉAIRES EN MER DE CHINE?

ChineLa Chine pourrait construire des centrales nucléaires « mobiles » en mer de Chine méridionale, a rapporté vendredi la presse officielle, quelques jours après avoir été désavouée par une cour internationale sur ses prétentions à la souveraineté sur ces eaux stratégiques.

« La construction de plateformes maritimes pour des centrales nucléaires sera utilisée en soutien à un contrôle effectif de la Chine sur la mer de Chine méridionale« , a rapporté sur son site internet le quotidien officiel Global Times, citant la Compagnie nucléaire nationale chinoise (CNNC).
Selon le journal, la CNNC aurait précisé sur son compte officiel des réseaux sociaux que ces plateformes seront utilisées dans l’archipel des Spratleys, pour « fournir de l’eau fraîche ». Aucun détail technique n’était disponible sur ce projet apparemment inédit.
Mardi, la Cour permanente d’arbitrage (CPA) de La Haye a donné raison aux Philippines en statuant que les revendications chinoises en mer de Chine méridionale n’avaient « aucun fondement juridique« . Pékin, qui ne reconnait pas la compétence de la CPA, a jugé « nul et non avenu » sa décision et prévenu qu’il n’en tiendrait aucun compte.
« La Chine va accélérer le développement commercial de la région »
L’information originale de la CNNC a été supprimée vendredi du compte Wechat de l’entreprise et un employé de la CNNC a indiqué au téléphone à l’AFP qu’elle avait « besoin d’être confirmée ». « Auparavant, l’approvisionnement en eau fraîche des troupes stationnées en mer de Chine méridionale ne pouvait être garanti et ne pouvait être assuré que par bateau », selon le journal citant la CNNC, pour qui « à l’avenir, avec l’amélioration du réseau électrique et énergétique en mer de Chine méridionale, la Chine va accélérer le développement commercial de la région ».
La Chine a construit à un rythme accéléré ces dernières années des installations portuaires, des pistes d’atterrissage et des systèmes radar sur plusieurs de ces îlots après les avoir considérablement agrandis, au prix de graves dommages à leur environnement corallien.
De son côté, le site internet du média d’État en anglais The Paper citait vendredi un ingénieur, Zhu Hanchao, de la China Shipbuilding Industry Corporation (CSIC), selon qui 20 de ces plateformes maritimes étaient en cours de construction. Mais l’ingénieur ajoutait qu’elles étaient destinées aux champs pétroliers offshores du golfe du Bohai (nord-est). La CSIC n’était pas joignable dans l’immédiat.

Le dernier plan quinquennal chinois (2016-2020) prévoit la construction de deux centrales nucléaires « maritimes », sans préciser où, par la CNNC et la China General Nuclear Power Corporation (CGN). Celle de la CNNC doit démarrer en 2019 et celle de CGN en 2020. L’énergie nucléaire est utilisée pour la propulsion de bâtiments militaires, mais son usage à des fins civiles en mer n’a pas de précédent connu. Un projet similaire serait en cours en Russie.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2796691/2016/07/15/Des-centrales-nucleaires-en-mer-de-Chine.dhtml

L’APRÈS-NUCLÉAIRE, UNE ÉPÉE DE DAMOCLÈS SUR LES FINANCES BELGES

BelgiqueC’est un dossier qui concerne les générations futures. 2050, 2100, c’est loin. Et pourtant, en 2016, aujourd’hui, notre pays se prépare une petite bombe budgétaire. Qui risque de faire mal à nos petits-enfants, et aux enfants de ceux-ci.

Les déchets nucléaires, donc. De quoi parle-t-on ? Les déchets nucléaires, ce n’est pas seulement les déchets radioactifs, mais tout ce qui concerne le démantèlement des centrales nucléaires. Les déchets nucléaires ont ceci de particulier qu’ils ont une durée de vie plutôt élevée : 240 000 ans. C’est donc du sérieux.

Une loi existe pour encadrer l’après-nucléaire, elle date du 11 avril 2003, et elle prévoit que des provisions financières soient constituées par les exploitants de la filière nucléaire. En clair : Électrabel est légalement obligé de mettre de l’argent de côté, chaque année, pour gérer les déchets générés par son parc nucléaire. 

C’est donc une filiale d’Électrabel, Synatom, qui est chargée de préparer, financièrement, le moment où il faudra se débarrasser des déchets nucléaires, à l’horizon 2025. A la fin de l’année dernière, Synatom disposait d’environ 8 milliards d’euros dans ses coffres, et l’entreprise doit compter, au final, sur une somme de 13,6 milliards pour accomplir sa mission. Mais selon Ecolo, Synatom est largement sous-financé. Le parti vert s’appuie sur une étude qu’il a commandée à une chercheuse de la Solvay Business School, Estelle Cantillon. Docteure en Economie, passée par Cambridge et Harvard aux États-Unis, Estelle Cantillon conclut dans son étude, que nous avons pu lire, que la méthode comptable « sous-estime le montant des provisions« .

Le taux d’actualisation, la clé

Ces provisions, c’est donc de l’argent que Synatom place, et comme toute somme d’argent placée, elle lui rapporte de l’argent. Le législateur a fixé un taux, qu’on appelle le « taux d’actualisation », qui permet de connaître le rendement, et donc l’argent dont disposera Synatom pour sa mission de gestion des déchets nucléaires. Ce taux est actuellement de 4,8% (en fait 2,8% et 2% d’inflation). Un taux assez peu en rapport avec les normes actuelles : « Ce taux réel de 2,8% est élevé au regard des perspectives de croissance de l’économie belge à long terme et des taux garantis qui prévalent actuellement sur le marché pour les contrats d’assurances vie. » 

Et, nous apprend Estelle Cantillon, plus le taux d’actualisation est élevé, plus la somme que doit placer Synatom-Électrabel est faible. Ce qui est profitable à l’électricien qui ne doit pas trop mettre la main à la poche. Mais selon la chercheuse de Solvay, il faudrait un « taux d’actualisation plus réaliste. » Plus réaliste, c’est-à-dire plus faible. Et qui dit taux plus faible, dit donc plus d’argent sur les comptes de Synatom pour arriver au rendement escompté. Estelle Cantillon a réalisé le calcul : « Des taux d’actualisation plus réalistes impliquent une augmentation des provisions comprise entre 933 millions et près de 4 milliards d’euros « . 

220 ou 500 mètres de profondeur ?

Il faut donc, d’après Estelle Cantillon, entre 1 et 4 milliards de plus. Mais pour Ecolo, ce n’est pas tout. Plusieurs incertitudes entourent le dossier des déchets du nucléaire. En voici, une, très concrète, et qui risque à nouveau de faire augmenter la facture finale : la profondeur de l’enfouissement.

Les déchets nucléaires seront enfouis. L’organisme qui s’occupe des déchets radioactifs, l’Ondraf, est parti sur l’hypothèse d’une zone d’enfouissement à Mol. Profondeur de l’enfouissement : 220 mètres. Mais selon le professeur de la VUB Philippe Huybrechts, il faudrait, pour assurer toutes les mesures de sécurité, creuser plus profondément, à plus de 500 mètres de profondeur. Et là aussi, le coût n’est pas le même. Si l’Ondraf table pour le moment sur un coût de 3,2 milliards, les hypothèses pour un enfouissement plus profond existent, à hauteur de 6,4 et 9,6 milliards. 

C’est le lot des hypothèses et des calculs : il est impossible de donner un chiffre précis. Mais Ecolo prévoit, si rien ne change, un trou qui pourrait aller de 4,7 milliards à 8 milliards. Et puisque, comme l’explique Estelle Cantillon, « en cas de défaut de Synatom et Électrabel, c’est la collectivité qui sera le débiteur résiduel« , en clair, ce sont les citoyens qui paieront si Synatom n’est pas renfloué par sa maison-mère. Le député fédéral Ecolo Jean-Marc Nollet tire la sonnette d’alarme :  » Les Égyptiens nous ont légué des pyramides, Électrabel nous léguera des déchets nucléaires, et la facture « .

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_l-apres-nucleaire-une-epee-de-damocles-sur-les-finances-belges?id=9353915

DÉCHETS NUCLÉAIRES : INVESTIR, COLONISER, ENFOUIR

Bure…La gestion des déchets, c’est bien connu, c’est le talon d’Achille de la filière. Les mettre sous le tapis sert avant tout à les dissimuler du paysage politique, à entretenir l’idée que le nucléaire est non seulement « propre » par son absence de rejets de gaz à effet de serre (même si l’extraction de l’uranium en recrache des tonnes) mais qu’il est aussi capable de se régénérer. Trouver « la » solution des déchets nucléaires, c’est avant tout, pour les nucléocrates, mettre en avant « la » solution pour assurer sa survie économique, alors que tous les acteurs (Areva et EDF en tête) sont embourbés dans un marasme économique et financier hors du commun. Creuser la poubelle de Bure, c’est donc construire la dernière pierre d’un édifice destiné à sauver l’énergie nucléaire d’un ultime discrédit pathétique.

Qu’un village de 80 habitants soit le lieu du plus grand projet inutile que le monde nous envie est donc plus que révélateur. L’ANDRA y travaille consciencieusement depuis vingt ans. L’Agence a d’ailleurs davantage travaillé sur les gens qu’avec ou contre eux. Son travail de sape consiste à accommoder la région et les habitants de son implacable emprise. Elle a notamment créé un  « Comité d’Orientation et de Suivi du Laboratoire de Recherche Souterrain Meuse / Haute-Marne » (COS), organe technique (géologues, hydrologues, physiciens ou ingénieurs divers et variés), ainsi qu’un « Comité d’expertise et de suivi de la démarche d’information et de consultation » (COESDIC). Trois des quatre experts de ce dernier machin sont des sociologues. Le premier d’entre eux, son actuel président, Michel Callon, ex-membre du CA de l’ANDRA, est professeur à l’École des Mines de Paris (haut lieu de la nucléocratie), et figure émérite de son « Centre de Sociologie de l’Innovation » (sorte de laboratoire de « lavage des cerveaux »). Son truc, c’est l’acceptabilité sociale, discipline expérimentée avec succès pour imposer, notamment, les nanotechnologies.

L’atelier de bricolage grenoblois Pièces et main d’œuvre (PMO), poil à gratter de la nanoindustrie, a depuis longtemps repéré la dextérité de Callon dans ce domaine. Dans un article vieux de dix ans, PMO décrit sa philosophie, tiré d’un bouquin paru en 2001, « Agir dans un monde incertain – essai sur la démocratie technique »:

« Élus, décideurs, vous affrontez des « controverses » nées des catastrophes techno-industrielles ? Comment les gérer ? Grâce aux « procédures de dialogue avec le peuple » taillées sur mesure par ces sociologues jaunes. Mode d’emploi : n’entrez pas dans la confrontation directe, tâchez d’« organiser, maîtriser les débordements sans vouloir pour autant les empêcher ». Montez des « forums hybrides », mêlant scientifiques et « profanes », pour favoriser les compromis. Exemple de résultat ? « Le nucléaire qui en sortira  sera socialement, politiquement et même techniquement complètement différent du nucléaire qui aurait été décidé en dehors des forums hybrides. Parler « du » nucléaire en général n’a aucun sens. Jouer au jeu de ceux qui sont pour et de ceux qui sont contre est encore plus inepte. »…

Le mot de la fin d’un agriculteur de la région, Jean-Pierre Simon, preuve que la lutte contre Cigeo n’est pas l’apanage de vulgaires « zadistes » hors-sol qui cherchent un os à ronger pour assouvir leur soif anticapitaliste. C’est son matériel agricole qui a été « saisi » après la contre-attaque des gendarmes qui ont repris le bois Lejuc.

Il parle de « rouleau compresseur » et de « chape de plomb » pour décrire les méthodes de l’Andra. « Il est très difficile de résister à l’annexion des consciences, quel que soit sa taille, son statut, son activité dans le secteur. Sans l’occupation du bois, il était difficile de contester les méthodes utilisées, il faut maintenant les montrer et les combattre avec les moyens juridiques dont on dispose. »

https://reflets.info/dechets-nucleaires-investir-coloniser-enfouir/

L’AIR QUE NOUS RESPIRONS À CHAQUE INSTANT PARTOUT SUR LA PLANÈTE EST LOURD DE PLUTONIUM.

explosionEn « omettant » de comptabiliser la masse non consommée de plutonium 239 d’environ 50 tonnes qui, via le rendement de fission des engins, se déduit pourtant implacablement du ratio Cs137/Sr90 des retombées mondiales, les inventaires de l’UNSCEAR qui passent pour la référence universelle en terme de fallout (NDLR : retombées) subi par notre planète à la suite des essais atmosphériques de fission, effacent 18,97% de la radioactivité globale longévive (NDLR : à longue vie) émise lors explosions atmosphériques de fission et occultent du même coup 99,82% de la radiotoxicité par inhalation diffusée et encore et pour toujours en circulation aérienne vu la taille nanométrique des particules. En réalité, chacun a souffert dans le passé et souffre maintenant à cause de la contamination résiduelle respirée 541 fois plus qu’on ne le lui dit. La mortalité radio-induite par la diffusion de particules radioactives respirables qui flottent indéfiniment dans l’atmosphère est pour cela beaucoup plus massive qu’on ne le raconte. A l’heure actuelle les émetteurs alpha issus des essais atomiques de fissions représentent en effet 18,97% de la radioactivité résiduelle, soit 6,2 millions de Curie sur un total rémanent de 32,9 millions de Curie, mais bien 99,8% de la radiotoxicité par inhalation, soit 10,34 mille milliards de Sievert -1,03E13 Sv- selon les facteurs de dose de l’ICRP. 90%, au moins, de cette radiotoxicité circule encore dans l’atmosphère éparpillée en particules fines respirables. Ces conseillers des princes tuent les princes, les peuples et eux-mêmes. 

http://aipri.blogspot.fr/

NDLR : AIPRI = Association Internationale pour la Protection contre les Rayons Ionisants. L’AIPRI a pour but la divulgation scientifique dans le domaine de la physique nucléaire et des dangers radiologiques de la contamination interne.

LE MOUVEMENT DE LA PAIX SOLIDAIRE DES PACIFISTES ANGLAIS QUI LUTTENT CONTRE LE RENOUVELLEMENT DES SOUS-MARINS NUCLÉAIRES TRIDENT

Mvt de la PaixParis, le 13 juillet 2016 : le message :

Chers amis de la CND, nous savons que le 18 juillet, la chambre des communes doit débattre et voter sur le principe d’un renouvellement complet du système d’armes nucléaires Trident.

Nous savons que vous êtes dans l’action contre ce projet en organisant des actions locales et des manifestations.

Nous faisons face à la même problématique en France puisque l’actuel ministre socialiste de la défense souhaite une augmentation de 40 % des dépenses consacrées en France aux armes nucléaires pour commencer les études nécessaires au renouvellement de la flotte de sous-marins nucléaires français (Sous-marin nucléaire lanceur d’engins, SNLE). Sarkozy demande que cette augmentation soit de 60%.

Aussi, nous souhaitons vous faire part de notre totale solidarité dans ce combat commun contre « la modernisation » des armes nucléaires et pour un monde sans armes nucléaires.

Signé : Le Mouvement de la Paix

http://www.mvtpaix.org/wordpress/le-mouvement-de-la-paix-solidaire-des-pacifistes-anglais-qui-luttent-contre-le-renouvellement-des-sous-marins-nucleaires-trident/

 

 

PETITE HISTOIRE DES NAVIRES À PROPULSION NUCLÉAIRE

sous-marinLa marine russe planche sur la construction de nouveaux navires à propulsion nucléaire. Retour sur les plus grandes avancées russes et américaines en la matière.

Si l’on met de côté les sous-marins, auxquels les réacteurs nucléaires ont apporté des capacités tactiques et opérationnelles complètement nouvelles, le premier navire à propulsion nucléaire était civil — et russe: en 1959, Moscou mettait à l’eau le brise-glace soviétique Lénine. Les Américains ont fait de même en 1964 avec le navire de commerce Savannah, et l’Allemagne la même année avec Otto Hahn. Les Japonais ont mis 25 ans à construire le Mutsu, mis en service en 1990 mais retiré en 1995 sans jamais avoir été utilisé à des fins commerciales. A la même époque (en 1988), l’URSS finissait de construire en Crimée le cargo brise-glace Sevmorput.

Le développement des navires de guerre à propulsion nucléaire a commencé des deux côtés de l’océan pratiquement en même temps, autour de 1955-1956.

Les amiraux américains pensaient à l’époque en catégories d’unités de navires nucléaires des principales classes, ce qui a conduit à la construction des navires lance-missiles USS Long Beach — les premiers navires de guerre à propulsion nucléaire dans le monde, devançant d’un mois et demi l’USS Enterprise — et de l’USS Bainbridge en 1962.

La classification des navires lance-missiles dans les termes du début du XXe siècle avait peu de sens. Au final, les unités construites en tant que frégates ou destroyers se transformaient tout de même en croiseurs. Le trio formait ce qu’on appelle l’unité Task Force 1, qui a fait le tour du monde en 1964.

Le projet de navire de guerre à propulsion nucléaire en URSS a été lancé en même temps qu’aux USA — pas plus tard qu’en 1956. Il s’agit probablement du projet naval le plus pénible de l’histoire de la marine russe: au final, la construction du croiseur nucléaire lourd Kirov (projet 1144 Orlan) n’a commencé qu’en 1973.

Il a permis de livrer à la flotte quatre navires entre 1980 et 1998, dont l’exploitation a été confrontée à plusieurs problèmes, notamment le manque de préparation du système de stationnement qui réduisait leur ressource. Aujourd’hui, seul le Pierre le Grand est opérationnel. L’Amiral Nakhimov est en cours de modernisation, le vaisseau amiral Kirov (aujourd’hui Amiral Ouchakov) n’a pas été en mer depuis 1992 à cause de son état accidenté et se prépare au recyclage, tandis que le sort de l’Amiral Lazarev reste en suspens.

https://fr.sputniknews.com/presse/201607131026647057-navires-nucleaire-russie/

NUCLÉAIRE FRANÇAIS ET CATTENOM : L’ENQUÊTE QUI DÉRANGE

CattenomPour éviter un accident nucléaire majeur, toutes les centrales nucléaires françaises disposent de groupes électrogènes de secours. Mais ceux-ci seraient dans un état «dégradé», voire «inacceptable», a révélé le Journal de l’énergie, grâce à des lanceurs d’alertes. À Cattenom, le directeur déplore cette polémique. Explications.

