Mercredi 25 mai, Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a présenté à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) le rapport de l’Autorité sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015.
Pierre-Franck Chevet est revenu sur la découverte des défaillances à l’usine du Creusot (Saône-et-Loire). Tout a débuté à l’issue des premiers examens effectués sur la cuve de l’EPR qui ont abouti à « une évaluation pas très positive ». Deux questions se sont alors posées :
Première question : est-ce que d’autres pièces souffrent des mêmes défauts de ségrégation de carbone dans l’acier ? « La réponse est oui », répond-il, rappelant que quelque 400 dossiers présentent des irrégularités.
Deuxième question : comment l’anomalie a-t-elle été découverte ? Pierre-Franck Chevet déplore que les tests complémentaires à l’origine de la découverte des défauts de la cuve de l’EPR aient été réalisés à la demande insistante de l’ASN, Areva les jugeant inutiles.
Ces défauts n’ont pas été découverts par « la voie classique » des contrôles en interne, critique-t-il. L’ASN a donc demandé à l’entreprise de faire un audit de ces procédures. Le résultat a fait apparaître des « irrégularités », explique Pierre-Franck Chevet, précisant qu’« [il] emploie ce mot à dessein« car des anomalies avaient été détectées en interne mais pas déclarées à l’ASN ou à l’opérateur qui a reçu les équipements. Concrètement, Areva ouvrait des « dossiers parallèles« pour suivre ces défauts, sans les diffuser aux acteurs concernés. Ces pratiques sont « inacceptables« , assène-t-il.
Du côté des préoccupations de l’ASN, son président est revenu sur les besoins en personnel. L’Autorité fait face à des « enjeux sans précédents« et elle manque de moyens humains. « On était devant un mur, maintenant nous y sommes », explique Pierre-Franck Chevet, rappelant que l’ASN a alerté de longue date sur ce sujet. Elle aurait besoin de recruter 140 à 150 personnes, mais elle n’a obtenu que dix postes par an pour les années 2015, 2016 et 2017. Dans l’immédiat, Pierre-Franck Chevet se satisferait de 30 postes supplémentaires en 2017 qui s’ajouteraient aux dix déjà validés. « Des discussions sont en cours avec le ministère de l’Environnement, mais on ne peut pas dire qu’elles soient faciles« , rapporte le président de l’ASN, qui comprend bien les difficultés budgétaires auxquelles fait face le Gouvernement.
Quant aux quatrièmes visites décennales à proprement parler, elles devraient entrainer une nouvelle surcharge de travail…
http://www.actu-environnement.com/ae/news/surete-nucleaire-asn-irregularites-areva-creusot-rapport-visite-decennale-26872.php4

Le géant nucléaire chinois China General Nuclear (CGN) a signé, en octobre dernier, un accord important avec EDF sur la construction une centrale nucléaire au Royaume-Uni représentant la première exportation de technologies nucléaires chinoises vers le marché européen. Grâce à la collaboration sino-française, les réacteurs nucléaires de troisième génération Hualong One seront installés dans des centrales britanniques. Le réacteur Hualong One, développé par la Chine, se caractérise par une longévité, une efficacité et une sécurité accrues et illustre l’ascension de la Chine au rang des pays disposant d’une technologie nucléaire avancée. En mai 2015, le cinquième réacteur de la centrale nucléaire de Fuqing, dans la province chinoise du Fujian (Est), premier projet de démonstration de Hualong One dans le monde, a été mis en chantier, illustrant le début de la concrétisation des technologies nucléaires chinoises de troisième génération, après celles des États-Unis et de la France…
Les deux électriciens s’étaient remis autour de la table pour résoudre le contentieux lié au réacteur nucléaire d’Olkiluoto 3. Areva aurait soudainement mis un terme aux négociations, affirme TVO.
Sur les 19 sites français, tous sont concernés, selon la CGT. Depuis mercredi soir 21 h, les centrales peuvent donc connaître des baisses de charge (c’est-à-dire une diminution de leur puissance), voire l’arrêt de leurs réacteurs.
Doit-on s’inquiéter de la situation du parc nucléaire français ? Selon le président de l’ASN, auditionné ce mercredi, si la sûreté des « grosses installations » hexagonales a été « bonne » en 2015, le contexte est « globalement préoccupant«
La CGT continue de demander le retrait de la loi Travail et étend la fronde au parc nucléaire français. La pression se fait de plus en plus forte.
