Sep 23

TEXTE DE L’APPEL DE TOKYO POUR UN MONDE SANS NUCLÉAIRE

fsm-3Nous, participant-e-s du 1er Forum social mondial thématique contre le nucléaire civil et militaire, réalisé à Tokyo et Fukushima du 23 au 28 mars 2016, venant de plus de 10 pays de 3 continents, appelons à la création d’un réseau mondial au service de l’intercommunication, de l’appui mutuel et du lancement d’actions communes pour un monde sans nucléaire civil et militaire.

Cet appel s’adresse aux citoyen-ne-s de tous les pays du monde engagé-e-s, à titre individuel ou au sein d’une organisation, pour un monde sans nucléaire.

Pour bâtir ce réseau, nous commencerons par nous doter d’une liste d’échange, par Internet, pour dépasser notre isolement, chacun luttant dans son pays contre un pouvoir nucléaire qui est mondialisé. Cet outil nous permettra de construire des actions communes, des résistances, des dénonciations et des diffusions d’information pour construire un monde libéré du nucléaire.

Nous y échangerons sur les questions juridiques, de sécurité, de santé, d’éducation et de communication liées à l’usage du nucléaire à des fins civile et militaire. Nous le ferons dans le cadre de grands thèmes tels que : l’exportation et l’importation des équipements et de la technologie nucléaire, ainsi que du combustible à des fins civile et militaire, de la mine aux déchets ; les mythes et la propagande avec lesquels le nucléaire s’impose, notamment par le biais des lobbies et des médias ; les témoignages des victimes et réfugiés du nucléaire, mais aussi des experts, médecins, ingénieurs et autres qui nous permettent de partager informations, études et analyses ; les réussites de nos luttes qui ont permis de bloquer des accords, d’adopter ou de changer des lois, de fermer des centrales, de gagner des procès… pour qu’elle servent d’exemple à d’autres luttes en cours ; les alternatives sur la consommation et la production d’énergie ; les travailleurs du nucléaire, notamment le système de sous-traitance et de travail intérimaire qui porte gravement atteinte à la santé et la sécurité des travailleurs.

Nous invitons toutes les personnes, groupes et organisations engagés dans la lutte pour un monde sans nucléaire à s’inscrire à cette liste, à signer cet appel et à le diffuser largement dans leurs réseaux.

Nous les appelons aussi, en réponse au message de solidarité reçu de la part des organisations québécoises et canadiennes luttant contre le nucléaire, à s’impliquer dans la construction de notre réseau en participant au 2ème Forum social mondial thématique contre le nucléaire civil et militaire, qui se tiendra durant le prochain Forum Social Mondial, à Montréal (Canada) du 8 au 14 août 2016.

Un 3ème Forum social mondial thématique contre le nucléaire civil et militaire pourra être organisé en Europe à l’occasion du 31ème anniversaire du début de la catastrophe de Tchernobyl.

Tokyo, le 28 mars 2016.

Pour signer cet appel :

https://fsm2016.org/appel-de-tokyo-pour-un-reseau-mondial-vers-un-monde-sans-nucleaire/

Sep 22

AREVA VEUT GARDER LES FALSIFICATIONS DU CREUSOT SECRÈTES !

  le-journalPar communiqué, le réseau « Sortir du nucléaire » et Greenpeace expliquent pourquoi ils saisissent la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) afin d’obtenir le rapport intégral réalisé par Areva, sur les soupçons de falsification de document à l’usine du Creusot.
« En 2015, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait mis en évidence des « anomalies » sur la cuve de l’EPR de Flamanville. Soupçonnant que ces défauts ne soient pas des cas isolés, l’ASN avait demandé en avril 2015 à Areva de lancer un audit sur son usine du Creusot, où avait été fabriqué ce couvercle de cuve mais également de nombreux équipements essentiels pour la sûreté (composants de cuve, rotors de turbines…) qui équipent les centrales nucléaires en fonctionnement. C’est ainsi qu’Areva a avoué à l’ASN avoir détecté des « irrégularités » dans les documents de fabrication d’environ 400 pièces produites depuis 1965. Il s’agit bien là d’une opération de falsification à grande échelle.
L’audit demandé a été réalisé par Lloyd’s Register Apave entre mai et septembre 2015. Areva a communiqué le rapport d’audit à l’ASN le 12 octobre 2015. Le 11 avril 2016, le Réseau « Sortir du nucléaire » a demandé à l’ASN de le lui communiquer. Greenpeace a effectué la même demande fin août.
Or le document qui a été communiqué par l’ASN à nos associations avait au préalable été caviardé dans sa quasi-totalité par Areva. Invoquant le secret industriel et commercial, l’entreprise avait ainsi occulté la majorité des informations contenues dans ce rapport ! Cette occultation d’informations essentielles pour la sûreté est une nouvelle preuve, s’il en était besoin, de l’opacité totale qui règne dans la filière nucléaire et du peu de cas fait par Areva du droit d’accès aux informations en matière environnementale pourtant prévu par la loi.
Face au refus d’Areva de communiquer ces informations, le Réseau « Sortir du Nucléaire » et Greenpeace ont décidé ce jour de saisir conjointement la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) pour obliger Areva à leur transmettre l’intégralité de ce rapport. De son côté, l’ASN a également saisi la CADA afin de recueillir son conseil sur le caractère communicable de ces documents. Une audience devrait se tenir le 3 octobre. « 

http://www.lejsl.com/edition-le-creusot/2016/09/22/areva-veut-garder-les-falsifications-du-creusot-secretes

Sep 22

BIENTÔT UN NOUVEAU TCHERNOBYL ?

bientotDes chercheurs de l’Université du Sussex au Royaume-Uni ont évalué les risques actuels d’accident nucléaire en regroupant les données de 200 catastrophes passées.
Les spécialistes ont conclu qu’une catastrophe comparable à l’accident de Tchernobyl pourrait se reproduire prochainement.
Des événements d’une ampleur de Fukushima et de Tchernobyl sont probables une ou deux fois en un siècle. Selon eux, les incidents de moindre ampleur se produisent tous les 10-20 ans. L’Europe a peur que l’Ukraine ne déclenche un Tchernobyl 2.0. Les experts soulignent que la méthodologie standard utilisée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne permet pas de prendre en compte tous les risques et que le prochain accident nucléaire pourrait arriver plus tôt qu’on ne le pense.
Les spécialistes pensent que pour se prémunir d’une nouvelle catastrophe d’envergure, il faut sophistiquer les technologies utilisées pour construire les réacteurs nucléaires. Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.

https://fr.sputniknews.com/presse/201609211027858791-chercheurs-risque-accident-nucleaire-tchernobyl/

Sep 22

LE CRIME PARFAIT DES ASSASSINS MASQUÉS

crime2La chaîne Arte diffusait ce mardi 20 septembre un documentaire ahurissant sur la pollution des mers, notamment de la Manche, par les déchets radioactifs dont l’industrie nucléaire se débarrasse sans le moindre souci de la santé des populations limitrophes.

Pendant des années, avant que cette pratique sauvage ne soit interdite en 1993, plus de 100 000 tonnes de déchets radioactifs enfermés dans des fûts ordinaires ont été jetés à la mer, sous le prétexte que, les fûts une fois rongés par la rouille, les déchets toxiques seraient dilués dans une masse d’eau considérable censée exclure toute pollution dangereuse.

Or, des scientifiques indépendants se sont penchés sur le problème et ont analysé en laboratoire le sable de certaines plages anglaises et françaises et y ont relevé la présence de plutonium en quantité très supérieure aux normes acceptables.

Certaines îles proches des zones de rejet ont été si polluées que leurs populations présentent un taux de cancers nettement plus important que la moyenne, et on y relève notamment chez les enfants un nombre anormal de leucémies, dont beaucoup sont mortelles.
Depuis 1993, l’industrie nucléaire a contourné la loi en expédiant les déchets par des tuyaux d’évacuation débouchant directement en pleine mer (tout comme les boues rouges de La Ciotat), ce qui signifie que la pollution radioactive continue de plus belle, touchant également les poissons que nous mangeons !

Les officiels affirment que tout est sous contrôle, mais ce n’est qu’un mensonge absolu.

La « mafia du nucléaire », car c’est bien ainsi qu’il faut la nommer, est composée d’ingénieurs et de scientifiques « au-dessus de tout soupçon », qui n’ont en réalité qu’une idée en tête : préserver coûte que coûte leur pré carré et les rentes qui en découlent, quel que puisse être le nombre des victimes de cet holocauste caché.

Bien entendu, ils se justifient en invoquant l’intérêt général de la production d’électricité.

Mais les Français accepteraient-ils qu’on assassine des enfants pour qu’ils puissent allumer leur télévision ?

Eh bien… peut-être, après tout ! Qui a jamais pu mesurer la cruauté du monde ?

Pierre LANCE

http://www.nice-provence.info/blog/2016/09/21/dechets-nucleaire-crime-parfait-assassins-masques/

Sep 22

PROJET DE DÉCRET RELATIF À LA PROTECTION CONTRE LES DANGERS DES RAYONNEMENTS IONISANTS

  criirad-2La CRIIRAD appelle à se mobiliser contre l’adoption de niveaux de référence très élevés pour la gestion des accidents nucléaires et de leurs conséquences.

Les autorités françaises s’apprêtent à fixer les critères de gestion des zones contaminées après un accident nucléaire (ou après un attentat affectant une installation nucléaire). Quel niveau d’exposition aux rayonnements, et donc de risque, sera pris en référence pour décider de la nécessité ou non d’engager telle ou telle action pour protéger la population ? Très concrètement : jusqu’à quel niveau de risque serez-vous condamné à vivre en zone contaminée ? À partir de quel niveau de risque pourrez-vous espérer être indemnisé et relogé dans un environnement sain ?

Les autorités françaises ont retenu les niveaux de dose efficace les plus élevés possible : 100 mSv pour la phase accidentelle et 20 mSv/an pour la phase poste accidentelle (alors que pour le public, la limite maximale de dose est normalement de 1 mSv/an et que cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé). Plus les limites sont élevées, moindre sont les dépenses liées à la protection et à l’indemnisation des dommages. Ce choix est malheureusement cohérent avec le plafonnement des indemnités pour les victimes d’un accident nucléaire majeur. Le nucléaire est dispensé de l’application du principe pollueur-payeur : ce sont ses victimes qui supporteront les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe.

Cette décision n’arrive pas par hasard. Elle est le fruit de 20 ans d’efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français via son cheval de Troie, le CEPN. L’idée clef est de convaincre les populations que l’on peut tout-à-fait vivre en zone contaminée. Il suffit d’un peu de formation et d’équipement pour contrôler son environnement, ses aliments. Ces experts ont juste « oublié » le problème central de la dégradation de l’état de santé des habitants, et tout particulièrement des enfants.

Si vous êtes choqué par l’image de ces enfants japonais qui portent autour du cou un dosimètre en guise de pendentif, si ce n’est pas l’avenir que vous souhaitez pour vos enfants, agissez !

Le Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer a lancé une consultation sur le projet de décret relatif à la Directive 2013/59. Cette consultation est une opportunité pour dénoncer les propositions que nous jugeons inacceptables et manifester d’ores et déjà nos exigences. Nous avons tardivement pris connaissance de cette consultation qui se terminera le 30 septembre.

Participez à la consultation publique et dites NON à l’obligation de vivre en zone contaminée !

Pour savoir comment participer à la consultation publique, aller sur le site de la CRIIRAD : :

http://www.criirad.org/euratom/euratom2013-59-niveaux-exposition.html

Sep 21

ITER REÇOIT 43 M€ SUPPLÉMENTAIRES DE LA RÉGION PACA

iterLa signature, jeudi 16 septembre 2016 à Saint-Paul-Lès-Durance, d’un avenant de la convention entre la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et Iter permet au projet de « bénéficier de 43 M€ supplémentaires dont 18 M€ sur l’année 2016 » précise Christian Estrosi, président de la Région.
Né d’une coopération entre trente-cinq pays, Iter est un projet international de recherche visant reproduire sur Terre, dans un réacteur expérimental (le Tokamak), l’énergie illimitée qui alimente le Soleil et les étoiles. Il est financé à 45,6 % par l’Union européenne et la Suisse et à 9,1% chacun par la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis.
18,6 milliards€ vont être investis sur quarante ans dans ce projet pour plus de 2 mrds€ de retombées économiques attendues et 3 500 emplois durables. Le premier plasma, carburant du réacteur, ne sera obtenu qu’en 2025 et le Tokamak n’atteindra sa pleine puissance qu’en 2035.
L’enveloppe de 43 M€ comprend un doublement de la participation de la Région au financement de la machine Iter pour atteindre les 13,5 M€ en 2016. Ainsi que 30 M€ consacrés aux infrastructures nécessaires au bon développement du site. Ceci intègre la réouverture en 2017 de la route du barrage EDF, offrant un nouvel itinéraire d’accès au site. De même, la sortie 17 de l’A51 bénéficiera d’une réfection.

Article rédigé par Eric Apim

http://www.econostrum.info/Iter-recoit-43-M-supplementaires-de-la-region-Paca_a22234.html

Sep 21

UNE SOCIÉTÉ CHINOISE SOUPÇONNÉE DE CONTRIBUER AU PROGRAMME NUCLÉAIRE NORD-CORÉEN

societe-chinoiseIl y a une dizaine de jours, la Corée du Nord procédait à son cinquième essai nucléaire. Deux groupes de réflexion sud-coréen et américain viennent de sortir un rapport sur une entreprise industrielle chinoise soupçonnée d’avoir contribué au programme nucléaire nord-coréen. La Chine a toujours été rétive à la mise en place de sanctions envers Pyongyang, dont elle est la seule alliée.

Dandong Hongxiang Industrial Development est basée à la frontière entre la Chine et la Corée du Nord. Selon le rapport, l’entreprise a échangé pour plus de 530 millions de dollars de biens avec le voisin nord-coréen entre 2011 et 2015.

Parmi les produits vendus : de l’oxyde d’aluminium, un composé qui empêche la corrosion dans les centrifugeuses pendant l’enrichissement de l’uranium, ainsi que du paratungstate d’ammonium ou encore du trioxyde de tungstène, qui selon le département d’Etat américain peuvent eux aussi être utilisés dans l’industrie nucléaire. Enfin, le rapport note que la société chinoise a été en relation avec une entreprise publique nord-coréenne susceptible, selon la Commission européenne, de financer des programmes d’armes de destruction massive.

Après avoir été alertée par les Américains, la Chine a ouvert la semaine dernière une enquête sur Dandong Hongxiang et plusieurs de ses dirigeants, pour « crimes économiques graves », mais Pékin a refusé de préciser si l’enquête était liée au programme nucléaire de son voisin. Le New York Times estime que la fondatrice et présidente de la compagnie chinoise, Ma Xiaohong, a peut-être perdu ses appuis hauts placés ce mois-ci après les révélations de son implication dans un scandale politique.

Toujours selon la presse américaine, Washington devrait, de son côté, rapidement annoncer des actions en justice visant des entreprises chinoises soupçonnées d’apporter un soutien financier à Pyongyang.

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20160920-societe-chinoise-soupconnee-contribuer-programme-nucleaire-nord-coreen

Sep 21

JAPON: DÉCHETS NUCLÉAIRES : “UNE DÉCISION FRANCHEMENT PAS RÉALISTE”

japon-dechetsLa question a été tranchée : la gestion des déchets hautement radioactifs revient aux compagnies d’électricité durant 400 ans et à l’État pour les 100 000 ans suivants. L’incommensurabilité de ce temps relance le débat autour de l’atome.

L’Autorité japonaise de régulation nucléaire (ARN) a décidé à qui reviendrait la gestion des déchets nucléaires hautement contaminés une fois les centrales vieillissantes fermées. “Les éléments hautement radioactifs comme les barres de contrôle ou autres déchets provenant des cuves des réacteurs devraient être enfouis sur des sites à faibles risques sismiques, volcaniques et de tsunami, à plus de 70 mètres sous terre”, relate l’Asahi Shimbun.

La gestion de l’enfouissement et la surveillance de ces sites reviennent aux compagnies d’électricité qui en sont propriétaires, et ce durant trois cents à quatre cents ans. Passé ce délai, le gouvernement japonais reprendra la main durant les cent mille ans suivant.  

Cette annonce de l’ARN émise le 31 août suscite de nombreuses réactions et relance une fois de plus le débat autour de l’énergie nucléaire.

Quatre cents ans, ça nous amènerait à la date de la mort de Shakespeare si l’on remontait dans le temps. Quant à cent mille ans, l’humanité vivait alors dans les grottes et chassait des mammouths… Ce n’est franchement pas réaliste”, écrit le Tokyo Shimbun.

Interrogé par le journal engagé pour la sortie du nucléaire, Kazuya Aoki, un officiel de l’ARN, s’est contenté de rétorquer : “Il est possible qu’une entreprise subsiste durant trois cents ou même quatre cents ans.”  

L’archipel compte déjà deux centrales qui ont fermé l’année dernière sur les 54 existants sur son sol. “Actuellement, il y a déjà dans notre pays près de 8 000 tonnes de déchets hautement radioactifs qu’il faudrait enfouir de la sorte. Mais aucun lieu n’a pour le moment été sélectionné dans le pays pour servir de site d’enfouissement final”, rappelle l’Asahi Shimbun.

http://www.courrierinternational.com/article/japon-dechets-nucleaires-une-decision-franchement-pas-realiste

Sep 21

LE GOUVERNEMENT TENTE D’ACTER LA PÉRENNISATION DE LA FILIÈRE NUCLÉAIRE

sdnLa Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) était censée concrétiser les objectifs de la loi de transition énergétique, dont la fameuse « réduction de la part du nucléaire ». Mais il ne saurait être question de transition dans le texte publié pour consultation le 15 septembre. Absence de vision, fermetures de centrales non planifiées, rafistolage encouragé des vieux réacteurs et nucléaire « de 4ème génération » à l’ordre du jour : la PPE pose les bases pour tenter de faire perdurer un système énergétique dangereux et dépassé !

Une fermeture de Fessenheim non assurée

Si la PPE prévoit bien la publication d’un décret d’abrogation de l’autorisation de Fessenheim fin 2016, il n’indique pas quand exactement celle-ci sera effective, se contentant de préciser qu’elle adviendrait « lors de la première période », qui court jusqu’à 2018. Si cette abrogation n’est pas explicitement fixée à une date antérieure à l’élection présidentielle, le gouvernement actuel laissera toute latitude à son successeur pour revenir sur la fermeture de Fessenheim.

Une absence totale de prospective

Dès 2014, la Direction Générale de l’Énergie et du Climat avait identifié un « non-besoin » d’une vingtaine de réacteurs nucléaires à l’horizon 2025. Or Ségolène Royal a délibérément choisi de tourner le dos aux exercices de prospective existants, pour ne rien imposer de contraignant à EDF.

De fait, si la PPE reconnaît que des fermetures pourraient advenir à la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire, elle ne propose ni vision ni trajectoire à l’horizon 2025 en termes de fermetures de centrales (mis à part celle de Fessenheim). La réduction de la part du nucléaire est donc impensée… ou explicitement laissée aux aléas. Des mesures volontaristes sont pourtant urgentes pour anticiper la fin de vie des centrales et prévoir la reconversion d’une industrie en situation de quasi-faillite.

Une réduction de la part du nucléaire… grâce aux arrêts des réacteurs pour travaux ?

Si l’on en croit le texte, tout laisse supposer que la promesse de 50% de nucléaire en 2025 ne sera pas tenue : la PPE stipule juste qu’en 2023, la production nucléaire annuelle aura diminué dans une fourchette comprise entre 10 TWh (soit la production de Fessenheim) et 65 TWh (environ la production de 7 réacteurs), soit une baisse représentant au maximum 15% de la production nucléaire de 2015 !

Pire : cette focalisation sur une réduction de la production annuelle à une date donnée (plutôt qu’une diminution de la puissance nucléaire installée) ouvre la porte à une réduction de la part du nucléaire en trompe-l’œil. Ainsi, pour atteindre son objectif à 2023, la PPE table notamment sur « la baisse de la disponibilité des réacteurs nucléaires, en raison des travaux de maintenance et des investissements de sûreté ». En clair : lors de cette période, une réduction temporaire de la part du nucléaire pourrait avoir lieu… parce que des centrales seraient provisoirement arrêtées pour travaux en vue de leur prolongation !

Un soutien archaïque à l’industrie du plutonium et aux réacteurs « de 4ème génération »

De manière inattendue, la PPE fixe également comme objectif la pérennisation du « retraitement » des combustibles nucléaires usés à La Hague, opération pourtant extrêmement coûteuse, polluante et dangereuse.

Au mépris des risques, le texte propose d’étendre à l’ensemble des centrales l’utilisation de MOx, un combustible nucléaire particulièrement réactif à base de plutonium issu du « retraitement ».

Tout aussi grave, la PPE plaide pour les recherches sur les réacteurs dits « de 4ème génération ». Alors que ce projet n’a jamais fait l’objet d’un débat officiel, le texte évoque le prototype ASTRID et prévoit une phase de conception détaillée « sur la période 2016-2019. ». Peut-on parler de « transition énergétique » si le projet du gouvernement est de ressusciter une version à peine modifiée du réacteur Superphénix, dont le fiasco était pourtant éclatant ?

À des années-lumière d’une « transition » digne de ce nom, le gouvernement confirme ses choix : loin de réduire la part du nucléaire, il s’agit de faire perdurer cette technologie dépassée le plus longtemps possible. Au regard de la faillite de la filière et des risques croissants liés au vieillissement des centrales, cette orientation est lourdement irresponsable. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ invite à exprimer son profond désaccord avec le volet nucléaire de cette PPE. Arrêtons les frais !

Contact presse :
Martial Chateau – 06 45 30 74 66

http://www.sortirdunucleaire.org/Programmation-Pluriannuelle-de-l-Energie-le-49275

Sep 21

APRÈS FUKUSHIMA, QUELLE PLACE POUR LE NUCLÉAIRE AU JAPON ?

japonCinq ans et demi après l’accident de Fukushima Daiichi, seuls 3 réacteurs du parc nucléaire japonais sont actuellement en service. Le Premier ministre Shinzo Abe entend toutefois relancer cette filière.

Le 3e parc mondial mis à l’arrêt

Avant l’accident de Fukushima Daiichi, le parc nucléaire japonais était constitué de 54 réacteurs répartis entre 18 centrales, ce qui en faisait le 3e parc au monde après ceux des États-Unis et de la France. Ce parc générait alors plus d’un quart de la production électrique japonaise.

A la suite du tsunami ayant entraîné l’accident de Fukushima en mars 2011, tous les réacteurs nucléaires du pays ont été mis à l’arrêt, 12 d’entre eux ayant fait l’objet d’une fermeture définitive. En juin 2012, deux réacteurs ont certes été redémarrés au sein de la centrale d’Ohi dans l’île de Honshu (île principale du Japon) mais ils ont été arrêtés pour maintenance en septembre 2013 (et non redémarrés depuis lors). La production nucléaire japonaise est devenue nulle à cette date pour la première fois depuis 1970.

Volte-face sur l’avenir du nucléaire

Le Japon a su gérer la pénurie d’électricité induite par l’arrêt de son parc nucléaire en réalisant d’importantes économies d’énergies et en recourant à des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) pour alimenter ses centrales à gaz. En 2012, le gouvernement japonais a annoncé une « sortie du nucléaire » avant 2040, les projets de construction de nouvelles centrales étant alors gelés.

L’élection de Shinzo Abe fin 2012 a changé la donne, le nouveau Premier ministre déclarant à plusieurs reprises que le Japon « ne peut pas se passer du nucléaire »(1). Le gouvernement actuel entend ainsi porter la part du nucléaire dans le mix électrique japonais entre 20% à 22% à l’horizon 2030, à un niveau proche de celui fixé pour les énergies renouvelables (22%-24%) qui restent actuellement très minoritaires dans le mix électrique.

Ce retour en grâce du nucléaire est entre autres présenté comme un moyen de réduire les importations japonaises de combustibles fossiles et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre du pays (le pays s’est, dans le cadre de la COP21, engagé à réduire ses émissions de 26% d’ici à 2030 par rapport au niveau de 2013). Le mix électrique japonais repose en effet actuellement à près de 90% sur les énergies fossiles (charbon et gaz).

3 réacteurs en service. Et demain ?

A l’heure actuelle, seuls les 2 réacteurs de la centrale de Sendai (redémarrés en août et novembre 2015) et le réacteur 3 de la centrale d’Ikata(2) (redémarré en septembre 2016) sont en service.