« On a mis sur la place publique qu’un des éléments les plus importants pour la sûreté nucléaire des réacteurs était mal entretenu. Et ça, EDF aura du mal à le contester », nous explique Martin Leers. Ce qui rend ce journaliste français si confiant, ce sont plusieurs documents internes provenant du géant français de l’électricité EDF.

En mars dernier, il a publié une enquête dans le Journal de l’énergie, un média français en ligne indépendant, qui pointe un élément crucial de sécurité : les diesels de secours. Présents dans toutes les centrales nucléaires françaises, ces immenses moteurs doivent, en cas de coupure du réseau électrique national, fournir aussitôt l’électricité vitale au refroidissement du cœur nucléaire et du combustible radioactif, et pour plusieurs jours, voire semaines. Sans refroidissement, le combustible fond en quelques heures, et la radioactivité devient incontrôlable : c’est l’accident nucléaire majeur, que redoute le proche Luxembourg (situé à 10 km de la centrale).

État «dégradé», voire «inacceptable»

Bref, ces moteurs doivent impérativement tourner rond! Or, révèle l’enquête, le contrôle technique est loin d’être vierge : «Aucun bilan effectué sur les diesels de secours en 2014 des réacteurs français n’est classé en « état correct ».» Ces systèmes de secours sont tous classés : «état à surveiller», «état dégradé» et «état inacceptable», écrit Le Journal de l’énergie.

Il cite aussi pas moins de 600  anomalies «actives» signalées sur ces diesels en mai 2014, et 458 en mars 2015, et donne l’exemple de «nombreux suintements ou fuites d’huile, d’air ou de carburant sur les circuits auxiliaires des groupes électrogènes (qui) dégradent la fiabilité d’ensemble». Et dans la majorité des cas, ces anomalies ont «pour origine une erreur humaine».

La centrale de Cattenom n’est pas épargnée : ses diesels sont soit «à surveiller», soit pour la plupart «dégradés». « Dans nos documents, on voit que Cattenom est loin d’être exemplaire. On s’est même aperçu qu’il y avait eu des oublis et qu’ils n’ont parfois pas été contrôlés. »

Certes, EDF a également prévu des groupes électrogènes d’«ultime secours», chargés de pallier un défaut des diesels. Mais pour ces «secours des secours», pas de bol, un bilan d’EDF en 2014 les classe aussi dans un état «à surveiller» (48,7  %), ou «dégradé» (40,5  %), affirme le journal.

Donc, « est-ce que tout va bien, ou bien est-ce qu’EDF a fait des économies sur la sécurité de son matériel et sur la maintenance? J’ai demandé à un ingénieur américain, car la méthodologie de ces documents est américaine, si ces bilans révélaient quelque chose de grave. Et il m’a dit que si vous avez une voiture avec plusieurs voyants allumés, c’est qu’il y a un souci. Il y a un problème, et il est bien réel. »

D’ailleurs, « les documents ont intéressé particulièrement les autorités de sécurité en France, notamment l’IRSN (l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), ainsi que l’Autorité de sûreté nucléaire qui, à la suite de notre publication, a quand même dit qu’EDF devait progresser dans la maintenance du matériel ».

«Il y a une omerta sur le nucléaire»

La suite sur :

http://www.lequotidien.lu/grande-region/nucleaire-francais-et-cattenom-la-fuite-qui-derange-dossier/

JAPON: LA JUSTICE REFUSE LA RELANCE DE 2 RÉACTEURS NUCLÉAIRES À TAKAHAMA

TakamaLa justice japonaise a maintenu mardi l’ordre de fermeture de deux réacteurs de la centrale nucléaire de Takahama, dans l’ouest du Japon, rapporte l’agence de presse Kyodo.

Le jugement sur cette centrale exploitée par Kansai Electric Power était largement attendu.

L’exploitant avait fait appel de la décision rendue le 9 mars par le tribunal de district d’Otsu, qui avait ordonné la fermeture des unités 3 et 4 de la centrale de Takahama, avec effet immédiat, pour des raisons touchant à la sûreté. C’était la première fois qu’un tribunal ordonnait l’arrêt d’une centrale en activité.

On s’attend à ce que Kansai Electric Power fasse appel de la dernière décision en date, rendue par un tribunal d’Osaka. (Osamu Tsukimori; Eric Faye pour le service français)

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N19Y0ZY

LA STRATÉGIE MILITAIRE DES ÉTATS-UNIS POURRAIT GÉNÉRER UN CONFLIT NUCLÉAIRE

OTANLe ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a critiqué «les solutions militaires» de l’OTAN. Pourquoi ses membres eux-mêmes se mettent à blâmer l’Alliance ? Le journaliste John Walsh cherche une explication…

 «Nous ne devrions surtout pas aggraver la situation en envoyant des troupes… Quiconque croit qu’une parade symbolique de chars sur la frontière Est de l’alliance va garantir notre sécurité se trompe… Nous serions bien avisés de ne créer de prétextes pour renouveler une vieille confrontation. [Cela serait] fatal de ne rechercher que des solutions militaires et une politique de dissuasion», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, au sujet des récents exercices militaires de l’OTAN en Pologne et dans les pays baltes.

Sous le prétexte de l’«endiguement», les États-Unis progressent continuellement dans leur nouvelle guerre froide avec la Russie et la Chine

Ses craintes ne devraient pas être ignorées puisque ce sont celles d’un homme qui occupe un poste lui permettant de savoir ce que préparent les États-Unis. Ses paroles reflètent les craintes de plus en plus de gens à travers l’Eurasie, de la France au Japon…

C’est une guerre froide qui ne cesse de s’intensifier, avec des guerres par procuration qui font rage dans l’Est de l’Ukraine et en Syrie et avec des confrontations en Mer de Chine méridionale. Il est de plus en plus probable que ces points sous haute tension vont s’embraser et déboucher sur un conflit militaire ouvert.

Les sanctions sont un coup pour la Russie et pour le reste de l’Europe. Les États-Unis n’en subissent pas les conséquences

En Occident, ce conflit commencera en Europe de l’Est et en Russie, mais il ne s’arrêtera pas là. Tous les pays européens membres de l’OTAN se retrouveront sur la ligne de front. En Orient, le conflit aura lieu dans l’Ouest de l’océan pacifique, sur les côtes chinoises et sur les péninsules et les îles de la région, y compris le Japon, les Philippines et l’Indochine.

Dans tous les cas, les États-Unis seront séparés du front par un océan, «menant à distance» comme dirait Barack Obama, ou impliqués dans un «équilibre extraterritorial» selon certains «experts» en politique étrangère.

Peu importe quels seront les «vainqueurs» – toute l’Eurasie, de la France au Japon – sera dévastée. Peu importe le résultat, les États-Unis pourraient s’en sortir indemnes et dans ce sens «gagner» alors que toutes les nations eurasiennes seraient perdantes. Cela serait une Seconde Guerre mondiale, redux. (NDLR : de retour)

On peut deviner ce que cela signifie dans le cas d’un conflit économique en regardant l’actuelle petite guerre économique menée contre la Russie sous la forme de sanctions. Ces sanctions sont un coup pour la Russie et pour le reste de l’Europe. Les États-Unis n’en subissent pas les conséquences.

Le but de l’élite de la politique étrangère américaine serait clairement de faire «perdre» la Russie et la Chine

Il en irait de même pour un conflit militaire. Vous voulez savoir à quoi cela pourrait ressembler ? Regardez l’Est de l’Ukraine ! Toute l’Eurasie pourrait ressembler à cette pauvre nation dans le cas d’un conflit militaire impliquant les États-Unis et leurs alliés contre la Russie et la Chine. Que l’Eurasie soit prévenue !

Le but de l’élite de la politique étrangère américaine serait clairement de faire «perdre» la Russie et la Chine, mais même si elles «gagnaient», elles seraient très affaiblies, laissant ainsi la place de plus grande puissance économique et militaire du monde aux États-Unis, comme ce fut le cas en 1945…

John V. Walsh, pour RT.

Lire absolument la suite sur :

https://francais.rt.com/opinions/23606-strategie-etats-unis-nucleaire

LA RUSSIE PROPOSE À L’INDE LE PORTE-AVIONS NUCLÉAIRE STORM

porte-avionsLa Russie a proposé à l’inde d’acheter un modèle de porte-avions nucléaire

« Le porte-avions du projet 23000E est multifonctionnel, capable d’accomplir des opérations militaires sur les territoires lointains et océaniques, ainsi que de frapper les cibles au sol, sur mer et dans les airs, de protéger les troupes« , a déclaré un représentant de la marine indienne.

La proposition d’achat a été présentée la semaine dernière par une délégation russe en visite en Inde, signale Defense News.

L’Inde louera un deuxième sous-marin nucléaire russe.

Le porte-avions a été mis en place par le centre de recherche de Krylov. Les caractéristiques techniques du bâtiment sont d’un très haut niveau: long de 330 mètres de longueur et large de 40, le navire assure un déplacement allant jusqu’à 100.000 tonnes en pleine charge et peut atteindre la vitesse de 30 nœuds. 5.000 membres d’équipage et 90 avions et hélicoptères peuvent être accueillis à son bord.

Dans le même temps, l’Inde projette de bâtir son propre porte-avions nucléaire INS Vishal d’une longueur de 300 mètres pour 70 mètres de large et assurant un déplacement de 65.000 tonnes.

https://fr.sputniknews.com/defense/201607121026594793-russie-inde-porte-avions/

FUKUSHIMA : LA PLAINTE CONTRE LES FABRICANTS DES RÉACTEURS A ÉTÉ REJETÉE

plainte fukushimaUn tribunal japonais a rejeté mercredi une plainte en nom collectif déposée contre les fabricants des réacteurs nucléaires de la centrale Fukushima daiichi dévastée par le tsunami de mars 2011…

Le conglomérat américain General Electric et les Japonais Toshiba et Hitachi, qui ont fabriqué successivement les six réacteurs du site nucléaire du nord-est du Japon, étaient visés par un recours de quelque 3 800 plaignants de 32 pays (dont les États-Unis, l’Allemagne et la Corée du Sud) réclamant une indemnité symbolique pour marquer une responsabilité juridique de ces industriels dans le drame.

Selon le principal avocat des plaignants, Akihiro Shima, il s’agit de la première action en justice intentée contre ces groupes dans le cadre de la catastrophe de Fukushima qui a chassé de chez eux quelque 160 000 habitants, dont la plupart n’ont pas pu revenir.

Les réacteurs de Fukushima, dont les premiers avaient près de quarante ans au moment du sinistre, n’étaient pas adaptés aux possibles risques, estiment les plaignants, ce qui a aggravé les dégâts le 11 mars. Selon la loi japonaise, les fournisseurs de réacteurs nucléaires sont généralement exempts de dommages et intérêts en cas d’accident. « Nous savions qu’il serait difficile de gagner dans le contexte du système juridique japonais actuel mais il n’est de toute évidence pas bon que les fabricants de centrales nucléaires n’aient pas à porter la responsabilité d’un accident », a déclaré à l’AFP un des plaignants Masao Imaizumi, 73 ans. « Si on leur épargne toute responsabilité, cela pourrait conduire à négliger la qualité des équipements », a-t-il poursuivi, précisant que les plaignants feraient appel.

Une plainte déposée en janvier 2014

« Notre compagnie considère qu’il s’agit là d’une décision juste rendue par le tribunal », a déclaré pour sa part Toshiba dans un communiqué…

 D’autres recours émanant de citoyens japonais visent notamment les ex-dirigeants de Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur de la centrale dont quatre des six réacteurs ont été sérieusement endommagés par le tsunami et ont provoqué des rejets massifs d’éléments radioactifs dans l’atmosphère. 

http://www.ouest-france.fr/environnement/nucleaire/fukushima-plainte-rejetee-contre-les-fabricants-des-reacteurs-4364906

LA CONSTRUCTION DE DEUX RÉACTEURS EPR EN ANGLETERRE PAR EDF POURRAIT COÛTER PLUS DE DEUX FOIS LE COÛT BUDGÉTÉ.

EPR HINKLEY POINTLes grandes manœuvres sont lancées autour du projet très controversé de construction par EDF de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, dans le sud de l’Angleterre. Après une réunion confidentielle lundi à l’Élysée, c’est au tour du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron — qui soutient ouvertement le projet —, d’inviter lundi 18 juillet les fédérations de l’énergie et de la métallurgie. Les syndicats CGT, CFE-CGC et FO demandent depuis plusieurs mois le report des travaux. Estimé officiellement à 18 Mds£, soit 21,7 Mds€ au cours actuel, Hinkley Point pourrait coûter bien plus cher, 44,5 Mds€ selon nos informations.

Une direction divisée

Plusieurs membres de la direction d’EDF, que nous avons rencontrés, font état de profonds désaccords jusque dans l’entourage du PDG, Jean-Bernard Lévy. « Nous craignons que Hinkley Point — dans lequel EDF a déjà dépensé plus de 3 Mds€ — ne mette sérieusement en danger les finances du groupe et avec elle les 158 200 salariés qui y travaillent, témoigne l’un de ces cadres dirigeants. Depuis l’année dernière, il a en effet été décidé que le projet serait entièrement financé sur les fonds propres de l’entreprise. Le risque est gigantesque. » Une situation qui a poussé le directeur financier Thomas Piquemal à démissionner en mars, qualifiant le chantier de « suicidaire ». L’investissement est jugé d’autant plus risqué que le groupe est plombé par une dette abyssale, officiellement de 37,5 Mds€. Mais, par le truchement d’opérations comptables, et surtout par la présence de dette hybride, elle serait en réalité plus près de 70 Mds€ !

Un coût sous-évalué

En mai, la très sérieuse Autorité des marchés financiers (AMF) a tapé du poing sur la table en sommant EDF de revoir ses estimations à la hausse. Lors de l’assemblée générale des actionnaires le 12 mai, le patron de l’électricien Jean-Bernard Lévy a donc dû démontrer la capacité d’EDF de financer, si besoin était, le projet à hauteur de 20,7 Mds£ (24,7 Mds€ au cours actuel). « C’est encore largement insuffisant, alerte un cadre de la direction financière d’EDF. En réalité, ce n’est pas entre 20 et 25 Mds€ que ce projet pourrait coûter, mais plutôt 40 à 50 Mds€, soit presque le double ! »

Des investissements onéreux

Au moment du lancement du projet Hinkley Point en 2008, EDF achète British Energy, propriétaire du parc nucléaire en Grande-Bretagne. Soit seize réacteurs répartis sur huit sites. Montant : 12,5 milliards de livres (15,7 Mds€), largement surpayé selon les analystes. En effet, pas moins de sept sites sont dotés de réacteurs de type AGR (graphite gaz), une technologie dépassée et vouée à disparaître. Alors pourquoi un tel prix ? « Pour mettre la main sur des sites susceptibles d’accueillir les EPR à venir », justifient alors les dirigeants d’EDF. En omettant que les terrains du futur projet de Hinkley Point étaient déjà achetés. Le montant du surcoût de British Energy, 5,75 Mds£ (7,2 Mds€), a même été publié dans le document de référence d’EDF de 2010.

Un planning intenable

Le béton nucléaire du premier réacteur de Hinkley Point doit commencer à être coulé en juin 2019. Pour une mise en service prévue en décembre 2025. Soit 78 mois (six ans et demi) de chantier. Idem pour le second réacteur avec une mise en service prévue en juin 2026. « De tels délais sur une technologie qui n’est pas encore développée, c’est complètement illusoire », précise un cadre travaillant pour le Septen (Service études et projets thermiques et nucléaires), Et cet expert de comparer avec les quatre autres EPR en construction. « Que ce soit celui d’Olkiluoto en Finlande, les deux de Taishan en Chine, ou celui de Flamanville dans la Manche (lire ci-dessus), aucun ne sera achevé en moins de dix ans, minimum ! » Hors frais financiers (20 % du budget global), le coût de Hinkley Point est estimé à 2,9 Mds€ par an. Quatre ans de retard représenteraient un dépassement de 11,6 Mds€.

Ventes à perte

Pour trouver au plus vite de nouvelles sources de financement, EDF prévoit de vendre pour 10 Mds€ d’actifs d’ici 2020 : des centrales gaz et charbon notamment en Pologne, des réseaux et des contrats de gaz en Italie, et surtout la moitié de RTE, la filiale chargée du transport de l’électricité en France, hautement stratégique. « Le groupe va perdre 4 Mds€ en vendant à un moment où le marché est au plus bas », s’insurge ce cadre de la direction financière. Autre piste envisagée, selon nos informations, EDF étudierait la possibilité de faire monter la part des partenaires chinois de CGN (China general nuclear) de 33 % à 49 % dans le tour de table de Hinkley Point.

Avec le Brexit, rien ne change officiellement, mais…

Theresa May, qui va remplacer David Cameron au poste de Premier ministre, a déjà fait part hier de son souhait de faire baisser le prix de l’électricité. Ce qui revient indirectement à remettre en cause le contrat passé avec EDF, qui prévoit de vendre la future production des deux EPR à 92,5  £ (119 €) le mégawattheure. La bataille de Hinkley Point est donc loin d’être terminée.

http://www.leparisien.fr/economie/hinkley-point-attention-danger-13-07-2016-5963059.php

BUGEY : PRÉSENCE DE CORPS ÉTRANGERS DANS LE SYSTÈME D’ASPERSION DE L’ENCEINTE DE CONFINEMENT DU RÉACTEUR 3

BUGEYLe 7 juillet 2016, EDF a déclaré à l’ASN un événement significatif  pour la sûreté relatif à la présence de corps étrangers dans une tuyauterie du circuit d’aspersion de l’enceinte de confinement du réacteur 3 de la centrale nucléaire du Bugey.

Le circuit d’aspersion de l’enceinte de confinement pulvérise, en cas d’accident grave, de l’eau contenant de la soude dans l’enceinte de confinement du réacteur. Son objectif est de conserver l’intégrité de l’enceinte du réacteur, en diminuant la pression et la température à l’intérieur et de piéger l’iode radioactif présent sous forme gazeuse. Ce système de sauvegarde est composé de deux voies indépendantes, chacune de ces voies pouvant assurer seule sa fonction.

Le réacteur n° 3 de la centrale du Bugey est à l’arrêt depuis le 2 juin 2016 pour maintenance programmée et renouvellement d’une partie du combustible.