… dans son édition du 25 mai, « Le Canard enchaîné » évoque une note interne et confidentielle d’Areva révélant qu’au moins deux équipements nucléaires présentent des défauts « pouvant avoir un impact sur la sûreté ».
En 2015 la filière nucléaire est entrée dans une passe industrielle et financière périlleuse (« Cuvegate » de l’EPR, fabrication de pièces de qualité douteuse à Creusot Loire, déboires financiers d’AREVA et EDF …). L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui doit présenter son rapport annuel ce mercredi 25 mai devant l’OPECST et jeudi matin devant la presse, ne saurait oublier de le rappeler. Quel est le poids réel de l’ASN ? Devant l’ampleur des expertises et contrôles à effectuer, face à la gravité des décisions de sûreté à prendre sur tous les chantiers en cours ou à venir (EPR de Flamanville, CIGEO, rafistolage des vieux réacteurs, ITER, Astrid, Horowitz, La Hague…) l’ASN aura-t-elle les moyens d’une intervention efficace ? Son président, Pierre-Franck Chevet, n’a obtenu que 30 postes supplémentaires sur les 200 qu’il réclamait. Face à des interventions politiques comme celle de Ségolène Royal qui annonce la prolongation du fonctionnement des réacteurs au-delà de 40 ans alors que l’ASN n’a pas encore formulé son avis générique ni étudié chaque réacteur au cas par cas, le gendarme du nucléaire saura-t-il résister à ces pressions politiques et financières ? L’exemple de l’autorité de sûreté nucléaire belge qui a autorisé la remise en fonctionnement de vieux réacteurs aux cuves fissurées ne peut que nous inquiéter. Il est grand temps que l’ASN se montre enfin cohérente et que nous arrêtions les frais !
La contestation contre
La négociation entre Areva et son client finlandais Teollisuuden Voima Oyj (TVO) sur leur contentieux autour du réacteur EPR d’Olkiluoto 3 (OL 3) est au point mort, six mois après avoir été engagée. Le coût d’OL 3 a été multiplié par trois (9 milliards d’euros) par rapport au prix clé en main proposé en 2003 par Areva, et le calendrier a dérapé de neuf ans, la mise en service étant prévue au plus tôt début 2019. Cet échec est tout sauf anodin car il freine aussi la restructuration de la filière nucléaire française.
Pékin et Khartoum ont signé un accord-cadre sur la construction de la première centrale nucléaire du Soudan, annonce l’agence Chine nouvelle.
Paul Quilès lance, aux côtés de Bernard Norlain et des experts nucléaires Jean-Marie Collin et Michel Drain, « Initiatives pour le désarmement nucléaire » (IDN), dans le cadre de l’association « Arrêtez la bombe ! ».
Le gouvernement japonais tente de mettre en place une nouvelle politique pour accélérer le retour des habitants déplacés dans les zones affectées par la catastrophe nucléaire, action qualifiée de « très inquiétante » par les environnementalistes.
Le pétrolier vient de rejoindre l’association Terrawatt de promotion de l’énergie solaire et envisage de se lancer dans l’éolien.
Le dimanche 8 mai, l’Allemagne a atteint un pic de production d’énergie renouvelable fournie par le soleil, le vent, l’eau et les biomasses. Une journée ensoleillée et venteuse a provoqué, la production de 55 des 67 gigawatts consommés, soit 87%. Compte tenu de la surproduction électrique, les prix de l’électricité sont devenus négatifs durant plusieurs heures, ce qui signifie que les consommateurs étaient payés pour consommer. Ce résultat est celui d’une politique réfléchie. Les critiques avaient argumenté que les hauts et les bas quotidiens de l’énergie renouvelable (dus aux variations météorologiques) ne lui permettraient que de jouer un rôle d’appui dans la distribution d’énergie des grandes économies. Preuve a été (momentanément) faite du contraire. L’Allemagne prévoit d’être totalement dépendante des énergies renouvelables d’ici 2050 et le Danemark, dont les éoliennes produisent par moments plus d’énergie que ce que consomme le pays, exporte déjà ses surplus.