Deux autres réacteurs de la centrale de Takahama avaient reçu plus tôt, en février 2015, une autorisation de redémarrage de l’Autorité de régulation nucléaire (ARN) mais ils ont depuis été arrêtés après un bref redémarrage début 2016. En cause, la protestation de la préfecture voisine de Shiga qui a porté l’affaire devant un tribunal en soulevant des interrogations sur les mesures de protection en cas de nouveau tsunami.

Pour pouvoir redémarrer leurs réacteurs nucléaires, les électriciens japonais doivent recevoir l’autorisation de l’ARN en respectant les standards de sûreté renforcés imposés, en apportant notamment des gages de résistance à d’importants tremblements de terre potentiels. Cette étape allonge les délais de redémarrage et 21 réacteurs (dont 1 en cours de construction) attendent encore leur examen. En plus de l’autorisation de l’ARN, les centrales doivent recevoir une autorisation du gouvernement et des autorités locales où sont implantées lesdites centrales.

Le parcours est ainsi encore long avant que le nucléaire ne redevienne une énergie majeure du mix électrique japonais. D’autant plus que les 2 réacteurs de la centrale de Sendai actuellement en service doivent être mis à l’arrêt d’ici la fin de l’année pour une phase de maintenance d’au moins 2 mois. En 2015, la production du parc nucléaire japonais s’est limitée à 4,3 TWh, soit environ 0,5% de la production électrique totale du pays.

http://www.connaissancedesenergies.org/apres-fukushima-quelle-place-pour-le-nucleaire-au-japon-160920

Sep 21

PÉTITION « NON À LA CONSTRUCTION DE NOUVEAUX RÉACTEURS NUCLÉAIRES »

cyberL’ASN soumet à une consultation publique un projet de guide pour la conception de nouveaux réacteurs sous-pression, donc de nouveaux EPR. Soyons nombreux à dire “NON à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires”.
Les commentaires sont attendus jusqu’au 26 septembre 2016.

Cette cyberaction va envoyer un courrier électronique à (asn = autorité de Sûreté Nucléaire)
Avec les éléments suivants :

  • Sujet : Réponse à la consultation
  • Message : « Madame, Monsieur
    La santé et l’environnement ne peuvent pas êtes soumis à des « conditions économiquement acceptables« .
    Les effets des radiations sur le vivant se transmettent de génération en génération ; Cette technologie met en œuvre des puissances telles qu’un accident ne peut pas être contrôlé.
    Notre réponse à votre consultation c’est : non au nucléaire. Il existe bien d’autres techniques respectueuses du vivant capables de nous fournir l’énergie dont nous avons besoin. »

Il ne vous reste plus qu’à signer cette cyberpétition.

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/assenons-asn-nucleaire-assez-1206.html#signsans

Sep 21

ÉNERGIE NUCLÉAIRE: LE PROCHAIN SCANDALE SUD-AFRICAIN?

mediapartAlors que l’Afrique du Sud connaît une situation économique très fragile et une instabilité politique après la déconfiture du parti au pouvoir aux dernières élections, la Ministre de l’énergie a fait sensation au Parlement en annonçant la date butoir du 30 septembre pour le dépôt des propositions pour le programme nucléaire.
L’annonce soudaine d’un calendrier accéléré a choqué tous ceux qui depuis plusieurs années demandent une consultation claire et transparente avant de faire des choix vitaux pour l’économie du pays. Le projet gouvernemental prévoit  une production électrique de 9600 MW par de nouvelles centrales nucléaires.

http://renapas.rezo.net/spip.php?article664

L’Afrique du Sud a déjà une centrale nucléaire en fonctionnement à Koeberg, près de la ville du Cap, mais elle date des années 1980 quand la collaboration du régime d’apartheid avec les pays occidentaux allait bon train. Selon le programme gouvernemental, il s’agirait de construire au moins trois ou quatre nouvelles centrales près de Koeberg ou bien près de Jefferys’s Bay dans la province voisine du Cap oriental.

L’énergie actuelle est essentiellement produite par des centrales thermiques, dont beaucoup sont obsolètes et très polluantes (http://renapas.rezo.net/spip.php?article613)

Eskom, la compagnie nationale est engluée dans des difficultés financières de plusieurs natures. Elle doit payer la facture pour deux nouvelles centrales à charbon, Medupi et Kosile, qui a augmenté au fur et à mesure du retard pris pour la construction (http://renapas.rezo.net/spip.php?article528) et elle doit faire face au scandale du charbon de mauvaise qualité qu’elle achetait au prix fort à la mine Optimum, propriété de Oakbay Investments, propriété de la fameuse famille Gupta qui, prévoyante, a aussi investi dans l’uranium.

Personne ne conteste le fait que le pays a besoin d’améliorer et de diversifier ses ressources énergétiques, de renouveler son parc de centrales et de réseaux de distribution vieillissant, mais le serpent de mer de la construction de plusieurs centrales nucléaires sans véritable consultation et concertation alimente la rumeur depuis des années.

Des accords ont été signés avec plusieurs pays pour la fourniture de centrales nucléaires : la Corée du Sud en 2010, la Chine en 2014, la Russie en 2014, mais aucun de ces accords n’exercerait de contrainte d’achat sur l’Afrique du Sud a affirmé le Président Zuma, pressé de questions par les parlementaires et les organisations civiles opposées à l’introduction massive de l’énergie nucléaire sans concertation et sans transparence.

http://www.bdlive.co.za/business/energy/2016/03/31/sa-planned-binding-nuclear-deal-with-russia?

L’accord avec la Russie reste très opaque et la visite de la Ministre de l’énergie à Bruxelles en septembre 2014 pour signer un nouveau marché avec Rosatom n’avait fait qu’ajouter une embrouille de plus à une affaire déjà bien ténébreuse (voir mes précédents billets). Pravin Gordhan, alors ministre des finances avant d’être remplacé par Nhlanhla Nene, à qui il a succédé après le limogeage de ce dernier en décembre 2015, avait refusé tout net d’accepter un marché qui allait endetter le pays pour des années. Le coût avancé pour l’équipement du pays en centrales nucléaires est de l’ordre de 100 milliards de dollars !  La valse des ministres des finances est rythmée par le tintamarre produit par les scandales qui se succèdent et leur refus d’engager le pays dans un gouffre financier.

Dès l’annonce ministérielle, les associations de défense de l’environnement sont montées au créneau et ont déposé une déclaration sous serment (affidavit) devant la justice pour montrer , preuves à l’appui, que le  ministère de l’énergie ne respecte pas la constitution en agissant secrètement et en  cachant des documents au parlementaires et à l’opinion publique.

Earthlife Africa et Safcei (South African Faith Communites’Environment Institute ) ont la preuve que la décision d’achat de centrales nucléaires a été prise en 2013, mais n’a été rendu publique qu’en décembre 2015. Les deux organisations depuis 2010 essaient en vain d’obtenir des réponses à des questions légitimes de transparence des procédures et de l’impact qu’aura le choix de l’énergie nucléaire sur l’avenir économique et environnemental du pays (http://www.dailymaverick.co.za/article/2016-04-04-analysis-south-africas-20-year-nuclear-family-with-russia-courtesy-of-tina-joemat-petterssen/#.VwIX0j9vTUs)

Beaucoup de voix s’élèvent pour dénoncer un choix très coûteux bien au-delà des moyens financiers du pays. Le Professeur Anton Eberhard, un expert conseiller du gouvernement pour la politique énergétique, dit lui-même que ce programme est inutile et un fardeau budgétaire dont le pays n’a absolument pas besoin.

Mais ce qui est difficile à suivre ce sont les prévisions faites par le gouvernement  qui reposent sur un plan énergétique qui date de 2010, or les besoins et la demande ne sont plus les mêmes. Il y a une stagnation de la croissance et une diversification de la production avec les producteurs indépendants d’énergie qui ont recours à l’énergie solaire ou éolienne. Le modèle du monopole centralisée de production énergétique d’Eskom reposant essentiellement sur le charbon est devenu obsolète. On ne peut qu’être étonné de savoir que le FMI  a fourni une grosse partie du financement pour la construction des centrales thermiques de Medupi et Kosile , alors que tous les pays cherchent à réduire les émissions de gaz à effet de serre dont la nocivité n’est plus à démontrer.

Pour Chris Yelland, le pays ne connait pas « une crise énergétique, mais une crise de  gestion ». Si les centrales de Medupi et Kosile doivent fournir à terme 9600 MW et si le gouvernement veut absolument obtenir 9600 MW d’énergie nucléaire, il en conclut qu’Eskom a l’intention de vendre son électricité aux pays voisins. La question est de savoir à quel prix et dans quelle mesure cette vente lui permettra de tenir l’équilibre financier. Il a sorti sa calculette et les chiffres sont sans appel : en 2030 l’énergie nucléaire sera la plus coûteuse: 1,30 à 1,52 rand le kwh contre 1 rand pour les énergies renouvelables, 1,30 à 1,52 pour l’énergie thermique.

Alors pourquoi cette précipitation vers l ‘énergie nucléaire alors que tous les pays cherchent à diversifier leur sources d’énergie dans un souci de préservation de l’environnement ?  Pour les responsables des organisations civiles, le doute n’est plus permis « Nous avons la preuve évidente que le nucléaire est la forme d’énergie la plus coûteuse et la moins avisée, alors que l’Afrique du Sud est un des pays qui dispose des meilleures sources d’énergie renouvelable au monde. Depuis cinq ans nos lettres restent sans réponse. Les motifs de l’engagement du gouvernement pour l’énergie nucléaire nous semblent bien suspects » déclare un responsable de Safcei.

Pour Andrew Feinstein, ancien parlementaire de l’Anc qui a démissionné de son poste pour protester contre la corruption qui a entaché l’achat de matériel militaire pour l’armée sud-africaine à la fin des années 2000, le scandale qui s’annonce pour l’achat des centrales nucléaires sera bien pire et la facture de 70 milliards de rands semblera de « la menue monnaie » à côté de celle qui attend les Sud-africains. A moins qu’ils n’arrivent à empêcher une bande de prédateurs à faire fortune avec les ressources de l’état...

Article publié par Jacqueline Derens sur :

https://blogs.mediapart.fr/jacqueline-derens/blog/190916/energie-nucleaire-le-prochain-scandale-sud-africain

Sep 21

LA FUSION FROIDE LAISSE ENCORE DE GLACE

fusion-froideLa fusion à froid a beau passer pour une lubie, des chercheurs tentent toujours de prouver qu’il est possible d’y parvenir

Il n’est pas étonnant que des gens poursuivent des recherches sur la fusion froide. Mais que des millions de dollars continuent d’y pleuvoir peut laisser perplexe, étant donné la maigreur des résultats… et le climat de méfiance et d’acrimonie qui entoure certains gros joueurs.

La « fusion froide », c’est cette annonce faite à l’université d’Utah en 1989, selon laquelle les chimistes Stanley Pons et Martin Fleischman auraient réalisé une fusion nucléaire à température ambiante. Or, la fusion nucléaire, c’est ce qui fait briller notre Soleil depuis cinq milliards d’années. Si l’on était capable de reproduire le phénomène avec un équipement de bric et de broc, ce serait donc la solution à tous les problèmes énergétiques de la planète : une énergie propre, gratuite et inépuisable.

L’expérience de 1989 a vite été discréditée — personne n’était capable de la reproduire, y compris les « découvreurs » — au point qu’aujourd’hui, ceux qui continuent de poursuivre ce rêve ont balayé sous le tapis les mots « fusion froide » pour les remplacer par « réactions nucléaires à basse énergie ».

Le New Scientist consacre dans sa dernière édition un long reportage à ce rêve, parce qu’il n’est pas seulement poursuivi par une poignée de marginaux : le Laboratoire de recherche navale des États-Unis et celui des hautes énergies de la compagnie Mitsubishi, au Japon, sont de ceux qui s’y investissent. Des philanthropes aussi : 5 millions et demi de dollars ont été donnés à un « Institut pour la renaissance nucléaire » établi en 2012 à l’université du Missouri. Et l’un des chasseurs de mécènes les plus efficaces de ces dernières années s’appelle Andrea Rossi, au sujet duquel la revue Popular Mechanics suggérait en mai qu’il avait peut-être roulé ses bailleurs de fonds dans la farine.

Rossi est un ingénieur italien qui fait depuis 2007 la promotion de son catalyseur d’énergie, ou E-Cat : un cylindre de la taille d’une bouteille de vin, rempli de nickel et d’hydrogène, qui générerait de grandes quantités d’énergie lorsqu’on le soumet à une réaction inconnue. Rossi est parvenu à une entente avec une compagnie américaine, Industrial Heat (IH), pour financer une expérience d’un an dans un lieu tenu secret. L’expérience devait prendre fin en mars dernier et l’on attendait les résultats lors d’un congrès spécial en juin. Au lieu de cela, IH a annoncé en avril la rupture du contrat avec Rossi, et celui-ci a déclenché une poursuite de 100 millions de dollars contre IH — la somme que, affirme-t-il, IH était censé lui payer. IH allègue avoir mis fin au contrat parce que l’expérience n’allait nulle part, et ce n’est que le dernier d’une longue série de partenaires ou d’observateurs qui ont, à mots plus ou moins couverts, traité Rossi d’arnaqueur.

Restent les expériences menées aux États-Unis, au Japon ou ailleurs, qui ont toujours le même maigre menu à offrir : au milieu de centaines de tentatives au cours desquelles il ne s’est rien passé, il s’en trouve tout à coup une pendant laquelle s’est produite une « anomalie », une « émission de chaleur ». Chaque fois, il est impossible de la reproduire ou d’en fournir des preuves solides, soulevant la crainte qu’il s’agisse d’une erreur des instruments ou d’une erreur du chercheur dans sa prise de données. Et peu sont enclins à faire entrer des observateurs extérieurs et indépendants dans leurs laboratoires parce que, comme le dit l’un des chercheurs impliqués, Graham Hubler, lui-même défenseur de la fusion froide : « la plupart des gens qui travaillent là-dessus ont des symboles de dollars dans les yeux ».

Chez Mitsubishi, plutôt que la production d’énergie, c’est sur la « transmutation » qu’on travaille — transformer des éléments radioactifs en quelque chose d’inoffensif. Les chercheurs ont affirmé en 2002 avoir observé une transmutation, puis à nouveau en 2015. Le gouvernement japonais, qui aimerait bien qu’on lui fournisse une solution miracle pour décontaminer le site de la centrale nucléaire de Fukushima, a versé une subvention. Mais une équipe du centre de recherche navale des États-Unis, qui s’était rendue sur place il y a plusieurs années, est revenue avec un rapport — obtenu par le New Scientist — peu concluant : erreur de manipulation des éléments ou, en langage savant, « contamination ».

C’est le risque inhérent à toute recherche privée menée derrière des portes closes. Et c’est la raison pour laquelle les défenseurs de la fusion froide aimeraient beaucoup que des gouvernements investissent : une recherche financée par des fonds publics oblige les chercheurs impliqués à davantage de transparence. Mais certains ne veulent justement pas être transparents, convaincus d’être à deux doigts de la découverte du siècle qui les rendra riches et célèbres.

http://www.pieuvre.ca/2016/09/19/la-fusion-froide-laisse-encore-de-glace/

Sep 21

SUISSE : LA STRATÉGIE ÉNERGÉTIQUE 2050 EST BIEN MOINS AMBITIEUSE QUE PROMIS

suisseLe Conseil des États a bouclé la stratégie énergétique 2050.

Production du courant vert plus modeste et mesures adaptées aux entreprises: le virage vers une Suisse sans atome sera modéré. La stratégie énergétique 2050 adoptée lundi aux États est moins révolutionnaire que le projet initial.

Après le National, le Conseil des États a mis lundi la dernière main à ce volumineux paquet en éliminant les dernières divergences. Cinq ans après Fukushima, la réforme de Doris Leuthard a pris un tout autre visage. Les parlementaires bourgeois ont finalement préféré ne pas toucher aux centrales nucléaires.

Sur les cinq en fonction, seule Mühleberg sera débranchée par son exploitant, les BKW, qui ne la juge plus assez rentable. Les autres ne pourront pas être remplacées une fois débranchées.

La production d’énergie verte a été revue à la baisse. Des 11’500 gigawatts (GW) d’ici 2035 prévus initialement, la barre a été descendue à 11’400 GW. Un objectif jugé plus réaliste par la droite.

Contribution des consommateurs

La production de courant propre sera davantage soutenue, grâce notamment aux consommateurs, qui devront mettre la main au porte-monnaie. La taxe d’incitation va augmenter à 2,3 centimes par kilowattheures (kWh). De quoi soutenir davantage d’installations solaires en attente d’une aide financière.

Adieu aussi aux appareils ménagers gourmands en énergie ou aux pelouses arrosées pendant des heures. D’ici 2035, chaque Suisse devra réduire sa consommation d’énergie annuelle pour atteindre 43% de moins qu’en 2000. Et il ne faudra pas oublier d’éteindre la lampe derrière soi: la consommation d’électricité devra baisser de 13%.

Par ailleurs, les grands barrages hydrauliques, pas prévus initialement dans le projet, repartent avec une belle part du gâteau. Volant au secours d’Alpiq, d’Axpo et des autres exploitants souffrant des bas prix de l’électricité, les parlementaires leur ont accordé une prime de 1 ct/kWh hors TVA. Ce soutien doit durer six ans.

Les parlementaires ont également renoncé à augmenter la taxe CO2. Par contre, les voitures devront devenir plus propres et s’aligner sur les normes européennes. Pas plus de 95 grammes de CO2 émis d’ici à fin 2020, et des amendes en cas de désobéissance.

Les économies d’énergie passeront également par l’assainissement des bâtiments. La Confédération allouera une plus grosse enveloppe à son programme spécial. Pour inciter les propriétaires à rénover leur bien, les Chambres fédérales leur ont accordé des déductions fiscales, valables pendant deux ans. Mais sans y mettre trop de conditions: les propriétaires ne seront pas obligés d’utiliser les énergies renouvelables, ni de rendre leur bâtiment économe.

Le peuple devra de toute façon se prononcer sur l’initiative des Verts pour sortir du nucléaire le 27 novembre. Un éventuel référendum sur la stratégie énergétique n’aura pas lieu avant mai 2017. Les premières mesures devraient entrer en vigueur en janvier 2018.

http://www.rts.ch/info/suisse/8027715-la-reforme-energetique-sera-bien-moins-ambitieuse-que-promise.html

Sep 21

LE PARQUET NATIONAL FINANCIER ENQUÊTE SUR AREVA

arevaDes salariés considèrent avoir été trompés par l’entreprise lors du plan d’actionnariat salarié de 2013…

Le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête le 29 février sur le groupe nucléaire Areva accusé d’avoir dissimulé ses difficultés tout en incitant des salariés à investir dans l’entreprise en 2013. Cette enquête pour « diffusion d’informations fausses ou trompeuses » a été confiée à la brigade financière, a indiqué à l’AFP une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

Le Syndicat national du nucléaire et des activités connexes (SNNUC-CFE-CGC) accuse la direction d’Areva d’avoir dissimulé des éléments sur l’état de ses comptes lors du lancement du plan d’actionnariat salarié de 2013. Des salariés ont investi au total 29 millions d’euros dans ce plan et ont perdu « pratiquement la moitié de leur mise », d’après le syndicat à l’origine de la plainte, déposée en novembre 2015 au parquet de Nanterre, puis transférée au PNF.

« Près de 300 salariés, anciens salariés ou retraités d’Areva se sont joints à la procédure », selon l’avocat du SNNUC-CFE-CGC, Me Cyril Cambon, qui dénonce « le prosélytisme de la direction qui, consciente des difficultés, les a volontairement masquées ».

Le spécialiste du nucléaire français, en pleine restructuration après cinq années consécutives de déficit, dément toute tromperie. « Face à la situation actuelle d’Areva, qui impacte le cours de l’action du groupe [6 euros, contre plus de 11 euros en 2013, ndlr], nous comprenons que certains salariés actionnaires expriment leur déception », a relevé une porte-parole du groupe. Néanmoins, « lors de la période de souscription au plan d’actionnariat salarié en 2013, les salariés ont été informés qu’il existait un risque de perte en capital inhérent à tout achat et à la détention d’actions », a-t-elle ajouté.

Areva est depuis plusieurs années dans le viseur de la justice. Son ex-patronne, Anne Lauvergeon (2001-2011), a été mise en examen à la mi-mai pour « présentation et publication de comptes inexacts » et « diffusion de fausses informations » sur la période 2010-2011. Une autre enquête est en cours sur le rachat de la société minière canadienne Uramin en 2007, opération qui s’est révélée désastreuse pour Areva.

http://www.20minutes.fr/economie/1927307-20160919-parquet-national-financier-enquete-areva

Sep 21

PIRATAGE DE MAILS DE COLIN POWELL : ISRAËL POSSÈDE « 200 ARMES NUCLÉAIRES TOURNÉES SUR L’IRAN »

collinsDes mails du général Colin Powell ont été piratés et rendus publiques mercredi. Dans ses conversations, l’ancien secrétaire d’État de l’administration Bush indique qu’Israël aurait « 200 bombes nucléaires, toutes tournées vers Téhéran ».
Pas de commentaires. C’est, en substance, la ligne tenue vendredi par des responsables israéliens et américains après le piratage et les révélations de courriels du général américain Colin Powell, traitant de l’arsenal nucléaire de l’État hébreu. Dans une correspondance avec le donateur démocrate Jeffrey Leeds datée de 2015 à propos des négociations sur le nucléaire iranien, l’ancien secrétaire d’État de l’administration Bush (2001-2005) évoque directement le sujet.
Dans cet échange, Colin Powell y indique « douter que le régime iranien ne fasse usage de la bombe atomique, quand bien même il pourrait s’en procurer une« , rapporte le blog de politique étrangère. La raison selon lui : les dirigeants de la République islamique « savent qu’Israël possède 200 armes nucléaires, toutes tournées vers l’Iran, et que nous [les Américains], nous en avons des milliers« .
Secret de polichinelle
Une révélation qui n’est pas non plus une surprise. Comme le rappelle Times of Israël , un rapport de 2014 de la Fédération des scientifiques américains estimait qu’Israël posséderait entre 80 et 400 ogives nucléaires. Le piratage des courriels de Colin Powell vient donc préciser cette évaluation.
Depuis les années 1950, note la chaîne d’information israélienne I24News, l’État hébreu entretient une politique ambiguë sur ses capacités en la matière, évitant soigneusement de confirmer ou de démentir la possession de têtes nucléaires. Le 5 octobre 1986, le quotidien britannique The Sunday Times révélait déjà qu’Israël possédait l’arme atomique.
Itai Bardov, le porte-parole de l’ambassade d’Israël à Washington, s’est refusé vendredi à tout commentaire sur cette affaire de même que la politique nucléaire d’Israël, selon le Times d’Israël. De son côté, le porte-parole du département américain John Kirby a également refusé de s’exprimer sur ce point, rappelant laconiquement que les États-Unis soutiennent le traité de non-prolifération nucléaire mis en place par l’ONU en 1968. Un traité jamais ratifié par l’État hébreu. 

http://www.lejdd.fr/International/Proche-Orient/Piratage-de-mails-de-Colin-Powell-Israel-aurait-200-tetes-nucleaires-pointees-sur-l-Iran-810028

Sep 21

ROYAUME-UNI : UN PAISIBLE RETRAITÉ DE 78 ANS ARRÊTE UN CONVOI NUCLÉAIRE À LUI TOUT SEUL

arret-convoi-nucleaireUne vidéo tournée par des militants atteste de la facilité avec laquelle un septuagénaire a arrêté un convoi militaire nucléaire. Les policiers ont arrêté le convoi pendant plus de 20 minutes, le temps de s’assurer de l’inoffensivité des deux hommes.

Ce 16 septembre, un retraité a pu bloquer un convoi nucléaire avec une méthode très simple : se glisser sous les essieux après qu’un «complice», tout aussi non violent, a stoppé le camion transportant les charges nucléaires, façon place Tian’anmen.

Le convoi acheminait ce qui pourrait être des têtes nucléaires, fabriquées dans le complexe militaro-industriel de Burghfield, dans le Berkshire anglais. Une usine de missiles nucléaires, fait notable, qui a été privatisée et confiée à un consortium dont fait partie le géant de l’armement américain Lockheed Martin. 

La police mettra ainsi deux longues minutes à extirper le vaillant professeur retraité, qui s’accroche au châssis du camion. Les policiers, presque aussi non-violents que les activistes, s’affairent autour du retraité et tentent de le convaincre de sortir de lui-même, afin de ne pas le brutaliser.