Dans le cadre de ces activités de maintenance, EDF a réalisé des contrôles de propreté par des examens télévisuels dans les tuyauteries du circuit d’aspersion de l’enceinte de confinement pour vérifier l’absence de corps étranger susceptible de boucher les tuyauteries, et donc de remettre en cause bon fonctionnement de l’aspersion de l’enceinte de confinement en cas d’accident.

Lors de ces contrôles, le 5 juillet 2016, EDF a mis en évidence la présence d’un corps étranger obstruant la tuyauterie. Ce corps étranger a été retiré le 7 juillet 2016 : il s’agissait en réalité de deux disques de meuleuse et d’un joint amalgamés entre eux.

En raison de sa taille, EDF a considéré que cet amalgame était susceptible de rendre totalement indisponible l’une des deux voies indépendantes du circuit d’aspersion en cas de sollicitation.

EDF poursuit actuellement les recherches pour déterminer l’origine et la date d’introduction de ces éléments dans le circuit d’aspersion de l’enceinte.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur le personnel ni sur l’environnement de l’installation.

Toutefois, en raison de l’indisponibilité potentielle d’une voie du circuit d’aspersion de l’enceinte, EDF a classé cet évènement au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires INES.

http://www.asn.fr/Controler/Actualites-du-controle/Avis-d-incident-des-installations-nucleaires/Presence-de-corps-etrangers-dans-le-systeme-d-aspersion-de-l-enceinte-de-confinement-du-reacteur-3

COOPÉRATION ENTRE LA FRANCE ET L’IRAN SUR UN PROJET DE NUCLÉAIRE CIVIL

IRANL’Iran et la France vont coopérer ensemble au projet international ITER, un réacteur de recherche civil à fusion nucléaire, a déclaré le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique cité mardi par des médias iraniens.

Un an après l’accord de Vienne. « Des responsables iraniens sont parvenus à un accord général avec la partie française pour une coopération conjointe sur le mégaprojet international de fusion nucléaire connu sous le nom d’ITER », a déclaré le porte-parole, Behrouz Kamalvandi, cité par les agences de presse Mehr et Fars. L’annonce de cette coopération dans le domaine du nucléaire civil, intervient un an après la conclusion à Vienne d’un accord international entre l’Iran et les grandes puissances. Cet accord a permis une levée d’une partie des sanctions internationales contre Téhéran en échange d’une limitation de son programme nucléaire à un usage civil.

Selon les agences Mehr et Fars, une délégation conduite par Ali Akbar Salehi, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, s’est rendue le 30 juin et le 1er juillet dans le sud de la France, sur le site de recherche du projet ITER. Ali Akbar Salehi a été l’un des principaux négociateurs de l’accord sur le nucléaire avec les Grandes puissances (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne). Interrogé à Paris sur cette coopération franco-iranienne, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a répondu que « la France soutient la mise en œuvre entière et rigoureuse de l’accord conclu le 14 juillet 2015 à Vienne. Cet accord permet le développement de la coopération nucléaire civile avec l’Iran« …

http://www.europe1.fr/international/cooperation-entre-la-france-et-liran-sur-un-projet-de-nucleaire-civil-2797909

COMMENT VIVENT À PRÉSENT LES HABITANTS DE FUKUSHIMA

FukuTexte de de Hori Yasuo du 3 juillet 2016 traduit de l’espéranto par Paul SIGNORET et Ginette MARTIN.

Le gouvernement oblige les réfugiés à revenir dans leur foyer. 

À la date du 8 février, parmi les habitants de Fukushima réfugiés hors de chez eux, 65 453 avaient trouvé refuge dans le département de Fukushima et 43 270 dans d’autres départements. Au cours des cinq dernières années, on a dénombré 2 016 décès consécutifs, soit davantage que le nombre de victimes du tsunami: 1604. 

Suite tableau

Le gouvernement et le département de Fukushima ont nettoyé le sol. Grâce à cette dépollution et à la diminution naturelle des radiations, environ 90% des dosimètres installés indiquent une radioactivité inférieure à la norme maximale tolérée, soit 0,23 microsieverts. S’appuyant sur ce constat, le gouvernement fait revenir les anciens habitants dans leur foyer. En septembre dernier, il a déclaré que la ville de Nahara était redevenue « habitable », puis, en juin 2016, à son tour la ville de Kutsurao l’est redevenue. Et d’ici à la fin mars 2017, toutes les villes des « zones non habitables » redeviendront « habitables » et sur les 70 000 réfugiés, 46 000 pourront revenir loger dans leur ancien foyer. Au prétexte que ces villes sont ou seront « habitables », le gouvernement a l’intention de ne plus verser l’indemnité compensatrice aux réfugiés et le département de Fukushima cessera de fournir aux réfugiés « volontaires » un logement gratuit. Revenir ou pas? Dans les deux cas c’est l’enfer.

La ville de Nahara a été déclarée « habitable » en septembre dernier, mais seulement 460 (soit 6%) des 8 000 habitants sont revenus chez eux. 70%  d’entre eux sont des personnes âgées de plus de soixante ans. Les jeunes couples avec enfants ne veulent pas revenir, redoutant l’influence néfaste de la radioactivité sur leurs enfants.  En outre, beaucoup ont déjà trouvé un nouvel emploi et leurs enfants, qui se sont habitués à leur nouvelle école, ne souhaitent pas en changer. La municipalité a pour objectif le retour, l’an prochain, de 50% des anciens habitants, en se fondant sur un sondage qui révèle que la moitié des personnes enquêtées désirent revenir.

 L’un des habitants, revenu habiter chez lui, se plaint en ces termes: “Avant la catastrophe, je pouvais vivre avec ma petite pension de retraite, parce que je cultivais moi-même un champ et que je produisais du riz et des légumes, or maintenant, à cause de la radioactivité, je ne peux plus rien récolter et je dois tout acheter. Sans subvention, je ne peux plus vivre.” Dans ces villes, beaucoup de maisons sont déjà pourries et inhabitables. Les hôpitaux, les magasins font défaut et, ce qui est pire, les voisins aussi font défaut. Dans de telles conditions, nombreux sont ceux qui ne peuvent revenir. Et pour ceux qui le peuvent, la vie, ici, n’est pas du tout satisfaisante…

http://www.fukushima-blog.com/

20 DÉPUTÉS SUR LA TRENTAINE PRÉSENTS VOTENT L’ENGAGEMENT DU SITE CIGÉO DE DÉCHETS NUCLÉAIRES

députésEntre finale de l’Euro et fête nationale, l’Assemblée nationale a adopté sans réelle discussion le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires. Le baroud d’honneur des quelques députés écologistes n’a pu entamer le mur de l’accord de tous les autres partis.

À 20 h précises lundi 11 juillet, le projet de Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires s’est inscrit dans la loi : les députés ont voté la proposition de loi écrite par le Sénat, deux mois plus tôt. Adopté « conforme », selon le jargon législatif, c’est-à-dire dans les mêmes termes et sans aucune modification, le texte est ainsi définitivement entériné. Il définit « les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue ».

Le résultat ne faisait guère de doute après le vote à la quasi-unanimité de la Commission développement durable de l’Assemblée nationale, le mercredi 29 juin. Mais la méthode reste déconcertante : seule une vingtaine de députés – 25 tout au plus – était présente lors des discussions lundi après-midi. Quant à la ministre concernée par le dossier, Ségolène Royal, elle était absente, remplacée par André Vallini, secrétaire d’État chargé du… Développement et de la Francophonie. Mme Royal avait plus important à faire : se faire voir avec les footballeurs de l’équipe de France !…

L’histoire retiendra que c’est dans la plus grande discrétion, un soir de juillet, que le projet Cigéo s’est vu conforter par une vingtaine de députés. Qui n’ont pas assumé publiquement leur vote, qui ne s’est pas fait sous scrutin public : le compte-rendu ne fera pas motion du nombre de votants, ni de leur nom… La procédure imposant la publication des noms des votants « n’est obligatoire que pour quelques textes importants qui demandent des quorums. Pour le reste, il faut la demander. En l’occurrence, aucun groupe politique ne l’a fait… », indique François De Rugy, président de la séance. Tout un symbole.

https://reporterre.net/20-deputes-votent-l-engagement-du-site-Cigeo-de-dechets-nucleaires

NDLR : et on s’étonne que les Français se détournent des élections !

« LA VIE OU L’OUBLI », UNE BD EN LIGNE

BDJean-Jacques Kissling (photographe) nous propose une très agréable bande dessinée : « La vie ou l’oubli », réalisée pour le jubilé des 30 ans de la catastrophe de Tchernobyl. Vous trouverez la version internet (gratuite) sur le site : http://www.jjkphoto.ch/bande%20dessinee%20tchernobyl.htm  mais l’édition papier est plus jolie, vous  pouvez la commander directement à l’auteur ou la trouver en librairie.

Renseignements : TEL ( +41) 079 21 353 81

Introduction :

Face à moi la bête endormie. Le monstre est endigué dans son cénotaphe monumental, le tombeau de béton est serti de poutrelles rouillées, d’épaisses fumerolles laiteuses courent le long des flancs du mausolée. Un colossal rostre tubulaire émerge du sommet, à contre-jour dans le ciel gris les passerelles qui l’entourent, se font dentelles de coton noir.  Ces quelques centaines de m3 de béton, qui me cachent la vue focalisent les regards du monde entier, alors que la vérité commence derrière moi à quelques centaines de mètres. C’est la cité Pripyat, ville témoin de l’industrie nucléaire, victime collatérale d’une réaction en chaîne non contrôlée.

Un mot sur la ville Pripyat, elle a été construite en 1970 en même temps que la centrale nucléaire de Tchernobyl

Vous pouvez également consulter une base d’images sur le développement durable sur le site : http://www.jjkphoto.ch/la_terre_vue_d_en_bas.htm

SÉGOLÈNE ROYAL QUITTE LE DÉBAT PARLEMENTAIRE SUR CIGÉO POUR PRENDRE DES PHOTOS AVEC LES BLEUS !

SégolèneJE PEUX PAS, Y’A LES BLEUS- Scène cocasse à l’Assemblée nationale, ce lundi 11 juillet. Durant l’examen d’une proposition de loi sur l’enfouissement des déchets nucléaires, devant permettre l’installation d’un cimetière radioactif à Bure (Meuse), la position du gouvernement est défendue par…. le secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie, André Vallini. Lequel n’a jamais étudié de près ou de loin ces questions dans le cadre de ses fonctions actuelles.

Le gouvernement compte pourtant bien un ministère dévolu aux questions nucléaires, celui de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, incarné par Ségolène Royal. Mais où est donc passé la ministre, ce 11 juillet ? Malade ?

La présidente des députés écologistes Cécile Duflot, sans doute inquiète, se fend d’une interpellation sur Twitter :

Chère Ségolène Royal, pourquoi le secrétaire d’État à la Francophonie vous remplace-t-il au débat enfouissement déchets nucléaires ?

Finalement, Twitter nous apprend quelques minutes plus tard que la ministre va très bien. Sur son compte personnel, on retrouve une Ségolène Royal tout sourire dans les jardins de l’Élysée. Sur plusieurs photos, la ministre est flanquée de joueurs de l’équipe de France de football, pour lesquels une petite réception a été organisée, malgré leur défaite en finale de l’Euro.

On dénombre une photo avec le meilleur joueur de l’Euro Antoine Griezmann, une autre avec Paul Pogba et Blaise Matuidi et un dernier cliché avec le défenseur prometteur Samuel Umtiti. En moins de 140 signes, Ségolène Royal chante les louanges des finalistes de l’Euro 2016 :

Merci à cette belle et grande équipe pour avoir fait vibrer tout un pays.

Ce sens des priorités agace *un poil* Cécile Duflot…La candidate putative à l’élection présidentielle de 2017 change ensuite de ton et critique vertement – sans citer directement la ministre- la qualité des débats à l’Assemblée :

Mascarade que ce débat sur l’enfouissement faussement réversible des déchets nucléaires. Triste pour la démocratie et pour l’avenir.

Finalement, la proposition de loi a été adoptée ce lundi à 19h59, en reprenant toutes les demandes du gouvernement. Comme quoi, le remplaçant André Vallini sait lui aussi être efficace…

http://lelab.europe1.fr/segolene-royal-sabsente-dun-debat-parlementaire-sur-le-nucleaire-pour-prendre-des-photos-avec-les-bleus-2797333

L’ASN MET EN DEMEURE LE CEA DE CORRIGER DES LACUNES PERSISTANTES À CADARACHE

CadaracheL’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mis en demeure le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de prendre des « actions correctives », après avoir constaté des lacunes et dysfonctionnements persistants dans une station de traitements des déchets radioactifs à Cadarache.

Le CEA doit mettre en conformité avec les textes réglementaires cette installation de son centre de recherches sur les énergies, le plus important d’Europe, « au plus tard le 7 janvier 2017 », annonce l’ASN dans un communiqué publié.

« Une première évaluation des actions correctives qui seront réalisées fin 2016 devra être transmise début 2017 », poursuit l’autorité indépendante, soulignant que si le CEA ne respectait pas la mise en demeure, il s’exposerait à des « sanctions administratives et pénales ».

« Retards et dysfonctionnements » depuis 2014

Cette mise en demeure fait suite à plusieurs inspections, depuis 2014, au cours desquelles « de nombreux retards et dysfonctionnements » ont été constatés, précise l’ASN. En cause, l’entreposage des déchets, la gestion des matières combustibles ou encore les plans d’intervention des pompiers.

Des « écarts » par rapport aux normes ont été déplorés dans les installations nucléaires de base « 37-A » et « 37-B », qui traitent des déchets radioactifs avant leur stockage, et « ont duré dans le temps », a précisé un porte-parole. « Cette mise en demeure est un rappel à la loi avant (d’employer) les moyens de coercition », a-t-il ajouté.

>> A lire aussi : Un salarié contaminé à Cadarache

« Nous allons nous conformer à ce que demande l’ASN », a assuré de son côté un porte-parole du CEA, affirmant qu’il n’y avait « pas d’enjeu de sûreté » nucléaire.

« L’ASN a jugé qu’on n’allait pas assez vite » pour corriger les écarts constatés, mais « il y a une question de priorisation de l’argent consacré aux différentes installations » du site de Cadarache, a-t-il justifié.

http://www.20minutes.fr/marseille/1887311-20160711-bouches-rhone-asn-met-demeure-cea-corriger-lacunes-persistantes-cadarache

PYONGYANG ROMPT LES COMMUNICATIONS AVEC WASHINGTON

CoréePyongyang a menacé lundi de lancer une «action physique» contre un système antimissile américain qui doit être déployé en Corée du Sud et annoncé la rupture d’un des derniers canaux de communication encore existants avec Washington en raison de sanctions contre son dirigeant.

Les États-Unis ont placé la semaine dernière Kim Jong-Un sur une liste noire de personnes sanctionnées en invoquant de graves violations des droits de l’Homme, ce que Pyongyang avait assimilé à une «déclaration de guerre».

Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a informé Washington qu’il allait cesser toutes les communications avec le gouvernement américain par l’intermédiaire de la mission nord-coréenne au siège des Nations unies à New York, selon l’agence officielle KCNA.

«Nous (les avons) informés que nous allons mettre un coup d’arrêt total aux communications officielles via New York», ajoute KCNA, ajoutant que les questions bilatérales seront désormais traitées conformément au droit en temps de guerre.

Le bureau de la Corée du Nord à l’ONU servait depuis longtemps à des discussions officielles et informelles avec Washington, y compris des pourparlers qui avaient eu lieu sur l’arrêt du programme nucléaire nord-coréen.

Pyongyang a également réagi avec virulence à l’annonce par les États-Unis et la Corée du Sud du déploiement en territoire sud-coréen du bouclier antimissiles THAAD (Terminal High Altitude Area Defence), parmi les plus sophistiqués du monde.

Les deux alliés n’ont pas précisé la date ni le lieu prévu de ce déploiement, mais ont souligné qu’ils en étaient à la phase finale de la sélection.

Le système THAAD tire des missiles conçus pour intercepter et détruire des missiles balistiques alors qu’ils sont encore juste à l’extérieur de l’atmosphère ou bien qu’ils viennent d’y entrer, durant leur dernière phase de vol.

«La République populaire démocratique de Corée (nom officiel de la Corée du Nord) engagera une action physique pour contrôler entièrement le système THAAD», a annoncé l’armée du Nord.

Les forces nord-coréennes disposent «de moyens suffisants et sophistiqués de frappe offensive» et prendront «les mesures correspondantes les plus impitoyables et les plus puissantes contre les États-Unis, qui veulent déclencher une guerre en déployant le système THAAD».

Déploiement «purement défensif»

Le ministère sud-coréen de la Défense a dénoncé des «menaces ridicules». Le Nord doit «reconnaître qu’il menace la paix et la stabilité sur la péninsule et présenter ses excuses pour ses provocations», selon un porte-parole.

Depuis le quatrième essai nucléaire nord-coréen du 6 janvier, suivi le 7 février par un tir de fusée généralement considéré comme un essai de missile balistique déguisé, les tensions ne cessent de s’aggraver sur la péninsule.

Alors que les résolutions de l’ONU lui interdisent tout programme nucléaire ou balistique, la Corée du Nord progresse, selon les experts, dans ses efforts pour mettre au point un missile intercontinental (ICBM) capable de porter le feu nucléaire sur le continent américain.

Samedi, Pyongyang a annoncé avoir testé un missile balistique lancé par sous-marin, s’attirant de nouvelles critiques internationales. Le 22 juin, elle avait tiré deux missiles de moyenne portée Musudan, capable en théorie de toucher les bases américaines sur l’île de Guam, dans le Pacifique.

L’annonce du déploiement du bouclier antimissile ne fait pas l’unanimité en Corée du Sud. Les habitants des sites potentiels de déploiement ont organisé des manifestations pour protester contre le projet.

Samedi, plus de 3500 habitants du comté de Chilgok, dans le sud-est, se sont rassemblés pour dénoncer la décision, disant que la région stagnait depuis le déploiement de troupes américaines en 1960.

Ce projet a également suscité l’ire de Pékin, principal allié de la Corée du Nord, et de la Russie, qui reprochent à Washington sa volonté de montrer ses muscles dans la région et de mettre en péril la sécurité régionale.

La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a défendu un déploiement «purement défensif» destiné à protéger son territoire.