AEGIS, c’est ce qui est appelé « bouclier », dont la fonction est en réalité offensive. Si les USA réussissaient à réaliser un système fiable capable d’intercepter les missiles balistiques, ils pourraient tenir la Russie sous la menace d’une première frappe nucléaire, en se fiant à la capacité du « bouclier » de neutraliser les effets de représailles.
Plus d’un millier de personnes participaient dimanche 22 mai à Maastricht à une manifestation internationale pour la fermeture des centrales nucléaires belges. Les manifestants s’inquiètent de la sécurité de ces centrales, situées à proximité des frontières.
MATINÉE : 3 parcours de RANDONNÉES
Le Mouvement Contre le Crime Atomique (MCCA) – Arrêt Immédiat du Nucléaire est la nouvelle dynamique antinucléaire de niveau national et international.
Le gouvernement du Grand-Duché du Luxembourg communique :
Ce fut la conclusion de Fatih Birol, le directeur exécutif de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), durant la présentation de son rapport quinquennal auquel assistait la ministre fédérale de l’Énergie Marie-Christine Marghem (MR), rapporte
Le gouvernement aurait proposé à EDF une indemnisation de 80 à 100 millions d’euros en compensation de la fermeture anticipée de la centrale nucléaire alsacienne. L’électricien, qui attendait des milliards, crie au scandale : à tort ou à raison ? L’heure des spéculations a sonné, en attendant celle des comptes…
Dans les années 60 et 70, l’atoll de Hao, dans l’archipel des Tuamotu, a servi de base militaire pendant les essais nucléaires en Polynésie française. Aujourd’hui, des investisseurs chinois projettent de transformer le site en une gigantesque ferme aquacole. Un projet, dans une zone toujours polluée, qui suscite les inquiétudes.
Les pouvoirs publics vont devoir réagir rapidement s’ils ne veulent pas se trouver face à un scandale. On savait que des déchets d’anciennes mines d’uranium étaient utilisés en remblai. A Guérande on découvre dans un chemin des émissions de radioactivité 3000 fois supérieures à la dose acceptable!
Le 2 mars dernier, la ville et le canton de Genève (Suisse) ont déposé une plainte en pénal pour mise en danger d’autrui au sujet de la centrale nucléaire du Bugey (Ain), située à une septantaine de kilomètres de la cité… En cas d’accident grave, Genève serait dans la zone d’évacuation…
Un document interne à la Commission européenne a été dévoilé hier par le journal Spiegel Online. Il concerne le plan stratégique européen pour les technologies énergétiques (SET-Plan)…
C’est passé presque inaperçu : mardi 17 mai, en fin d’après-midi, les sénateurs ont voté pour la relance du projet de stockage géologique des déchets nucléaires Cigéo. Une adoption massive et transpartisane, qui a mis d’accord gouvernement, élus socialistes et des Républicains. « Vous jouez à la roulette », a dénoncé un des rares opposants au texte…
Déclaration du gouvernement luxembourgeois qui a réaffirmé son opposition à l’allocation de fonds européens pour développer du nucléaire nouvelle génération, quelques heures après que Xavier Bettel (1er ministre) se soit réjoui de l’évocation de la fermeture de Cattenom par Ségolène Royal.
Le début de la construction de la deuxième centrale nucléaire russe en Iran est prévu fin 2016.
L’association Sortir du Nucléaire Bugey organise une conférence pour un autre visage énergétique de la France à Nantua (01) dans la salle du Camping Le Signal, accès depuis l’avenue du Camping, proche de l’Espace Malraux.
Dans les chiffres, le parc éolien concurrence déjà le nucléaire, dont le coût est estimé à 62€ le mégawattheure (MWh) dans le dernier rapport de la Cour des Comptes … Pour le solaire, le coût dépasse encore celui du nucléaire, mais s’en rapproche très sérieusement avec des appels d’offre à 70 € le MWh. « Certains appels d’offres que j’ai pu consulter pour l’année 2016 sont même à 65 € le MWh », assure Cyrille Cormier. Soit… à peine 3 euros de plus que le nucléaire… « Au Royaume-Uni, par exemple, le coût du l’énergie solaire est moins élevé que celui de l’énergie nucléaire qui sera produite par les EPR ».