Un des fonctionnaires monte toutefois un peu le ton et intime plus fermement à la personne âgée : «Vous êtes en état d’arrestation ! Vous comprenez, ça ?». La police britannique semble dotée d’un sang-froid à toute épreuve et d’une patience sans limite. La police parvient finalement à extirper l’homme sans blessure.

https://francais.rt.com/international/26467-royaume-uni–paisible-retraite

 

Sep 21

APPEL À REJOINDRE LES VIGIES QUI MANIFESTENT DEPUIS 9 ANS DEVANT L’OMS

vigieDepuis le 26 Avril 2007, tous les jours ouvrables, les Vigies d’Independent WHO (Pour l’Indépendance de l’Organisation Mondiale de la Santé) sont présentes devant le siège de l’OMS à Genève afin de rappeler à cette institution internationale son devoir constitutionnel « d’amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible « . 

Les deux Forums scientifiques et citoyens sur la Radioprotection et sur les effets génétiques, organisés par ce Collectif Independent WHO à Genève, ont confirmé qu’à Fukushima, comme à Tchernobyl, ainsi que sur tous les sites contaminés, les victimes du nucléaire ne peuvent actuellement compter ni sur la Communauté Internationale (les États ou les pseudos organismes de radioprotection) pour assurer leur protection ni sur l’OMS.

L’OMS participe à l’entreprise de dissimulation ou minimisation des risques que font peser sur la santé humaine les radiations nucléaires. 

Quelques exemples :  

– l’OMS n’a jamais publié les actes des conférences de Genève de 1995 et de Kiev de 2001 sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, lesquels sont accablants pour les gouvernements du Conseil de Sécurité de l’ONU. 

– Elle devrait publier et non minimiser les rapports sur les conséquences des armes à uranium utilisées en Irak à Falloujah. 

La recherche sur les conséquences sanitaires des radiations est quasi inexistante en son sein. 

De ce fait l’OMS ne peut proposer ni protocoles de prévention pour les populations des zones à risques ni thérapeutiques pour soulager les personnes contaminées. 

Et elle ne peut conseiller ou faire pression sur un gouvernement qui cesserait de protéger sa population en établissant, de son propre chef, des normes de contamination aberrantes. (cf la situation actuelle dans les zones contaminées autour de Fukushima et autour de Tchernobyl où l’institut Belrad qui soigne des enfants n’est pas reconnu). 

Les vigies sont pour la paix, l’entraide et s’ils ne sont que devant l’OMS, ce sont bien toutes les institutions, ONU, AIEA, UNSCAER, CIPR… etc… qui sont visées, ce, pour bien signaler la monstrueuse hypocrisie des pays prétendument humanistes ou le double langage délivré par les membres du Conseil de Sécurité. 

Une tactique vicieuse des grandes puissances est d’entretenir toujours, via les organisations onusiennes, la confusion entre irradiation [externe] et contamination [interne]. Les grandes puissances mentent par l’entremise des organisations internationales sur les effets pathologiques de la radioactivité pour ne pas avoir à payer les réparations astronomiques qu’impliquerait leur reconnaissance.  

Minimiser permet aussi de soustraire l’industrie nucléaire civile à l’obligation de s’assurer à la hauteur du risque réel. 

Minimiser permet aussi de ne pas dédommager les victimes des essais de bombes atomiques ni celles des munitions à uranium appauvri.

Le travail d’alerte et d’éducation populaire, que les Vigies effectuent depuis 9 ans, doit continuer afin de témoigner du sort et de la souffrance des victimes, toutes les victimes. 

Et aussi pour que chacun sache que ce serait son tour en cas d’accident, sans oublier la contamination courante qui s’accumule depuis les premiers essais nucléaires, les rejets dits « normaux », « les incidents » de la filière…. si rien ne bouge. 

Les gouvernements, eux, connaissent parfaitement depuis l’ère du nucléaire (Hiroshima) les risques des radiations sur la santé et sur le génome. 

« La seule façon de te sauver toi-même, c’est de lutter pour sauver tous les autres» (Nikos Kozantzakis « Alexis Zorba»1946 – vu dans « Je lutte donc je suis » Y.Youlountas) 

« Une des façons de lutter pour Belrad (http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php) c’est de témoigner pour toutes les victimes du nucléaire, et en témoignant pour toutes les victimes, on contribue à sauver tout le monde y compris soi-même»   (une vigie devant l’OMS)!!! ENGAGEZ-VOUS !!! 

« Relançons la dynamique ! Notre mouvement a contribué à l’éveil des consciences de nombreux citoyens, il a renforcé la motivation de nombreux militants, il a mis en relation des scientifiques, des citoyens, des militants, il a facilité les convergences de luttes, il a diffusé des connaissances. » 

L’équipe actuelle des Vigies a grand besoin d’être renforcée et élargie. 

Participez à la Vigie à Genève pour une heure, un jour, une semaine … 

(L’hébergement est assuré à Genève et de nouveaux hébergeurs sont bienvenus aussi)

…Nous considérons qu’une présence devant l’OMS est encore et toujours indispensable pour témoigner de la souffrance des victimes de la pollution radioactive et dénoncer les institutions, nationales et internationales, et tous ceux qui organisent le déni des dangers et des conséquences dramatiques de la radioactivité. Nous voulons continuer à en informer le public et à réclamer une recherche indépendante au sein même de l’OMS. À l’image de la goutte d’eau qui peu à peu effrite le rocher, les intérêts en jeu et la puissance du lobby nucléaire nécessitent l’extrême détermination d’une action de longue durée. Pour cette raison, nous avons absolument besoin de toutes les personnes qui peuvent offrir quelques heures, 2 jours, ou une semaine pour maintenir cette vigie dans le temps. Si vous souhaitez des informations complémentaires ou si vous désirez vous inscrire pour la vigie, écrivez à Paul Roullaud : paul.roullaud@independentwho.org

Ou téléphonez-lui au +33 (0)2 40 87 60 47

http://independentwho.org/fr/la-vigie/

Nous jugeons important de nous adresser aussi aux personnes qui sont co-responsables de la politique de l’OMS. Les ministres de la santé sont les représentants des pays membres de l’OMS et ils participent aux choix de la politique et des actions menés par cette institution en matière de radioprotection. Pour cette raison, nous avons démarré le vendredi 9 novembre 2012, une vigie devant le ministère de la santé à Paris. Pour cette vigie qui se tient chaque vendredi de 9h à 17h, devant le ministère de la Santé, nous avons également besoin de votre participation.

Plus d’informations sur cette vigie à Paris :

http://independentwho.org/fr/2012/12/03/vigie-ministere-sante-paris/

contact@independentwho.org

IndependentWHO-Santé et Nucléaire (Collectif international) 

(WHO : initiales de OMS en anglais)  www.independentwho.org 

C’est une chaîne humaine qui dure depuis 9 ans. Merci de participer.

NB : Les panneaux didactiques exposés à Thorens Glières et d’autres ouvrages sont téléchargeables sur le site, à faire circuler, merci.

Cet article a été rédigé par J Yves Peillard et Françoise Bouvier, vigies membres d’IWHO

Sep 20

HINCKLEY POINT: MOODY’S ENVISAGE D’ABAISSER LA NOTE D’EDF

moodysLe feu vert donné par le gouvernement britannique pour le projet de centrale nucléaire d’Hinkley-Point, porté par EDF ne donne pas le sourire à tous. Si ce chantier de 21,2 milliards d’euros (avec un coût supporté à un tiers par le géant étatique du nucléaire chinois CGN) a de quoi réjouir l’entreprise française, elle suscite des inquiétudes au sein de l’agence de notation Moody’s. Estimant que la construction de deux EPR présente des risques financiers pour le groupe, elle songe à abaisser sa note.

Moody’s met très clairement en avant « l’ampleur et la complexité du projet » de construction de ces deux réacteurs nucléaires de troisième génération. Et s’inquiète du poids de l’opération sur la santé financière de l’entreprise. « Le bilan d’EDF devra supporter l’impact financier d’une phase de construction très longue pendant laquelle l’investissement ne générera aucune liquidité« , précise l’agence. La note actuelle du groupe (« A2 ») a été placée sous surveillance négative.

https://news.sfr.fr/actualites/economie/peages-plan-anti-bouchons-edf-le-point-sur-l-actu-eco-4694388.html

Sep 17

BELGIQUE : LES CRABES ATTAQUENT LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE DOEL

crabeLes centrales nucléaires sont régulièrement paralysées par les pannes, fissures ou sabotages. Aujourd’hui rôde un ennemi encore plus sournois. Il n’est pas bien grand, mais c’est une vraie plaie.

Le crabe chinois s’est installé dans la centrale de Doel. La centrale pompe son eau pour son système de refroidissement dans l’Escaut. Dans cette eau on retrouve des milliers de crabes. En dix jours un expert aurait repêché à la centrale pas moins de 40.000 crabes des eaux de l’Escaut .

Selon le bourgmestre d’Aarschot, André Peeters (CD&V), on ne peut rien faire contre cette invasion. « Plusieurs fois par an, les crabes sortent de la rivière Demer et envahissent les rues par millier à la tombée du soir. Cela peut faire peur, car ils sont peu ragoûtants et parfois vraiment grands. Si on ne fait pas attention, il n’est pas rare d’en retrouver jusqu’à l’intérieur des maisons. Et puis il y a l’odeur laissée par les crabes écrasés ou coincés sous les roues des voitures. On a tout essayé pour les bloquer, mais rien n’y fait. » dit-il encore dans le Standaard.

Les bourgmestres concernés par cette invasion reçoivent d’ailleurs le soutien du ministre flamand de l’Environnement pour les aider à les capturer massivement et à les détruire.

Les crabes chinois sont une espèce exotique qui s’est implantée en Belgique à partir des navires venus de l’international. S’ils font le délice de nombreux chinois, les crabes installés en Belgique ne sont pas comestibles puisque beaucoup trop chargés en métaux lourds. De quoi stopper net toute velléité de pêche miraculeuse.

http://www.levif.be/actualite/environnement/les-crabes-attaquent-la-centrale-nucleaire-de-doel/article-normal-551517.html

Sep 16

LE PAKISTAN CONSTRUIRAIT UN NOUVEAU SITE NUCLÉAIRE

pakistanLe Pakistan, dont l’arsenal nucléaire est considéré comme l’un de ceux ayant la plus rapide croissance au monde, semble être en train de construire une nouvelle installation d’enrichissement d’uranium, selon des images de satellites commerciaux analysées par des experts occidentaux de la défense.

La nouvelle construction dans un complexe sécurisé de la ville de Kahuta, à 30 km à l’est d’Islamabad, est un nouveau signal de la volonté du Pakistan de développer ses capacités nucléaires, selon ces experts. Si elle était confirmée, elle irait à l’encontre des principes du Groupe des fournisseurs nucléaires (GFN) dont le pays cherche à devenir membre, ajoutent-ils.

L’analyse des images a été menée par la revue de renseignement IHS Jane, à partir d’images satellites prises par Airbus le 28 septembre 2015 puis le 18 avril 2016.

Le Pakistan a mené ses premiers tests en 1998, et son arsenal nucléaire est estimé à environ 120 armes, soit plus que l’Inde, Israël et la Corée du Nord.

Selon un rapport publié en 2015 par la Fondation Carnegie pour la paix et le Centre Stimson, le pays pourrait augmenter ses stocks de 20 ogives par an, ce qui en ferait le troisième plus grand arsenal nucléaire d’ici une décennie.

«Le site concerné a une surface d’environ 1,2 hectare, il est situé dans un secteur sécurisé autour du Laboratoire de recherche Khan (KRL), dans le sud-ouest du complexe», explique la revue dans un communiqué.

«Il est situé au sein d’un complexe établi de centrifugeuses, il est très protégé, et a les caractéristiques structurelles d’une possible nouvelle installation d’enrichissement d’uranium», souligne un expert des questions de prolifération pour IHS Jane, Karl Dewey. Selon lui «c’est un lieu crédible pour une nouvelle installation de centrifugeuses».

Le Pakistan cherche actuellement à rejoindre le Groupe des fournisseurs nucléaires, une organisation rassemblant 48 pays producteurs de technologies nucléaires, qui vise à limiter la prolifération en contrôlant l’exportation des matériaux, équipements et technologies nucléaires pouvant être utilisés à des fins militaires.

Le physicien pakistanais AH Nayyar a indiqué à l’AFP que, s’il s’agissait bien de centrifugeuses, «je conclurais qu’elles sont utilisées afin de faire des armes, d’abord en raison du fait qu’elles sont construites à l’intérieur du KRL». En outre, les installations nucléaires civiles pakistanaises sont alimentées par de l’uranium importé de Chine, et ne nécessitent pas d’enrichissement sur place.

Il a cependant souligné qu’il était impossible de déterminer de façon certaine les activités en cours sur le site sur la seule foi d’images satellites.

Pour Ian J. Stewart, chef du groupe universitaire britannique de lutte contre la prolifération nucléaire Project Alpha, qui a demandé à IHS Jane de mener l’analyse, «il est décevant de voir que le Pakistan semble étendre ses capacités d’enrichissement d’uranium». «Cela semble difficilement compatible avec les principes du Groupe de fournisseurs nucléaires

http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201609/16/01-5021116-le-pakistan-construirait-un-nouveau-site-nucleaire.php

Sep 16

L’UKRAINE PROLONGE LA VIE D’UN VIEUX RÉACTEUR NUCLÉAIRE

ukraineC’est reparti pour neuf ans pour le réacteur n°1 de la centrale de Zaporijia, à l’Est de l’Ukraine. Construite alors que l’Ukraine était soviétique, la centrale a déjà dépassé la date fatidique des 30 ans.

L’autorité ukrainienne nucléaire a annoncé mardi 13 septembre que l’un des six réacteurs de la plus grosse centrale nucléaire d’Europe allait être prolongé de 9 ans. Démarrée en 1985, la centrale a déjà dépassé sa durée de vie prévue de 30 ans – ce qui ne va pas sans inquiétude.

« Cette centrale, la plus puissante d’Europe, se trouve à 200 km de la zone d’affrontements entre les Russes et les Ukrainiens, expliquait déjà en 2015 le Réseau Sortir du Nucléaire. Le danger vient des bombardements, bien sûr, mais aussi du simple risque de rupture d’alimentation électrique des réacteurs. Des équipements de secours existent, mais ils ont une autonomie très limitée. »…

…Pour la plus grande organisation écologique d’Ukraine, Necu, la décision est un scandale. Ils affirment au quotidien allemand Tageszeitung que 13 mesures nécessaires à la sécurité du site n’ont pas été prises. Ils dénoncent l’absence de générateur électrique fiable en cas de coupure d’électricité de longue durée, et d’un système de détection de tremblements de terre. Une mesure utile : en août dernier, la région de Marioupol a connu un tremblement de terre d’intensité 4,8 sur l’échelle de Richter.

Autre objet d’inquiétude : de facture soviétique, la centrale dépend pour sa maintenance de la Russie, le seul pays à pouvoir fournir des pièces de remplacement. Si le conflit entre les deux pays se durcit, la centrale devra fonctionner avec des pièces obsolètes.

Le 19 septembre, Energoatom va annoncer si un deuxième réacteur de Zaporijia va à son tour être prolongé.

http://www.ouest-france.fr/europe/ukraine/lukraine-prolonge-la-vie-dun-vieux-reacteur-nucleaire-4493017

Sep 16

HINKLEY POINT : UNE FUITE EN AVANT ABSURDE ET SUICIDAIRE POUR EDF ET LA GRANDE-BRETAGNE

sdnCommuniqué de presse du Réseau Sortir du nucléaire. Ne pouvant pas se dégager des accords signés avec la Chine et EDF, le gouvernement britannique a fini par approuver le projet de deux réacteurs EPR sur le site d’Hinkley Point. Ce faisant, il a passé outre toutes les mises en gardes sur les coûts démentiels du projet.

Loin de marquer la relance du nucléaire en Europe, la décision du gouvernement britannique ouvre la voie à une nouvelle démonstration grandeur nature de l’impasse que constitue le nucléaire. Si le projet est réalisé, EDF et la Grande-Bretagne vont tous deux s’enfoncer dans un bourbier inextricable.

Considéré par EDF comme une planche de salut, ce projet ne fera qu’accélérer la faillite de l’entreprise. Alors qu’elle est déjà plombée par une dette d’au moins 37 milliards d’euros, où trouvera-t-elle les 16 milliards pour financer la construction de ces réacteurs ? Et comment pourra-t-elle prétendre mener de front les travaux de rafistolage de ses réacteurs vieillissants (au minimum 100 milliards d’euros), sans parler du provisionnement des sommes nécessaires pour la gestion de ses déchets radioactifs et le démantèlement de ses installations ? Encore une fois, les contribuables paieront les frais de cette folie.

La Grande-Bretagne, quant à elle, payera très cher le prix fixe garanti à EDF pour son électricité nucléaire. Alors que les coûts de production des énergies renouvelables ne cessent de baisser, ce mécanisme pourrait faire perdre au pays 30 milliards de livres sur 35 ans, selon le National Audit Office. Que dire du choix d’un réacteur inconstructible, accablé de malfaçons et de défauts de conception ? Et au vu des retards des chantiers EPR français et finlandais, dont le fonctionnement n’est même pas garanti, comment peut-elle espérer que les deux réacteurs soient déjà opérationnels en 2025 ?

Toutefois, la justice pourrait bien mettre un coup d’arrêt à ces projets délirants : le mécanisme de financement d’Hinkley Point fait toujours l’objet d’une plainte devant la Cour de justice européenne.

Ce projet doit être abandonné avant qu’il ne soit trop tard. Nucléaire : arrêtons les frais ! En 2016 et plus que jamais, pas une semaine ne s’écoule sans qu’un nouveau scandale ne démontre le naufrage de l’industrie nucléaire en France. L’État lui apporte malgré tout un soutien financier toujours croissant avec l’aide de nos impôts. En ciblant plus particulièrement quatre projets extrêmement dangereux et coûteux, mobilisons-nous pour faire tomber ensemble les vitrines du lobby nucléaire !

http://www.sortirdunucleaire.org/Hinkley-Point-une-fuite-en-avant-absurde-et

Sep 15

DÉCHETS NUCLÉAIRES : RENDEZ-VOUS AU 22ème SIÈCLE

22emeL’opposition au projet de stockage de déchets radioactifs Cigeo à Bure (Meuse) se durcit, sur le terrain et dans le prétoire, et alimente une actualité nucléaire particulièrement chargée. En effet, après avoir fait les belles heures industrielles et énergétiques de la France, la filière est au cœur de nombreux débats.
L’accident de Fukushima et les difficultés interminables de l’EPR pèsent non seulement sur les nouveaux projets mais aussi sur les centrales existantes. Si l’on y ajoute les décisions politiques qui peinent à se traduire en actes, il y a de quoi se poser des questions sur notre capacité à maîtriser politiquement, techniquement et financièrement cette technologie. Car le nucléaire se raisonne à une échelle qui nous dépasse et c’est bien là le problème. 
Ainsi pour Cigéo, le stockage doit préserver le confinement des déchets pendant plusieurs milliers d’années. L’Autorité environnementale elle-même, dans son avis sur le plan national de gestion des matières et déchets radioactifs, s’interroge « sur la capacité réelle des opérateurs à mettre en œuvre concrètement des mesures sur une durée qui dépasse largement la durée de toutes les civilisations dans l’histoire ». Le temps nucléaire n’est ni le temps d’un individu, ni même celui d’une génération. Incertitudes techniques et faux-fuyants politiques repoussent donc sans complexes toutes les échéances. C’est le cas pour le démantèlement des centrales. Celui de la centrale de Brennilis, arrêtée en 1986, a démarré en 1997 et ne serait finalement pas achevé avant 2022. L’énergéticien demande également un délai supplémentaire pour le démantèlement des six réacteurs de première génération mis en service dans les années 1960. Prévu pour 2045, l’échéance serait reportée pour 2060 pour la centrale de Chinon et pour les cinq autres, quarante ans après, soit au début du XXIIe siècle ! 
Cette course en avant qui dépossède la société civile du sujet se retrouve dans le discours politique. Certes la réduction de la part du nucléaire de 75 à 50 % dans la production d’électricité a été actée par la loi sur la transition énergétique. Certes le texte, en plafonnant le parc nucléaire à 63,2 GW, impose la fermeture de centrales concomitamment à la mise en route de l’EPR annoncée pour 2018 (avec sept ans de retard). Mais cette avalanche de chiffres et de dates sans concrétisation dépasse le citoyen lambda, et décrédibilise les dirigeants politiques déjà en campagne. 

http://www.environnement-magazine.fr/article/48084-rendez-vous-au-xxiiesiecle/

Sep 15

SUNG KIM REJETTE L’IDÉE DE REDÉPLOYER DES ARMES NUCLÉAIRES TACTIQUES AMÉRICAINES EN CORÉE DU SUD

coreeLes essais nucléaires répétés de Pyongyang donnent lieu à des discussions sur la nécessité pour la Corée du Sud de posséder elle aussi la bombe atomique ou d’accueillir de nouveau les armes nucléaires dites tactiques des États-Unis.
Cela dit, Sung Kim a coupé court à une telle idée qui revient à Séoul. Le représentant américain pour les pourparlers à six sur la dénucléarisation de la Corée du Nord a en effet martelé que non seulement les dirigeants sud-coréen et américain, mais aussi les experts militaires des deux alliés avaient jugé que cela n’était pas nécessaire. Il a tenu ces propos dans une conférence de presse accordée avec son homologue sud-coréen Kim Hong-kyun à l’issue de leur entretien à Séoul hier.
Selon cet émissaire spécial du département d’État pour la Corée du Nord, l’alliance Séoul-Washington est la plus ferme et les deux nations sont suffisamment capables de faire face à des menaces de Pyongyang. Il a alors pris comme exemple leur décision d’installer le THAAD dans la partie sud de la péninsule et l’engagement américain d’assurer la dissuasion nucléaire élargie au pays du Matin clair.
Kim Hong-kyun a, lui aussi, confirmé la politique du gouvernement de Séoul : le Sud ne se nucléarise pas. 

http://world.kbs.co.kr/french/news/news_In_detail.htm?lang=f&id=In&No=53483&current_page=

Sep 15

HINKLEY POINT : COMMUNIQUÉ DE L’OBSERVATOIRE DU NUCLÉAIRE

observatoire-du-nTeresa May offre à EDF une opportunité unique pour annuler le projet… sans perdre la face.

En validant « sous condition » le projet absurde d’EDF de construire deux réacteurs nucléaires EPR à Hinckley Point, la nouvelle dirigeante britannique Theresa May a habilement offert à EDF l’opportunité d’annuler le projet sans perdre la face, c’est-à-dire en rejetant les dites conditions.

En effet, HPC (Hinckley Point C) est un projet « perdant-perdant » pour Londres et EDF mais, à ce jour, aucune des deux parties ne souhaite prendre la responsabilité de ce qui est pourtant la seule option raisonnable, l’annulation.

En effet, Londres est sous la pression de la Chine, qui doit cofinancer le projet dans le but de prendre pied en Grande-Bretagne et de s’y imposer à terme : Pékin menace ouvertement Londres de rétorsions économiques en cas d’abandon du projet.

De son côté, comme l’a démontré de façon éclatante la démission en mars dernier de son directeur financier Thomas Piquemal, EDF ne pourra évier la faillite si l’entreprise publique poursuit ce projet absurde : même du point de vue pronucléaire, l’EPR est archaïque (il a été conçu au début des années 90 !) et il est de toute façon impossible à construire comme démontré par les désastres des chantiers de Finlande et de Flamanville où se déroulera les 1et 2 octobre une importante manifestation antinucléaire qui sera regardée avec attention par les Britanniques.

Bien que le contrat passé entre Londres et EDF soit en grande partie maintenu secret, ce qui confirme une fois de plus le caractère anti-démocratique de l’industrie nucléaire, il apparait que ce projet pourrait être favorable à EDF… seulement dans le cas improbable où la construction des réacteurs se déroulerait correctement et sans retard. A défaut, EDF devra couvrir les surcoûts et payer de lourdes pénalités.

De son côté, Londres ne sera gagnante… qu’en cas de dérapage grave du chantier. Or, dans ce cas (fort probable), c’est toute la stratégie énergétique du pays qui s’effondrerait : à la croisée des chemins, la Grande-Bretagne ferait bien de choisir d’autres options que celle de la moribonde industrie nucléaire.

Il fallait donc une porte de sortie pour Londres et EDF, et Theresa May vient de l’ouvrir en grand en validant le projet « sous conditions » : EDF aura l’occasion de rejeter ces conditions dès que Londres les aura explicitées.