Près de 30 000 soldats américains sont déployés en Corée du Sud, héritage de la guerre de Corée (1950-1953) qui a pris fin avec un cessez-le-feu et non un traité de paix.

http://www.journaldemontreal.com/2016/07/11/pyongyang-rompt-les-communications-avec-washington

COLLOQUE SUR LES CRIMES COMMIS PAR LE COLONIALISME FRANÇAIS EN ALGÉRIE, EN PARTICULIER LE CRIME NUCLÉAIRE

Agériens essais nucléairesUn des 3 intervenants, Monsieur Hamid Baali a déclaré : “Le 13 février 1960 à 7 heures 04, explosait la bombe atomique Gerboise bleue à Reggane, dans le Sud algérien, sur une superficie de 108 000 km2 et dont les retombées s’étalaient sur un rayon de 3 000 km. D’une puissance déclarée de 600 KT, cet essai nucléaire a provoqué des milliers de victimes alors que le commandement français prétendait que cette région était inhabitée ! Cette explosion a engendré la contamination des humains, de la faune, de la flore et a vitrifié le sable et le sol de cette région ! 150 Algériens ont servi de cobayes à cette tragédie !

http://www.liberte-algerie.com/est/colloque-sur-les-crimes-commis-par-le-colonialisme-francais-en-algerie-250890

Retour sur un article de 2012 sur ce sujet :

Depuis des années, une rumeur troublante envenime la recherche de la vérité sur les essais français au Sahara. Des prisonniers algériens auraient-ils été exposés volontairement lors d’un essai aérien à Hammoudia ? En Algérie, l’accusation est récurrente, mais en France, les dénégations sont trop souvent mal formulées. Où en est-on de ce débat qui mériterait un vrai travail de recherche d’historiens ?

Tout est parti du témoignage d’un légionnaire, d’origine allemande, recueilli par le cinéaste René Vautier et des premières photos de mannequins publiées dans un dossier du Canard enchaîné. Aujourd’hui, plus personne ne doute que des mannequins aient été exposés à chacun des quatre essais Gerboise : nous disposons de nombreux témoignages et le rapport «confidentiel défense» le confirme, photos et commentaires à l’appui.

Pourtant, du côté algérien, des recherches ont été faites dans les années 2000 et résumées ainsi par Me Fatima Ben Braham : «L’étude iconographique, de certaines de ces photos, nous a permis de constater que la position des soi-disant mannequins ressemblait étrangement à des corps humains enveloppés de vêtements. A côté de cela, nombre d’Algériens détenus dans l’ouest du pays et condamnés à mort par les tribunaux spéciaux des forces armées [français] nous ont apporté des témoignages édifiants. Certains condamnés à mort n’ont pas été exécutés dans les prisons, mais ils avaient été transférés pour ne plus réapparaître. Ils avaient, selon eux, été livrés à l’armée. Après consultation des registres des exécutions judiciaires, il n’apparaît aucune trace de leur exécution et encore moins de leur libération. Le même sort a été réservé à d’autres personnes ayant été internées dans des camps de concentration.»

Après des recherches, l’avocate a retrouvé une séquence des informations télévisées montrant un combattant mort sur une civière entièrement brûlé, ainsi commentée : «Et voilà le résultat de la bombe atomique sur un rebelle.»
De plus, une étude minutieuse des photos de mannequins, et particulièrement une, où plusieurs corps (5 environ) étaient exposés, indique que les mannequins auraient une forte ressemblance à des corps humains.

Elle a alors réuni un groupe de médecins et de médecins légistes à l’effet de faire le rapprochement des corps exposés avec de véritables corps humains dans la même position (tête, bras, jambes, bassin, buste, etc.)
Les résultats ont été concluants : il s’agit bien de corps humains (même le poids a été déterminé) et leur mort était certaine.
En 2005, la question a été posée aux autorités françaises qui ont d’abord répondu qu’il s’agissait uniquement de mannequins et de rien d’autre, pour tester les habillements face aux essais.

Après insistance des Algériens, les autorités françaises ont rétorqué que «s’il y avait des corps à la place des mannequins, il faut se rassurer que les corps étaient sans vie».
Ces réponses n’ont pas fait cesser la polémique, d’autant que le témoin légionnaire allemand affirmait avoir reçu instruction, juste avant l’explosion, d’aller récupérer dans des prisons et des camps de concentration 150 Algériens qui devaient être utilisés comme cobayes juste au point zéro.
Il les a effectivement fait venir, il les a remis aux supérieurs hiérarchiques, mais il ne les a plus jamais revus. Ce légionnaire a été affecté ailleurs en 1961.

Le 14 février 2007, le quotidien Le Figaro cite une étonnante réponse à l’interpellation des Algériens faite par le responsable de la communication du ministère de la Défense, Jean-François Bureau : «Il n’y a jamais eu d’exposition délibérée des populations locales». Il s’agit, selon lui, d’une légende entretenue par la photo d’une dépouille irradiée exposée dans un musée d’Alger. «Seuls des cadavres ont été utilisés pour évaluer les effets de la bombe», ajoute-t-il.
Cette réponse du porte-parole du ministre de la Défense pose encore plus de questions qu’elle n’apporte d’éclaircissements. Quels sont ces cadavres ? D’où venaient-ils ? Quelle est la cause du décès de ces personnes ? Quels enseignements ont été tirés de cette exposition de cadavres humains à la bombe ?…

Comme pour de nombreux points obscurs de l’histoire des essais nucléaires français, c’est encore l’accès aux archives des essais qui est en cause.
Le 24 février 2010, répondant aux questions du quotidien algérien El Watan, Marcel Jurien de la Gravière, délégué à la sûreté nucléaire de défense, répéta que «la loi française veut que ces archives ne soient pas déclassifiées». Faut-il comprendre que cette loi n° 2008-696 du 15 juillet 2008, stipulant que ne peuvent être communiquées les archives ayant rapport aux armes nucléaires, biologiques et chimiques, ait été votée pour couvrir des faits condamnables et peu honorables ?

Par Bruno Barillo, Directeur de l’Observatoire des armements, El Watan

http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/france/cobayes_humains.htm

EDF VEUT REPOUSSER LE DÉMANTÈLEMENT DE LA CENTRALE DE SAINT-LAURENT-DES-EAUX À 2100

Saint laurent des eauxEDF envisage de fortement retarder le démantèlement de ses anciens réacteurs. À Saint- Laurent-des-Eaux, ça veut dire que le chantier sur les réacteurs graphite-gaz, à l’arrêt depuis 25 ans, serait prolongé de 70 ans.

Ce sont des réacteurs à la technologie obsolète : la filière uranium graphite-gaz. Les centrales actuelles comptent toutes des réacteurs à eau pressurisé qui ont remplacé les réacteurs de première génération, dont ceux de Saint-Laurent-des-Eaux. A1 et A2, c’est leur nom, ont été construits dans les années 60 et ont fermé, respectivement, en avril 1990 et mai 1992.

Ces deux réacteurs sont donc totalement à l’arrêt mais cela ne veut pas dire qu’ils sont sans danger. Ils contiennent encore de fortes doses de radioactivité. Ils ont d’ailleurs été les lieux des accidents nucléaires les plus graves qu’ait connus la France. En 1969 et 1980, tous les deux ont été classés niveau 4 (sur une  échelle comptant 7 niveaux).

Leur démantèlement a donc commencé dans les années 90, s’est accéléré dans les années 2000. Il est censé se terminer en 2034, selon un décret. Mais l’électricien français souhaite revoir sa stratégie : il veut d’abord démanteler complètement les anciens réacteurs de la centrale de Chinon pour bénéficier d’un retour d’expérience.

Ce n’est qu’à l’issue de la fin de ce chantier qu’EDF reprendra le chantier de démantèlement des autres centrales, dont celle de Saint-Laurent-des-Eaux. Ce qui amènerait la fin du démantèlement à 2100 !

L’Autorité de Sureté Nucléaire doit maintenant donner son accord mais son chef de division à Orléans, Pierre Boquel, met en garde EDF :

« Il y a des exigences applicables en termes de démantèlement. La règle c’est le démantèlement dans les délais les plus courts possibles. La stratégie d’EDF c’est un report très conséquent, plusieurs dizaines d’années. »

Ce report demandé par EDF soulève de nombreuses inconnues. Car l’industrie nucléaire ne peut pas se traiter comme n’importe quelle autre industrie en raison de la haute dangerosité de l’uranium notamment.

Si d’aventure c’était la stratégie retenue, il faudrait s’assurer que les structures des bâtiments résistent sur des durées aussi longues.

L’ASN a donc demandé à EDF des éléments de justification détaillés, avant d’accorder ou non son feu vert. Cela risque de prendre plusieurs mois. La direction de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux n’a pas souhaité répondre à nos demandes d’interview.

https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/edf-veut-repousser-le-demantelement-de-la-centrale-de-saint-laurent-des-eaux-2100-1468213602

DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE ? MISSION IMPOSSIBLE

désarmement impossibleUne opinion du Dr Philippe De Salle, président de l’AMPGN (Association médicale pour la prévention de la guerre nucléaire).

Personne ne croit véritablement à l’utilité de l’armement nucléaire dans les conflits asymétriques actuels (Moyen-Orient, Afrique, Ukraine…) ou pour combattre le terrorisme. Il est donc urgent d’agir pour que ces armes fassent l’objet d’un processus d’élimination générale, progressif et contrôlé.

Une dynamique nouvelle appelée « L’engagement humanitaire » a conduit au rassemblement de 127 nations désireuses de combler le vide juridique actuel qui empêche la condamnation des État détenteurs de la bombe comme l’ont été les utilisateurs des armes chimiques, bactériologiques, des mines antipersonnel et les armes à sous-munitions.

On comprend que toutes les organisations abolitionnistes ont vibré à l’occasion du discours historique d’Obama à Prague en 2009 où il promettait de tout faire pour arriver à « un monde sans armes nucléaires« . Le prix Nobel de la paix a réitéré ses promesses à Berlin en 2013 au début de son second mandat. L’intensité de la déception est à la hauteur du gigantesque espoir qu’il avait suscité car aucun progrès significatif pour le désarmement n’a été accompli durant son mandat. Pire : son administration investit massivement dans la modernisation des armes nucléaires…

Nous pensons qu’Obama est toujours resté sincère avec lui-même, mais qu’il n’a jamais eu les coudées franches pour accomplir tous les objectifs qu’il se proposait. Il semble qu’il a voulu en faire trop et que la réforme de la santé ainsi que d’autres problèmes sociaux furent une priorité avant le désarmement. Ce faisant, il a perdu le capital politique indispensable pour imposer un programme de désarmement non seulement au Congrès mais aussi au sein de sa propre administration. De celle-ci dépendent deux ministères qui sont le département de la Défense et celui de l’Energie, en charge du programme nucléaire américain. Ces ministères entretiennent des liens très étroits avec le Parti républicain et leur objectif est de poursuivre la production et le perfectionnement de l’armement (aviation, missiles et bombes).

Le complexe militaro-industriel américain est extrêmement puissant. Il assure un grand nombre d’emplois et le maintien de nombreux laboratoires nationaux et c’est grâce à un permanent lobbying auprès du Congrès pour obtenir son approbation, qu’il pèse significativement sur les décisions en matière d’armement. À Wall Street, la seule valeur sûre, c’est l’armement. Or, la majorité des citoyens américains investisseurs possède dans son portefeuille des actions qui ont un rapport avec les armes et l’énergie…

Pour Obama, le désarmement est pratiquement une mission impossible. En âme et conscience, il plaide souvent, mais en vain, pour réglementer les armes en vente libre sur son territoire. A chaque tuerie, à chaque fusillade il essaye de faire évoluer les mentalités de ses concitoyens mais il reste beaucoup à faire. Pour un président américain, promettre la lune (comme l’a fait Kennedy) est plus facile que promettre le désarmement.

http://www.lalibre.be/debats/opinions/desarmement-nucleaire-mission-impossible-577fbf1e3570142c14452e91

CROZON : DYNAMIQUE D’ACTIONS CONTRE LE NUCLÉAIRE MILITAIRE DU 6 AU 10 AOÛT

CrozonCrozon, du 6 au 9 août 2016,  dans le cadre des actions menées par le réseau “Sortir du nucléaire” pour l’élimination des armes nucléaires, des militants pacifistes et anti-nucléaires entameront un jeûne de quatre jours devant les installations militaires de la base nucléaire de l’île Longue en presqu’île de Crozon, aux dates anniversaires des bombardements d’ Hiroshima et Nagasaki.

Hiroshima-Nagasaki : partout en France, du 6 au 9 août, agissons pour l’élimination des armes nucléaires

Entre les dates commémorant les bombardements des villes de Hiroshima et Nagasaki, le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle à la mise en place d’actions partout en France pour exiger l’abolition des armes nucléaires.

Avec ses 300 bombes atomiques, la France possède le troisième arsenal nucléaire du monde, chacune d’une puissance 10 fois supérieure à celle de Hiroshima.

Chaque année, entre 3 et 4 milliards d’euros sont dépensés dans le cadre du programme de dissuasion nucléaire français, une gabegie financière qui n’assure absolument pas la paix, comme le prétendent nos hommes politiques… Prétendre que la bombe atomique est garante de la paix est un mensonge destiné à protéger des intérêts industriels et des volontés de pouvoirs politiques.

Par erreur, par accident ou par folie, une explosion de bombe nucléaire est possible à tout moment. La guerre nucléaire qui pourrait suivre signerait la fin de l’humanité.

Cette année encore, entre les 6 et 9 août, mobilisonsnous à l’occasion des 71 ans des bombardements de Hiroshima et Nagasaki, pour rappeler que le risque nucléaire n’est pas derrière nous et qu’il génère des dépenses astronomiques qui ne garantissent en rien la paix !

Participez pendant 4 jours au jeûne international d’interpellation et d’actions du 6 au 9 août sur les sites « militaires » du nucléaire !…

Il y aura ceux qui veulent jeûner à l’eau pendant les 4 jours, histoire d’interpeller haut et fort les médias et la population, il y aura tous ceux qui veulent « agir » et « convaincre » !

Six lieux pour venir « jeûner et agir » en France :

  • Paris : le siège du « bouton rouge »
  • Brest-Île Longue : la base des sous-marins
  • Cherbourg-La Hague : le centre de production de plutonium
  • Dijon-Valduc : le centre d’entretien des 300 bombes françaises
  • Bordeaux-Mégajoule : le laboratoire d’essais d’explosions nucléaires
  • Montpellier : proche de la base d’Istres des avions Rafale

http://7seizh.info/2016/07/10/crozon-dynamique-dactions-contre-nucleaire-militaire-6-9-aout/

Le 10 août : au Menez Hom, randonnée organisée par le mouvement de la Paix :

Départ de Sainte-Marie du Ménez-Hom en Plomodiern à 10h30, pour arriver au sommet vers 12h30 où nous retrouverons nos amis non marcheurs.

Dépôt de fleurs à la mémoire des victimes des bombardements de 1945 pour dire « Plus jamais ça ».

Rassemblement et débat là-haut en présence de Roland Nivet et de la presse.

Suivi d’un pique-nique.

http://7seizh.info/2014/08/03/hiroshima-nagasaki-randonnee-paix-au-menez-hom-dimanche-10-aout/

SUISSE : DES RIVERAINS DE LA CENTRALE DE MÜHLEBERG PORTENT PLAINTE

SuisseLe voisinage de la centrale nucléaire de Mühleberg dans le canton de Berne doute que l’installation tienne le coup en cas de fortes intempéries. Deux riverains ont déposé une plainte auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF) contre une décision de l’IFSN.

L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a établi un bon certificat de sécurité pour la centrale de Mühleberg. L’installation dispose des mesures de protection prescrites pour une crue d’une période de retour de 10’000 ans, avait indiqué en juin l’IFSN dans une décision.

Avec le soutien de Greenpeace, les deux riverains ont entrepris une action en justice. Le Tribunal fédéral ainsi que le TAF ont conclu que les personnes habitant autour de centrales nucléaires pouvaient, sous certaines conditions, contester des décisions de l’IFSN.

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/25724953

PROPOSITION DE RÉFERENDUM SUR L’ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES. NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

ACDN référendumLe 22 mars 2016, douze députés français ont adressé aux 925 membres du Parlement français, députés et sénateurs, une lettre les invitant à signer avec eux une proposition de loi organisant un référendum sur la participation de la France à l’abolition des armes nucléaires.

Texte de la proposition

Sur proposition d’un cinquième des parlementaires et après recueil par voie électronique du soutien d’un dixième des électeurs inscrits, un référendum sera organisé dans les meilleurs délais, dans l’ensemble du territoire français, sur la question suivante :

« Voulez-vous que la France négocie et ratifie avec l’ensemble des États concernés un , sous un contrôle mutuel et international strict et efficace ? »

Comme le référendum lui-même, la campagne doit se faire en deux temps.

Premier temps : 1/5 des parlementaires (185 députés ou sénateurs sur 925) signe et dépose la proposition de loi au bureau de l’Assemblée nationale, pour transmission au Conseil Constitutionnel, qui a un mois pour examiner sa conformité à la  Constitution et vérifier le nombre des signataires.

Deuxième temps : une fois la proposition de loi validée par le Conseil Constitutionnel, le Ministère de l’Intérieur a encore un mois pour organiser le recueil par voie électronique des soutiens citoyens, qui pourra durer 9 mois. Mais en cas d’élections générales (présidentielle, législatives), ce recueil est suspendu 6 mois avant la première élection, et reprend le 1er jour du 2ème mois suivant la dernière élection.

Au 22 mars 2016, les signataires étaient 12 ; au 13 juin, 38 ; au 4 juillet, 52 et il arrive chaque jour de nouvelles signatures. Mais, pour la raison évoquée ci-dessus,  il nous faut trouver les 185 signataires d’ici au 21 juillet, date du congé parlementaire. IL Y A DONC URGENCE !!! C’est la présidentielle 2017 (1er tour le 23 avril) qui nous incite à boucler la 1ère étape maintenant.  Sinon, il faudra refaire la démarche auprès des députés élus en 2017, au risque de perdre un an, voire tout espoir d’abolition? Comment  inciter les parlementaires à apporter maintenant leur soutien à cette initiative historique ?

C’EST SIMPLE : IL FAUT LEUR ÉCRIRE ! MAIS IL FAUT FAIRE VITE !