Selon Spiegel Online, l’UE veut faire avancer la construction de réacteurs nucléaires. De nouveaux mini-réacteurs devraient également être développés.
Le passage du nuage de Tchernobyl en 1986 et les essais nucléaires aériens, réalisés dans le monde entre 1950 et 1980, ont laissé des traces dans le sol français qui sont encore mesurables aujourd’hui. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) en a mesuré le niveau lors d’une campagne menée en 2013 et 2014, dont les résultats ont été présentés dans
…Le président des États-Unis Barack Obama a reçu vendredi à la Maison Blanche les dirigeants de cinq pays nordiques, profitant de l’occasion pour lancer une pique à peine voilée à la Russie de Vladimir Poutine.
Cuba s’est prononcée à Genève pour l’élimination de la totalité des armes nucléaires, au nombre de 15 mille, existant dans le monde :
Mardi 17 mai, une proposition de loi destinée à mettre un coup d’accélérateur au projet Cigéo sera discutée au Sénat. Les opposants dénoncent un déni de démocratie et préparent leurs mobilisations.
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Du point de vue des armées, la modernisation des forces nucléaires n’est pas une option, dès lors que la politique de dissuasion demeure la clé de voûte du système militaire français. Mais tout le monde est conscient que la cinquantaine de milliards d’euros nécessaires pour financer cet effort sur une douzaine d’années bute sur un manque criant de capacités financières. Il n’existe en fait que trois éventualités. La première n’est autre qu’un renoncement à ces programmes. La deuxième consiste à proposer que ces budgets énormes soient pris sur l’armement conventionnel. Cette hypothèse est toutefois peu sérieuse, car le nucléaire contribue pour une part non négligeable à l’environnement des forces classiques. La troisième possibilité, qui a la préférence de tous ceux – militaires et politiques – qui ne tiennent pas le cordon de la bourse, consisterait à augmenter le budget de la défense à due proportion des efforts de la modernisation nucléaire. Dans tous les cas, chacune de ces options aurait de lourdes conséquences et une seule chose est sûre à ce stade : la France ne fera pas l’économie d’un débat sur le sujet.
Mardi 17 mai 2016, les sénateurs vont examiner une proposition de loi visant à précipiter la mise en route du centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo à BURE (Meuse/Haute-Marne). Cette nouvelle loi, si elle est votée, autoriserait le lancement industriel de la méga-poubelle nucléaire en le faisant passer pour une énième phase de « recherche », baptisée « phase-pilote ». 30 ans d’opposition à ce projet imposé sans concertation, des montagnes de risques industriels, la condamnation du sous-sol, un désastre financier annoncé et la mort programmée de tout un territoire, tout cela ne peut pas être enterré !…
Satô, protagoniste de ce manga, assiste avec horreur à la catastrophe qui frappe le Nord-Est du Japon, le 11 mars 2011. Il assiste avec encore plus d’effroi aux évènements qui suivent : tandis que la plupart des Tokyoïtes semblent vouloir reprendre leur vie comme si de rien n’était, Satô, lui, est en colère ! En colère contre ce gouvernement et ses non-dits, en colère contre cette société qui ferme les yeux sur les conséquences réelles de la catastrophe. Au fil des jours, il observe, commente et enrage, face à l’évolution de la situation de son propre pays… Un manga-documentaire passionnant ! Et n’oubliez pas les tomes 2 et 3 tout aussi passionnants.
Anne Lauvergeon n’a pas réussi à convaincre les juges. A l’issue de près de douze heures d’interrogatoire, l’ancienne patronne d’Areva est ressortie du pôle financier auréolée d’une mise en examen pour «présentation de comptes inexacts» et «diffusion de fausses informations». La voilà donc rattrapée sans surprise par la ténébreuse affaire Uramin, cette société minière canadienne achetée en 2007 pour 1,8 milliard d’euros, et dont les gisements se sont avérés inexploitables. Un des plus gros fiascos industriels de la décennie, également soupçonné d’être une vaste escroquerie. Accusé d’avoir profité d’informations privilégiées pour spéculer sur l’opération, le mari d’Anne Lauvergeon, Olivier Fric, a déjà été mis en examen fin mars pour «délit d’initié». Les juges cherchent désormais à comprendre quel a été le rôle exact de son épouse…
Aujourd’hui sur le sort des réacteurs Doel 3 et Tihange 2 se joue une compétition fondamentale dont l’enjeu est la sûreté.