Il est toutefois probable que les dirigeants d’EDF continuent leur fuite en avant dans la mesure où ils ne jouent pas avec leur propre argent mais bien avec celui des citoyens français : après avoir payé pour la faillite d’Areva, ils devront payer pour celle d’EDF dont les conséquences seront encore pires.

Quant au chantier des EPR d’Hinckley Point, s‘il commence un jour, il est inévitable qu’il soit d’une durée infinie et que la mise en service n’ait probablement jamais lieu. Que ce soit par des catastrophes industrielles comme à Fukushima ou des désastres économiques, sans oublier les questions insolubles des déchets radioactifs et du démantèlement des installations, l’industrie nucléaire nuit gravement à l’humanité.

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article319

Sep 15

FEU VERT CONDITIONNEL DE LONDRES À HINKLEY POINT

epr-hinkleyLa fin d’un long feuilleton à rebondissements ? Le gouvernement britannique a officiellement donné à EDF, jeudi 15 septembre, l’autorisation de construire deux réacteurs nucléaires EPR sur le site d’Hinkley Point, dans l’ouest de l’Angleterre. Londres ne remet pas en cause le contrat commercial signé en 2013 avec le groupe français, qui prévoit un prix de vente de l’électricité de 92,5 livres par mégawattheure (MWh) sur une période de 35 ans; mais il assortit son feu vert de conditions destinées à garantir la sécurité d’approvisionnement en électricité du pays. La centrale d’Hinkley Point C (HPC) doit fournir 7 % du courant au Royaume Uni à partir de 2025.

Au terme d’un nouvel accord avec EDF, le gouvernement pourra lui interdire de vendre sa part majoritaire de 66,5 % dans HPC durant la phase de construction. Cet ajout au contrat initial doit faire l’objet d’un « échange de lettre » entre le gouvernement de Londres et le groupe français, indique Londres. Le « nouveau cadre légal » prévoit aussi que celui-ci pourra intervenir dans une éventuelle cession de la part d’EDF une fois la centrale en service.

Un secteur jugé stratégique par le Royaume-Uni

Mais le Royaume Uni, qui n’a pas construit de centrale nucléaire depuis 1995, va plus loin. « Pour les futurs investissements étrangers dans les infrastructures sensibles », indique le communiqué, il prendra une « action spéciale » dans tous les projets nucléaires afin de « s’assurer qu’une part significative de ces projets ne puisse être vendue sans que le gouvernement en ait connaissance et donne son accord ». Le Royaume-Uni, pourtant très libéral et très ouvert aux investissements étrangers, veut garder la main sur ce secteur jugé stratégique pour la sécurité nationale. Et c’est bien l’inquiétude sur l’entrée de la Chine dans le nucléaire britannique qui a incité la première ministre, Theresa May, à imposer ces nouvelles conditions…

…Contrat tripartite

Mme May et certains de ses conseillers s’inquiétaient de la place que prendraient les Chinois au cœur même du nucléaire britannique. Elle constituerait, selon eux, une menace pour la sécurité nationale. Le contrat tripartite signé entre le Royaume-Uni, la Chine et la France prévoit, en effet, qu’après les deux EPR d’Hinkley Point, puis les deux EPR de Sizewell (à l’est de l’Angeleterre) financés aux deux tiers par la Chine, le géant public China General Nuclear Power (CGN) pourra construire un « Hualong » (« Dragon »), un réacteur de conception 100 % chinoise, sur le site de Bradwell (à une centaine de kilomètres de Londres).

En octobre 2015, avant la nomination de Mme May au 10, Downing Street, un de ses proches conseillers actuels s’inquiétait ouvertement dans un article titré « le gouvernement vend notre sécurité nationale à la Chine ». Nick Timothy y évoquait la possibilité que CGN infiltre les systèmes informatiques du réseau électrique britannique et que les Chinois puissent « arrêter la production d’énergie quand ils le veulent ». À ceux qui jugeaient cette hypothèse fantaisiste, il rappelait que la Chine mène des programmes d’espionnage et d’armement très actifs…

Intégralité de cet article de Jean-Michel Bezat, journaliste au Monde sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/15/le-gouvernement-britannique-approuve-le-projet-de-centrale-nucleaire-d-edf-d-hinkley-point_4997937_3234.html

Sep 14

LE JAPON NE SAIT QUE FAIRE DU SURGÉNÉRATEUR NUCLÉAIRE DE MONJU, HORS SERVICE

monjuLe gouvernement japonais reconnaît des divergences sur l’avenir de son surgénérateur nucléaire expérimental de Monju, une installation ancienne qui n’a quasiment jamais servi, a connu plusieurs importants problèmes, est onéreuse et mal gérée de l’avis de l’Autorité de régulation nucléaire.

Le régulateur du secteur, qui a constaté des mauvaises pratiques notamment dans le contrôle des installations par l’Agence de l’énergie atomique (JAEA), a recommandé en novembre dernier que soit modifiée la structure chargée de gérer ce prototype de nouveau type de réacteur construit dans la préfecture de Fukui (ouest). 

L’autorité souhaitait une décision dans un délai d’environ six mois, mais le gouvernement n’a pas achevé sa réflexion: « nous voulons tirer des conclusions rapidement« , s’est borné à déclarer mardi le porte-parole de l’exécutif, Yoshihige Suga, alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer le démantèlement de ce réacteur dans lequel ont été engloutis plus de 1.000 milliards de yens (8,7 milliards d’euros) depuis sa mise en chantier en 1986. 

« Nous n’avons pas recouvré la confiance des citoyens » pour Monju, a indiqué mercredi la ministre de la Défense, Tomomi Inada, qui s’est montrée plutôt favorable à l’abandon du site. 

« Il y a apparemment plusieurs avis au sein du gouvernement, mais je souhaite que nous poursuivions les discussions avec toutes les parties prenantes et que nous fassions valoir notre point de vue« , a de son côté déclaré le ministre de la Recherche, Hirokazu Matsuno, sous la tutelle duquel est placé l’organisme qui gère Monju. 

Si le maintien de Monju était décidé, il faudrait encore investir plusieurs centaines de milliards de yens (plusieurs milliards d’euros) pour le rendre conforme aux normes de sûreté durcies après l’accident de Fukushima en 2011, soulignent les experts. 

Monju, prototype de conception déjà ancienne, refroidi au sodium et qui utilise du combustible recyclé Mox, est stoppé depuis un incident en août 2010. 

Censé préfigurer les réacteurs de 4e génération, il venait alors tout juste d’être remis en fonction, après 14 ans et demi d’arrêt à la suite d’un grave accident survenu en 1995 juste après sa première activation.  

En permettant en théorie une meilleure réutilisation du combustible nucléaire et une réduction de la dépendance énergétique envers l’étranger, ce démonstrateur était pourtant considéré comme une pièce essentielle dans la volonté du Japon de maîtriser l’ensemble du cycle nucléaire. Mais cette ambition est freinée par l’impossibilité de faire fonctionner ce surgénérateur (aussi appelé surrégénérateur) de même que de mettre en exploitation l’usine de retraitement de Rokkasho (nord).  

Le Japon a en outre d’autres projets de nature ressemblante puisqu’il participe, via ses entreprises Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et Mitsubishi FRB Systems, au projet de surgénérateur Astrid en cours de développement en France

http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/le-japon-ne-sait-que-faire-du-surgenerateur-nucleaire-de-monju-hors-service_1830491.html

Sep 14

COMMENT FESSENHEIM VA JOUER LA MONTRE EN ATTENDANT LA PRÉSIDENTIELLE

fessenheimFemeture de Fessenheim: « On fera tout pour que le calendrier dérape, » assure la CFE-CGC.

Pour obtenir un arrêt des réacteurs de Fessenheim en 2018, le gouvernement doit prendre un décret avant la fin de l’année. Mais la centrale conserve toutes ses chances en cas de changement de majorité en mai 2017.

Le temps presse. Le destin de la centrale nucléaire de Fessenheim se joue dans les mois qui viennent. Si François Hollande veut tenir sa promesse de fermer les deux réacteurs mis en service en 1977 et 1978, il faut avancer maintenant. Le gouvernement souhaite acter cette décision par décret avant la fin de l’année. 

Ce mercredi est une étape importante. Le comité central d’entreprise d’EDF examine un accord dans lequel l’État propose à EDF une enveloppe d’au moins 400 millions d’indemnisation, dont 100 millions au moment de l’arrêt. Les quatre syndicats représentatifs d’EDF ont tous déposé un préavis de grève pour ce jour afin de protester contre cette fermeture. 

À droite, l’avenir de la centrale est assuré

Mais un décret fin 2016 garantit-il une fermeture? Avant l’arrêt effectif des réacteurs, EDF a deux ans pour préparer son dossier de démantèlement. De quoi voir venir le démarrage du réacteur de l’EPR de Flamanville fin 2018. Car EDF n’entend pas descendre au-dessous du plafond de puissance de 63,2 gigawatts que lui impose depuis 2015 la loi de transition énergétique. 

De quoi voir venir aussi l’élection présidentielle de mai, qui peut rebattre toutes les cartes. Candidats à la primaire du parti Les Républicains, Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy ont assuré qu’ils ne fermeraient pas Fessenheim s’ils étaient élus. Nicolas Sarkozy avait déjà enfourché ce cheval de bataille en 2012. Il estime toujours qu’il n’y a « aucune alternative crédible au nucléaire. » 

Faire déraper le calendrier… jusqu’à 2017

Alors côté syndicats, on temporise. « On fera tout pour que le calendrier dérape. Rien d’irréversible ne doit être décidé avant mai 2017, » affirme à L’Express un porte-parole de la CFE Énergie. Le syndicat, qui dispose de cinq élus sur vingt au sein du comité d’entreprise, dénonce dans un communiqué la fermeture de la centrale comme « une hérésie industrielle et sociale« . Au nom des emplois à défendre sur le site, mais également du « combat climatique« , puisque la production d’électricité nucléaire émet peu de CO2. 

« Il est fort probable que nous fassions appel à des expertises avant de rendre notre avis, » explique la CFE Energie. Une façon de jouer à plein du délai de deux mois dont disposent les syndicats. Comme la demande d’avis ne sera pas faite dès ce mercredi, mais lors d’une réunion ultérieure, cela mène à début décembre. Le conseil d’administration d’EDF doit ensuite valider la demande d’abrogation d’autorisation d’exploiter. 2017 montre déjà le bout de son nez

La CGT, « prise dans un engrenage un peu bizarre« 

Cela signifie-t-il que les candidats de droite auront l’oreille des syndicalistes d’EDF au cours de la campagne? « Nous rencontrerons tous les candidats, nous écouterons tout le monde, mais ne donnerons pas de consigne de vote. C’est aux salariés de se forger leur conviction, » esquive la CFE Énergie. « En 2012, on avait eu le même cas« , reconnaît Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération mines énergie de la CGT (FNME), qui dispose de onze titulaires au comité d’entreprise. « En apparence, c’est un problème, mais sur le fond nous n’avons pas la même conception de l’énergie que Nicolas Sarkozy. » 

La perspective d’un remake de 2012 laisse un peu amer Laurent Raynaud, porte-parole de la CGT de Fessenheim: « A l’époque la campagne n’a pas été simple. Depuis, nous sommes toujours en action pour dénoncer l’accord électoral PS – EELV qui condamnait Fessenheim. Aujourd’hui, on se trouve à nouveau pris dans un engrenage un peu bizarre. Pourtant, on produit de l’électricité dans l’intérêt général, ce n’est ni de droite ni de gauche. » 

Manne financière pour l’économie locale

Au-delà de la fermeture de Fessenheim, c’est pourtant bien la loi de transition énergétique que la FNME-CGT remet en cause, comme les candidats à la primaire de la droite. « Nous nous sommes battus pour que la loi ne diminue pas la part du nucléaire« , rappelle Marie-Claire Cailletaud. « Une vraie loi pour la transition énergétique devrait se concentrer sur la réduction du CO2« , estime Laurent Raynaud. 

Sur place, la perspective d’une survie de la centrale désespère les opposants, d’autant que ni les élus locaux, ni la population ne sont acquis à leur cause. Le maire UDI de Fessenheim Claude Brender est à Paris ce mercredi pour manifester devant le siège du comité d’entreprise avec les salariés de la centrale. « Je pense à quitter le coin« , assure l’ancien chef d’entreprise Lucien Jenny, membre du collectif Citoyens vigilants. « La population locale nous rentre dedans« , reconnaît Aline Baumann, de Stop Fessenheim, « on nous accuse de tuer l’économie. Nous pouvons entendre ces arguments, la centrale représente une manne financière. » 

Au nom des 1100 emplois directs sur le site, et compte-tenu des lenteurs de l’État à réduire la part du nucléaire, la plus ancienne des centrales françaises pourrait donc devenir, en 2017, le symbole d’un retournement complet de la politique énergétique. 

REUTERS/Vincent Kessler

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/la-centrale-de-fessenheim-joue-la-montre-en-attendant-la-presidentielle_1824226.html

Sep 14

ÉTATS-UNIS : LA SOCIÉTÉ TENNESSEE VALLEY AUTHORITY A MIS EN VENTE UNE CENTRALE NUCLÉAIRE INACHEVÉE

a-vendreUne entreprise américaine compte vendre aux enchères une centrale nucléaire à deux réacteurs. Une nouvelle sans importance de prime abord, mais si elle tombait entre de mauvaises mains? Dans l’État de l’Alabama, la société Tennessee Valley Authority a mis en vente une centrale nucléaire inachevée, affublée du joli nom de Bellefonte et munie de deux réacteurs puissants, dans l’espoir de gagner au moins 36,4 millions de dollars.

 « La construction de cette centrale n’a pas été menée à bout: l’un des réacteurs est achevé à 50% et l’autre à 90%. C’est la première station nucléaire qu’on va vendre, c’est du jamais vu« , souligne un représentant de la société, Scott Fidler..
Rappelons que la construction de Bellefonte, dont le montant total s’élève à cinq milliards de dollars, a été lancée en 1974. Depuis lors, assure Tennessee Valley Authority, la centrale n’a jamais été utilisée pour produire de l’énergie nucléaire et aucune substance radioactive n’a été déposée sur son territoire.
Selon M. Fidler, la vente revêtira un caractère international, même les entreprises russes pouvant y prendre part: « N’importe qui peut l’acquérir, peu importe si c’est une entreprise américaine ou étrangère, tant qu’elle suit les règles prescrites. »

https://fr.sputniknews.com/international/201609141027740806-centrale-nucleaire-vente-États-unis/

NDLR : voilà une décision dont feraient bien de s’inspirer ceux qui veulent à tout prix terminer l’EPR de Flamanville.

Sep 14

L’ÉTAT CONDAMNÉ À INDEMNISER LES AYANTS DROIT DE DEUX VICTIMES DES ESSAIS NUCLÉAIRES EN POLYNÉSIE

etat-condamneLe tribunal administratif de Polynésie française a rendu ce jour deux décisions favorables à des demandes d’indemnisation d’anciens travailleurs du nucléaire. Après expertise, l’État devra verser un total de 33 millions Fcfp (NDLR : environ 275 000 €) aux ayants droit.  
Ce sont les deux premiers jugements favorables rendus par la juridiction administrative à Tahiti, après expertise. Plusieurs demandes sont encore en instance.  
Le premier dossier sur lequel était saisi le tribunal administratif concerne un ancien travailleur affecté à Moruroa et Fangataufa. De 1968 à 1975, il avait exercé en tant que manœuvre sur le site et été exposé aux retombées de huit essais nucléaires. Atteint d’un cancer des poumons, il est mort en 2004.
Si, par jugement rendu le 30 juin 2015 avant dire droit, le tribunal administratif avait jugé qu’il pouvait y avoir un lien de causalité entre la maladie de cet ancien travailleur et son exposition aux rayonnements ionisants, il avait également estimé que ce cancer pouvait être imputable à la qualité de « gros fumeur » du plaignant. Une expertise avait été ordonnée. Le rapport de l’expert a relevé que la victime avait cessé de fumer à l’âge de 50 ans, en 1990 alors que sa maladie s’était déclarée en 2003 et qu’ainsi, la circonstance qu’il ait été un « gros fumeur » ne pouvait être regardée comme la cause exclusive de sa maladie « en l’absence de mesures de surveillance suffisantes permettant d’évaluer le risque attribuable aux essais nucléaires« . L’État est condamné à verser 7,8 millions Fcfp (NDLR : environ 65 000 €) en réparation à sa veuve.  
Dans le second dossier, la victime aurait été exposée aux rayonnements ionisants entre 1966 et 1981 près des essais nucléaires. En 1994, il a déclaré une leucémie aigüe et est décédé en janvier 2016 après d’extraordinaires complications lui ayant valu d’être reconnu atteint d’une incapacité permanente partielle de 85 % durant les 20 dernières années de sa vie, peu avant de décéder à l’âge de 66 ans.

Dans ce dossier également, par jugement du 23 septembre 2014 le tribunal avait reconnu le droit à réparation du plaignant, mais ordonné une expertise pour évaluer « la réalité et l’étendue des préjudices » subis par la victime. Décédé avant que ce rapport ne soit rendu, ses héritiers ont repris l’instance engagé et obtenu mardi la condamnation de l’État à 25,1 millions Fcfp (NDLR : environ 210 000 €) en réparation.  
 Dans ces deux dossiers, l’État a également été condamné à acquitter les frais de justice. Une procédure en appel est encore possible.

http://www.tahiti-infos.com/Nucleaire-l-État-condamne-a-indemniser-les-ayants-droit-de-deux-victimes_a152769.html

Sep 13

SÉCHERESSE ET CANICULE : LE NUCLÉAIRE FAIT SOUFFRIR LES COURS D’EAU

climatOn nous serine que le nucléaire c’est bon pour le climat, car il ne rejette pas de carbone… mais pour contenir la température provoquée par le fonctionnement des réacteurs, l’eau des rivières est utilisée et la température de celles-ci augmentent, compromettant la santé des cours d’eau…

Cet été, de nombreux départements sont touchés par la sécheresse. Ces épisodes climatiques extrêmes, susceptibles de se multiplier dans les années à venir, aggravent les impacts des centrales nucléaires sur les cours d’eau. Mais pour EDF, les intérêts financiers priment sur la protection des écosystèmes aquatiques.

Une centrale nucléaire a besoin d’eau en permanence pour évacuer la chaleur produite par la réaction nucléaire, et ce même à l’arrêt.

  • En bord de mer ou sur les cours d’eau à fort débit, les centrales fonctionnent en circuit « ouvert » : chaque réacteur prélève près de 50 m3/seconde pour ses besoins en refroidissement. L’eau est ensuite rejetée à une température plus élevée. C’est le cas, par exemple, à Fessenheim.
  • Sur les cours d’eau où le débit est plus faible, elles fonctionnent en circuit dit « fermé » : chaque réacteur pompe près de 2 à 3 m3/seconde dont une partie est ensuite évaporée dans les tours de refroidissement, formant un panache blanc caractéristique ; le reste est ensuite rejeté. Les deux tiers de l’énergie produite par une centrale sont perdus sous forme de chaleur. Celle-ci sera elle-même évacuée sous forme de vapeur d’eau (qui constitue elle-même un gaz à effet de serre) et/ou viendra réchauffer les cours d’eau …quel gaspillage !….

https://blogs.mediapart.fr/edition/nucleairelenjeu-en-vaut-il-la-chandelle-pour-lhumanite/article/130916/secheresse-et-canicule-le-nucleaire-fait-souf

Lire la suite de l’article sur le site de « Sortir du nucléaire » en cliquant ici <http://www.sortirdunucleaire.org/secheresse-canicule-nucleaire>  !

Sep 13

PÉTITION À L’INITIATIVE DE LA CAN-OUEST: NON À L’EPR, NON AU RAFISTOLAGE DES RÉACTEURS

petitionSi nous ne voulons pas d’un Tchernobyl ou d’un Fukushima en France, il faut nous mobiliser. 3/4 des réacteurs ont plus de 30 ans et le chantier du nouveau réacteur EPR de Flamanville constitue une réelle menace avec ses nombreuses malfaçons. Le risque de catastrophe est donc imminent.

Nous sommes à une période charnière où fin décembre 2016, 42 réacteurs sur les 58 réacteurs installés sur le territoire français auront dépassé leur limite d’âge : ils ont été conçus pour durer 30 ans. Le risque de catastrophe est donc imminent.
Comme à Fukushima et Tchernobyl, ce seront des milliers de km2 inhabitables, des centaines de milliers de personnes déplacées, des centaines de milliards d’euros volatilisés.
Utilisons les 60 milliards d’euros prévus pour le rafistolage des vieux réacteurs dans les économies d’énergie et les alternatives énergétiques (solaire, éolien, biomasse, hydrolien…).
Le chantier de l’EPR de Flamanville est un fiasco : le prix a triplé pour dépasser les 10 milliards d’euros, les malfaçons sont nombreuses, la plus inquiétante est celle de la cuve qui risque de se fissurer au moindre choc thermique. Le décret de création est caduc à partir du 11 avril 2017. C’est l’occasion d’obtenir l’abandon du chantier. Et cela évitera un démantèlement problématique de plus, si le combustible n’est pas chargé.
Signons massivement cette pétition pour qu’enfin la page du nucléaire soit tournée. Cette technologie est moralement et socialement inacceptable, c’est une énergie de destruction massive.

Texte de la pétition adressée à
Monsieur François Hollande, Président de la République,
Monsieur Manuel Valls, Premier Ministre,
Madame Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie,
Les réacteurs actuels n’ont pas été conçus pour durer plus de 30 ans et sont victimes d’usures diverses. Leur rafistolage (appelé officiellement « grand carénage ») ne règle pas les problèmes de sûreté pour les installations et de sécurité pour les populations. Il n’empêche en rien le vieillissement des réacteurs.
Les 60 milliards prévus pour le rafistolage des vieux réacteurs (42 réacteurs sur les 58 actuels auront 30 ans et plus, fin 2016) seraient mieux utilisés dans les économies d’énergie et les alternatives énergétiques (solaire, biomasse, éolien, hydrolien…).
Le chantier EPR de Flamanville constitue une réelle menace avec ses malfaçons dont la plus grave est celle de la cuve. L’acier du couvercle et du fond de cuve présente des défauts susceptibles d’entraîner la rupture du confinement et donc une catastrophe nucléaire.
Je vous demande de ne pas prolonger la durée de vie des réacteurs au-delà des 30 ans prévus à leur création.
Je vous demande de ne pas autoriser la mise en service du réacteur EPR de Flamanville et de ne pas proroger son décret de création qui sera caduc le 11 avril 2017.

Pour signer en ligne aller sur :

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/epr-rafistolage-reacteurs-1106html

La pétition « papier » est à disposition à cette adresse : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/pdf/petition-2016-non-_60.pdf  
Site du Collectif can-ouest, initiateur de la pétition : http://www.can-ouest.org  

PDF à télécharger pour plus d’infos

Sep 12

BELGIQUE : TROIS FOIS PLUS DE LEUCÉMIES CHEZ LES ENFANTS PRÈS DU SITE NUCLÉAIRE DE MOL-DESSEL

belgiqueLa leucémie est détectée deux à trois fois plus fréquemment chez les enfants de moins de 14 ans résidant aux alentours du site de traitement de déchets nucléaires de Mol-Dessel, selon une enquête rapportée par De Morgen lundi 12 septembre.
Les résultats détaillés d’une enquête épidémiologique démontrent que la leucémie a été détectée deux à trois fois plus souvent chez les enfants vivant dans un rayon de 15 kilomètres autour du site de Mol-Dessel qu’auprès des autres enfants de leur âge.

« En outre, un lien est établi entre la distance du site et l’orientation du vent transportant les émissions de gaz radioactif« , stipule un article publié dans le journal scientifique European Journal of Cancer Prevention.
Lodewijk Van Bladel, expert en radiation à l’agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) et co-auteur de l’enquête, confirme qu’il s’agit d’une poignée de mineurs malades, si bien qu’un doublement ou triplement des données est vite atteint. « Une autre recherche sur un plus large groupe est donc nécessaire« , préconise-t-il.

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_nucleaire-trois-fois-plus-de-leucemies-chez-les-enfants-pres-de-mol-dessel?id=9401874

Sep 12

VIVE L’ARME NUCLÉAIRE, ARME DES DICTATEURS !

acdnCommuniqué de presse de ACDN (Action des Citoyens pour le Désarmement)

Après 2000 essais atomiques dont 210 français, le 5e essai nucléaire nord-coréen fait trembler la terre et provoque l’indignation de la communauté internationale. Les États-Unis, la Russie, la France, la Chine et la Grande-Bretagne, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, exigent que la Corée du Nord renonce à sa rhétorique et à ses armes de terreur. Ils oublient juste de parler des leurs, infiniment plus nombreuses, autrement plus redoutables, qu’ils se sont pourtant engagés à éliminer depuis des décennies.