Pour avoir un modèle de lettre et les coordonnées des députés, contactez l’association « Arrêt du Nucléaire Savoie » à Chambéry car cette association locale relaie cette initiative. Elle vous fournira les informations nécessaires et vous n’aurez qu’à recopier (ou modifier si vous le souhaitez). Envoyez votre demande à

Pour en savoir plus sur ce projet de référendum vous pouvez consulter le site de l’ACDN : http://www.acdn.net/spip/spip.php?article987&lang=fr

CORÉE DU NORD : LA FRANCE APPELLE AU « DÉMANTÈLEMENT COMPLET (…) DES PROGRAMMES NUCLÉAIRE ET BALISTIQUE

Affaires étrangèresLe ministère français des Affaires étrangères appelle ce samedi, via un communiqué, au « démantèlement complet, vérifiable et irréversible des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord« , qui constituent, selon lui, « une menace pour la stabilité régionale et la paix et la sécurité internationales« , alors que la Corée du Sud affirme que son voisin a effectué dans la matinée, depuis la mer, un tir d’essai d’un missile balistique.

Le Quai d’Orsay précise toutefois que les informations concernant ce tir d’essai sont « en cours de vérification.« 

« Si ces informations étaient confirmées, il s’agirait d’une nouvelle violation par la Corée du Nord des résolutions du Conseil de sécurité qui lui interdisent toute activité liée aux missiles balistiques » ajoute le communiqué.

Source : communiqué du ministère

http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/coree-du-nord-la-france-appelle-au-demantelement-complet-des-programmes-nucleaire-et-balistique-du-804309

CAMERON ANNONCE UN VOTE AU PARLEMENT SUR L’ARSENAL NUCLÉAIRE

CameronLe Parlement britannique votera le 18 juillet sur le renouvellement des quatre sous-marins nucléaires Trident, a annoncé samedi à Varsovie le Premier ministre David Cameron.

Une décision doit être prise cette année sur le remplacement de ces quatre sous-marins, pour un coût d’au moins 31 milliards de livres (39 milliards d’euros).

« La dissuasion nucléaire demeure à mon avis essentielle, non seulement pour la sécurité de la Grande-Bretagne, mais, comme nos alliés le reconnaissent ici aujourd’hui, pour la sécurité globale de l’Otan« , a dit M. Cameron lors d’une conférence de presse en marge du sommet de l’Alliance à Varsovie.

« C’est un engagement de notre programme (du parti conservateur britannique), pour avoir un dispositif complet afin de remplacer les sous-marins« , a expliqué M. Cameron.

« Il est logique d’organiser ce vote maintenant (…) pour que nos planificateurs militaires puissent aller de l’avant avec cet investissement qui est nécessaire« . a-t-il poursuivi.

« Évidemment, le parti conservateur tout entier le soutient (…) je ne pense pas que cela doive être pris dans la campagne électorale pour la direction du parti et nous le ferons le 18 juillet« , a dit le Premier ministre démissionnaire.

La flotte nucléaire vieillissante est basée à Faslane, dans l’ouest de l’Écosse. Elle doit être remplacée par des submersibles « Successor », pour une entrée en service au début des années 2030.

Un des quatre sous-marins est toujours en mission quelque part dans le monde, 24 heures sur 24, deux sont au port, prêts à partir et le quatrième est en maintenance.

En février, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé à Londres pour protester contre le renouvellement du programme Trident, à l’appel de mouvements anti-nucléaires.

La Première ministre de l’Ecosse, Nicola Sturgeon, et le leader de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, ont dénoncé à la tribune un programme « immoral« .

Caroline Lucas, l’ancienne leader du parti vert, a évoqué « une relique de la guerre froide« .

http://www.lepoint.fr/monde/cameron-annonce-un-vote-au-parlement-sur-l-arsenal-nucleaire-09-07-2016-2053297_24.php

LES SUISSES VONT SE PRONONCER SUR LA SORTIE DU NUCLÉAIRE

SuisseLes Suisses se prononceront le 27 novembre sur la sortie du nucléaire. L’initiative des Verts est le seul objet retenu mercredi par le Conseil fédéral au menu des dernières « votations » fédérales de l’année.

L’initiative « Pour la sortie programmée de l’énergie nucléaire » demande de débrancher les centrales nucléaires au bout de 45 ans au plus. Elles devraient être arrêtées plus tôt si leur sécurité n’est plus assurée. Le texte mise parallèlement sur les économies d’énergie et la production d’énergies renouvelables.
Il a été lancé au printemps 2011, peu après l’accident de Fukushima.
Favorable à l’abandon progressif de l’atome, le Conseil fédéral ne veut pas date-butoir. Il préfère miser sur sa stratégie énergétique 2050 qui pose les jalons d’un retrait par étapes en misant sur une réduction de la consommation d’électricité, un accroissement de la part de courant vert et une réduction des émissions de CO2.
Le Parlement recommande lui aussi de voter « non » à l’initiative des écologistes. La gauche soutient l’initiative.
Il faut remonter à novembre 2012 (et la loi sur les épizooties) pour trouver un menu de votation fédérale aussi léger…

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2790964/2016/07/08/Les-Suisses-vont-se-prononcer-sur-la-sortie-du-nucleaire.dhtml

L’AGENCE DES PARTICIPATIONS DE L’ÉTAT DOIT TROUVER 8 MILLIARDS D’EUROS POUR « REDRESSER LA FILIÈRE NUCLÉAIRE FRANÇAISE »

areva« Nous allons injecter environ 5 milliards d’euros pour Areva, et le gouvernement va procéder à une augmentation d’EDF à hauteur de 3 milliards d’euros« , a expliqué Martin Vial, directeur général de l’Agence des participations de l’État, invité de « L’interview éco », ce vendredi sur France Info.

« L’équation est simple, nous allons essayer de trouver 8 milliards« , a-t-il poursuivi. « Il y a des besoins exceptionnels, considérables, pour redresser la filière nucléaire française, qui est un des grands atouts industriels de notre pays« .

L’Agence des participations de l’État dispose d’un portefeuille coté « de l’ordre de 60 milliards d’euros » et de « participations non cotées qui représentent environ 40 milliards d’euros« , a souligné Martin Vial.

Il a précisé que l’Agence des participations de l’État disposait déjà de « 2,5 milliards d’euros, accumulation des excédents des cessions sur les investissements« . Il reste donc 5,5 milliards d’euros à trouver. L’Agence compte sur la cession des participations dans les aéroports de Nice et Lyon. Une dizaine d’offres fermes sont examinées, a-t-il déclaré, et l’État choisira « dans le courant de l’été« .

http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/l-agence-des-participations-de-l-etat-doit-trouver-8-milliards-d-euros-pour-redresser-la-filiere-804225

NDLR : vendre les « bijoux de famille » pour sauver une industrie du passé, dangereuse et non rentable, est-ce là notre vision de l’avenir ?

ENFANTS TOUCHÉS PAR LES CATASTROPHES NUCLÉAIRES : LE LOBBY LES PRIVE DU SEUL TRAITEMENT DISPONIBLE, LA PECTINE

pectineQue faire pour protéger la multitude d’enfants, dont tous les organes sont malades dans les territoires contaminés ? Principales victimes, leur situation s’aggrave d’année en année, seule la pectine comme adsorbant  permettant d’évacuer du corps les métaux lourds et les radionucléides est capable de les soulager.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la pectine de pomme est un véritable talon d’Achille du lobby atomique. C’est la seule explication de la guerre démentielle qu’il lui fait. En effet les organismes qui sont chargées de veiller à la sureté nucléaire, prétendent que les malades sont victimes de stress et de peurs irraisonnées. Pour la CEPN (Centre d’Etudes de la Protection dans le Nucléaire composé d’Areva, EDF, CEA et IRSN) reconnaître qu’une cure de pectine, connue pour sa capacité à éliminer le césium, est efficace pour améliorer la santé des enfants, c’est reconnaître qu’ils sont contaminés. Ainsi au nom de la religion de l’atome on condamne des centaines de milliers de jeunes à une vie amputée.

C’est criminel de la part de nos organismes d’État de proposer à la Biélorussie et au Japon qui ne demandent que ça, leur action par l’application du programme Core-ethos dont le rôle est d’étouffer les effets de la radioactivité, pour sauver l’image du pays aux dépends des victimes abandonnées.

Il en sera de même chez nous en cas de catastrophe, tout sera fait pour en minorer les effets, pour cacher la réalité des risques et des dégâts humains, leur but étant de sauver l’industrie nucléaire quel qu’en soit le prix, au nom de l’identité et de la « grandeur » de la France…

Réclamons que la pectine soit fournie aux enfants de la deuxième génération de Tchernobyl, quasiment tous malades, et à ceux de la première génération de Fukushima. En vue de la catastrophe atomique qui nous menace de plus en plus, réclamons également que la pectine soit disponible  pour la distribution en France, comme l’iode stable pour la thyroïde.

Pour lire la suite : http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/07/08/Incroyable-%21-la-fabrication-de-combustible-nucl%C3%A9aire-MOX-au-plutonium-va-reprendre-pour-le-Japon

Pour plus d’information sur la pectine : www.dissident-media.org/infonucleaire/compte_rend.doc

INCROYABLE ! LA FABRICATION DE « COMBUSTIBLE » NUCLÉAIRE MOX AU PLUTONIUM VA REPRENDRE POUR LE JAPON

MOXOn ne peut qu’être consterné par cette nouvelle insensée. Alors qu’Areva avait déjà fourni du combustible MOX élaboré à Marcoule (usine Melox dans le Gard), au réacteur N°3 de Fukushima qui a fondu et explosé en dispersant du plutonium dans un large rayon, nos marchands de produits mortifères récidivent pour un pays déjà tellement éprouvé par les bombes atomiques et la catastrophe de Fukushima qui continue à cracher ses poisons invisibles.

Et nous, citoyens sans pouvoir, sommes de fait complices de ces crimes si nous ne les dénonçons pas, si nous ne les combattons pas. Ces crimes nous menacent aussi, le risque d’une catastrophe atomique en France ou en Belgique devenant de plus en plus avéré.

Ainsi Areva Melox a reçu la commande ferme de fabrication de produits de fission atomique (combustible) Mox pour le groupe japonais Kansai alors qu’un recours juridique contre cet exploitant est en cours. Au Japon comme en France, la nucléocratie est au pouvoir et impose sa politique mortifère.

Parmi les substances élaborées par l’industrie atomique, le plutonium est la pire jamais créée par l’humain. Son extrême radio- et chimio-toxicité est destinée à contaminer tout le vivant de la planète jusqu’à ce qu’il finisse de se désintégrer, soit pendant 250.000 ans! Comment peut-on imaginer cela alors que notre civilisation n’a que quelques milliers d’années, et que l’homo sapiens sapiens a été fixé génétiquement il y a quelques dizaines de milliers d’années…

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/07/08/Incroyable-%21-la-fabrication-de-combustible-nucl%C3%A9aire-MOX-au-plutonium-va-reprendre-pour-le-Japon

LES ANTINUCLÉAIRES AU FORUM SOCIAL ET CITOYEN-CONVERGENCE NATIONALE À AVIGNON

avignon2Depuis le 7 juillet et pour 3 jours (et nuits), au cœur du festival d’Avignon, les luttes et ceux-celles qui ne se résignent pas convergent non loin du palais des papes. A l’initiative de « Nuit Debout », Attac, Solidaire, CIP, et de collectifs et organisations en résistance. Objectif : échanger sur les expériences d’actions contre l’oppression multiformes du système capitaliste, envisager un autre monde plus humain, plus libre, plus fraternel et donner corps à la convergence des luttes contre le pouvoir du patronat. Les antinucléaires étaient présents…

Était prévue aussi la venue de la Fédération nationale de l’Énergie CGT qui, auparavant, avait fait savoir qu’elle refusait la présence… des antinucléaires ! Singulière conception du débat, de la rencontre, de la convergence des luttes. Et comme la Coordination antinucléaire du sud-est et le CAN-Vaucluse sont une donnée incontournable des luttes en Provence et notamment en Avignon, leur simple présence à fait fuir des dirigeants syndicaux quelques peu empêtrés dans une collaboration endémique avec le patronat de la destruction atomique. Un antinucléaire rappela encore une fois que le CAN84 propose chaque année depuis 2011 aux syndicats du nucléaires et aux élus du personnel une rencontre afin d’envisager ensemble l’avenir et abattre le mur dressé par le patronat atomiste entre les travailleurs du secteur et la population. Proposition et appel méprisés jusqu’à ce jour.

Après plusieurs interventions de personnes en luttes venues de Drôme, d’Ardèche, des Bouches-du-Rhône, celle du CAN84 s’inspirant de l’esprit des aîné-es entrés en Résistance et du programme du CNR, s’articula autour de l’urgence absolu de se libérer du  joug du plus puissant patronat de la planète : celui de l’atomisme militaire et civil. Urgence à libérer le pays et la population des chaînes du nucléaire, des atteintes quotidiennes à la santé et à la vie par les rejets radioactifs permanents des installations d’Areva-CEA-EDF, de la domination de la terreur de l’arme atomique. 

Questionnant sur le cadre idéologique dans lequel les dominants enferment toute tentative de lutte et obligent à être en permanence sur la défensive et à courir après le mauvais coup perpétré, le CAN84 a invité les participants à s’affranchir intellectuellement et pratiquement de cette pression et à envisager d’autres formes de luttes. D’insoumission et pour porter des coups réels à l’adversaire. A l’image de l’esprit du Conseil National de la Résistance.

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/07/09/Les-antinucl%C3%A9aires-au-Forum-social-et-citoyen-Convergence-nationale-d-Avignon

APRÈS HIROSHIMA, « UN CODE MORAL À L’ÂGE ATOMIQUE »

JMMPar Jean-Marie Muller

L’Autrichien Günther Anders (1902-1992) est considéré comme « le » philosophe de l’ère atomique. « La stupeur, écrira-t-il en 1982, dans laquelle m’avait plongé la fameuse nouvelle radiodiffusée du 6 août 1945, je n’ai pas pu, durant de nombreuses années, la surmonter ou m’en défaire par la parole »…

Les hommes sont incapables de se représenter que les armes nucléaires qu’ils ont produites ont introduit dans l’histoire non seulement la possibilité mais la probabilité de la destruction technologique de l’humanité…

Anders crée alors l’expression d’« aveuglement à l’apocalypse ». Ainsi la capacité des hommes de faire et de détruire excède infiniment leur capacité de représentation. Il fallait précisément le caractère proprement inimaginable de la tuerie exterminatrice programmée pour que les hommes ne puissent y prêter attention. Comment imaginer ce que représentent réellement des millions de morts, des millions de meurtres, des millions de crimes ? À la lettre, une telle monstruosité dépasse l’entendement, tellement elle passe les bornes de l’imagination. Par son immensité, une telle destructivité est aveuglante. On ne la voit pas. La possibilité d’un tel désastre reste abstraite et se situe au-delà du bien et du mal. Ce qui est impensable apparaît impossible. Et pourtant, plus que jamais, l’impératif moral demeure pour les hommes lucides : « Il me semble, écrit Anders, que notre époque n’est pas moins que toute autre tenue de mettre sur le tapis les critères de l’exigible moralement, de ce qu’en elle on devrait en réalité faire ou s’abstenir de faire.». La catastrophe de Hiroshima fait peser sur le monde la menace d’une apocalypse provoquée par nous-mêmes. « Ce qui est arrivé est arrivé de manière irrévocable ; et ceci pour la bonne raison que le même événement pourra de toute éternité être voulu à nouveau et provoqué à nouveau». Par leur seule existence, sans même exploser, les armes nucléaires dotées d’un pouvoir de destruction apocalyptique et maintenues prêtes à un usage immédiat portent atteinte à l’humanité de tous ceux qui s’accommodent de ce crime contre la civilisation. Elles transforment les fondements mêmes de notre existence morale. Elles accablent l’existence morale des peuples. La possibilité de l’apocalypse est notre œuvre et chacun de nous doit prendre .conscience de cette responsabilité et de cette culpabilité partagée. Mais nous ne saurions nous y résigner : un tel scandale appelle notre révolte…

La suite sur : http://www.jean-marie-muller.fr/ARTICLES/2016/2016-06-13-Code-moral%20Anders.pdf

LE GOUVERNEUR DE CALIFORNIE AVERTIT CONTRE LE DANGER D’UNE GUERRE NUCLÉAIRE

jerry BrownPar Jerry Brown, gouverneur de la Californie.

Rares sont ceux qui pourraient prétendre mieux maîtriser la science et la politique des armements modernes que William J. Perry, secrétaire de la Défense des États-Unis de 1994 à 1997. Quand un tel homme, dont l’expérience et l’intelligence sont à ce point incontestables, nous donne dans ses mémoires un sévère avertissement nucléaire, nous nous devons de l’entendre. Perry le dit très franchement : « Aujourd’hui, le danger d’une quelconque catastrophe nucléaire est plus grand que pendant la guerre froide, mais la plupart des gens sont totalement inconscients de ce danger ». Il nous dit aussi que « le danger nucléaire grandit chaque année » et qu’une seule détonation nucléaire « pourrait anéantir notre mode de vie ».

Clair, détaillé, puissant, le nouveau livre de Perry « Mon Voyage au Seuil du Nucléaire » raconte soixante-dix ans d’expérience de première main avec l’ère nucléaire. Ouvrant sur sa rencontre directe, à la sortie de la seconde guerre mondiale, avec les rescapés vivant au sein de « vastes terrains vagues de décombres vitrifiés », le récit de Perry nous mène jusqu’à l’urgence de sa présente mission : avertir du danger que représente la voie nucléaire dans laquelle nous sommes engagés.

En se remémorant les bombardements de Hiroshima et Nagasaki, Perry explique que c’est à cette occasion qu’il a pour la première fois pris conscience qu’au-delà de la ruine des cités, la fin d’une civilisation devenait envisageable. Il pris à cœur les mots d’Einstein, « la puissance libérée de l’atome a tout changé, sauf nos modes de pensées ». Il affirme que ce ne sont que des “pensées à l’ancienne” qui persuadent nos dirigeants que les armes nucléaires garantissent la sécurité, au lieu d’accepter la vérité flagrante que « ce sont elles qui dorénavant la menacent ».