La pollution générée par les installations nucléaires se généralise mais ne se remarque pas car elle est invisible et inodore. Elle affecte néanmoins notre santé, soit directement, soit plus insidieusement en perturbant certains de nos gènes. Il n’existe pas de dose en dessous de laquelle le risque serait nul.
L’agence de notation financière Moody’s a dégradé jeudi la note de crédit d’EDF estimant que le plan de l’électricien annoncé à la mi-avril ne serait pas suffisant pour compenser les pressions provenant d’un environnement de prix bas de l’électricité et du programme d’investissement du groupe. Moody’s a abaissé sa note principale à « A2 », contre « A1 » auparavant, et retient une perspective négative. Moody’s a souligné que l’agence pourrait cependant modifier positivement sa perspective si EDF décide notamment de ne pas poursuivre son projet de construction de deux réacteurs nucléaires à Hinkley Point au Royaume-Uni. Pour renforcer son bilan, EDF avait annoncé le 22 avril un vaste ensemble de mesures, dont une augmentation de capital de 4 milliards d’euros et des cessions d’actifs pour un montant de 10 milliards d’euros. Moody’s a estimé que ce plan est « positif » mais considère qu’il ne compensera pas totalement les pressions sur les flux de trésorerie liées à la baisse des prix de vente de l’électricité
L’actualité nucléaire est très riche depuis quelques semaines. A Paluel, le Grand Carénage tourne au carnage au point que l’on puisse légitimement se demander si le réacteur n°2 pourra un jour redémarrer. A Flamanville, la longue liste des déconvenues de l’EPR est enrichie chaque jour de révélations nouvelles. Au Bugey il semblerait qu’aucune solution efficiente ne puisse garantir l’intégrité de la 3ème barrière de confinement. La poursuite d’exploitation de Dampierre 2 est accompagnée de prescriptions qui n’ont rien de rassurantes. Fessenheim 1 a connu 90 jours d’arrêts depuis le début de l’année 2016…
Le missile nucléaire «Satan 2» sera le plus puissant jamais conçu, et aucune technologie de défense antimissile n’est en mesure de l’arrêter. Outre sa puissance, il est équipé d’une technologie furtive pour tromper les systèmes radars ennemis. Son nom officiel est «RS-28 Sarmat».
La semaine dernière s’est ouverte à Genève la deuxième session du Groupe de travail créé par l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU), chargé de faire avancer les négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire (OEWG). Des diplomates du monde entier sont réunis pour étudier les mesures juridiques concrètes et efficaces nécessaires à l’instauration d’un monde exempt d’armes nucléaires. Ouvertes à la participation de représentants de la société civile, ICAN prend part à ces discussions.
Dans un long courrier adressé au Président de la République, le président de l’association Tamarii Moruroa, Yannick Lowgreen, rappelle à celui-ci les promesses faites aux Polynésiens lors de son déplacement officiel. Quelques extraits ci-dessous :
A Pyhäjoki, au nord-ouest de la Finlande, se tenait du 22 avril au 1er mai un campement d’action contre la construction d’une centrale nucléaire de 1.200 mégawatts par la société Fennovoima (en partie détenue par le russe Rosatom)
Le comité de suivi de la Commission ESPOO (accord qui impose aux États signataires de discuter avec leurs voisins de toute activité pouvant entrainer des problèmes environnementaux) estime que la Grande-Bretagne n’a pas respecté ses obligations dans le cas de Hinkley Point. Elle aurait dû consulter et impliquer ses voisins dans le projet de nouvelle centrale avec EDF…
Le Sénat s’apprête, le 16 mai 2016, à examiner la proposition de loi Longuet sur le stockage de profondeur des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue.
Centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, été 2013 : près de deux ans après le tsunami qui provoqua l’arrêt des réacteurs, l’inondation de la centrale et des explosions en série, sur une terre contaminée, des dizaines de grues, pelleteuses, bulldozers et des milliers de silhouettes anonymes s’affairent pour tâcher de réparer la catastrophe qui a déjà chassé plus de 200 000 personnes de la région du Tohoku. Qui sont ces ouvriers courbés et silencieux, occupés à ramasser les débris radioactifs, la plupart du temps sans combinaison ? Ce sont les sacrifiés, vaste armée de travailleurs précaires venus œuvrer, par patriotisme sacrificiel d’abord, puis par nécessité financière, au démantèlement de la centrale. Isolés dans leur propre pays, méconnus ailleurs, Arnaud Vaulerin les a suivis pendant plus de deux ans…
Une importante quantité de déchets radioactifs est enterrée près de Fort McMurray. Énergie atomique du Canada Limitée (EACL), responsable de ces déchets, assure néanmoins que ceux-ci sont entreposés de façon sécuritaire, à l’abri du brasier qui ravage la région.
Que se passe-t-il à l’IRSN, l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire ? Cette institution publique française de renommée internationale, connue pour réaliser des études de haut niveau, n’hésite pas à mentir pour on ne sait quelle raison obscure. Est-ce parce que la France est un pays nucléarisé qu’il lui est impossible d’être indépendant et de dire les choses simplement comme elles sont ?…
Le parti unique au pouvoir en Corée du Nord a confirmé la stratégie de son leader Kim Jong-Un visant à mener de front développement économique et programmes nucléaire et balistique, lors de son premier congrès depuis 1980, a rapporté lundi l’agence officielle KCNA.
C’est un sévère dérapage de calendrier et de budget que s’apprête à acter Iter, le programme international de recherche sur la fusion nucléaire… Destiné à démontrer la « faisabilité scientifique et technologique de l’énergie de fusion », qui offrirait un rendement beaucoup plus élevé que la fission nucléaire, le démonstrateur en construction à Cadarache (Bouches-du-Rhône) ne devrait pas être à l’œuvre avant une dizaine d’années.
MERCREDI 25 MAI à 20H30 au CINÉMA L’ASTRÉE à CHAMBÉRY, les associations « Les Amis de la Terre » et « Arrêt du Nucléaire Savoie » organisent une projection publique du film « La supplication » avec la participation du réalisateur Pol Cruchten.
La révélation de possibles falsifications dans l’usine du Creusot est un nouveau coup de boutoir pour une filière nucléaire française déjà déstabilisée. Depuis le début de l’année 2016, chaque mois apporte son nouveau lot de problèmes à régler. Il est urgent de stopper cette spirale infernale.
Une plainte va être déposée au TGI de Chalon-sur-Saône pour faux, usage de faux et mise en danger de la vie d’autrui
L’Association des Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt le château communique :
L’audit mené après la découverte d’une « anomalie » sur la cuve de l’EPR de Flamanville a révélé des incohérences dans les dossiers de fabrication des composants nucléaires sur le site d’Areva au Creusot. Il pourrait s’agir de falsifications. Selon une source au fait du dossier, ce seraient en réalité des falsifications sur des dossiers de fabrication sur son site de Creusot Forge que pourrait devoir reconnaître Areva. « Je ne peux pas l’exclure », a indiqué Philippe Knoche, le directeur général d’Areva aux « Echos ». « On a des procès-verbaux contradictoires. Soit il y a eu des essais complémentaires qui ne sont pas tracés, et il faut qu’on ait la conviction qu’ils existent. Sinon, il faudra en tirer les conséquences », explique-t-il. « Nous avons souhaité communiquer parce que c’est inacceptable mais nous sommes encore en train de chercher. » Du côté de Bercy, on attend les résultats complets de cet audit avant de tirer des conclusions.
Un des porte-paroles du mouvement altermondialiste basque Bizi !, Txetx Etcheverry, est convoqué (en vue d’une audition libre) ce mardi 10 mai à 10H00 du matin au commissariat de Bayonne, au sujet d’une prise de parole anti-nucléaire du Tour Alternatiba réalisée en juillet 2015 devant la centrale de Fessenheim (Alsace).
Depuis l’accident de Tchernobyl, la destruction d’une partie de la centrale de Fukushima est la plus terrible catastrophe nucléaire civile qui ait frappée la planète.
Les Pays-Bas voisins ont annoncé avoir commandé quinze millions de pilules afin d’étendre les zones de distribution de pilules d’iode autour des centrales nucléaires.