L’essai nord-coréen ne prouve qu’une chose : les armes nucléaires ne sont pas plus efficaces pour empêcher un dictateur de menacer ses voisins et d’affamer son peuple qu’elles ne sont parvenues à empêcher des terroristes de massacrer des civils américains, russes ou français au cœur de leurs capitales. A quoi peuvent-elles donc servir ? A maintenir au pouvoir des dirigeants imbus de leur puissance, des dictateurs qui n’en portent pas le nom et qui s’ignorent tels, et dans leur ombre les lobbies militaro-industriels et nucléaires qui sévissent dans leurs propres pays et mettent en coupe réglée le reste du monde.

L’arme nucléaire est la clef de voûte d’un système mondialisé de partage du monde par la domination, la terreur, la violence et le crime d’État. L’arme nucléaire est l’arme des dictatures.

Vive l’arme nucléaire de la Corée du Nord, dictature familiale, et de la France, patrie des droits de l’Homme ! Kim Jung Un, Hollande, Poutine, Obama – même tartuferie, même combat !

Il est temps que les peuples s’emparent de la question…
Nous les cibles.
Nous les payeurs.
Nous les électeurs.
Nous les citoyens du monde.

Debout les humains !

Signé :ACDN

http://www.acdn.net/spip/spip.php?rubrique22

Sep 11

UN PORTE-AVIONS NUCLÉAIRE US MET LE CAP SUR LA CORÉE DU SUD

coreeWashington enverra en Corée du Sud le porte-avions nucléaire USS Ronald Reagan, qui participera à des manœuvres navales conjointes prévues du 10 au 15 octobre.
« L’USS Ronald Reagan prendra part aux exercices maritimes conjoints entre les armées des États-Unis et de la Corée du Sud, qui auront lieu en mer Jaune et dans la mer du Sud« , a déclaré à Yonhap une source militaire sud-coréenne. La Corée du Sud « rayera Pyongyang de la carte » en cas d’escalade nucléaire Les manœuvres conjointes constitueront une démonstration de force suite à l’essai nucléaire nord-coréen du 9 septembre, a précisé la source. Le but des exercices est de former les forces maritimes alliées à mener des attaques de précision contre des sites stratégiques et les dirigeants nord-coréens en cas d’escalade avec Pyongyang. L’USS Ronald Reagan est capable de transporter environ 80 avions de combat et 5.400 membres d’équipage. Plusieurs autres navires de guerre accompagneront l’USS Ronald Reagan aux exercices, a indiqué le responsable, y compris les destroyers Curtis Wilbur (DDG-54), John S. McCain (DDG-56), Fitzgerald (DDG-62), Stethem (DDG-63) et Barry (DDG-52). La Corée du Nord confirme « le plus puissant essai nucléaire jusqu’à présent » Selon la source, les États-Unis comptent également déployer du matériel militaire stratégique supplémentaire en Corée du Sud durant les manœuvres, tels que des bombardiers nucléaires furtifs B-2. La Corée du Nord a annoncé le 9 septembre avoir mené un essai nucléaire, après la détection dans la matinée d’un séisme artificiel à proximité de son centre d’essais, par le biais de l’agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). La secousse, qui s’est produite à 02h30 (heure de Paris), a été signalée à proximité du site de Punggye-ri le jour anniversaire de la fondation de la Corée du Nord en 1948.
https://fr.sputniknews.com/international/201609111027701061-ronald-reagan-porte-avions-coree-sud-us/

Sep 10

COMMENT LA FRANCE SE PRÉPARE-T-ELLE À L’ÉVENTUALITÉ D’UNE CATASTROPHE DE TYPE FUKUSHIMA ?

agoraL’histoire du nucléaire de ces quarante-cinq dernières années est marquée par de belles conquêtes technologiques et par cinq accidents graves dont quatre catastrophes du type Tchernobyl. La fonte des réacteurs d’une centrale nucléaire – en d’autres mots : Armageddon- est une éventualité que les experts et les états sous-estiment systématiquement.

Dans cet article, nous allons passer en revue cinq arguments qui nous aideront à étayer cette déclaration plutôt alarmante. Dans l’éventualité d’une catastrophe nucléaire en France, le premier argument défendu ici est que les systèmes de sécurité imaginés et mis en place par les experts ne seront pas suffisants. Le second est que les plans d’urgence, qu’ils soient envisagés pour protéger les populations ou pour limiter les effets de la catastrophe seront un échec. La troisième -qui est généralement la conséquence des deux premières- est la contamination durable des nappes phréatiques ou des sources en eaux potables, sans parler de la nature environnante. La quatrième –systématiquement minimisée par le lobby du nucléaire après chaque catastrophe- est que des gens mourront des conséquences d’un empoisonnement par radiations et la dernière, nous l’avons dit précédemment, est que, tant les risques que les moyens mis en œuvre pour lutter contre une catastrophe éventuelle, sont grossièrement sous-estimés.

Ces cinq points d’analyse sont le résultat d’un travail colossal énoncé et défendu dans un silence médiatique et corporatiste assourdissant par un expert en nucléaire civil, l’ingénieur et lanceur d’alerte Arnie Gundersen. Né en 1949, il a travaillé 44 ans dans l’industrie du nucléaire et fut l’un des spécialistes sollicités pour enquêter officiellement sur la fonte du réacteur numéro 2 de la centrale de Three Miles Island survenu le 28 mars 1979 (Pennsylvanie, USA).

C’est à partir de ses recherches et de celles de sa fondation Fairewinds, que nous avons rassemblé la plupart des informations sensibles qui seront présentées dans ce texte…

NDLR : (conclusion de cet article très bien détaillé 🙂

…Les « Titanic » du XXIe siècle

Le simple fait qu’en France on ait laissé des centrales nucléaires produire bien au-delà de leur date limite de longévité est en soi extrêmement préoccupant. Cela signifie notamment que le changement de paradigme annoncé par l’ex ministre de l’environnement de M. Hollande, Mme Delphine Batho, n’était qu’une fable.

Nous continuons à juger que notre parc nucléaire est un des plus sûr du monde. C’était aussi ce que disaient les Japonais avant Fukushima. Du jour au lendemain, cette grande nation fut engloutie dans une spirale de dépenses astronomiques qui, depuis, la mette à genou financièrement et culturellement. Les plus pessimistes disent qu’elle ne s’en remettra pas. Si la France devait souffrir un tel martyr, elle prendrait le même chemin et derrière elle toute l’Europe.

Pour lire l’intégralité de l’article :

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/comment-la-france-se-prepare-t-184484

Sep 10

CONFÉRENCE « NOTRE ALIMENTATION ET LA RADIOACTIVITÉ »

criiradÀ la Mairie de Loyettes (01360) – salle des mariages- le 14 octobre à 20h, Roland Desbordes (enseignant en Science physique appliquée, Président de la CRIIRAD)* nous apportera des éléments de réponse aux questions suivantes :

. Les aliments que nous consommons sont-ils susceptibles de contenir de la radioactivité d’origine artificielle ?

. Quelles sont les limites de contamination fixées par les autorités sanitaires ?

. En situation normale, nos aliments sont-ils susceptibles de contenir de la radioactivité d’origine artificielle ?

. En cas de situation accidentelle, quelles limites sont fixées par les autorités sanitaires ?

  • Comment ces seuils sont-ils déterminés par les autorités sanitaires au niveau européen ?
  • Quels sont les groupes de radionucléides et les catégories de denrées alimentaires concernés par ces seuils ?
  • Certains aliments sont plus contaminés que d’autres. Quels sont les risques pour la santé des consommateurs ? Quelle persistance dans le temps ?
  • Quels outils permettent de déterminer la contamination des aliments ? A quel niveau et par quels radioéléments ?

Animateurs/conférenciers

Roland Desbordes (enseignant en Science physique appliquée, Président de la CRIIRAD)

Organisateur

Sortir du Nucléaire Bugey

Partenaire(s)

CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité)

Lieu et date

Mairie de Loyettes (01360) – salle des mariages- le 14 octobre à 20h

*CRIIRAD : Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité

Source : http://www.stop-bugey.org/

Sep 10

L’IRAN INAUGURE CE SAMEDI DEUX NOUVEAUX RÉACTEURS NUCLÉAIRES

iranCette initiative est rendue possible grâce à l’accord de 2015 avec les puissances occidentales.

L’accord sur le nucléaire iranien signé entre l’Iran et six puissances occidentales (les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU – États-Unis, France, Royaume- Uni, Chine, Russie – et l’Allemagne) le 14 juillet 2015 à Vienne a mis fin à douze ans de crise. Et permet qu’aujourd’hui, l’Iran poursuive son programme nucléaire, à des fins civiles, en respectant les limites imposées par l’accord. Selon les Russes, la construction et la fourniture du combustible seront effectuées sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Ces deux réacteurs seront construits en partenariat avec la Russie sur la centrale nucléaire de Bouchehr. C’est Moscou qui fournira le combustible et qui s’engage à le récupérer et le recycler après usage. Pendant deux ans, l’exploitation sera assurée sous le contrôle des experts russes qui assureront la formation du personnel. Il n’est pas exclu que certains éléments du combustible soient produits en Iran.

https://www.franceinter.fr/monde/nucleaire-iranien-un-accord-qui-a-tout-change

Sep 10

CORÉE DU NORD, ESSAI NUCLÉAIRE : LA MENACE EST DEVENUE UNE RÉALITÉ

coreeLa Corée du Nord a pratiqué son cinquième test nucléaire ce vendredi 9 septembre à 9 h 13, heure locale. La puissance de l’explosion a été estimée à 10 kilotonnes, soit la plus forte qu’elle ait réalisée, selon le ministère de la Défense sud-coréen, cité par The Korea Times <http://www.koreatimes.co.kr/www/news/nation/2016/09/116_213843.html> . Ce test fait suite à une série de lancements de missiles et à un quatrième test nucléaire en janvier.
“Les analystes [sud-coréens] disent que le Nord est apparemment dans les dernières étapes de la fabrication d’une tête nucléaire suffisamment petite pour être mise sur un missile.”
Cet essai signifie que “la menace des missiles nucléaires en Asie est devenue une réalité”, analyse le quotidien japonais <http://www.asahi.com/ajw/articles/AJ201609090034.html>
La présidente sud-coréenne Park Geun-hye a accusé le Nord de “témérité démente” et s’est jointe au président américain pour annoncer le renforcement des sanctions. Le gouvernement chinois a de son côté exprimé son “opposition absolue” à ce test, et a “exhorté [Pyongyang] à se conformer à ses engagements de dénucléarisation de la péninsule coréenne”, selon le site officiel <http://www.chinanews.com/gn/2016/09-09/7999370.shtml>
Tremblement de terre dans le sud du pays et en Chine, mais pas à Pyongyang
Tant du côté sud-coréen que chinois, un tremblement de terre a été ressenti à 8 h 30, heure locale. Dans les préfectures de Yanbian et de Changbaishan de la province du Jilin, frontalière de la Corée du Nord, un tremblement de terre a été ressenti par la population et les écoles ont évacué leurs élèves, rapporte le même site chinois <http://www.chinanews.com/sh/2016/09-09/7999272.shtml> . La secousse enregistrée par les observatoires chinois était de 5 points sur l’échelle de Richter.
A la même heure, dans les rues de Pyongyang, “tout était normal”, relate de son côté l’agence officielle chinoise Xinhua <http://www.chinanews.com/gj/2016/09-09/7999467.shtml> . “En ce jour de fête nationale, les rues de Pyongyang sont décorées de banderoles de célébration et égayées par des résidents sortis en habits traditionnels pour les cérémonies. Près de la gare, des résidents se sont étonnés lorsque nous leur avons annoncé l’essai et le tremblement de terre.” L’essai a été annoncé à la télévision nord-coréenne peu après.

http://www.courrierinternational.com/dessin/coree-du-nord-essai-nucleaire-la-menace-est-devenue-une-realite

Sep 10

NUCLÉAIRE : LES HABITANTS DE FESSENHEIM ET ALENTOURS, CHAMPIONS DES PASTILLES D’IODE

iode67,6% des particuliers qui habitent Fessenheim ou à proximité sont allés retirer leurs boîtes de pastilles d’iode en pharmacie. Un taux record d’après les chiffres de l’autorité de sûreté nucléaire.

D’après l’autorité de sûreté nucléaire (ASN), huit mois après le lancement de la campagne de distribution de pastilles d’iode dans un rayon de 10 kms autour des 19 centrales nucléaires françaises, en moyenne 49,4% des habitants sont allés en pharmacie récupérer les fameuses pastilles. Un chiffre qui monte à près de 67,6% pour la zone de Fessenheim (Haut-Rhin).

En cas d’accident nucléaire, la prise d’iode stable est une des actions de protection essentielles (NDLR : de la thyroïde uniquement). Particuliers, professionnels, entreprises, établissements publics, écoles doivent avoir à disposition des comprimés pour leur famille, leurs employés, leurs clients et leurs usagers. Pour retirer les pastilles il faut se rendre dans une pharmacie avec le bon reçu début 2016.

Pour voir les chiffres par centrale, cliquer sur :

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/nucleaire-les-habitants-de-fessenheim-et-alentours-champions-des-pastilles-d-iode-1473425107

Sep 09

NUCLÉAIRE : POURQUOI EDF ENCHAȊNE LES ARRÊTS FORCÉS

edfLe redémarrage de Fessenheim 2 est repoussé au printemps. Gravelines 5, Bugey 5 et Paluel 2 subissent des arrêts de durée exceptionnelle.
Les  « irrégularités » des dossiers de fabrication de l’usine Areva du Creusot pèsent lourd sur les arrêts de réacteurs. A Fessenheim,  EDF vient de reculer la date espérée de redémarrage du réacteur numéro 2 de la centrale alsacienne de plusieurs mois, à la fin mars 2017. Le réacteur a été arrêté mi-juin par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), dans la foulée de la découverte des falsifications de documents à l’usine Areva du Creusot – une pièce de l’un des générateurs de vapeur du réacteur n’a pas été forgée dans les règles. EDF estime qu’il faudra encore plusieurs mois pour démontrer que la pièce reste recevable.  « Nos premiers tests sont très bons, et la date de fin mars nous paraît raisonnable », explique Philippe Sasseigne, directeur du parc en exploitation d’EDF.

Investigations d’EDF
A Gravelines (Nord), le réacteur numéro 5, à l’arrêt depuis avril pour sa visite décennale, ne devrait pas redémarrer avant la fin mars 2017. A l’occasion de la livraison des nouveaux générateurs de vapeur fabriqués par Areva, des  « écarts » ont été trouvés dans les dossiers. Pour que l’ASN délivre son autorisation de les installer,  « nous devons démontrer que cela n’affecte pas la robustesse des équipements », explique Philippe Sasseigne. A cela s’ajoutent les investigations qu’EDF doit mener sur 18 réacteurs après la suspicion de défauts sur l’acier.  « À date, 8 tranches ont été contrôlées et ont eu le feu vert de l’ASN. Cinq autres sont à l’arrêt et poursuivent les contrôles et il en restera cinq à faire entre la fin 2016 et le début 2017 », poursuit Philippe Sasseigne.
Au-delà des suites du dossier du Creusot, EDF doit aussi gérer la remise en état du réacteur numéro deux de la centrale de Paluel (Seine-Maritime), mis à l’arrêt en mai 2015 pour sa troisième visite décennale. Les problèmes se sont enchaînés, jusqu’à la chute d’un générateur de vapeur de près de 500 tonnes dans le bâtiment du réacteur. Six mois après l’accident, EDF vient de confier le chantier de sortie du générateur de vapeur à l’américain Westinghouse et au néerlandais Mammoet.
Problème administratif
Ce très long arrêt pose au passage un problème administratif inédit : la loi de transition énergétique prévoit désormais que,  « si une installation nucléaire de base cesse de fonctionner pendant une durée continue supérieure à deux ans, son arrêt est réputé définitif ». Le gouvernement peut toutefois proroger cette durée de trois ans, par « arrêté motivé pris après avis de l’Autorité de sûreté nucléaire ». EDF prépare déjà sa demande. À la centrale du Bugey (Ain), c’est un défaut d’étanchéité de l’enceinte de confinement du réacteur numéro 5 qui empêche son redémarrage. A l’arrêt depuis août 2015, le réacteur est jugé indisponible jusqu’à la fin février 2017. Une date  « sans doute » optimiste, juge l’ASN.
Tout cela va peser sur la performance du parc tricolore, qui s’était redressée après un dérapage en 2012 et 2013. Au premier semestre, la production nucléaire d’EDF en France a baissé de 2,5 % par rapport au premier semestre 2015, avec un impact négatif de 161 millions d’euros sur l’Ebitda   du groupe. Pour l’ensemble de l’année, le groupe a révisé en baisse son objectif de production nucléaire de 3 %, entre 395 et 400 térawattheures.

Article de Véronique Le Billon, Les Échos

http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0211269402592-nucleaire-edf-confronte-a-de-longs-arrets-2026107.php

Sep 09

LA CORÉE DU NORD A PROCÉDÉ À UN NOUVEL ESSAI NUCLÉAIRE

coree-du-nordLa Corée du Nord a procédé vendredi à un cinquième essai nucléaire. Il s’agit du « plus puissant à ce jour », selon Séoul, juste après qu’un séisme a été détecté tout près du site où Pyongyang réalise ses tests. Barack Obama a évoqué des « conséquences graves« .
 La secousse, de magnitude 5,3, s’est produite à 02h30 (en Suisse), à proximité du site de Pyunggrye-ri, le jour anniversaire de la fondation de la Corée du Nord en 1948. « L’explosion a dégagé environ 10 kilotonnes« , a précisé le responsable du ministère sud-coréen de la défense à l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.
 Le troisième essai nucléaire nord-coréen, en février 2013, était jusqu’alors considéré comme le plus puissant, avec une énergie estimée entre six et neuf kilotonnes.
Le président américain Barack Obama a prévenu qu’il y aurait des « conséquences graves » à cet essai. Il a appelé les dirigeants Sud-Coréens et Japonais, a annoncé la Maison-Blanche.
 Cet essai, le deuxième de l’année après celui de janvier, est « absolument inacceptable« , a réagi de son côté le premier ministre japonais, Shinzo Abe, dans un communiqué. Le Japon a dépêché des avions militaires pour inspecter de possibles radiations après le test présumé.
 La Chine a elle fait part de sa « ferme » opposition à l’essai nucléaire déclenché par son allié nord-coréen, le jugeant « peu sage ». Parlant d’atteinte grave à l’équilibre stratégique dans la région, elle a aussi invité la communauté internationale à la prudence.
 La présidente sud-coréenne Park Geun-hye a pour sa part dénoncé un essai mené au mépris des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et de la communauté internationale. Il témoigne de « l’inconscience maniaque » de Kim Jong-un, a ajouté la cheffe d’État. A Séoul, le gouvernement a convoqué une réunion d’urgence du conseil de sécurité nationale
 La Corée du Nord a annoncé son essai par le biais de l’agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). L’opération a confirmé que les ogives nucléaires pouvaient être montées sur des missiles balistiques, a précisé l’organe du régime communiste, ajoutant que le pays pourra désormais produire autant de charges nucléaires que nécessaires.
 Cet essai constitue une riposte aux menaces et aux sanctions émanant d' »éléments hostiles« , notamment les États-Unis, poursuit l’agence. Le pays va poursuivre son programme nucléaire, ajoute-t-elle. Aucune fuite radioactive ou radiation n’a eu lieu pendant le test, et aucun impact sur l’environnement n’est à déplorer, selon l’agence.
http://www.romandie.com/news/La-Coree-du-Nord-procede-a-un-nouvel-essai-nucleaire/735095.rom

Sep 09

FLAMANVILLE : PROGRAMME DU GRAND WEEK-END DE MOBILISATION LES 1ER ET 2 OCTOBRE

flamantvilleLe rassemblement aura exactement lieu à Siouville-Hague, avenue des peupliers.

Il y aura des animations, des associations, des stands de buvette et restauration.

Samedi 1er octobre

  • 11h : Accueil
  • 14h : Départ de la marche depuis Siouville plage vers la centrale nucléaire de Flamanville
  • 15h : Prise de parole au port de Dielette (Flamanville) et reprise de la marche
  • 18h : Retour à Siouville plage
  • 20h : Concert entrée libre :
    • Les Pieds dans le bocal
    • Les Provisoires
    • Les Ramoneurs de Menhir

Dimanche 2 octobre

  • 9h : Conférence – « Les risques techniques et sociétaux du nucléaire »
  • 9h : Conférence – « Les alternatives au nucléaire »

Comment venir ?

  • En car : 17 départs en car de plusieurs régions sont déjà prévus. Vous aussi, vous pouvez proposer un trajet comme l’ont fait ces associations : voir ici
  • En vélo : déjà 2 initiatives de vélorution depuis Laval et Caen : voir ici
  • En covoiturage : une page est ouverte ici

Quelques idées pour nous soutenir..

  • Diffuser ce message autour de vous !
  • Devenir bénévole pendant le rassemblement : inscription ici
  • Télécharger notre flyer, en imprimer ou nous en demander et les distribuer
  • Nous demander des affiches et les coller (uniquement sur des endroits autorisés et bien sûr sans recouvrir les autres initiatives)
  • Commander des badges
  • Nous soutenir financièrement via Hello Asso
  • Avant le 1er novembre : signer et faire signer la pétition contre l’EPR et le rafistolage des réacteurs
  • Mettre un lien sur votre site Internet
  • Aimer notre page facebook et/ou s’inscrire à l’évènement facebook, remplacer votre photo de profil par l’affiche du rassemblement.
  • Nous suivre sur Twitter
  • Organiser une action annonçant le rassemblement puis nous envoyer des photos.
  • Venir ! (Et pourquoi pas venir avec un instrument de musique pour animer la marche ?)

Encore plus d’informations sur notre site : http://www.can-ouest.org/

Pour toutes remarques ou questions

N’hésitez pas à nous contacter :
07 68 35 03 38

Sep 08

SUISSE : ACTION SPECTACULAIRE DES MILITANTS DE GREENPEACE CONTRE LE SIÈGE D’AXPO

axpoPour exiger davantage de transparence en matière de sécurité nucléaire, une trentaine de militants de Greenpeace ont recouvert le siège d’Axpo d’un tissu noir, jeudi matin à Baden (AG).

Les militants écologistes protestaient ainsi contre le refus du groupe électrique de rendre public un rapport détaillé sur le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Beznau.

L’action spectaculaire s’est déroulée à l’aube, indique Greenpeace. Les militants ont escaladé le bâtiment en verre et déroulé des bandes de tissu noir. « Que cache Axpo? » et « Nous avons droit à la transparence« , évoquaient les banderoles.

Le Tribunal administratif fédéral est saisi d’un recours de l’organisation écologiste concernant la centrale de Beznau, sise à Döttingen (AG). Cette requête exige que l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) publie un rapport d’Axpo sur l’état du réacteur I.

Par ailleurs, Greenpeace avait placé jeudi 1er septembre des annonces dans des journaux alémaniques pour rechercher des informateurs en possession de documents confidentiels sur le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Beznau (AG).

http://www.rts.ch/info/suisse/8001963-action-spectaculaire-des-militants-de-greenpeace-contre-le-siege-d-axpo.html

Sep 08

AREVA DÉTAILLE LE CALENDRIER DE SA RESTRUCTURATION

arevaÀ la fin du mois d’août, le conseil d’administration d’Areva a annoncé la tenue d’une assemblée générale extraordinaire le 3 novembre prochain. Au cours de cette réunion, le géant du nucléaire a l’intention de faire valider son plan de restructuration, tandis qu’il réunira ses créanciers le 19 septembre.

Dans un communiqué de presse publié le 30 août, l’énergéticien a confirmé le lancement du « processus de transfert des activités du cycle du combustible nucléaire vers NewCo ». Cette étape, déjà planifiée dans sa feuille de route 2016-2020, devrait notamment permettre à l’entreprise de bénéficier d’une augmentation de capital de 5 milliards d’euros. La société New Areva Holding  pourrait alors récupérer 3 milliards d’euros et porter sa valorisation à 2 milliards d’euros.

Toutefois, le groupe précise qu’au préalable il réunira ses créanciers obligataires en assemblée générale le 19 septembre prochain. Ils devront alors valider le transfert de leurs financements sur Newco, soit « 4,8 milliards d’euros de dette obligataire s’étalant jusqu’en 2024 » selon la journaliste des Échos Véronique Le Billon. Par ailleurs, le communiqué indique également que ces opérations seront effectives « sous réserve de l’accord de la Commission européenne, au titre de la règlementation sur les aides d’État ».