Perry ne profite pas de ses mémoires pour marquer des points ou régler des comptes. Il ne tente pas de faire sensation. Mais en tant que témoin interne de la défense et porteur des secrets nucléaires, il appelle clairement les dirigeants américains à répondre de ce qu’il considère comme de très mauvaises décisions, telles l’expansion précipitée de l’OTAN, jusqu’aux frontières même de la Russie…

http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/le-gouverneur-de-californie.html

L’ASSOCIATION DES MAIRES AMÉRICAINS DÉNONCE L’ESCALADE D’OBAMA VERS UNE GUERRE NUCLÉAIRE

Conférence mairesL’association américaine des maires de villes de plus de 30 000 habitants, l’US Conference of Mayors, lors de sa rencontre annuelle des 24 et 27 juin à Indianapolis, a lancé une résolution cinglante contre l’administration Obama.

La résolution cible directement les exercices militaires à grande échelle de l’OTAN à la frontière de la Russie, la modernisation des armes nucléaires décidée par Obama pour 1000 milliards de dollars, son échec à réduire significativement le nombre d’armes nucléaires, sa politique belliqueuse vis-à-vis de la Russie et de la Chine, son indifférence devant l’effondrement spectaculaire des infrastructures de base du pays et le bien-être de la population…

Quelques extraits de la résolution :

.. « L’administration Obama est celle qui a le moins réduit les stocks d’armes nucléaires, de toute autre présidence depuis la fin de la Guerre Froide, et a jeté les bases pour que les États-Unis dépensent 1000 milliards de dollars durant les trois prochaines décennies pour maintenir et moderniser ses bombes et ogives nucléaires, ses usines de production, ses systèmes de transport, de commandement et de contrôle. »…

…« Les autres États possédant des armes nucléaires sont obligés de suivre… Les pays qui possèdent des armes nucléaires dérivent toujours plus près d’une confrontation militaire directe dans des zones de conflit tout autour de la planète, et les plus grands jeux de guerre de l’OTAN depuis des décennies, impliquant 14 000 troupes américaines, et l’activation du système de défense anti-missile américain en Europe de l’est, alimentent les tensions grandissantes entre les géants nucléaires. Et selon l’ancien secrétaire à la Défense William Perry : « La probabilité d’une guerre nucléaire est bien plus grande maintenant, je crois, qu’elle ne l’était pendant la Guerre froide. »…

…« La détérioration de l’infrastructure met en danger la sécurité publique et la qualité de vie ; la disparité croissante de la richesse force des personnes à quitter les villes américaines, et des fonds fédéraux s’avèrent désespérément nécessaires pour permettre à nos villes de construire des logements abordables, de créer des emplois avec des salaires dignes, d’améliorer les transports publics et de développer des énergies durables »…

http://www.solidariteetprogres.org/association-maires-americains-denonce-escalade-obama-guerre-nucleaire.html

SORTONS LA FRANCE DE L’OTAN !

OTAN bisPar Jean-Jacques Candelier :

L’OTAN – Organisation du traité de l’Atlantique Nord, prépare depuis plusieurs semaines des exercices militaires inquiétants. L’opération au nom révélateur d’ «Anaconda» évoque une stratégie d’encerclement de la Russie à l’instar du serpent qui s’enroule autour de ses victimes pour les étouffer. Ces manœuvres réunissant des troupes de plusieurs pays (États-Unis, Royaume Uni, Pologne, Kosovo, Ukraine, Géorgie, Finlande, Suède…) sont un prélude au sommet qui se tient les 8 et 9 juillet à Varsovie. (ville où a été créé puis démantelé le pacte de 1955 entre l’URSS et les pays d’Europe centrale, en réaction à la création de l’OTAN en 1949). A cette occasion, l’alliance devrait entériner sa stratégie qui fait de la Russie une menace pour les pays de l’Atlantique Nord. Le sommet devrait décider de mettre en place quatre bataillons de combat de 1 000 soldats dotés d’équipements permanents aux frontières de la Russie. C’est le retour de la vieille doctrine des années 1920 dite du cordon sanitaire et dont la Pologne des Colonels fut  l’un des principaux acteurs avec l’impérialisme français.

L’OTAN continue donc de s’élargir et avance méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans les pays anciennement socialiste. Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique. Il est urgent de dire « stop » à cette escalade nucléaire dangereuse pour l’avenir de l’humanité. La France doit faire entendre sa voix et dénoncer les provocations qui font peser un risque important pour l’avenir de notre continent.

L’escalade de la course à l’armement crée les conditions d’une guerre généralisée en Europe, au détriment des peuples. A l’heure où les besoins fondamentaux des peuples ne sont pas entendus par les gouvernements qui appliquent avec zèle les politiques d’austérité dictées par l’UE, il est inconcevable de s’engager dans de nouvelles interventions impérialistes au service de la domination américaine.

À l’occasion de ce sommet, je voudrais rappeler ma position ferme de parlementaire communiste sur ce sujet. Je suis clairement opposé à l’OTAN qui n’est qu’un traité de vassalisation opérationnel, politique et matériel à l’impérialisme américain.

Depuis 2009 et notre retour dans les structures militaires intégrées de l’OTAN, notre pays se trouve à la remorque des décisions les plus bellicistes inspirées par les États-Unis. Il est urgent de poser la question de la sortie de la France du Traité de l’Atlantique Nord afin de préserver notre indépendance de décision et de dissoudre cette organisation.

La France doit prendre de nouvelles initiatives pour assurer une sécurité  en Europe basée sur les coopérations et non pas sur l’affrontement.

https://blogs.mediapart.fr/morvan56/blog/080716/sortons-la-france-de-lotan

L’OTAN À L’HEURE DES CHOIX : QUELLE FEUILLE DE ROUTE POUR L’ALLIANCE ?

OTANDu sommet de l’OTAN qui se réunit les 8 et 9 juillet à Varsovie, certains affirment qu’il est le plus important depuis la fin de la Guerre froide. Outre la montée du terrorisme sur le sol des pays de l’Alliance, l’invasion du Donbass par la Russie et l’annexion de la Crimée – sans précédent en Europe depuis l’annexion par Hitler de la Tchécoslovaquie – et le développement par Moscou d’une stratégie menaçante envers les pays de l’Alliance, notamment les Pays baltes, et d’une guerre de l’information d’une ampleur inédite, constituent des menaces concrètes.

On invoque souvent une nouvelle guerre froide, alors que, en Ukraine comme en Syrie, il s’agit d’une guerre chaude. De surcroît, la crise de l’Europe consécutive au Brexit, qui va consacrer la sortie de l’Union d’une de ses deux puissances nucléaires et de l’une des voix les plus fermes à l’endroit du Kremlin, au moment où le Service européen d’action extérieure publie sa nouvelle stratégie de sécurité, repose la question de la coordination entre l’OTAN et l’Union européenne.

Ce sommet consacrera des décisions importantes, en fait déjà prises, comme le déploiement du bouclier antimissile Aegis. …

…l’Alliance est une puissance nucléaire qui n’a pas un pouvoir de décision ultime en la matière, lequel reste celui des États, mais dont la dissuasion nucléaire reste un élément déterminant avec la dissuasion conventionnelle. Si la France, qui a réintégré le commandement militaire, n’est pas membre du comité des plans nucléaires de l’organisation, elle en est, comme les États-Unis et le Royaume-Uni, un élément de cette dissuasion globale. Certes, le parapluie nucléaire reste d’abord américain…

Dans l’immédiat, il faut poursuivre la discussion avec le Kremlin sur trois points. D’abord, du point de vue de l’Alliance, il faut comprendre jusqu’où la Russie est prête à aller. Les opinions divergent sur le caractère de la menace russe sur les pays nordiques et les États baltes. Elle est en tout cas réelle en termes de guerre de l’information. Ensuite, un dialogue précis et subtil doit être conduit en matière de dissuasion nucléaire. Moscou doit en comprendre la portée car toute incompréhension pourrait se révéler tragique…

https://theconversation.com/lotan-a-lheure-des-choix-quelle-feuille-de-route-pour-lalliance-62068

RÉCAPITULATIF DES RAISONS POUR LESQUELLES IL NE FAUT PAS VOTER LA LOI LONGUET LE 11 JUILLET PROCHAIN

ville sur terreExtrait du site de villesurterre.com

1 : comment communiquer aux députés l’ensemble des raisons pour lesquelles il ne faut pas voter la loi longuet, le 11 juillet prochain ?

2 : monsieur Christophe Bouillon, vous ne devriez pas faire voter les députés avant de savoir pourquoi l’argilite a fait un deuxième mort dans une galerie de Cigéo !

3 : monsieur le député-rapporteur Christophe Bouillon, on ne peut voter un texte sans son contexte !

4 : faut-il porter plainte contre le député Christophe Bouillon pour « conflit d’intérêt flagrant » ?

5 : 11 mai 2016 – Cigéo – examen de la loi longuet en commission : faut-il porter plainte contre le sénateur-rapporteur Michel Raison pour rédaction de rapport mensonger ?

6 : 17 mai 2016 – loi longuet : le Sénat a voté le feu vert en catimini

7 : 20 juin 2016 : le sénateur Michel Raison présent à la réunion de bureau du CLIS de Bure, pour la première fois !

8 : 29 juin 2016 : le débat et le vote de la commission du développement durable de l’assemblée nationale

9 : pourquoi associer le CLIS de Bure et la CLI de Soulaines ?

10 : le dernier avis de l’ASN

11 : le dernier avis de l’IRSN

12 : le comité de haut niveau ne s’est toujours pas réuni !

ABONNEMENT

Vous pouvez demander à être abonné gratuitement au site http://www.villesurterre.eu/ en envoyant simplement un mail vide à :

Retrouvez tous les détails de ces 12 points sur :

http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=382

DÉFAUTS DE LA CUVE EPR : RÉCIT D’UN FIASCO INDUSTRIEL

EPRL’ASN a identifié dès 2006 le risque de défaut sur la cuve de l’EPR. En 2007 et 2011, Areva réalise des tests qui auraient pu attirer son attention, mais elle est restée confiante. Ce n’est qu’en 2014 que les essais demandés par l’ASN démontrent que la cuve ne respecte pas la réglementation.

Depuis dix ans, les experts du nucléaire craignent que l’acier du couvercle et du fond de la cuve de l’EPR de Flamanville (Manche) présente des défauts. Dès 2006, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) évoque le sujet avec Areva. L’année suivante, des tests donnent corps aux hypothèses pessimistes, mais l’entreprise reste confiante. Ce n’est qu’en 2012 qu’elle propose de faire les vérifications demandées par l’ASN. Certains tests auraient pu être lancés rapidement, mais il faudra attendre fin 2014 pour qu’Areva les réalise et annonce la mauvaise nouvelle à l’Autorité. Entre temps, la cuve défectueuse a été montée.

C’est ce qui ressort des documents fournis par l’ASN, Areva et EDF au Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN). Ils ont chacun présenté des notes retraçant l’historique de la fabrication de la cuve de l’EPR de Flamanville. Ces documents complètent les premières informations publiées il y a un an.

Pour rappel, en avril 2015, l’ASN a annoncé la présence d’une anomalie dans la composition de l’acier du couvercle et du fond de la cuve du réacteur en construction. Certaines parties de ces deux pièces présentent une concentration trop élevée en carbone (ségrégation du carbone) qui les rend potentiellement plus fragiles. En octobre 2015, Ségolène Royal, ministre de l’Énergie, saisit le HCTISN et pose une question précise : « Pourquoi [l’anomalie] a-t-elle été révélée neuf ans après la fabrication des pièces incriminées ? ». Les trois notes apportent des éléments de réponse à cette question. Contacté, Areva n’a pas souhaité répondre aux questions d’Actu-Environnement.

Le Haut comité a dû insister

La présentation de l’historique s’est déroulée en deux temps. Le 24 mars, l’ASN a présenté sa version dans une note ainsi que l’essentiel des courriers adressés à Areva. L’entreprise n’a fait qu’une présentation « très lisse », selon les termes du secrétaire général du Haut comité. Raison invoquée par Areva : le secret industriel. Cette première réponse a particulièrement irrité les membres du HCTISN. « On sentait bien que les choses n’avaient pas été dites totalement« , résume un membre. Ce n’est que le 29 juin qu’Areva et EDF remettent leur version de l’historique. « On a dû insister, pour s’assurer d’obtenir des informations précises« , indique le secrétaire général, précisant qu’une pré-réunion a été ajoutée au programme de travail. Les deux notes, consultées par Actu-Environnement, confirment les grandes lignes de celle de l’ASN.

Les débats au sein du HCTISN ne s’arrêtent pas à l’historique. Le Haut comité a appris qu’Areva avait sacrifié un fond de générateur de vapeur fabriqué selon le même procédé que la cuve. Objectif de ces tests ? Modéliser d’éventuels défauts sur le fond de cuve et le couvercle de l’EPR dans le cadre du dossier de qualification instruit par l’ASN. Ces essais, réalisés fin 2011, ont mis en évidence des ségrégations du carbone. Celles-ci « sont jusqu’à très récemment (mars 2016) restées inconnues«  des équipes en charge de l’EPR, explique la note de l’entreprise. Depuis, l’audit conduit au sur le site de fabrication du Creusot (Saône-et-Loire) a révélé des irrégularités dans le contrôle qualité de l’usine ainsi que des défauts concernant 18 générateurs de vapeur installés sur le parc d’EDF. Le Haut comité s’interroge donc sur la possibilité d’approfondir son enquête : pourquoi Areva n’a-t-elle pas réagit après la découverte de ces ségrégations ? Le HCTISN se saisira-t-il de ces questions ? « Pour l’instant, la décision n’a pas été prise », rapporte la députée Geneviève Gosselin-Fleury (PS, Manche), membre du Haut comité. Pour le secrétaire général du Haut comité, « il est légitime de l’aborder, mais le groupe de travail ne doit pas placer ce sujet au cœur de son travail ».

Areva et EDF ont confirmé qu’elles n’étaient pas en mesure de fabriquer le couvercle et le fond de la cuve de l’EPR au Creusot. A l’avenir, la fabrication de ces pièces devrait être confiée à Japan Steel Works (JSW). Cette confirmation soulève des commentaires qui dépassent le mandat du groupe de travail, explique un participant. Quel est l’avenir de la filière nucléaire française si Areva ne peut pas fabriquer ces équipements ? Réaliser l’ensemble de la cuve au Japon n’est-il pas plus pertinent ? D’autant que pour l’EPR de Flamanville, JSW a fabriqué le corps de la cuve et le Creusot Forges les deux pièces défectueuses (l’usine française n’ayant pas la capacité technique de fabriquer les autres parties, explique la note d’EDF).

Pour lire le récit historique détaillé de ce fiasco industriel :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/hctisn-historique-cuve-epr-asn-areva-edf-27168.php4

PROJET CIGÉO : IL FAUT AGIR MAINTENANT ! MANIF DE RÉOCCUPATION DE LA FORÊT LES 16 ET 17 JUILLET

CigeoInterpellons nos députés !

Le 11 juillet se déroulera à l’Assemblée Nationale une session extraordinaire sur la loi relative au lancement de CIGÉO, le centre de stockage en profondeur des déchets les plus radioactifs. Ce texte, s’il est adopté, ouvrira la voie à l’enfouissement des pires déchets.
Ce projet impacterait toute une région pour une durée équivalant à… l’éternité ! Risques incontrôlables, coûts astronomiques, conflit d’intérêts niant tout principe démocratique : les députés sont-ils conscients de ce que cache cette proposition de loi ?

Nous comptons sur vous pour les alerter ! 
Rendez-vous sur cette page pour trouver les coordonnées des députés de votre département et les alerter par mail, Twitter ou par téléphone :
http://sortirdunucleaire.org/?page=CIGEOinterpellezvosdeputes

La lutte se joue aussi et surtout sur le terrain !

Depuis le 19 juin 2016, des personnes opposées au projet occupaient la forêt de Mandres-en-Barrois afin de la protéger des travaux illégaux de destruction débutés sans autorisation par l’Andra sans autorisation. Mais le 7 juillet au petit matin, les occupants ont été violemment expulsés par les forces de l’ordre.
Afin de reprendre la forêt de Mandres et d’empêcher la poursuite des travaux, nous vous appelons à venir en nombre à Bure le weekend des 16 et 17 juillet pour une grande manifestation de réoccupation.

Plus d’infos : http://vmc.camp/
Contact :

FORTES PRÉOCCUPATIONS SUR LES FINANCES DE LA CRIIRAD : APPEL À SOUTIEN

CriiradMessage de la CRIIRAD:

Une partie importante  de notre budget repose sur les apports des collectivités. Certaines avaient déjà informé de l’arrêt ou de la réduction de leur soutien dès 2015. Mais, alors que nous sommes à mi-parcours de l’exercice fiscal, certaines autres (dont celles qui contribuent le plus fortement) n’ont pas confirmé leur engagement. Les informations en provenance d’autres structures associatives n’encouragent malheureusement pas à l’optimisme.

Notre budget 2016, et à fortiori celui des années suivantes, est par conséquent menacé. Nous recherchons des solutions alternatives, mais certaines sont incertaines ou auront besoin de temps pour se concrétiser. Nous nous préparons à lancer un large appel à soutien pour le cas où nos craintes se confirmeraient.

Dans ce contexte, la croissance du nombre de nos adhérents, le renouvellement de leur soutien et les dons de tous types sont primordiaux. Nous appelions en début d’année chaque adhérent à convaincre au moins une personne de son entourage (famille, amis, collègue, association, entreprise, etc…) à nous soutenir en adhérant, action qui nous paraît être à la portée de chacun d’entre nous.
Elle est plus que jamais d’actualité : seul l’engagement des citoyens peut garantir durablement la continuité de nos actions

Petit rappel :

La CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français. La CRIIRAD est une association. Ses missions sont définies dans l’article 1 de ses statuts (voir ci-dessous). Elle possède son propre laboratoire d’analyses.

Indépendante de l’État, des exploitants du nucléaire et de tout parti politique, la CRIIRAD existe grâce au soutien moral et financier de quelques milliers d’adhérents.

Elle mène ses propres investigations, informe le public et les médias. Si nécessaire, elle interpelle les responsables et les pouvoirs publics, engage des actions en justice et contribue ainsi à faire évoluer la règlementation en vigueur.

L’association CRIIRAD est gérée par 15 administrateurs. Actuellement, Roland Desbordes, physicien, préside le Conseil d’Administration.