Interpellés dans la station balnéaire de 
Trente ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, la Lituanie est inquiète. Son voisin biélorusse est, en effet, en train de construire une nouvelle centrale nucléaire, à tout juste 50 kilomètres de Vilnius, la capitale lituanienne, à proximité d’un bassin de près d’un million de personnes. Minsk fait la sourde oreille à toutes les demandes d’information de son voisin, notamment en ce qui concerne la sûreté des installations nucléaires et la protection de l’environnement. Vilnius essaie de réagir en mobilisant la Communauté internationale et ses voisins.
Dans une interview au Journal du dimanche (JDD), l’ancien chef de l’État explique en effet que si la droite revient au pouvoir en 2017, elle « [abrogera] l’objectif de ramener à 50 % [contre 75 % actuellement] la part du nucléaire dans la production d’électricité en France ».
L’Association des Commissions Locales d’Information (CLI) sur le nucléaire a estimé que la France était « loin du compte » concernant les mesures de protection des personnes en cas d’accident nucléaire.
La mesure concernait jusqu’à présent uniquement les personnes vivant dans un périmètre de 20 km autour des centrales nucléaires belges de Tihange (sud) et Doel (nord), de celles proches de la frontière belge (Chooz en France, et Borssele aux Pays-Bas), ainsi que des centres de recherche nucléaire de Fleurus (sud) et Mol (nord).
Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire, Pierre-Franck Chevet, alerte une nouvelle fois sur le danger nucléaire et la nécessité de rester « extrêmement vigilant ».
Plus jamais ça. C’était il y a trente ans, après la catastrophe de Tchernobyl. Le drame survenu en 2011 à Fukushima a malheureusement confirmé que la prise en compte du risque s’accommode mal de discours rassurants et de bonnes intentions. Pas question de semer une inutile panique. Mais l’observation de la carte que nous publions aujourd’hui démontre que le département de l’Indre est concerné en premier chef par les questions de sécurité nucléaire. Civaux et Chinon à l’Ouest, Saint-Laurent au Nord et Dampierre et Belleville à l’Est, sont autant de géants menaçants. Quelles parades en cas d’accident ?…
Le CA de SDN-BUGEY a décidé d’acquérir une vingtaine d’exemplaires de la BD « Tchernobyl, le nuage sans fin« , et d’en distribuer « gracieusement » une quinzaine aux bibliothèques municipales des communes riveraines de Bugey, les cinq derniers étant destinés à la vente sur nos stands lors de nos manifs et/ou actions.
«Les attaques ciblées visent normalement les ordinateurs qui touchent au fonctionnement de la centrale», a fait savoir le porte-parole du site industriel producteur d’électricité. «Souvent, de telles attaques se répandent assez vite si elles ne sont pas arrêtées à temps», a-t-il ajouté.
La ministre de l’Environnement et de l’Energie « Ségolène Royal a désigné, il y a cinq ou six semaines, un négociateur sur l’indemnisation des actionnaires de Fessenheim (EDF mais aussi l’allemand EnBW et les suisses Alpiq, Axpo et BKW), a déclaré le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy lors d’une audition au Sénat. L’étape actuelle, c’est que nous avons ouvert des discussions entre EDF et le négociateur du Ministère de l’Environnement sur l’indemnité », a-t-il ajouté. « En effet, la question s’impose : il y a un préjudice subi par EDF du fait de la privation qu’aura EDF lors de la fermeture d’un outil nucléaire (…) qui fonctionne bien (…). Et donc le préjudice qui est, je crois, indiscutable, nécessite d’être chiffré », a-t-il précisé.
Au lieu d’imposer l’électricien national en champion de la transition énergétique, le gouvernement laisse, voire pousse EDF à s’accrocher au maintien de sa production nucléaire et à rester à l’écart de l’essor des énergies renouvelables en France. Une conduite à risque pour la transition énergétique mais aussi pour l’entreprise.
Au fil de ces trente dernières années, la terrifiante réalité de la catastrophe de Tchernobyl cède la place aux images post-apocalyptiques des touristes. RT a recueilli des histoires émouvantes témoignant de l’enfer de ces fatals jours d’avril 1986.