Dans ces conditions, la nouvelle structure table sur une marge d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) comprise entre 22 % et 25 % à l’horizon 2020. A la suite de la publication de ces informations, l’agence de notation financière Standard & Poor’s a décidé d’attribuer à NewCo un B+ comme note préliminaire, affirmant cependant que cette évaluation pourrait être revue à la hausse de plusieurs crans si le plan annoncé par l’entreprise était adopté et respecté.

http://lenergeek.com/2016/09/07/areva-detaille-le-calendrier-de-sa-restructuration/

Sep 08

FRANCE : 2 606 TRAVAILLEURS DU NUCLÉAIRE VICTIMES D’UNE RADIOACTIVITÉ SUPÉRIEURE À 5 mSv EN 2015

contamination2 606 travailleurs utilisant des matières nucléaires ont reçu une dose radioactive supérieure à 5 mSv en 2015 en France. Le bilan publié hier (6 septembre 2016) par l’IRSN précise que 14 138 ont été victimes d’une dose supérieure à 1 mSv.  2 travailleurs ont même été victimes d’une contamination radioactive supérieure à 20 mSv et un autre a dépassé les 500mSv. La dose collective externe radioactive délétère que les salarié-es ont subie est en augmentation par rapport à 2014. Areva et EDF sont en tête de ce sinistre podium.

Une contamination externe annuelle supérieure à 20 mSv (limite réglementaire de la « dose efficace » imposée aux travailleurs du nucléaire) a touché 2 travailleurs. Un travailleur de chez Areva (fabrication du combustible) a subi jusqu’à 1,1 mSv de plus de radiation et un autre travailleur d’EDF (réacteur atomique) a subi jusqu’à 3 mSv de plus.  Un cas de dépassement de la « limite de dose équivalente aux extrémités » (500 mSv) a en plus atteint un autre travailleur. Les chiffres font froid dans le dos. D’autant qu‘il n’existe pas de contamination radioactive sans effet quelle que soit la dose reçue.

Au total, sur 365 830 travailleurs suivis, ce sont 2 606 travailleurs utilisant des matières nucléaires (usines de conversion et d’enrichissement de l’uranium, fabrication du combustible, centrales nucléaires, retraitement, démantèlement, déchets radioactifs) ainsi que celles liées à la défense nationale et « médical » qui ont reçu une dose radioactive supérieure à 5 mSv en 2015 et 14 138 une dose supérieure à 1 mSv. 1 mSv est la limite annuelle imposée réglementairement à la population par l’industrie nucléaire et ses relais administrativo-politiques.

Selon l’IRSN (1), les travailleurs de l’industrie nucléaire et non directement nucléaire, qui représentent 30 % des effectifs suivis, ont été victimes eux  des doses les plus élevées de 1,17 mSv et 1,38 mSv à la moyenne. Et la dose collective de radioactivité reçue (mesurée par dosimétrie externe passive) s’établit à 61,9 h.Sv * pour 2015, contre 56,3 h.Sv en 2014. Une nouvelle augmentation des atteintes à la santé et à la vie.

Mais la moyenne présentée par l’IRSN ne veut rien  dire à l’image des statistiques sur les revenus produits à longueur d’année par les experts : la moyenne entre les émoluments d’un patron et le salaire d’un ouvrier de base ne représentera jamais le vécu réel. Une manipulation parmi d’autres pour masquer l’horreur vécue par les victimes et les laissés pour compte. D’autant que toutes les autres activités concernées par l’usage des rayonnements ionisants (applications médicales et vétérinaires, recherche et enseignement, activités industrielles diverses utilisant des sources de rayonnements ionisants) font partie du lot.

Et comme, selon les textes officiels, la dosimétrie individuelle doit être adaptée au poste de travail en permettant l’évaluation « aussi correcte que raisonnablement possible » des doses reçues par le travailleur… « Aussi correcte que raisonnablement possible » : voilà une conception quelque peu non-scientifique et au doigt mouillé dans un domaine où la vie et la santé sont en permanence menacées. Mais comme ce sont les atomistes qui conçoivent les règles et règlements qui leur sont appliqués, pourquoi se gêner.

Bilan aussi tronqué car « le nombre d’analyses est en diminution par rapport à 2014 » constate l’IRSN. Pour l’industrie nucléaire les choses seraient bien plus simple si il n’y a avait plus du tout de contrôle.

C’est à partir d’une surveillance de l’exposition externe des travailleurs réalisée par des dosimètres individuels que la dose de radioactivité délétère atteignant le corps entier ou une partie du corps (peau, doigt, visage) est mesurée. Mais les travailleurs sont aussi exposés à un risque de contamination interne évalué par des examens reposant principalement sur des analyses radiotoxicologiques des urines ou anthroporadiométriques. Examens conduit par les services de santé au travail (dosimétrie opérationnelle) ou en différé après lecture en laboratoire (dosimétrie passive). Seul hic : ces labos sont pour leur grande majorité liés à l’industrie nucléaire civile et militaire : AREVA NC La Hague, CEA Cadarache, CEA DAM Ile-de-France, CEA DAM Valduc, CEA Grenoble, CEA Marcoule, CEA Saclay, EDF Saint-Denis, le Service de Protection Radiologique des Armées (SPRA), et l’Escadrille des Sous-marins Nucléaires d’Attaque (ESNA) de Toulon et DCNS Toulon. Auxquels s’ajoute le laboratoire « Algade » pour la surveillance individuelle liée à la radioactivité naturelle. Petit problème infime : « Algade » était encore, voici peu, un laboratoire d’Areva.

Fait accablant : l’activité des travailleurs renseignée dans la base officielle « SISERI » n’est renseignée par les entreprises du nucléaire que pour 36 % d’entre eux. 64% passent à la trappe. Phénomène qui illustre aussi les méfaits de la sous-traitance menée par les « grands » du secteur que sont Areva, EDF, le C.E.A : « 85 % des entreprises qui ne déclarent pas l’activité réelle des travailleurs ont 5 travailleurs ou moins, et 25 % n’ont qu’un seul travailleur« .

Un bilan qui n’est pas des plus exhaustifs car les rapports de dépistage du radon sur les lieux de travail (telle les mines et anciennes mines ou bâtiments implantés sur des remblais radioactifs miniers) nécessitent évidemment la mise en œuvre d’une surveillance individuelle, « ce qui n’est pas systématiquement le cas » d’après l’IRSN. La mort est parfois bien silencieuse et les victimes surtout muettes.

* h.SV : homme Sivert

http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org/

Sep 08

APPEL A LA GRÈVE CHEZ EDF CONTRE LA FERMETURE DE FESSENHEIM

fessenheim-greveTrois syndicats d’EDF viennent  de déposer un préavis de grève pour protester contre la fermeture programmée de la doyenne des centrales nucléaires françaises.

La CFE Énergies, l’UNSA Énergie et le syndicat CFE-CGC de Fessenheim viennent de déposer un préavis de grève pour le mercredi 14 septembre. Ces trois organisations syndicales ont décidé d’organiser cette journée de mobilisation et d’action à l’occasion d’une réunion entre le Comité central d’entreprise du groupe et la direction, prévue le même jour, portant sur la fermeture de la centrale. 

« Parce que le nucléaire a un avenir, et pour qu’il occupe une place primordiale dans le mix énergétique français d’aujourd’hui et de demain, la CFE Énergies, l’UNSA Énergie et le syndicat CFE-CGC de Fessenheim appellent les salariés à se mobiliser massivement le mercredi 14 septembre 2016 » indique un communiqué de la CFE-CGC Énergies. 

En 2012, François Hollande avait promis de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim avant la fin de son quinquennat. Il a depuis reconnu que cette fermeture ne pourrait avoir lieu en 2016, en raison du retard du chantier de l’EPR de Flamanville (Manche) dont l’ouverture a été reportée à 2018.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/appel-a-la-greve-chez-edf-contre-la-fermeture-de-fessenheim-1034380.html

NDLR : si la grève avait lieu pour exiger de l’État un reclassement local de tous les employés, je comprendrais la grève. Mais là, il s’agit de défendre le nucléaire « qui a de l’avenir… ». Vision lamentable de l’avenir !!!

Mais si au moins cette grève obligeait l’État à arrêter les réacteurs…, il y aurait au moins un côté positif à cette grève, mais c’est peu probable et de toute façon, ne serait que très provisoire.

Sep 08

FUKUSHIMA : 51 MARINS AMÉRICAINS PORTENT PLAINTE CONTRE TEPCO

eau-contamineeIls auraient bu de l’eau désalinisée contaminée, alors que leur porte-avions participait aux opérations de secours près des côtes japonaises après le tsunami, en mars 2011. Ils sont, depuis, atteints de leucémie et de cancer.

Ils sont atteints de leucémie, de cancer de la thyroïde ou des testicules, de tumeurs cérébrales, de saignements rectaux ou gynécologiques. Selon un blog de Rue89, mardi 24 décembre, 51 marins américains portent plainte contre Tokyo Electric Power (Tepco), l’opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (Japon).

Ces marins naviguaient sur le porte-avions USS Ronald Reagan et avaient participé aux opérations de secours après le tsunami en mars 2011. Ils et elles n’avaient qu’une vingtaine d’années à l’époque et ne présentent aucun antécédents familiaux, souligne leur avocat, Charles Bonner (lien en anglais)

De l’eau radioactive puisée dans l’océan, puis désalinisée 

Selon Tuner Radion Network (lien en anglais), les systèmes embarqués de désalinisation de l’eau, avec laquelle les soldats ont fait la vaisselle, pris leurs douches et même bu, étaient alimentés par de l’eau radioactive puisée dans l’océan. 

« Peu après la catastrophe, le ‘senior chief » Mike Sebourn, envoyé en mission d’études, constata des degrés de rayonnement inhabituels« , raconte Rue89, qui précise que son intervention a eu lieu à plus de 300 km de la centrale. Les premières opérations du USS Ronald Reagan se sont, elles, déroulées beaucoup plus près de la côte, à une quinzaine de kilomètres de la centrale.

http://www.francetvinfo.fr/monde/japon/fukushima-51-marins-americains-portent-plainte-contre-tepco_490046.html

Sep 07

LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU ADOPTE UNE DÉCLARATION CONDAMNANT LES TIRS DE MISSILES

tirs de missilesLe Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) a fortement condamné ce mardi les derniers tirs d’essai de missiles balistiques de la Corée du Nord en disant que ces lancements sont une «violation grave» des résolutions onusiennes.

Le Conseil a adopté une déclaration à la presse après avoir tenu une réunion d’urgence afin de discuter des trois tirs de missiles balistiques Rodong de portée moyenne du Nord lundi dernier. L’adoption de la déclaration signifie que même la Chine et la Russie ont convenu de condamner ces lancements.

«Les membres du Conseil de sécurité ont fortement condamné les tirs de missiles balistiques effectués par la République populaire démocratique de Corée le 5 septembre 2016», a dit la déclaration. «Ces lancements sont une violation grave des obligations internationales de la République populaire démocratique de Corée en vertu des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies

La déclaration de ce mardi, publiée seulement 10 jours après que le Conseil a adopté un document similaire condamnant le récent lancement de missile mer-sol balistique stratégique (MSBS), a également exhorté Pyongyang à «s’abstenir d’actions supplémentaires, dont des essais nucléaires, en violation des résolutions du Conseil de sécurité, et respecter ses obligations en vertu de ses résolutions».

La déclaration a également exhorté les pays membres de l’ONU à redoubler d’efforts pour appliquer les sanctions onusiennes contre le Nord. Elle a également dit que le Conseil continuera à surveiller étroitement la situation et prendre des mesures significatives supplémentaires.

Plus tôt dans la journée, l’ambassadeur japonais à l’ONU, Koro Bessho, a indiqué que le Conseil a montré une unité «plus forte». «Tous les membres ont reconnu que ces tirs sont une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité et des autres engagements. Ils sont tous opposés et ont condamné les lancements», a dit Bessho à des journalistes après la réunion.

L’ambassadrice américaine Samantha Power a déclaré avoir été sûre que le Conseil adopterait une déclaration quand le Nord a effectué avec succès un tir d’essai de MSBS. «Le Conseil de sécurité doit rester sans équivoque et uni pour condamner ces tirs et nous devons prendre des actions pour faire appliquer les mots écrits sur papier pour faire respecter nos résolutions», a-t-elle dit, en appelant à une mise en œuvre rigoureuse des sanctions onusiennes.

L’ambassadeur adjoint de la Corée du Sud auprès de l’ONU Hahn Choong-hee a également appelé à plus d’efforts pour empêcher le programme d’armes nucléaires du Nord. «Le développement des capacités nucléaire et balistique de la Corée du Nord continuera à poser une menace sérieuse à la paix et la sécurité régionales», a-t-il déclaré.

Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a salué la déclaration du Conseil de sécurité en disant qu’elle est «un avertissement fort contre les provocations balistiques à répétition de la Corée du Nord» et «une expression de la détermination commune pour un changement d’attitude de la Corée du Nord».

«Le gouvernement accueille favorablement l’annonce rapide de la dénonciation du Conseil de sécurité […] et continuera ses efforts diplomatiques pour l’application fidèle de la résolution du Conseil en coopération étroite avec la communauté internationale», a indiqué le ministère dans un briefing de presse.

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2016/09/07/0200000000AFR20160907001400884.HTML

Sep 07

TRAVAIL DISSIMULÉ À L’EPR DE FLAMANVILLE : BOUYGUES TP NE DÉSARME PAS

BouygueDans le procès des 460 emplois non déclarés du chantier EPR de Flamanville (Manche), la cour d’appel de Caen examinera, du 7 au 10 novembre prochains, la condamnation en première instance du groupe Bouygues TP. Condamné en juillet 2015 par le tribunal correctionnel de Cherbourg à 25.000 euros d’amende, le groupe Bouygues maintient sa position et considère « n’avoir rien fait« .

Alors que le procureur avait requis 150.000 euros d’amende contre Bouygues TP lors de l’audience du 13 mars 2015, considérant que le groupe avait joué un rôle « central » dans l’affaire, la même société Bouygues TP avait finalement été condamnée par le tribunal de grande instance de Cherbourg (Manche) à 25.000 euros d’amende et Quille, filiale de Bouygues Construction, à 5.000 euros.

 « Nous sommes en désaccord avec cette décision du tribunal de grande instance de Cherbourg », nous avait confié, Me Pierre Cornut-Gentille, avocat de Bouygues Construction, le 7 juillet 2015. D’après-lui, « il y avait plusieurs relaxes qui montraient qu’un grand nombre d’arguments de Bouygues TP et Quille Construction avaient été retenus et quelques infractions qu’ils contestaient. »

« C’est la raison pour laquelle nous décidons de faire appel », avait-il ajouté, tout en estimant que Bouygues « n’a rien fait. »

 Si les avocats de Bouygues avaient plaidé la relaxe, contestant la réalité des faits reprochés, de leur côté les avocats de la CGT, partie civile, avaient estimé ces faits « caractérisés« .

  Pour rappel : ce procès en mars dernier avait duré quatre jours dans une ambiance particulièrement nerveuse. Durant la troisième journée du procès, jeudi 12 mars, un dirigeant du groupe de BTP Bouygues avait, toutefois, reconnu à la barre du tribunal de Cherbourg qu’« il y avait bien eu des dysfonctionnements«  dans les contrats passés entre Bouygues TP et l’agence d’intérim Atlanco.

 En clair, qui comparaissaient devant le tribunal ? Atlanco, l’agence d’intérim internationale basée à Chypre, Elco, une entreprise de BTP roumaine, mais aussi Welbond Armatures. La société d’intérim Atlanco et le groupe roumain de BTP Elco, qui employaient les salariés, avaient quant à eux été condamnés, notamment pour travail dissimulé, à respectivement 70.000 euros et 50.000 euros d’amende. A noter que la peine maximale évaluée à 225.000 euros, ainsi que l’interdiction d’exercer en France avaient été requises contre Atlanco Limited. Et l’autre entreprise Welbond Armatures avait été condamnée à 15.000 euros d’amendes.

 S’agissant de l’appel de Bouygues et de la prise de connaissance des dates du prochain procès en novembre, la CGT compte aller jusqu’au bout de l’affaire. « Avec l’annonce de cette date par la cour d’appel de Caen, c’est la reconnaissance du dumping social et de la fraude, nous confie, ce 5 septembre 2016, Serge Plechot, secrétaire général de la CGT de la Construction, Bois et Ameublement (FNSCBA). C’est tout de même un grand groupe de BTP qui bafoue les règles élémentaires du droit social. »

Avant de conclure : « Nous voulons donc une condamnation réelle à hauteur du préjudice ! Pour nous, il s’agissait d’une peine consentie voire trop légère au niveau du préjudice. Désormais, nous espérons que d’autres organismes comme les Unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF), le Groupe de protection sociale des professionnels du Bâtiment et des Travaux publics PRO BTP, et la Sécurité sociale continuent la démarche. Il s’agit d’une fraude avérée, on ne peut le laisser en l’état, l’argent a bien été détourné et gardé ! »

 « Cela offre effectivement la possibilité à l’État français de procéder aux recouvrements des cotisations sociales qui n’ont pas été perçues », complète le délégué syndical. Il manquerait en l’occurrence « 10 à 12 millions d’euros de cotisations sociales » dans les caisses de l’Urssaf les concernant.

 Interrogé ce lundi soir, la direction de Bouygues Construction, nous confirme que sa position n’a pas changé depuis le 7 juillet 2015, date de la condamnation à son encontre.

http://www.batiactu.com/edito/travail-dissimule-a-epr-flamanville-bouygues-tp-appel-46063.php

Sep 07

AVEC LE DÉPART D’EMMANUEL MACRON, EDF PERD UN ALLIÉ AU GOUVERNEMENT

MacronEmmanuel Macron a défendu sans cesse les intérêts d’EDF tout en soutenant ses projets internationaux en particulier en Angleterre. Au gouvernement, il était un soutien important de l’électricien.

Tout au long du quinquennat, les soutiens d’EDF n’ont pas été légion au gouvernement. On peut en compter trois : Manuel Valls, Premier ministre, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et Emmanuel Macron, ministre de l’économie. Sur ces trois hommes voulant défendre l’électricien historique et le parc nucléaire hexagonal, il n’en reste plus qu’un en fonction, le premier. En revanche, les ministres qui souhaiteraient revoir le modèle EDF demeurent nombreux, à commencer par Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat chargé de la réforme de l’État, Barbara Pompilli, Secrétaire d’État chargée des Relations internationales sur le climat…

http://www.usinenouvelle.com/article/avec-le-depart-d-emmanuel-macron-edf-perd-un-allie-au-gouvernement.N430912#xtor=EPR-419&amp;email=jguerry51@orange.fr

Sep 07

DÉCHETS RADIOACTIFS: DEUX ANTI-CIGEO JUGÉS POUR AVOIR REFUSÉ UN PRÉLÈVEMENT ADN

ADNLe procès de deux opposants au projet Cigéo d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse), poursuivis pour avoir refusé des prélèvements ADN, s’est ouvert mardi au tribunal correctionnel de Bar-le-Duc en présence de plusieurs dizaines de militants anti-nucléaire venus les soutenir.

Les deux prévenus, tous deux âgés d’environ 35 ans, avaient été interpellés le 16 juillet en marge d’une manifestation dans la forêt de Mandres-en-Barois, près de Bure, et avaient refusé que leur ADN soit versé au fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).
« Ce fichage pose d’énormes problèmes au niveau légal, il permet de connaître bien plus d’éléments que nécessaire. Il n’y aucune charge contre eux, on veut les faire rentrer de force dans le fichage, c’est une façon de réprimer les militants« , a estimé leur avocat, Me Etienne Ambroselli. Lors de la manifestation, des militants avaient détruit une grande partie du mur protégeant le chantier de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra), qui projette d’enfouir à Bure les déchets les plus radioactifs ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue, à 500 mètres sous terre.
Le tribunal a renvoyé le procès au 30 janvier, demandant un délai d’examen supplémentaire. Plusieurs dizaines de militants venus de Lorraine et de la région parisienne avaient fait le déplacement mardi pour soutenir leurs camarades, a rapporté l’avocat. L’un des prévenus a lui-même déposé plainte le mois dernier contre l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs pour coups et blessures, affirmant avoir été passé à tabac lors de son interpellation par les vigiles qui l’avaient remis aux gendarmes.
Un troisième militant qui avait été expulsé du Bois-Lejuc sera jugé lundi à Bar-le-Duc pour avoir mordu un gendarme. A la suite de la destruction de son mur de protection, l’Andra a déposé deux plaintes, l’une pour dégradation de bien, l’autre pour occupation illégale.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/dechets-radioactifs-deux-anti-cigeo-juges-pour-avoir-refuse-un-prelevement-adn-1079505.html

Sep 06

L’ASSOCIATION « ARRÊT DU NUCLÉAIRE SAVOIE » SERA PRÉSENTE AU FORUM DES ASSOCIATIONS À CHAMBÉRY LE 10 SEPTEMBRE

assocLe forum aura lieu de 14h à 18h30 Place du Château, rue de Boigne et Boulevard de la Colonne.

C’est l’occasion pour vous de rencontrer les militants actifs savoyards et les encourager à poursuivre leur lutte pour l’arrêt du nucléaire civil et militaire. Votre visite vous permettra de vous documenter, de signer éventuellement une pétition et de comprendre pourquoi il serait important de changer de fournisseur d’électricité.

Enfin, votre adhésion sera la bienvenue, même si vous n’avez pas la possibilité de militer activement.

Pour les contacter :

Sep 06

BESOINS ÉNERGÉTIQUES DU JAPON, DES RÉSULTATS QUI CONTREDISENT PAS MAL D’IDÉES REÇUES

JaponLe discours alarmiste du gouvernement japonais, qui brandit la menace d’une augmentation d’émissions de CO2 (gaz carbonique) causée par la consommation d’énergies fossiles ne cache-t-il pas un autre projet ?
A l’occasion de l’inauguration d’une centrale solaire de 30 MW installée dans des rizières contaminées de la province de Fukushima, le quotidien Asahi Shimboun, dresse un bilan du développement des énergies renouvelables. Quasiment inexistantes avant l’accident de Fukushima en 2011, elles produiront autant que le nucléaire d’avant 2011 d’ici seulement 5 ans. Il est improbable que le nucléaire puisse un jour repasser devant, car cela supposerait de redémarrer déjà une vingtaine de réacteurs, ce qui est loin d’être acquis. Un troisième réacteur a redémarré fin août 2016, celui de la centrale d’Ikata.
 Ces résultats sont-ils surprenants ?
Non, si l’on se souvient que la contribution du nucléaire à la consommation finale d’énergie — qui ne concerne pas (et de loin) la seule production électrique — n’était que de 6,5 % en 2010. (1)
Pour ce qui est de l’électricité d’origine nucléaire, celle-ci représentait 29 % de la totalité de la production électrique avant l’accident. Les efforts faits par tous ont permis une baisse de la consommation d’électricité de 9 % depuis 2011. Actuellement, le développement des renouvelables ajouté aux économies d’électricité permet de répondre aux besoins, au même niveau qu’avant la catastrophe.
Ainsi, le discours alarmiste du gouvernement japonais, qui brandit la menace d’une augmentation d’émissions de CO2 (gaz carbonique) causée par la consommation d’énergies fossiles — dans le but de justifier la nécessité d’une relance du nucléaire — se heurte à la réalité. Le constat d’une baisse progressive des émissions de gaz à effet de serre a été fait. (2)
Il n’y a donc aucune raison de vouloir redémarrer des réacteurs nucléaires, si ce n’est la peur de perdre la connaissance de cette technique tellement intéressante… pour le jour où l’on voudrait faire une bombe atomique ! CQFD.
 (1) La consommation finale d’énergie est la somme des consommations des produits énergétiques (combustibles, carburants, électricité) de l’industrie, des transports, du résidentiel, du tertiaire et de l’agriculture. Elle inclut également les consommations de produits énergétiques tels que charbon, produits pétroliers, gaz, pour des usages non énergétiques : bitume, chimie.