La CRIIRAD emploie 14 salariés.
Le responsable du laboratoire est Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire

http://www.criirad.org/index.html

 

NUCLÉAIRE FRANÇAIS : LA BOMBE FISCALE DES 10 PROCHAINES ANNÉES

nucléaireLe jour où le comité central d’EDF était convoqué pour se prononcer sur le projet d’Hinkley Point, Grégory Lamotte expert énergéticien est revenu sur les enjeux de la transition énergétique.
Le nucléaire était-il un bon choix en 1970 ?
En 1970, le prix de l’électricité nucléaire était bien plus bas que le prix des renouvelables. À cette époque, beaucoup de pays ont choisi d’investir dans cette technologie, probablement à juste titre. Mais depuis cette date, les mauvaises nouvelles se sont accumulées et le nucléaire a perdu progressivement ses 3 avantages :
o Prix.
o Indépendance énergétique.
o Emploi.
Le nucléaire est-il rentable en 2016 ?
Depuis 1970, chaque nouvelle génération de centrale coûte plus cher que la précédente (voir rapport « the historic crossover », John O. Blackburn, Duke University, USA). Plus le temps passe, plus la technologie est complexe à mettre en œuvre. Nous le constatons tous les jours avec les injonctions de l’ASN qui mettent régulièrement en demeure EDF de respecter les critères de qualités.
D’un autre côté, les chantiers étant de plus en plus complexes, ils mettent de plus en plus de temps à se réaliser. En 1970, il fallait en moyenne 4 ans, en 2014 la moyenne est de 10 ans, avec des records à plus de 16 ans. Le nucléaire est une des seules technologies au monde à avoir une courbe d’apprentissage négative, c’est-à-dire que plus nous avons d’expérience et plus le délai et le prix augmente. Une complexité plus importante et un temps de construction qui double, cela nous entraine forcément vers une explosion des coûts.
Nucléaire ou énergie renouvelable ?
Depuis les années 2000, le prix du nucléaire a été multiplié par 5 et le prix du solaire divisé par 6. Le projet de réacteur nucléaire de type EPR qu’EDF souhaite construire en Angleterre va commercialiser de l’électricité à un prix de 0,12 EUR/kWh à partir de 2027 (les Anglais s’engagent à acheter à ce prix pendant 35 ans, ce prix est indiqué dans le contrat).
En comparaison, en 2016 le solaire et l’éolien produisent de l’énergie en Europe (UK, Allemagne, France…) vendue à 0,07 EUR/kWh. En 2027, le solaire sera à moins de 0,04 EUR/kWh selon le rapport de BNE (Bloomberg New Energy). Le nucléaire est donc 3 fois plus cher que les renouvelables sans subventions.
Le nucléaire est-il bon pour notre indépendance énergétique ?
Depuis que la dernière mine d’uranium a fermé en France, nous avons tiré un trait sur l’indépendance énergétique. 100 % de l’uranium est donc importé, ce qui rend la France vulnérable en cas de conflits, comme nous l’avons observé lors de conflits proches du Niger.
Le nucléaire est-il bon pour générer des emplois locaux ?
Selon une étude de l’OCDE, à quantité d’énergie produite équivalente, les renouvelables créent 6 fois plus d’emplois que les énergies nucléaires. D’autant plus que les renouvelables étant installés sur nos toitures et dans nos champs de France vont créer des emplois locaux, non délocalisables.
Ainsi avec l’énergie solaire et éolienne, nous faisons d’une pierre deux coups, nous réduisons notre facture et sans subventions nous créons de l’emploi local pour que l’argent reste à la maison.
N’étant plus rentable, le Nucléaire Français est-il donc une bombe fiscale à retardement ?
Les impôts pour recapitaliser un panier percé
En 2016, le nucléaire est devenu si peu compétitif que sans le soutien public, la plupart des constructeurs de centrales (comme AREVA) auraient déposé le bilan. Les banques ne croient plus au nucléaire, c’est pour cette raison qu’EDF (via nos impôts) va devoir supporter seule le risque financier de son projet d’EPR anglais de Hinkley point qui est de 22 milliards d’euros (plus que la capitalisation d’EDF qui est de 19 milliards d’euros).
L’État va devoir injecter 5 milliards d’euros pour recapitaliser AREVA et éviter ainsi le dépôt de bilan, mais comme la situation économique d’AREVA ne se redresse pas, il va falloir réaliser cette opération tous les deux ans.
Les impôts pour payer le démantèlement
En plus de sous-estimer le démantèlement avec les estimations les plus basses du monde, EDF vient d’annoncer vouloir retarder de 50 ans le démantèlement des anciennes centrales nucléaires. La raison invoquée : un virage technologique à 180° avec un démantèlement sous air et non plus sous eau. Mais derrière ce rapport, se cache un signal clair : « après moi le déluge« .
Qui va payer dans 50 ans des économies que nous aurons réalisées en 2016 ? C’est une dette aux générations futures qui est inexcusable. Nous ne pouvons plus nous permettre pour des raisons électorales de fixer le niveau des tarifs réglementés de vente de l’électricité en dessous des coûts d’EDF. Il faut cesser de faire payer par l’impôt les pertes abyssales du nucléaire et enfin proposer une énergie post nucléaire !

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-158645-nucleaire-francais-la-bombe-fiscale-des-10-prochaines-annees-2012936.php

L’IRAN CHERCHE À FAIRE AVANCER SON PROGRAMME NUCLÉAIRE

IranL’Iran continue à faire avancer son programme nucléaire, un an après la signature d’un accord promettant sa limitation, a averti l’agence allemande de renseignements intérieurs la semaine dernière.

L’Office fédéral allemand pour la protection de la Constitution (BfV) a déclaré avoir détecté de nombreuses tentatives iraniennes d’acquérir des matériaux illicites en Allemagne, « en particulier ceux qui peuvent être utilisés dans le domaine de la technologie nucléaire », dans son rapport annuel récemment publié. « A titre de comparaison internationale, le niveau des tentatives reste élevé, » souligne le rapport.

141 de ces tentatives ont été enregistrées l’an dernier contre 83 essais similaires en 2014. Parmi ceux de 2015, 80 sont décrits comme des activités illégales ayant pour but de se procurer la technologie nécessaire au développement d’armes fonctionnant à l’énergie nucléaire.

La contrebande de marchandises sensibles liées à la prolifération est habituellement effectuée par des entreprises fantôme iraniennes à travers la Chine, la Turquie et les Émirats Arabes Unis, explique le rapport.

Cependant, 90% de ces tentatives ont été contrecarrées grâce à la coopération entre les entreprises et le BfV, a souligné l’agence. Dans le même temps, des responsables du renseignement ont averti que les activités d’approvisionnement clandestines et intensives de l’Iran sur le sol allemand semblent se poursuivre

Plusieurs hommes politiques allemands ont réagi à la publication du rapport, exprimant leurs préoccupations. Si l’Iran ne respecte pas l’accord nucléaire, il y aura un besoin de revenir sur la question des sanctions, a noté Armin Schuster, le président du groupe CDU à la commission des affaires intérieures du Bundestag.

D’autre part, une porte-parole du parti SPD a déclaré au Tagesspiegel: « le compromis avec l’Iran suppose que les Iraniens coopèrent pleinement et n’accumulent pas de matériaux nucléaires afin de développer des armes. Nous ne sommes pas naïfs et nous surveillerons de près le respect des accords conclus. L’Allemagne sera toujours du côté d’Israël et ne permettra donc aucune menace de la part de l’Iran.« 

Un accord international historique sur le programme nucléaire iranien entre les grandes puissances et Téhéran avait été scellé à Vienne le 14 juillet 2015, au terme de plusieurs années de négociations.

Cet accord prévoyait la levée des sanctions contre la République islamique en contrepartie du gel provisoire de son programme nucléaire.

Par Polina Garaev, correspondante d’i24news en Allemagne.

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/119129-160707-l-iran-continuerait-de-faire-avancer-son-programme-nucleaire-rapport

MEUSE : ÉVACUATION DES MILITANTS OPPOSÉS AU STOCKAGE DE DÉCHETS RADIOACTIFS À BURE

BureDepuis la mi-juin, ils occupaient le bois de Mandres-en-Barrois pour empêcher le lancement des travaux. Des dizaines d’opposants au projet Cigéo de stockage de déchets radioactifs à Bure (Meuse) ont été évacués par les forces de l’ordre, jeudi 7 juillet, annonce leur avocat.

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), porteuse du projet Cigéo et propriétaire du bois, avait porté plainte contre l’occupation des lieux par des militants antinucléaires, écologistes ou anticapitalistes et demandé à la préfecture l’expulsion des opposants.

Ces derniers avaient entamé une procédure en rétractation de l’ordonnance, et une audience s’est tenue mercredi, au cours de laquelle l’affaire avait été renvoyée au 13 juillet à la demande de l’Andra« Je ne comprends pas, nous avions discuté [mardi] avec la directrice de cabinet de la préfecture, dénonce Etienne Ambroselli, l’avocat des opposants. On joue le jeu, on est légalistes, et on est face à de la violence institutionnelle radicale. »

Le projet Cigéo doit accueillir à Bure, à la frontière entre la Meuse et la Haute-Marne, les déchets les plus radioactifs ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue, à 500 mètres sous terre. S’il est autorisé, il « est prévu pour être exploité de manière progressive pendant au moins 100 ans », selon l’Andra.

Mi-mai, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à donner l’autorisation législative nécessaire à la poursuite du projet. Ce texte doit maintenant être examiné par l’Assemblée nationale.

http://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/meuse-les-militants-opposes-au-stockage-de-dechets-radioactifs-a-bure-evacues_1535395.html

HUMORISTIQUE APPEL À SAUVER AREVA GRÂCE À VOS DONS ! À LIRE POUR SE DÉTENDRE

Sauvons arevaAreva, leader français du nucléaire, fait rayonner la France dans le monde en étant le leader incontestée de l’énergie d’avenir : le nucléaire. De l’extraction de l’Uranium au recyclage des déchets, en passant par la conception et la construction des centrales, Areva offre à la France et au monde entier une énergie sûre et propre.

Pourtant, il paraitrait qu’Areva est en difficulté, que le nucléaire ne serait pas si rentable et ne serait plus compétitif par rapport aux énergies renouvelables. Mensonges ! Pour prouver aux crypto-hippies qui propagent de telles informations qu’ils ont tort et pour montrer l’attachement de la France au nucléaire tricolore, nous organisons un grand crowdfunding pour sauver Areva !

Ce que nous ferons de votre argent :
– 10,5 milliards pour terminer la construction de l’EPR à Flamanville
– 35 milliards pour construire le site d’enfouissement des déchets à Bure
– 100 milliards pour rénover le parc nucléaire français ancien
– 150 milliards pour construire de nouveaux réacteurs encore à l’étude

L’EPR de Flamanville est le réacteur de dernière génération produit par Areva et EDF en Normandie. Malheureusement, nous avions oublié de prendre en compte le fait que les normands étaient paresseux. Les travaux ont donc pris un peu de retard et la facture s’est alourdie de quelques milliards d’€uros. Mais quand on aime, on ne compte pas !

Le centre d’enfouissement de Bure est un projet de site d’enfouissement des déchets nucléaires hautement radioactifs. La technique utilisée, appelée technique de l’autruche, est très simple : il s’agit d’enfouir ces déchets tout au fond d’une ancienne mine, fermer la porte et espérer que rien ni personne ne la rouvre avant quelque dizaines de milliers d’années.

La rénovation du parc nucléaire français a été rendue nécessaire par le vieillissement du parc nucléaire français et par la catastrophe de Fukushima. Pour éviter d’avoir à reconnaitre que la nucléaire n’est pas très rentable (et aussi parce qu’on n’est pas encore très sûr de savoir démanteler une centrale), nous avons décidé de prolonger la vie de nos vieilles centrales toutes ridées ! Certains parleront d’acharnement thérapeutique, nous préférons parler de progrès.

Quand nos centrales auront vieilli, il faudra songer à en reconstruire de nouvelles. Et ainsi de suite jusqu’à la fin des temps. Nous sommes d’ailleurs à la recherche de villes ou villages, près d’une rivière ou de la mer, pas trop regardants sur la santé publique, prêts à accueillir nos nouvelles centrales. Envoyez vos candidatures !

En faisant confiance à Areva, vous assurez à vos enfants et vos petits-enfants, un avenir radieux-actif. Alors n’hésitez pas plus, faites confiance au champion du nucléaire Français !

Donnez pour sauver Areva !

http://sauvons-areva.com/

UN PETIT PAS VERS UNE MOINS MAUVAISE INDEMNISATION DES VICTIMES DES ESSAIS NUCLÉAIRES

PolynésieUn nouveau décret d’application pour la loi Morin a été Publié le 06 juillet 2016. Il a été présenté à Paris par Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé lors d’une réunion de la commission consultative de suivi des essais nucléaires (CCSCEN). Le but : assouplir les conditions d’indemnisations pour les victimes des essais nucléaires.

La ministre veut clarifier la notion de « risque négligeable ». Le seuil de probabilité d’un lien entre les essais et une maladie radio induite va passer d’1% à 0,3%. Les demandeurs pourront également être auditionnés par visioconférence depuis Tahiti.
Surtout, les personnes dont le dossier a été refusé une première fois pourront faire une nouvelle demande d’indemnisation. L’objectif de l’État est d’améliorer le dispositif d’indemnisation. Trop peu de victimes en bénéficient. Ainsi depuis 2010, 1073 demandes ont été déposées. Elles ont fait l’objet de 961 décisions mais seules 28 ont été positives tandis que 933 demandeurs se voyaient opposer un refus. On attend la réaction des associations antinucléaires qui étaient présentes à Paris, tout comme Edouard Fritch d’ailleurs.

Par Serge Massau, correspondant pour Polynésie 1ère.  

http://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/tahiti/polynesie-francaise/un-nouveau-decret-d-application-pour-la-loi-morin-377965.html

ITER: UN COÛT TOUJOURS PLUS ÉLEVÉ ET RETARD POUR UNE GRANDE AMBITION

ITERSes ambitions sont grandes – maîtriser la fusion nucléaire. Son coût l’est de plus en plus. Le chantier du réacteur Iter, en construction dans le sud-est de la France, accuse à nouveau d’importants retards, ce qui alourdira encore de 4,6 milliards d’euros la facture pour ce programme réunissant 35 pays.
Objet d’un traité international signé à l’automne 2006, Iter a pour ambition de reproduire sur Terre l’énergie illimitée qui alimente le Soleil et les étoiles. L’espoir est de pouvoir faire de la fusion nucléaire l’une des énergies de demain.
Un immense tokamak – la chambre de confinement magnétique où se produira l’expérience de fusion nucléaire – est en cours de construction à Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône).
Le directeur général d’Iter Organization, le Français Bernard Bigot, qui a repris en mars 2015 la barre de ce projet à la peine, a mené une opération vérité sur les délais et les coûts, dont l’ampleur a surpris les partenaires du projet.
Le premier rendez-vous expérimental est décalé grosso modo de cinq ans, déclare à l’AFP Bernard Bigot, 66 ans, ancien patron du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) français.
La production test d’un premier plasma (gaz chaud électriquement chargé) dans le réacteur se fera en 2025, et non en 2020, comme prévu, dit-il.
Le réacteur atteindra sa pleine puissance en 2035 et non en 2025-2027 comme envisagé, ajoute-t-il. C’est à ce moment-là que l’on saura si la fusion nucléaire est techniquement maîtrisable et économiquement intéressante.
…Iter est financé par sept partenaires – Union européenne, États-Unis, Russie, Japon, Chine, Inde, Corée du Sud. 45 % de cet investissement public est à la charge de l’Europe (les 28 pays de l’UE plus la Suisse).
Corollaire de ces retards cumulés: le coût d’Iter flambe. Estimé au départ à 5 milliards d’euros, il était déjà passé, selon M. Bigot, à 14 milliards d’euros pour la période 2007-2020.
Il est désormais évalué à 18,6 milliards (2007 à 2035). Soit plus du triple des estimations initiales…
Pour l’Europe, cela représente un surcoût de 2 milliards d’euros. La France, qui accueille Iter, doit y participer à hauteur de 20% (soit 400 millions) et l’Allemagne de 13%…
Il fait l’objet de critiques récurrentes de la part d’écologistes, notamment français, qui y voient un gouffre financier et un mirage scientifique.

http://www.romandie.com/news/Iter-un-cout-toujours-plus-eleve-pour-une-grande-ambition/718134.rom

FUKUSHIMA : DOUTES SUR LE SOUS-SOL GELÉ, ULTIME REMPART DE TEPCO CONTRE LES FUITES D’EAU RADIOACTIVE

FukushimaTEPCo a tout tenté pour réduire les infiltrations d’eau souterraines dans les sous-sols de ses réacteurs accidentés à Fukushima Daï-ichi. En effet, cette eau se mélange à l’eau utilisée pour refroidir les combustibles qui est très contaminée. Elle doit donc être pompée en permanence pour éviter les débordements, partiellement décontaminée pour finir dans des cuves qui s’accumulent à perte de vue (une fuite a encore été découverte sur une cuve en juin 2016, d’après TEPCo).

Elle a commencé par des pompages en amont, dans la nappe phréatique, avec un impact très faible. Puis elle a construit une barrière souterraine le long du littoral afin de réduire les fuites radioactives en mer, tout en pompant la nappe phréatique au pied des réacteurs. Cette eau est partiellement décontaminée avant d’être rejetée en mer. Mais, rapidement, cette solution a posé des problèmes : le mur penche et l’eau est devenue trop contaminée et trop salée pour être traitée. TEPCo reste discrète à ce propos.

La dernière solution est le gel du sous-sol tout autour des réacteurs accidentés (voir la page dédiée sur le site de TEPCo, avec une vidéo). La encore, cela n’a pas évolué comme prévu : les nombreuses galeries souterraines entre les réacteurs et le littoral ne gelaient pas et il a fallu les bétonner. Des premiers tests du gel du sous-sol ont eu lieu en avril 2015, puis les opérations ont commencé par l’aval le 31 mars dernier. Depuis le 6 juin, TEPCo a commencé à geler la partie amont (voir les photos).

Dans sa communication en anglais, la compagnie semble satisfaite des progrès effectués. Voir, par exemple, un bilan publié en avril dernier pour la partie aval. Le rapport transmis à l’AIEA en mai dernier par le gouvernement est tout aussi insipide.