Sur les 19 centrales nucléaires françaises, cinq se trouvent à proximité des frontières du pays : Fessenheim, à la frontière allemande, Cattenom, tout près du Luxembourg, Gravelines et Chooz, près de la frontière belge, ou Bugey, à quelques dizaines de kilomètres de la Suisse. Nos voisins s’inquiètent de plus en plus d’avoir ces réacteurs vieillissants à leurs portes, sans aucun pouvoir sur la poursuite de leur exploitation ou leur degré de sécurisation. En matière de sécurité nucléaire, la coopération européenne n’est toujours pas à l’ordre du jour. Ce qui pose également de graves problèmes concernant l’efficacité des mesures de prévention et de gestion de crise.
Le chef de l’État a assuré qu’un décret abrogeant l’autorisation d’exploiter la centrale de Fessenheim serait pris cette année. Ce décret permettra de débrancher Fessenheim du réseau électrique, sa fermeture se faisant lors d’une prochaine étape. La centrale alsacienne fait figure de première, d’autres suivront. Dès l’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) rendu (pour la fin 2018), «EDF devra proposer la fermeture de certaines centrales» et «la prolongation d’autres», a dit le Président. Le calendrier sera déposé avant le 1er juillet.
Très active, cette association savoyarde milite depuis des années pour l’arrêt du total nucléaire civil et militaire. Lors de cette foire bio qui a eu lieu dimanche 24 avril, ses buts étaient multiples :
EDF menace de poursuites judiciaires le Journal de l’énergie, s’il ne supprime pas des documents internes à EDF révélés dans son enquête sur les diesels de secours des réacteurs nucléaires français.
Des opposants au nucléaire français, allemands et suisses ont manifesté dimanche 24 avril sur sept ponts du Rhin pour commémorer les 30 ans de la catastrophe de Tchernobyl et exiger la fermeture en 2016 de la centrale alsacienne de Fessenheim, a-t-on appris auprès des organisateurs.
EDF, confronté à de lourds défis, a annoncé vendredi 22 avril une série de mesures choc pour renforcer sa situation financière, dont un projet d’augmentation de capital de 4 milliards d’euros, auquel l’État entend participer à hauteur de 3 milliards.
Reporterre publie en exclusivité un sondage réalisé par l’IFOP et présenté samedi 23 avril lors de la conférence #tcherno23 organisé par l’association
Voici vingt ans que Galia Ackerman fréquente ceux qui sont la mémoire de Tchernobyl. Scientifiques, artistes, écrivains, ethnographes, et tous ceux qui sont restés, malgré l’interdiction.
…A l’issue d’un conseil d’administration de plus de quatre heures, le groupe a finalement validé un projet d’augmentation de capital de 4 milliards d’euros pour renflouer ses fonds propres, qu’il compte lancer d’ici le début de l’année prochaine, si les conditions en Bourse le permettent…
Pour les «liquidateurs» c’est déjà plus de 100 000 morts et plus de 200 000 invalides, et pour les populations exposées à la contamination le bilan (serait déjà selon les estimations) probablement supérieur à 985 000 de morts à travers le monde.
Avant d’arrêter ses décisions sur l’avenir de la compagnie électrique publique EDF dont la situation financière est tendue, le président de la République a souhaité bénéficier d’éclairages complémentaires…
La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a confirmé lundi qu’une somme de renseignements suggérait que Pyongyang se préparait à réaliser un cinquième essai nucléaire, en violation des sanctions internationales.
Suite à la série de séismes importants dans l’île de Kyushu, Cécile Asanuma-Brice, chercheure en sociologie urbaine rattachée au centre de recherche de la Maison Franco Japonaise de Tôkyô, fait le point de la situation, en particulier au regard de la décision du gouvernement japonais de maintenir en activité la centrale nucléaire de Sendai.
La journaliste s’est rendue aux abords de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux, près de Blois pour vérifier si le plan national est bien appliqué. Résultat, le document dans lequel doivent figurer les consignes (plan particulier d’intervention, PPI) est introuvable. Il ne figure pas non plus sur le site internet de la préfecture. Les riverains ont bien reçu des pastilles d’iode à ingérer en cas d’incident mais ils ne connaissent pas les autres consignes de sécurité…
Dans une enquête fouillée, le journaliste Mathieu Gaulène dresse un panorama inquiétant de l’omniprésence de l’atome dans une région marquée par la catastrophe de Fukushima et où les rivalités sont exacerbées.
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