 (2) http://journaldelenergie..com/energie/levolution-du-systeme-energetique-du-japon-en-suite-catastrophe-fukushima/

Rédigé par Monique Douillet et publié sur le site : https://blogs.mediapart.fr/monique-douillet/blog/060916/besoins-energetiques-du-japon-des-resultats-qui-contredisent-pas-mal-d-idees-recues

Sep 06

RADIOACTIVITÉ : LANCEMENT D’UNE CONSULTATION POUR RÉDUIRE L’EXPOSITION

rayonnementLe ministère de l’Environnement a ouvert une consultation publique sur un projet de décret relatif à l’exposition à la radioactivité. Ce décret doit appliquer l’ordonnance du 10 février 2016  portant diverses dispositions en matière nucléaire, notamment les mesures visant à renforcer la sécurité des sources radioactives contre les actes de malveillance.
Le projet de décret est scindé en trois chapitres comprenant la modification du code de la santé publique, du code de l’environnement et du code de la défense. « Le projet de décret modifie entièrement le chapitre « radioprotection » du Code de la santé publique afin d’apporter un peu plus de souplesse et de gradation par rapport aux dispositions existantes« , explique le ministère. Il introduit de nouvelles dispositions sur la prise en compte de la radioactivité naturelle dans certaines activités qui devront la caractériser dans leurs matières premières, produits et déchets. De même, les rayonnements ionisants produits par les matériaux de construction, exposant les personnes dans les bâtiments, devront être réduits avec la mise en place d’un niveau de référence. Des seuils d’exemption et de libération pour les sources et déchets à radioactivité naturelle seront fixés. (NDLR : à surveiller attentivement)
Le décret a également pour but de mieux prendre en compte le radon , première source d’exposition aux rayonnements ionisants, en accentuant l’information de la population notamment dans le cadre de la prévention des risques naturels et de la qualité de l’air intérieur avec la mise en place d’un niveau de référence.

(NDLR : à surveiller attentivement. Je note en particulier l’article R. 1333-23-3. – « Le niveau d’action pour les établissements recevant du public, mentionné à l’article R. 1333-23, est fixé à 300 Bq.m3». C’est un progrès mais insuffisant à mon avis (c’était 400 Bq.m3 jusqu’à présent)

La consultation publique <http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv..fr/projet-de-decret-relatif-a-la-protection-sanitaire-a1504.html>  est ouverte jusqu’au 30 septembre prochain.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/radioactivite-consultation-reduire-exposition-27443.php4

Sep 06

LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE DAMPIERRE ÉPINGLÉE POUR SA NÉGLIGENCE EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ

BASTA 2Les inspecteurs de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont été quelque peu surpris lors d’un contrôle inopiné de la centrale de Dampierre-en-Burly (dans le Loiret, à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Orléans), les 22 et 23 août derniers. Les inspecteurs ont d’abord dû patienter pour entrer en zone contrôlée, personne n’étant en mesure de dénicher les casques de protection adaptés. Ils ont ensuite découvert une gestion du risque incendie un brin dilettante : accès difficile à un robinet d’incendie à cause de caisses de chantiers, et « entreposage non autorisé d’un sac contenant des déchets nucléaires combustibles » dans une zone à risque, comme le révèle le Canard Enchaîné [1 <http://www.bastamag.net/La-centrale-nucleaire-de-Dampierre-epinglee-pour-sa-negligence-en-matiere-de#nb1> ]
Autre souci : l’absence de précautions face au risque d’introduction de corps étrangers dans la tuyauterie ou dans les cuves de refroidissement. À l’entrée du local où se trouve la piscine d’entreposage des assemblages combustibles, les inspecteurs ont par exemple constaté que l’armoire dédiée au rangement des équipements de protection était quasi-vide. La lettre <http://www.asn.fr/L-ASN/ASN-en-region/Division-d-Orleans/Centrales-nucleaires/Centrale-nucleaire-de-Dampierre-en-Burly/%28rub%29/109586>  que l’ASN s’est empressée d’envoyer à la direction signale aussi la présence « en quantité notable », de « sacs vinyles de déchets combustibles, de scotch, d’appareils de mesure de la contamination (…) ». Le tout dans une zone à risque élevé !
Ailleurs, les inspecteurs ont trouvé des bouteilles d’eau vides, des algues sèches et divers éléments métalliques en vrac… Ils ont également constaté la présence d’un grand sac ouvert contenant des équipements individuels de protection vraisemblablement souillés suite à des interventions sur des parties amiantées de la tuyauterie incendie. Sans oublier « la présence d’une tenue de type Mururoa déposée en vrac dans le sas d’accès à la zone orange du local R347 où est réalisé le chantier d’ouverture et de fermeture de la cuve ».
Autre problème relevé par l’ASN : une protection insuffisante des travailleurs face aux rayons ionisants. À Dampierre, les appareils de contrôle individuels font défaut, des protections biologiques de type matelas de plomb sont déposées à même le sol alors qu’elles sont censées recouvrir la tuyauterie attenante, et les travailleurs interviennent dans des zones exposées à des doses radioactives plus élevées que la norme maximale (650 μSv/heure alors que le maximum prévu dans ces zones est de  510 μSv/heure). Pourtant, « la sécurité des personnes intervenant sur les installations, qu’elles soient EDF ou d’entreprises extérieures, constitue une exigence constante » promet EDF. (qui jure que « les rayonnements auxquels pouvaient être exposés certains de ses salariés font l’objet d’un contrôle strict. »)

La direction va-t-elle se mettre en conformité avec les diverses règles de sécurité rappelées par l’ASN ? Si l’on en croit le courrier de l’Autorité de sureté, EDF n’est pas toujours prompte à répondre à ses demandes. Les défauts de fonctionnement des déprimogènes – sorte d’aérations qui aspirent les poussières radioactives dans les locaux ou sas de travail – ont ainsi été signalés à plusieurs reprises sans que rien ne soit fait.  Sollicitée par Basta !, la direction a répondu que « les défauts relevés dans le cadre de l’inspection n’ont eu aucun impact sur la sureté des installations », « que le site a corrigé immédiatement une grande partie des défauts constatés, ce qui a d’ailleurs été constaté par l’ASN dès le deuxième jour de l’inspection » et que « le site s’engage à traiter les autres points relevés par l’ASN dans le délai demandé de 2 mois ».
Depuis dix ans, la centrale nucléaire de Dampierre a connu 32 « anomalies » de sécurité, des incidents de niveau 1 sur l’échelle INES qui classe les incidents et accidents nucléaire de 0 (« écart de sécurité ») à 7 (accident majeur, comme Fukushima ou Tchernobyl). Ces incidents vont de la panne d’un générateur de secours à l’irradiation accidentelle d’un travailleur, en passant par un défaut dans l’enceinte de confinement extérieur de l’un des réacteurs.

Article rédigé par Nolwenn Weiler

http://www.bastamag.net/La-centrale-nucleaire-de-Dampierre-epinglee-pour-sa-negligence-en-matiere-de

Sep 05

FAISANT FI DU POIDS DE FUKUSHIMA ET DE HIROSHIMA, ABE VEUT CHANGER LA CONSTITUTION JAPONAISE

ABEShinzō Abe, premier ministre japonais, souhaite sortir le Japon de l’ère pacifique née de la tragédie de Hiroshima et de la défaite de la puissance japonaise pendant la seconde guerre mondiale. Abe souhaite modifier le fameux article 9 de la Constitution qui stipule : « Aspiring sincerely to an international peace […], the Japanese people forever renounce war as a sovereign right. »…
…L’expérience de la bombe nucléaire, unique au peuple Japonais, a donné naissance à une conscience aigüe et ambigüe, entre victimisation et responsabilisation. Dès la période d’après-guerre, la bombe nucléaire devient le creuset du repentir japonais, et de sa symbolique renaissance (voir Dower, historien et auteur de Embracing Defeat)…
…Pourtant, pour certains, les valeurs de paix nées de ces cendres sont bousculées voire foulées aux pieds par le gouvernement actuel. En souhaitant changer la Constitution, et notamment l’article 9 qui appelle à l’instauration d’une paix internationale, le gouvernement du LPD (Parti Libéral Démocrate) semble vouloir tourner la page du souvenir de l’après-guerre et de nombreuses années de pacifisme.
En effet, le Premier Ministre Abe et d’autres membres du LDP souhaitent étendre les prérogatives d’une armée d’auto-défense que d’aucuns jugent pourtant déjà anticonstitutionnelle. Ce souhait va à l’encontre d’une majorité du peuple japonais – bien que les jeunes soient moins attachés au pacifisme constitutionnel que leurs aînés. Ce fossé générationnel s’explique par les nombreuses versions victimisantes, et parfois révisionnistes, de l’Histoire qui circulent dans l’espace public.
C’est ainsi que certains jeunes japonais aspirent à se doter d’une armée pour devenir une « nation normale » et, paradoxalement ou non, participer à l’instauration de la « paix mondiale ». Mais ces voix, jeunes et minoritaires, ne font que peu de poids devant l’attachement globalisé des Japonais à un ordre pacifiste, contre son gouvernement.
Au Japon, on ne peut séparer Fukushima de Hiroshima
Les vœux contraires, et guerriers, d’Abe ne sont pas les seuls à occuper les devants de la scène à ces dates La posture guerrière d’Abe qui va à l’encontre de ces positions n’occupe pas seul l’espace public en la matière : le pouvoir nucléaire dans son ensemble est remis en question par le seul peuple à avoir souffert de son utilisation militaire.

Pour une grande partie des Japonais, le pays devrait abandonner le nucléaire – militaire mais aussi énergétique – à la mémoire des nombreuses vies perdues. Le nucléaire représentait jusqu’en 2011 30% de sa production d’électricité, ce qui le classait au 3ème rang mondial. Mais le danger de cette énergie s’est rappelé à eux en 2011, avec le terrible incident nucléaire de Fukushima…
…Fukushima, comme Hiroshima avant lui, ancre un fort sentiment anti-nucléaire et nourri les cultures populaire et savante. Hayao Miyazaki, considéré comme l’un des plus grands réalisateurs de film d’animation, dépeint ainsi dans Nausicaa des sociétés apocalyptiques issues d’un désastre écologique et militaire et dont la rédemption se situe dans le pacifisme.
Fukushima et Hiroshima contribuent à un imaginaire commun et critique du nucléaire…
 …Au désastre économique et médical s’ajoutent des problèmes sociaux, et nombreux sont les habitants des zones nucléaires qui connaissent une forte discrimination. Pour les deuxièmes générations de Hiroshima et Nagasaki, ou les nouvelles victimes de Fukushima, perspectives de mariages et d’emploi se ferment lorsque leurs interlocuteurs apprennent leur ville d’origine.
Aux mêmes causes, les mêmes conséquences – et le sort des victimes du nucléaire est cruel. Bien que de nombreuses associations de volontaires et d’avocats, fleurissent sur l’archipel pour leur venir en aide, les habitants des zones touchées souffrent du discours officiel. Là encore, 1945 et 2016 se rejoignent, alors que censure et secret deviennent le mode opératoire d’Abe. Selon M. Holley, professeur d’histoire à l’université de Keio et activiste anti-nucléaire, le gouvernement étouffe les informations provenant de Fukushima et les missions de presse. Seuls quelques journaux locaux s’attaquent au sujet avec virulence, confirment les habitants de Nishiaizu, bourgade de la région de Fukushima.
Pour les autres, le sujet demeure tabou et la situation de Fukushima reste dans l’ombre – comme le sont longtemps restées celles d’Hiroshima et Nagasaki.
Passé et présent nucléaires se confondent ainsi plus que jamais, alors que les plaies ouvertes par ces explosions exposent au grand jour les tensions de la société japonaise. Entre devoir de mémoire, censure gouvernementale et conscience pacifiste et écologique, le nucléaire est un sujet au cœur de la politique de l’archipel et une part essentielle de l’identité nippone.

https://www.opinion-internationale.com/2016/09/05/faisant-fi-du-poids-de-fukushima-et-de-hiroshima-abe-veut-changer-la-constitution-japonaise_46325.html

Sep 05

JAPON: 13 RÉACTEURS NUCLÉAIRES VIENNENT EN PARTIE DU MÊME FABRICANT QUE FLAMANVILLE

Flamanville JaponLes cuves de 13 réacteurs nucléaires du Japon, dont celles de deux unités en service, ont été en partie forgées par le même fabricant que pour la tranche de Flamanville (France) où des anomalies de qualité de l’acier ont été détectées, a-t-on appris auprès des entreprises nippones concernées.

Dans des rapports publiés en fin de semaine par les exploitants japonais de centrales atomiques, apparaît pour 13 réacteurs le nom Japan Casting & Forging Corp (JCFC) en tant que fabricant de la partie inférieure de la cuve ou du couvercle.

Tokyo Electric Power (Tepco) indique ainsi que sont notamment concernées deux des quatre unités de la centrale Fukushima Daini, arrêtée car en partie endommagée par le tsunami de mars 2011. Ce site, dont le démantèlement n’a pas encore été décidé, est situé à une douzaine de kilomètres de Fukushima Daiichi, installation la plus durement touchée par la catastrophe et dont les six réacteurs sont condamnés.

Les opérateurs de ces unités ont remis leurs documents vendredi à l’Autorité de régulation nucléaire qui leur avait ordonné de vérifier les noms des fabricants des pièces cruciales, dont le fond et le couvercle de la cuve sous pression. Des contrôles plus poussés vont désormais devoir être effectués pour les 13 réacteurs concernés d’ici au 31 octobre, selon l’autorité.

Les vérifications demandées aux compagnies japonaises découlent de la découverte en France d’un défaut dans la composition de l’acier du couvercle et du fond de la cuve de l’EPR en construction à Flamanville. A la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française, EDF a dû mener des analyses dans ses 58 centrales en France et recensé ainsi 18 réacteurs dont les fonds des générateurs de vapeur fabriqués par Creusot Forge ou par JCFC pourraient être concernés par une anomalie similaire. 

http://www.rtbf.be/info/monde/asie/detail_japon-13-reacteurs-nucleaires-viennent-en-partie-du-meme-fabricant-que-flamanville?id=9395963

Sep 04

LES USA ONT DÉPENSÉ 36 MILLIARDS D’EUROS POUR DES MISSILES DÉFECTUEUX

MissilesBien que le système de défense antimissile conçu par Boeing ait échoué à la moitié des tests, il a été mis en service et a généré 1,8 milliard d’euros de bénéfices.

Entre 2002 et le début de l’année 2015, le Pentagone a effectué 11 essais en vol du système de défense antimissile destiné à protéger la patrie. Dans les exercices scrupuleusement scénarisés, les missiles-intercepteurs du système GMD (Ground-Based Midcourse Defense), ont été lancés depuis des silos souterrains pour éliminer des ogives ennemies fictives au-dessus du Pacifique.

Sur les 11 essais de missiles, seulement cinq ont atteint leur cible. Un record qui a poussé des experts indépendants à conclure que le système ne peut pas être employé pour riposter à une attaque nucléaire de la Corée du Nord ou de l’Iran.
Néanmoins, le système GMD, destiné à contrecarrer une attaque nucléaire « limitée » d’une non-superpuissance, a été mis en service en 2004 et a coûté aux contribuables américains plus de 36 milliards d’euros.
De plus, Boeing Co., l’entreprise qui a conçu le GMD, a perçu près de 2 milliards d’euros de primes en remerciement de son travail, précise le Los Angeles Times.

Jusqu’à récemment les informations sur le montant total des primes versées à Boeing n’avaient pas été rendues publiques. Mais le journal a obtenu des détails à l’issue d’un procès judiciaire qu’il avait intenté contre le ministère de la Défense en vertu de la loi sur la liberté d’information.
Au cours de l’enquête, les journalistes ont découvert que les critères pour les primes annuelles avaient été modifiés afin de minimiser l’importance des résultats des essais. L. David Montague, coprésident du comité de l’Académie nationale des sciences qui a documenté les lacunes du GMD, a qualifié d' »ahurissant » le montant du bonus tenant compte de la performance du système. Montague, qui est également un ancien haut responsable pour les systèmes de missiles au sein de la société Lockheed Corp., a déclaré qu’un tel montant suggère que l’Agence de défense antimissile, le bras du Pentagone qui supervise le projet du GMD, est une « organisation voyou » qui devrait être strictement surveillée.
Un porte-parole de l’agence, Chris Johnson, a déclaré que, malgré le bilan des essais en vol du système GMD, Boeing avait « touché » ses primes « en conformité avec les critères spécifiés dans le contrat« . Il a ajouté que les paiements étaient « conforment à tous règlements régissant les achats gouvernementaux« . Boeing « a satisfait aux exigences contractuelles et à une variété d’incitations faisant partie d’un large éventail d’objectifs du programme » a répondu Dexter Q. Henson, porte-parole de Boeing, dans un e-mail défendant le travail de la société. Il est prévu qu’en cas d’attaque, les missiles-intercepteurs de la base aérienne de Vandenberg, à Santa Barbara et de Fort Greely, en Alaska, soient lancés dans le but d’atteindre des cibles dans la haute atmosphère. L’engin-intercepteur est un missile à plusieurs étages avec un « engin destructeur » de 1,5 m de long placé à son extrémité. L’engin destructeur est conçu pour se séparer du missile dans l’espace et voler à la vitesse de 6,4 kilomètres par seconde vers l’ogive de l’ennemi.

https://fr.sputniknews.com/defense/201609041027605380-usa-missiles-defectueux/

Sep 04

HINKLEY POINT: MAY DÉFEND LE REPORT DE SA DÉCISION

MayLa Première ministre britannique Theresa May a farouchement défendu dimanche 4 septembre la décision de reporter jusqu’à l’automne sa décision finale sur le projet nucléaire de Hinkley Point financé en partie par des investisseurs chinois, un délai qui irrite vivement Pékin. « Ma façon de travailler, c’est de ne pas prendre des décisions sur l’instant. Je regarde les éléments, je prends conseil, je pèse tout soigneusement avant de décider« , a insisté Mme May, lors d’un point presse en marge du sommet du G20 de Hangzhou, dans l’est de la Chine.

« J’ai été très claire (…) et je prendrai une décision à un moment donné ce mois-ci« , a-t-elle ajouté. Le gouvernement de Mme May avait surpris en annonçant fin juillet qu’il allait encore « examiner avec soin » pendant plusieurs mois le projet de construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Cette annonce était intervenue au moment même où le maître d’œuvre du projet, le français EDF, venait de prendre la décision finale d’investissement dans ce chantier de 18 milliards de livres (21,2 milliards d’euros), dont le coût est supporté à un tiers par le géant étatique du nucléaire chinois CGN.

La Chine agacée

Or, ce report a été largement perçu comme résultant d’inquiétudes de la part des autorités britanniques à l’égard de l’implication d’un groupe public chinois dans une infrastructure cruciale pour la sécurité industrielle du pays. Des inquiétudes similaires ont poussé le mois dernier l’Australie à bloquer le rachat d’un réseau d’électricité par un consortium chinois.

Le chef du cabinet de la Première ministre, Nick Timothy, avait lui-même par le passé exprimé de profondes réticences vis-à-vis de Hinkley Point C, jugeant « incompréhensible » que le Royaume-Uni accepte des investissements chinois dans son réseau d’électricité.

La Chine s’est ouvertement agacée de ce retard inattendu pour un projet franco-chinois censé s’inscrire dans « l’âge d’or » des relations entre Pékin et Londres. L’ambassadeur chinois à Londres a exhorté début août le Royaume-Uni à donner son feu vert « le plus tôt possible« , laissant entendre que les liens bilatéraux souffriraient dans le cas contraire.

http://www.challenges.fr/entreprise/energie/20160904.CHA3002/hinkley-point-may-defend-le-report-de-sa-decision.html

Sep 04

LES SOUS-TRAITANTS DU NUCLÉAIRE RÉCLAMENT UN STATUT UNIQUE

Sous traitantsDes travailleurs du nucléaire se sont rassemblés dans la Drôme samedi 3 et dimanche 4 septembre, appelant les autorités à créer un statut unique, à reconnaître leurs compétences et la pénibilité de leur travail. 

Intervenant sur des aspects spécifiques de la production nucléaire, comme la gestion des déchets, la décontamination ou encore le nettoyage, les sous-traitants de la filière nucléaire française représentent environ 600 entreprises et près de 150.000 emplois. Depuis 2014, l’association « Ma zone contrôlée », installée à Donzère (Drôme) a proximité du site nucléaire du Tricastin milite pour que tous les travailleurs du nucléaire bénéficient d’un statut unique. 

« Nous avons des collègues qui font de l’assainissement, ils dépendent de la convention collective du nettoyage. Or, tout comme les agents statutaires (CEA, EDF et Areva), nous participons à la sûreté des installations. Nos compétences sont spécifiques, loin d’être une industrie low-cost. Par ailleurs, ce sont des métiers exposés aux rayons ionisants. Il ne faut pas oublier la problématique de la pénibilité« , explique Gilles Reynaud, secrétaire de l’association « Ma zone contrôlée ». 

Si près de 90% des activités sont sous-traitées, toutes participent, selon l’association, à la sûreté des installations, bien que cette mission incombe à l’exploitant. 

À l’occasion de l’édition 2016 du meeting annuel de l’association, organisé à Savasse, près de Montélimar (Drôme), les travailleurs du nucléaire étaient invités à s’exprimer sur leurs conditions de travail et de vue. « Cela permet de comparer les situations et d’avancer ensemble » juge Gilles Reynaud. 

Salarié d’une filiale d’Areva, Cyril Bouché plaide lui aussi pour la création d’un statut unique « ou d’une convention » applicable à l’ensemble des salariés concernés. « Lorsque le salarié change de société, lors de la reprise d’un marché, il faut qu’il garde le même statut« , explique-t-il avant d’ajouter qu’en l’état les salariés pouvaient perdre à cette occasion « entre 15 et 20% de pouvoir d’achat« . Sylviane Poulenard, la vice-présidente de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité, basée à Valence) abonde également en ce sens. Selon elle, « la question de la sûreté passe aussi par l’élimination de la précarité. »

La question de la conversion énergétique s’est aussi invitée dans le débat. « Mais avant, le démantèlement des centrales doit se passer dans de bonnes conditions« , glisse Franck Demuynck, membre de l’association et sous-traitant pour une filiale d’Areva. 

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/pourquoi-les-sous-traitants-du-nucleaire-reclament-un-statut-unique-1033412.html

Sep 03

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE SDN BUGEY

Ce vendredi 26 août, nous avons eu l’occasion de lire, sur une banderole accrochée au grillage d’un parking de la centrale du Bugey : « NON A LA FERMETURE DE FESSENHEIM ».
Pour nous, c’est l’expression de personnes qui veulent à tout prix continuer dans l’exploitation des centrales en fin de vie que sont Bugey et Fessenheim, quels que soient les risques pour la population, bien au-delà de nos frontières et quel que soit le coût financier de l’énergie nucléaire qui s’alourdit de jour en jour. Pour préserver leur présent, notre futur est pris en otage.
Les incidents s’accumulent à Fessenheim et à Bugey.
A Fessenheim, après avoir imposé l’arrêt du réacteur n°2, l’ASN a décidé le 18 juillet dernier, de ne pas autoriser le redémarrage de cette tranche car, « le risque serait trop grand » au vu des très nombreuses irrégularités détectées, notamment au niveau du générateur de vapeur.
Localement, si l’on considère la centrale du Bugey, avec tous les « problèmes » et avaries qu’elle rencontre depuis plusieurs mois, on peut s’interroger sur ce « soutien » émanant de personnes travaillant dans une installation sans doute encore plus -sinon autant- « mal en point » que son homologue alsacienne.
Actuellement, la centrale de Bugey tourne vraiment au ralenti suite à des réparations sans fin. La tranche n°5 est à l’arrêt depuis maintenant un an (énorme chantier pour tenter de résoudre de graves problèmes d’étanchéité sur son enceinte de confinement), la n°3 voit son redémarrage reporté de jour en jour et la n°4 a été stoppée à partir du samedi 27 août pour maintenance. En cette fin août, il n’y a donc concrètement que la tranche n°2 qui fournit de l’électricité…Et ce cas de figure s’est reproduit plusieurs fois cette année. Une faible production qui démontre que l’on peut se passer de cette centrale….
Et ne parlons pas de l’argument éculé de pénurie possible d’électricité dans un marché où l’offre dépasse largement la demande, avec des prix à la baisse.
Régulièrement, la presse se fait l’écho de malfaçons de certaines pièces de ces réacteurs, de non-conformités, et dernièrement l’ASN nous informe sur des défaillances de ces centrales face aux risques sismiques. Or, la centrale de Fessenheim est construite sur une faille avec des risques d’inondation, tout comme celle de Bugey.
Nous sommes très inquiets, tout comme nos voisins allemands et suisses, car ces deux centrales vétustes sont dans un environnement à fort risque et sont implantées dans des régions très peuplées, où les conséquences de fuites radioactives seraient dramatiques pour la santé et les biens de millions d’habitants.
En conclusion, nous répétons avec force : « OUI à la fermeture immédiate de Fessenheim et de Bugey » pour le bien de tous.

http://www.stop-bugey.org/

Sep 03

TOUS À FLAMANVILLE LES 1ER ET 2 OCTOBRE 2016 À L’APPEL DU COLLECTIF ANTI-NUCLÉAIRE OUEST

FlamanvilleÀ l’initiative du CRILAN et du Collectif  « Stop EPR ni à Penly ni ailleurs », les associations locales et organisations anti-nucléaires de Normandie, de Bretagne et des Pays de Loire se sont regroupées au sein du  « Collectif Anti-Nucléaire Ouest » (CAN-Ouest) depuis le 17 janvier 2015, soit actuellement plus d’une vingtaine d’associations et organisations représentées.