Mais la solution n’est pas aussi prometteuse qu’attendu. En mai dernier, les médias japonais (Fukushima Minpo ou Asahi) ont rapporté que, selon TEPCo, 10% environ du sol ne gelait pas. En un point, la température n’est pas descendue en dessous de 10°C. Cela concerne les parties où il y a beaucoup de graviers et des écoulements rapides. La compagnie, qui avait annoncé que 88% du sol avait gelé, a dû trouver des idées alternatives. Depuis juin, elle injecte aussi du ciment et d’autres agents chimiques dans les zones où le gel ne prend pas. Voir les données publiées en juin.

Selon le Maïnichi, l’Autorité de régulation nucléaire, la NRA, commence à avoir de sérieux doutes sur l’impact du projet. TEPCo annonce que le chantier avance comme prévu, mais les volumes d’eau contaminée pompés de faiblissent pas. Un des commissaires a même estimé, durant une réunion, qu’il ne s’agissait pas d’un mur, mais plutôt d’un écran de bambous.

Rappelons que le gel des sous-sols doit se faire sur 1,5 km tout autour des réacteurs, une ampleur sans précédent, et doit tenir pendant des années. Il devrait entraîner le gel de 70 000 m3 de sol. Pour cela, les sous-traitants de TEPCo ont foré 1 568 trous dans lesquels des tuyaux ont été installés jusqu’à 30 m de profondeur pour y faire circuler un liquide réfrigérant à -30°C. Le projet a déjà coûté 34,5 milliards de yens (310 millions d’euros) d’argent public.

http://fukushima.eu.org/

L’ENJEU NUCLÉAIRE DANS LE HAUT-KARABAGH

MetsamorLa centrale nucléaire de METSAMOR en Arménie à une trentaine de km de la capitale Yerevan construite en 1960, vétuste et mal entretenue, est laissée à l’abandon faute de moyen. Les autorités ne veulent pas la fermer (l’AIEA avait en effet recommandé qu’elle soit fermée en 2016) car elle alimente en électricité 40% de la population arménienne; ils ont donc décidé de la maintenir telle quelle jusqu’en 2020, prenant ainsi le risque si le conflit dégénérait qu’elle devienne une cible militaire.

De plus, certains rapports rendent compte d’un trafic de matériaux fissiles (plutonium) via la Géorgie. Déjà dix trafiquants ont été arrêtés récemment. Les services de renseignement de nombreux pays savent que les djihadistes de Daesh cherchent à se procurer ce type de matériel pour fabriquer une bombe sale en vue de perpétrer des attentats au Moyen Orient ou en Europe.

Ce nouvel élément fort inquiétant pour la stabilité et la sécurité de la région et au-delà, a contraint la Russie, les États-Unis, et l’Allemagne à faire pression sur les deux parties Arménienne et Azéri afin qu’ils trouvent un accord, le statut quo restant impossible. Et le récent rapprochement de la Russie avec la Turquie pourrait y aider, Bakou et Ankara entretenant de très bonnes relations…

Il y a urgence à trouver une solution. Pourquoi La France qui préside cette année le groupe de Minsk ne reprendrait elle pas la main sur ce dossier brûlant en réunissant tous les protagonistes du conflit lors d’une conférence à Paris?

http://www.huffingtonpost.fr/patricia-lalonde/lenjeu-nucleaire-dans-le-haut-karabagh_b_10812908.html

COMBIEN DE RÉACTEURS FAUDRAIT-IL FERMER POUR TENIR LA PROMESSE DE HOLLANDE ?

fermer réacteursDans une note que «Libération» a obtenue, l’ONG Greenpeace calcule qu’il faudrait fermer 27 à 31 réacteurs d’ici à 2025 pour tenir la promesse présidentielle de réduire à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à cette échéance. Très loin de ce que prévoit à demi-mots le gouvernement…

La promesse présidentielle a bien été inscrite noir sur blanc dans la loi de transition énergétique d’août 2015. Mais, depuis, l’exécutif n’a cessé de repousser la présentation d’un texte clé, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), permettant d’appliquer cette loi et de détailler – entre autres – comment l’Etat compte concrètement atteindre cet objectif de 50 %…

Le ministère de l’Environnement a publié sur son site internet le projet de PPE vendredi, à 21 heures…

Étant donné qu’en 2015, la production cumulée du parc nucléaire français (58 réacteurs) a atteint 417 TWh, la réduction de la production évoquée dans la PPE pour 2023 correspond à «l’arrêt définitif de 2 à 12 réacteurs nucléaires à cette échéance, soit une part du nucléaire stable, comprise entre 65 % et 75 % de la production d’électricité en 2023, loin de l’objectif de 50 % en 2025», souligne Greenpeace dans une note publiée ce mercredi, que Libération a obtenue. ..

Dans sa note, Greenpeace expose ses propres calculs en s’appuyant sur le code de l’énergie et les prévisions de Réseau Transport Électricité (RTE, filiale d’EDF) et en tenant compte de l’évolution de la consommation domestique, mais aussi des exportations d’électricité. Conclusion, compte tenu d’une consommation «assez stable» en 2025 par rapport à aujourd’hui (entre 474 et 517 TWh, contre 500 TWh ces cinq dernières années) et d’un bilan net d’exports «nul» d’ici à 2025 (les exportations d’électricité équivalant aux importations), «il apparaît clairement que pour appliquer la loi de transition énergétique, la PPE doit imposer la fermeture de 21 à 23 réacteurs d’ici son échéance la plus lointaine en 2023». Soit 27 à 31 réacteurs si l’on se projette en 2025, selon l’ONG…

Cyrille Cormier insiste : «il est temps, aujourd’hui, d’assumer clairement une position : soit on fait vraiment en sorte de tenir l’objectif des 50 %, soit on ne le fait pas et on arrête de faire semblant. En ne prenant pas de décision, le gouvernement est en train de plomber EDF, mais aussi d’empêcher l’essor des énergies renouvelables, qui sont en pleine croissance dans le monde entier»

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=4&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwidxvW17t7NAhXMAxoKHWhpAKEQqQIIODAD&url=http%3A%2F%2Fwww.liberation.fr%2Ffuturs%2F2016%2F07%2F06%2Fnucleaire-combien-de-reacteurs-faudra-t-il-fermer-pour-tenir-la-promesse-de-hollande_1464254&usg=AFQjCNH15_v7c93c3MqrsrY2xrCCm0HOSg

LE NUCLÉAIRE FRANÇAIS FACE À SES CONTRADICTIONS

Coût du nucléaireLa compétitivité de l’atome est de plus en plus mise à mal face aux énergies vertes.

Du 28 au 30 juin, la World Nuclear Exhibition, grand-messe du nucléaire, battait son plein au Bourget. La filière, qui regroupe en France le travail de 2 500 entreprises, est en difficulté. Face aux énergies renouvelables, dont l’efficacité et l’exploitation ne cessent de progresser, l’énergie de l’atome est de moins en moins compétitive.

En 2015, dans le monde, 300 milliards d’euros ont été investis dans les énergies renouvelables, soit dix fois plus que dans le nucléaire.

Deuxième parc nucléaire au monde derrière les États-Unis, la France défend une très bonne réputation de sûreté et compte ses VRP de luxe, tels Emmanuel Macron…

Faible compétitivité de l’atome ?

En coulisses, pourtant, les chiffres du nucléaire montrent une réalité plus complexe. D’après un document interne d’EDF que s’est procuré le JDD, près de 300 milliards d’euros devront être mis sur la table pour renouveler le parc nucléaire français. Suivant les nouvelles recommandations de sécurité de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), en vigueur depuis Fukushima, le prolongement de dix ans du parc nucléaire actuel coûtera entre 100 et 260 milliards d’euros au lieu des 35 milliards initialement prévus par EDF. Soit plus que le coût de sa construction, qui s’élevait selon la Cour des comptes à 96 milliards d’euros.

Le prix du nucléaire se ressent aussi dans la facture d’électricité qui a augmenté de 20 % en trois ans et devrait probablement continuer à grimper. Le coût des externalités, qui comprend subventions, dépollutions, cadeaux aux dictateurs africains – l’uranium du nucléaire français provient pour une large part du sous-sol de l’Afrique –, opérations militaires de sécurisation des sites, se reporte également sur la facture.

Ces nouvelles alourdissent un peu plus le bilan financier d’Areva et d’EDF, au bord de la faillite. La valeur boursière d’EDF, détenue à 85 % par l’État, a perdu 136 milliards d’euros en sept ans. Pour finir, le projet d’enfouissement des déchets nucléaires de Cigéo a été estimé à 33 milliards d’euros par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA), au lieu des 15 milliards initialement prévus.

Le pari très risqué de l’EPR

L’EPR en phase de construction, pressenti comme l’avenir de la filière nucléaire française, remplit difficilement ses promesses…

L’estimation initiale du prix du MWh que délivreront ces nouvelles centrales, de l’ordre de 46 euros, n’a cessé de grimper depuis 2010. Bien que ces coûts soient difficiles à prévoir, en 2012, la Cour des comptes signalait que le MWh pourrait valoir entre 70 et 90 euros. Avec l’augmentation des dépenses liées à la maintenance et les retards, ce coût pourrait aujourd’hui atteindre 120 euros.

Le boom des énergies renouvelables

Si ces chiffres devaient se confirmer, le choix du nucléaire s’avère de plus en plus difficile à justifier. Car en face, la concurrence des énergies vertes est rude. Le prix de l’éolien terrestre (80 euros/MWh), mais surtout du photovoltaïque, dont les technologies future pourraient porter le prix de l’électricité à 50 euros/MWh en 2050. En 2014, une équipe franco-allemande a atteint un taux de conversion lumière/électricité de 46 % (contre 10 % actuellement). De plus, plus 80 % de ses infrastructures construites aujourd’hui sont recyclables…

http://www.epochtimes.fr/nucleaire-francais-contradictions-13871.html

L’ONU POURRAIT ENTRAVER LA CONCEPTION DU PROPULSEUR NUCLÉAIRE RUSSE

RussiePlusieurs pays se sont prononcés à l’Onu contre l’emploi de l’énergie atomique dans l’espace alors que la Russie est en train de développer un propulseur nucléaire.

Au cours de la 59ème session de la Commission de l’Onu pour l’utilisation pacifique de l’espace, plusieurs pays dont les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon, l’Italie, l’Espagne et l’Australie ont plaidé pour la révision des principes d’utilisation de propulseurs nucléaires dans l’espace, selon un rapport publié par l’Assemblée générale de l’Onu.

« Plusieurs délégations ont demandé à la sous-commission juridique d’examiner le cadre de l’utilisation sécurisée de sources d’énergie atomique dans l’espace« , indique le document.

Le journal russe Izvestia estime que l’initiative en question constitue une réaction au projet russe destiné à créer un appareil spatial doté d’un propulseur nucléaire à l’horizon 2025. A l’heure actuelle, aucun autre pays ne mène de recherches dans ce domaine.

Le quotidien rappelle qu’en 1978 le satellite soviétique Cosmos 954 s’est écrasé dans une région isolée des Territoires du Nord-Ouest canadiens, provoquant la dispersion du combustible radioactif sur un vaste territoire. L’URSS a alors offert plus de 10 millions USD à Ottawa en guise de compensation.

https://fr.sputniknews.com/international/201607061026431107-onu-espace-propulseur-nucleaire/

L’ACCIDENT DE FUKUSHIMA A DISPERSÉ DES « BILLES » DE CÉSIUM RADIOACTIF JUSQU’À TOKYO

Billes de césiumLors de la conférence de géochimie Goldschmidt organisée du 26 juin au 1er juillet à Yokohama, au sud de Tokyo, une équipe réunissant des chercheurs de différentes universités, notamment de Kyushu (sud-ouest du Japon) et de Nantes (Loire-Atlantique), a révélé que 89 % des émissions de césium radioactif des trois réacteurs dont le cœur a fondu en mars 2011, l’ont été sous la forme de microparticules de verre.

Celles-ci ont été décelées dans les poussières recueillies, le 15 mars 2011, par un filtre à air installé sur un bâtiment de Suginami, un arrondissement de l’ouest de Tokyo

D’une taille comprise entre 0,58 et 5,3 micromètres (millionièmes de mètres), elles sont composées principalement de silice et contiennent également du fer, du zinc, du plomb et du chlore. Elles concentrent une forte quantité de césium 134 et de césium 137, deux isotopes radioactifs qui constituent des produits de fission de la réaction nucléaire…

La particularité de ces microbilles de verre est d’être, à masse équivalente, « beaucoup plus irradiantes » que les autres aérosols, parce que le césium y est très concentré, explique Bernd Grambow, directeur de l’unité de recherche Subatech (École des mines de Nantes, CNRS, université de Nantes), qui a participé à ces travaux. Mais aussi d’être plus persistantes, car elles sont, sinon insolubles, beaucoup plus difficilement dissoutes.

Ces caractéristiques posent la question de leur impact sanitaire potentiel. D’autant que si la radioactivité du césium 134 diminue de moitié tous les deux ans, celle du césium 137 n’est divisée par deux qu’au bout de trente ans. Ces radionucléides, s’ils sont ingérés ou inhalés, se fixent sur les muscles. « Comme tous les radionucléides incorporés, le césium est susceptible, en fonction de la durée et de la dose d’exposition, d’augmenter la probabilité d’apparition de cancers radio-induits, sur le long terme », expose Jean-René Jourdain, directeur adjoint de la protection de l’homme à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français…

La détection de ces microparticules à Tokyo, à 230 km de la centrale endommagée, confirme en tout cas l’importance des rejets radioactifs et l’étendue des zones touchées dans les jours qui ont suivi la fusion de trois des six réacteurs de l’installation de Fukushima, après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. Le professeur Utsunomiya précise :

La présentation de ces analyses, qui devraient faire l’objet d’une publication dans une revue scientifique, survient alors que le gouvernement cherche à relancer le nucléaire au Japon. Actuellement, seuls les deux réacteurs de la centrale Sendai, dans le département de Kagoshima (sud-ouest), ont redémarré.

http://www.lemonde.fr/energies/article/2016/07/06/l-accident-de-fukushima-a-disperse-des-billes-de-cesium-radioactif-jusqu-a-tokyo_4964380_1653054.html

COMMENT SE COMPOSE LE PARC NUCLÉAIRE BRITANNIQUE ?

carte centrales UKLe Royaume-Uni dispose de 15 réacteurs nucléaires en service répartis entre 7 centrales (au 5 juillet 2016). Ces réacteurs sont tous exploités par EDF Energy, filiale britannique d’EDF, et ont généré près de 63,9 TWh en 2015, soit 18,9% de la production électrique nationale cette année-là.

Dix des quinze réacteurs nucléaires britanniques sont en service depuis plus de 30 ans et des projets de construction de nouvelles tranches nucléaires sont actuellement à l’étude. Parmi ceux-ci figure le projet très médiatisé d’EDF de deux réacteurs EPR sur le site d’Hinkley Point C (sud-ouest de l’Angleterre). Il est envisagé que ces réacteurs de 3e génération puissent générer à eux seuls 7% de la production électrique britannique.

Fin juin 2016, la secrétaire d’État britannique à l’Énergie et au changement climatique Amber Rudd a affirmé que le projet d’Hinkley Point C n’était pas remis en cause par le référendum ayant acté le « Brexit ». Elle a souligné que le gouvernement souhaitait continuer à développer l’énergie nucléaire dans le pays en évoquant  « 18 GW de nouvelles centrales en projet ».

Outre Hinkley Point C, les projets de centrales les plus « avancés » (mise en service prévue après 2025) sont portés par Horizon, filiale du groupe Hitachi (2 réacteurs de type « ABWR » sur le site de Wylfa Newydd, au nord-ouest du pays de Galles) et NuGeneration, joint-venture entre Toshiba et Engie (3 réacteurs de type « AP1000 » sur le site de Moorside, au nord-ouest de l’Angleterre).

A titre indicatif, le parc nucléaire britannique est le 2e plus grand parc nucléaire au sein de l’Union européenne après celui de la France dont les 58 réacteurs ont généré 76,3% de la production électrique nationale en 2015(5), et devant celui de la Suède (10 réacteurs et 34,3% de la production électrique nationale).

http://www.connaissancedesenergies.org/comment-se-compose-le-parc-nucleaire-britannique-160705

L’ALLEMAGNE TOUJOURS TRÈS LOIN D’UNE SOLUTION POUR SES DÉCHETS NUCLÉAIRES

GorlebenL’Allemagne, qui aura fermé toutes ses centrales nucléaires d’ici six ans, est toujours très éloignée d’une solution pour le stockage de ses déchets radioactifs, un rapport d’experts sur la question publié mardi n’ayant pas permis de beaucoup avancer.
Le rapport, commandité par le parlement allemand à une commission qui a planché plus de deux ans, ne se prononce pas sur la question la plus pressante, à savoir l’emplacement d’un site adéquat pour l’enfouissement des déchets hautement radioactifs.
Le sujet occupe l’Allemagne depuis des décennies. Un site a longtemps été envisagé, Gorleben en Basse-Saxe (nord). Mais la recherche était repartie de zéro en 2011, quand le gouvernement d’Angela Merkel a confirmé l’arrêt du nucléaire à l’horizon 2022. Dans le rapport remis aux parlementaires mardi, Gorleben est toujours une option possible – au même titre que toute une série d’autres.
Le rapport, dont la commission composée de représentants de l’industrie, de scientifiques et de représentants de la société civile a accouché dans la douleur de recommandations sur les critères à respecter dans le choix d’un site de stockage.
Le processus est maintenant censé entrer dans sa phase intensive, une intensité toute relative toutefois puisque le nouvel horizon pour une décision est fixé à 2031, pour un site qui fonctionnerait à partir de 2050. Et Michael Müller, président de la commission d’experts, a qualifié ce calendrier d’ambitieux. La recherche pourrait en fait prendre cent ans, selon la presse allemande.
Les critiques pleuvaient mardi sur le travail de la commission, qui n’a fait que différer la prise de décision, selon Jochen Stay, de l’ONG anti-nucléaire Ausgestrahlt. Les recommandations formulées sont si vagues qu’elles pourraient justifier (le choix de) n’importe quel site, a-t-il critiqué.
En Allemagne, huit réacteurs nucléaires sont encore en activité. Les coûts de leur démantèlement et du stockage des déchets représentent un risque financier considérable pour les quatre opérateurs du pays (RWE, EON, EnBW, Vattenfall).

http://www.romandie.com/news/LAllemagne-toujours-tres-loin-dune-solution-pour-ses-dechets-nucleaires/717817.rom