Ce collectif appelle à un grand rassemblement les 1er et 2 octobre 2016 à Flamanville afin de faire renoncer à la mise en service de l’EPR et au rafistolage (appelé officiellement « grand carénage ») des réacteurs arrivant à 30 ans d’âge que ce soit à Flamanville, Paluel, Penly et ailleurs.

En 2016, près de 3/4 des réacteurs nucléaires français auront dépassé leur limite d’âge. Le risque de catastrophe est donc imminent. Comme à Tchernobyl et à Fukushima, ce seront des milliers de km2 inhabitables, des centaines de milliers de personnes déplacées, des centaines de milliards d’euros volatilisés…

Pour empêcher toute contestation, l’État criminalise les militants et bafoue la démocratie.

Utilisons les 60 milliards d’euros prévus pour le rafistolage des vieux réacteurs dans les économies d’énergie et les alternatives énergétiques (solaire, biomasse, éolien, hydrolien…).

Neuf ou vieux, un réacteur nucléaire est dangereux.

L’arrêté de création du réacteur EPR (European Pressurized Reactor) de Flamanville est caduc à compter du 11 avril 2017 : au-delà de cette date, le chantier devient illicite. Il constitue une réelle menace avec ses nombreuses malfaçons dont la plus grave est celle de la cuve.

Son prix initial a triplé pour dépasser les 10 milliards d’euros.

Pour toute information supplémentaire sur l’organisation de ce rassemblement visiter le site : http://www.can-ouest.org/programme/

Sep 03

LES ÉTATS-UNIS AURAIENT ACCORDÉ À L’IRAN DES « EXEMPTIONS SECRÈTES » À L’ACCORD NUCLÉAIRE

Iran états-Unis secrètesL’Iran aurait pu garder des quantités plus importantes que prévues d’uranium, selon un rapport d’un think tank.

Les États-Unis et ses partenaires occidentaux auraient accordé « dans le secret » des « exemptions » à certaines restrictions à son programme nucléaire prévues dans l’accord nucléaire signé par le pays, selon un rapport publié par un think tank, l’Institute for Science and Internatinoal Security. L’organisation cite plusieurs sources anonymes dans les gouvernements des pays impliqués dans les négociations ; le président de l’organisation et co-auteur du rapport est David Albright, un ancien inspecteur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui a notamment inspecté le programme d’armes nucléaires de Saddam Hussein. 

« Les exemptions sont accordées en secret, et il apparaît qu’elles sont en faveur de l’Iran », a déclaré Albright, cité par Reuters. 

Notamment, les partenaires occidentaux de l’Iran, menés par les États-Unis, auraient autorisé l’Iran à conserver plus d’uranium faiblement enrichi dans ses centrales nucléaires.

L’uranium faiblement enrichi peut être purifié et transformé en uranium utilisable dans des bombes nucléaires. Selon le rapport, ces exemptions ont été accordées pour permettre à l’Iran de passer la date-butoir du 16 janvier de la levée des sanctions économiques contre le régime. Elles ont été accordées par la commission qui supervise l’implémentation de l’accord, qui est composée de représentants de l’Iran et du « P5+1 », c’est-à-dire les cinq membres du Conseil de sécurité de l’Onu plus l’Allemagne.  

Le Département d’État américain a nié que la commission ait donné des « exemptions » à l’Iran mais a refusé de répondre point par point aux allégations du rapport, déclarant que le travail de la commission est « confidentiel ».

http://www.atlantico.fr/pepites/etats-unis-auraient-accorde-iran-exemptions-secretes-accord-nucleaire-2809366.html

Sep 03

NUCLÉAIRE CIVIL EN IRAN: DEUX NOUVEAUX RÉACTEURS CONSTRUITS AVEC LES RUSSES

IRANL’Iran a annoncé, ce jeudi 1er septembre 2016, le lancement des travaux le 10 septembre prochain de deux nouveaux réacteurs nucléaires avec l’aide de la Fédération de Russie.

C’est le chef du programme nucléaire iranien, Ali Akbar Salehi, qui a fait cette annonce. Ces deux nouveaux réacteurs vont s’ajouter au réacteur de Bouchehr, également construit par les Russes et qui est déjà en fonction. Les travaux vont durer dix ans et le coût du projet, conclu en juillet 2015, sera de dix milliards de dollars.

Après l’accord nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances, Téhéran et Moscou avaient signé un accord pour la construction de six réacteurs nucléaires civils en Iran. Les autres réacteurs seront construits sur un autre site, qui n’a pas encore été choisi. A terme, l’Iran veut construire 20 réacteurs nucléaires de 1 000 mégawatts chacun.

Relations irano-russes : une affaire qui roule

Malgré l’accord avec les grandes puissances, Téhéran ne cache pas ses ambitions pour développer son industrie nucléaire. Depuis un an, l’Iran et la Russie ont renforcé leurs relations. A la mi-août, Téhéran a autorisé la Russie – pour la première fois- à utiliser l’une de ses bases militaires, ainsi que son espace aérien, pour mener des frappes contre les groupes djihadistes en Syrie.

Les deux pays soutiennent financièrement et militairement le régime du président Assad. Téhéran et Moscou ont aussi témoigné de leur volonté d’établir un partenariat stratégique. Des accords ont également été signés pour coopérer dans le domaine économique, notamment énergétique.

Avec notre correspondant à Téhéran,  Siavosh Ghazi

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20160901-nucleaire-civil-iran-deux-nouveaux-reacteurs-partenariat-russie

Sep 03

LES RUSSES CONSTRUISENT UN BOMBARDIER SPATIAL NUCLÉAIRE

bombardier russeLes déclarations du Kremlin selon lesquelles l’engin spatial serait en mesure de tirer n’importe où sur terre en moins de deux heures pourraient relancer la course à l’armement nucléaire dans l’espace.

L’armée russe a déclaré travailler sur la construction d’un avion spatial similaire à la mini-navette secrète de l’armée de l’air américaine, le X-37B. En soi, ce n’est pas terriblement étonnant ou même particulièrement inquiétant pour les États-Unis. De nombreux gouvernements et même des sociétés privées travaillent sur des avions spatiaux pouvant tirer des missiles, être lancés depuis des aérodromes, mis en orbite pour une période donnée et revenir sur Terre pour une remise à neuf rapide puis être réutilisés. 

La technologie est assez simple.

Mais le Kremlin est le seul parmi les développeurs d’avions spatiaux à proposer de les armer… avec des têtes nucléaires. Non seulement c’est une violation manifeste des conventions internationales, mais c’est aussi très hypocrite de la part de la Russie. Il n’y a pas si longtemps, le gouvernement russe accusait les États-Unis de militariser l’espace en y envoyant le X-37B, une version réduite de la navette spatiale, agile et modulable, contrôlée à distance, qui en théorie peut transporter des armes, mais ne le fait pas

Soyons clairs : un avion spatial équipé d’armes nucléaires serait extrêmement déstabilisant car il perturberait l’actuel fragile équilibre des forces entre les États-Unis et la Russie. Le Pentagone pourrait répondre au bombardier atomique orbital russe en déployant rapidement son propre bombardier spatial. En d’autres mots, une course à l’armement nucléaire dans l’espace : un futur que personne ne souhaite voir.

Le lieutenant-colonel Aleksei Solodovnikov, instructeur en fuséologie à l’Académie stratégique des forces armées russes à St. Petersbourg, qui supervise le développement de l’avion spatial, a déclaré que le bombardier orbital serait prêt d’ici 2020. Certains éléments sont encore flous : notamment le montant investi dans le projet par le Kremlin ainsi que les délais de finalisation du projet par Solodovnikov et son équipe. On ignore également si les haut-gradés sont sérieux quant au déploiement de l’avion spatial. Quoi qu’il arrive, l’avion spatial militaire pourrait donner à la Russie une première force de frappe nucléaire historique. “L’idée est que le bombardier décolle d’un aérodrome national pour contrôler l’espace aérien russe” a déclaré Solodovnikov, d’après Sputnik, un site d’information russe gouvernemental. “Sur commande, il pourra aller dans l’espace, frapper une cible avec des têtes nucléaires et revenir à sa base.” Grâce à sa capacité orbitale, le bombardier serait capable de détruire n’importe quelle cible sur Terre en moins de deux heures après son décollage, a déclaré Solodovnikov. Dans son concept opérationnel, le bombardier spatial est quelque peu différent du X-37B, qui met en orbite une fusée comme le font les satellites et passe une année ou plus à suivre une orbite basse, en étant censé mener des expériences scientifiques. L’appareil russe serait plus proche du type d’avions spatiaux réutilisables de Virgin – SpaceShipOne, l’expérimental, et SpaceShipTwo, le plus grand, conçu pour le transport commercial de passagers dans l’espace. 

Les avions spatiaux de Virgin décollent en étant portés par des avions de transports jusqu’à un second lancement. A ce moment, ils décollent grâce à leur propre système de propulsion et se dirigent vers les étoiles. Il est possible que le bombardier spatial russe puisse se passer du ravitailleur et se lancer, être mis sur orbite et atterrisse en utilisant uniquement ses propres moteurs. Mais les différentes phases du vol (le décollage, l’ascension, la prise de vitesse et enfin la mise sur orbite à grande vitesse) nécessitent un moteur à cycle combiné qui allie l’efficacité d’un turboréacteur et la puissance instantanée d’une fusée. Les moteurs à cycle combiné sont compliqués à fabriquer. L’armée américaine travaille dessus depuis des décennies, sans beaucoup de résultats. Mais un officiel russe déclare que le Kremlin maîtrise déjà la technologie.

“Nous avons réussi à développer une centrale électrique qui permet d’alterner entre le régime à combustion dans l’atmosphère et le régime de propulsion lors d’un vol spatial” a déclaré un fonctionnaire qui est resté anonyme, de l’Académie des forces stratégiques, lors d’un salon d’équipements militaires en octobre 2015. En plus du moteur, le bombardier spatial nécessiterait une structure solide et légère capable de résister aux opérations sur les pistes traditionnelles mais aussi capable de résister aux conditions des ascensions et descentes orbitales. “Nous coopérons avec l’Institut général d’aérohydrodynamique russe pour la conception du fuselage et des caractéristiques de l’appareil” déclare Solodovnikov. Le nouvel appareil devrait être grand, pesant plus de 25 tonnes au décollage, ajoute Solodovnikov. Quant au X-37B, il mesure 8,38 m de long et pèse moins de 6 tonnes au décollage. Pour être juste, si l’appareil russe se lance effectivement par sa seule puissance, il devrait être bien plus gros que le X-37B, dont la poussée initiale est assurée par une fusée « jetable ».

Mais les défis techniques sont hors sujet. S’il est vrai que la Russie, et l’Union Soviétique avant elle, « bricole » un projet d’avion militaire spatial depuis les années 1960 sans avoir produit vraiment plus qu’un prototype, le côté matériel n’est pas vraiment l’aspect le plus intéressant du programme de bombardier orbital. L’armée de l’air des États-Unis, pour sa part, s’est rapprochée de la fabrication d’un avion spatial appelé Dyna Soar au début des années 1960. Il existait une version de Dyna Soar qui aurait pu porter une ou deux bombes atomiques et les tirer quelques heures seulement après son lancement.

Le Pentagone avait finalement annulé le projet Dyna Soar pour des raisons budgétaires.

Mais même si l’armée américaine avait poursuivi le développement de Dyna Soar, le projet aurait rencontré des obstacles plus sérieux que des simples questions budgétaires, qui constituent encore la plus grande barrière au projet de bombardier spatial russe.

En 1967, les États-Unis, la Russie ainsi que 102 autres pays signaient le Traité de l’espace, interdisant toute militarisation de l’espace. Selon le traité, “les États s’engagent à s’abstenir de mettre sur orbite autour de la Terre tout objet porteur d’armes nucléaires ou de tout autre type d’armes de destruction massive et d’installer de telles armes sur des corps célestes.”

Quarante-neuf ans plus tard, les États-Unis, la Russie et la Chine opèrent, à eux seuls, plusieurs centaines de satellites militaires. Quelques-uns disposent de fonctions agressives telles que la capacité à manœuvrer à proximité d’autres vaisseaux spatiaux et d’éventuellement les désactiver en utilisant des bras extensibles. Mais aucun ne constitue une arme strictement offensive. Et certainement aucun ne contient des armes capables de détruire des villes seulement une heure après son lancement.

L’écorce terrestre croule sous les armes, mais jusqu’à présent, le monde avait réussi à garder l’orbite terrestre relativement démilitarisée. Après le lancement par l’armée de l’air américaine du X-37B – à des fins scientifiques selon les autorités – pour la première fois en avril 2010, des experts russes accusent les Américains de mettre une arme furtive en orbite. Le X-37B pourrait lancer des frappes vers la surface terrestre à l’échelle mondiale avertissait Konstantin Sivkov de l’Académie russe de géopolitique.

En fait, le X-37B est trop petit pour porter des munitions pouvant toucher la Terre. Brian Weeden, expert aéronautique auprès la Secure World Foundation au Colorado, déclare que le potentiel du X-37B en tant qu’arme est absolument “nul.” “Je ne vois aucune preuve indiquant qu’il pourrait être utilisé comme tel” a déclaré Brian Weeden à Space.com. Mais le bombardier spatial du Kremlin serait, lui, une arme – sans ambiguïté – et briserait un demi-siècle d’exploration spatiale essentiellement pacifique, suscitant assurément des incidents diplomatiques lourds et menant les États-Unis et la Russie vers un conflit qui, lui, serait terrestre.

Article de David Axe

http://www.atlantico.fr/decryptage/mais-quoi-pourra-servir-bombardier-spatial-nucleaire-que-construisent-russes-david-axe-2767216.html/page/0/1

Sep 02

À L’ÉCOUTE DE NOTRE PLANÈTE : COUP DE PROJECTEUR SUR LE SYSTÈME DE SURVEILLANCE DU TICE

TICE 2Avez-vous déjà entendu le son d’un météorite qui pénétrait l’atmosphère? Les chants de baleines sous l’eau ? Ou encore d’un tremblement de terre avant un tsunami?
Tous ces sons peuvent être détectés grâce au Système de surveillance international du TICE, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.
Ce Traité, qui est aujourd’hui signé par 183 et ratifié par 164 pays sans être pour autant entré en vigueur, engage les pays l’ayant ratifié à ne pas mener d’essais nucléaires.
Le TICE est doté d’un système de vérification de conformité qui est chargé de détecter toute explosion nucléaire atmosphérique, subaquatique ou terrestre.

Ce système de vérification est composé de 330 stations et laboratoires à travers le monde qui sont « à l’écoute de notre planète« .
Même si le Traité n’est pas encore en vigueur, les stations sont à 90% opérationnelles. Elles ont été construites et mises sur pied en l’espace de dix ans.
http://www.mediaterre.org/actu,20160902095435,1.html

Cette semaine dans Escale, en hommage à la Journée internationale contre les essais nucléaires nous nous rendons au siège de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires à Vienne pour prendre connaissance de son système de vérification qui permet d’être à l’écoute de la planète.
Extrait sonore Radio ONU : Interview, production présentation mixage: Cristina Silveiro Collaboration: Florence Westergard Prise de son : Cristina Silveiro et Carlos Macias <http://www.mediaterre.org/redirect/19523,1.html>
Ce système permet par ailleurs de constater les bénéfices collatéraux de la lutte contre la prolifération des armes nucléaires.

Sep 02

TRAVAIL AU NOIR SUR L’EPR: BOUYGUES EN APPEL DU 7 AU 10 NOVEMBRE À CAEN

EPR appelLe groupe Bouygues TP comparaîtra du 7 au 10 novembre devant la cour d’appel de Caen, qui examinera sa condamnation dans une affaire de travail au noir de centaines d’étrangers sur le chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche).
Le tribunal correctionnel de Cherbourg avait condamné en juillet 2015 l’entreprise à 25.000 euros d’amende.
Le procureur Eric Bouillard avait, lui, requis, lors de l’audience le 13 mars 2015, 150.000 euros d’amende contre Bouygues TP, estimant que la société avait joué un rôle central dans cette affaire.

Le recours à (l’agence d’intérim international) Atlanco n’a qu’un seul objectif, violer les règles de cotisations sociales et trouver une main-d’œuvre la plus malléable possible, avait tonné le magistrat à l’audience.
Le tribunal a été tout à fait mesuré dans sa sanction mais on pense qu’on n’a rien fait, avait de son côté déclaré en juillet, à l’AFP, l’avocat de Bouygues TP, Philippe Goossens en annonçant faire appel.
Dans cette affaire, Bouygues TP et la petite société nantaise Welbond Armatures sont accusés d’avoir eu recours aux services de la société d’intérim internationale Atlanco et de l’entreprise roumaine de BTP Elco, elles-mêmes accusées de travail dissimulé. Les quatre sociétés, ainsi que la filiale régionale de Bouygues, Quille Construction, sont visées en appel.
Entre 460 salariés – 163 Polonais, dits détachés et 297 Roumains – et plus de 500 en ont été victimes, selon le parquet. Pour ces ouvriers, des cotisations sociales auraient dû être payées en France. Or elles ne l’ont pas été, selon le parquet. Le manque à gagner pour l’Urssaf est de 10 à 12 millions d’euros, selon M. Bouillard.
Le tribunal avait également condamné à 70.000 euros d’amende Atlanco, une nébuleuse, selon le parquet, que la justice n’avait pas réussi à retrouver, et qui était donc absente au procès. Le parquet avait requis 225.000 euros.
Elco avait écopé de 40.000 euros d’amende, Welbond de 15.000 euros et la filiale de Bouygues, Quille, de 5.000 euros, pour prêt illicite de main-d’œuvre.
A l’époque des faits (2008-2012), le chantier employait environ 3.000 personnes, dont environ un tiers d’étrangers, selon l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Maître-d’œuvre de ce chantier qui cumule retards et déboires, EDF n’était pas poursuivi.
Quatre réacteurs de troisième génération EPR sont en construction dans le monde, à Flamanville, Olkiluoto (Finlande), où, selon un inspecteur de l’ASN, des problèmes similaires ont eu lieu, et deux en Chine.

AFP / 01 septembre 2016 17h48

http://www.romandie.com/news/Reacteur-EPR-Bouygues-en-appel-du-7-au-10-novembre-a-Caen/733183.rom

Sep 02

SUISSE : LES EMPLOYÉS DU NUCLÉAIRE APPELÉS À LA TRAHISON

Suisse trahisonGreenpeace veut la vérité sur la centrale de Beznau. La justice étant trop lente, l’ONG recherche des lanceurs d’alerte.

Dans une annonce d’une pleine page dans la presse alémanique, les défenseurs de l’environnement ont lancé un appel inédit. Greenpeace appelle les personnes informées, notamment les collaborateurs d’Axpo, à transmettre des documents non-accessibles au public à propos de l’état du réacteur de la centrale nucléaire de Beznau I. Ce dernier est actuellement stoppé, après que des «mini-trous» dans la cuve ont été remarqués.
En toile de fond, une bataille juridique afin d’obtenir un rapport de 1000 pages, rédigé en 2012, sur l’état des installations. S’appuyant sur la loi sur la transparence et soutenu par le préposé fédéral à la protection des données, Greenpeace en a demandé une copie, mais n’a obtenu que 50 pages caviardées.

L’affaire a été portée devant le Tribunal administratif fédéral, mais l’ONG craint que le réacteur ne redémarre avant qu’il ne se prononce. «Le public doit connaître la vérité avant, afin de pouvoir réagir si besoin» argumente son porte-parole Mathias Schlegel. Quitte à passer par des moyens qui flirtent avec la légalité. «Nous ferons tout pour que les informateurs restent anonymes. Mais nous ne pouvons pas garantir qu’il ne leur arrivera rien. A défaut, ils auront droit à notre soutien le cas échéant», poursuit-il. Les données seront analysées par des spécialistes et peut-être publiées: «Nous nous assurerons toutefois qu’aucune information mettant en danger la sécurité de Beznau ne soit divulguée.» Le but ultime de Greenpeace est l’arrêt définitif de la centrale mise en service en 1969. Ses 47 ans font d’elle la plus ancienne encore en activité au monde.

Contacté, l’exploitant de la centrale, Axpo, considère cet appel comme «une plaisanterie», écrit sa porte-parole Monika Müller. «Nous avons confiance en nos employés, ils savent ce qu’ils doivent faire», poursuit-elle. L’entreprise n’a toutefois pas souhaité dire ce qu’il arriverait, si l’un d’eux brisait le sceau de la confidentialité. Concernant les reproches d’opacité, le fournisseur d’électricité invoque le secret des affaires et précise que toutes les données nécessaires sont disponibles sur le site de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire.

Le physicien et ex-conseiller national vert Christian Van Singer (VD) soutient l’initiative de Greenpeace: «Si un danger existe, il est légitime et souhaitable que les informations sortent, même si le procédé n’est pas légal», souligne-t-il. Selon lui, on devrait féliciter les gens qui ont le courage de divulguer des données confidentielles et non les punir…

Lire la suite de l’article sur : http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/30244748

Sep 01

LES BOMBES NUCLÉAIRES AMÉRICAINES STOCKÉES EN BELGIQUE BIENTÔT RETIRÉES D’EUROPE?

bombe belgiqueLe groupe de réflexion américain Stimson Center a recommandé à l’administration du président Barack Obama de renoncer à acquérir la nouvelle version de la bombe nucléaire B-61 déployée en Europe, notamment en Belgique, et de retirer ces armes « immédiatement » du Vieux Continent, dans un récent rapport.

Les États-Unis ont lancé le développement d’une nouvelle version de cette bombe nucléaire larguée d’avion, la B61-12. Elle est destinée à remplacer les cinq versions actuellement en service: les B-61-3, -4, et -10, considérées comme « tactiques » (à emporter par des avions de combat à court rayon d’action) – et les B61-7 et -11, qualifiées de « stratégiques« .

L’Administration nationale de sécurité nucléaire (NNSA) a récemment annoncé le début de la production en série de la B61-12 à partir de 2020 après avoir entamé l’an dernier les essais en vol et de largage de ce nouveau modèle – mais inerte. Elle projette d’étendre la durée de vie de quelque 480 des, environ, 800 B-61 de l’inventaire américain, pour un coût qui pourrait dépasser les dix milliards de dollars.

Citant des questions de coûts et les risques posés par le stockage de ces armes, le rapport du Stimson Center, un « think tank » apolitique basé à Washington, recommande l’abandon de l’achat des quelque 240 bombes modernisées à emporter par de chasseurs-bombardiers et le retrait « immédiat » des armes déployées en Europe.

Ces mesures permettraient aux États-Unis d’épargner six milliards de dollars, selon les auteurs, Barry Blechman et Laicie Heeley.

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_les-bombes-nucleaires-americaines-presentes-en-belgique-bientot-retirees-d-europe?id=9393456

Sep 01

LES DIRIGEANTS D’AREVA DONNENT LE TOP DÉPART DU DÉMANTÈLEMENT

ArevaMéthodiquement et obstinément, les dirigeants d’Areva poursuivent la lourde tâche de sauvetage du groupe nucléaire. A l’issue d’un conseil d’administration réuni la veille, ils ont annoncé, mardi 30 août, le début de sa scission en deux sociétés distinctes et la répartition entre elles de l’augmentation de capital de 5 milliards d’euros décidée par l’État pour sauver l’ensemble de la faillite annoncée. Ce démembrement d’Areva, né en 2001 du mariage de Cogema, Framatome et CEA Industries, est une des opérations phares de la restructuration de la filière nucléaire française décidée en juin 2015 par le président de la République, François Hollande. L’autre mesure-clé est la cession à EDF et ses partenaires des activités de conception-fabrication et de maintenance des réacteurs, aujourd’hui regroupées au sein d’Areva NP.

Au terme du processus, Areva sera en fait éclaté en trois entreprises distinctes mais liées par certaines activités, des liens capitalistiques et quelques passifs.

       NewCo

C’est le nouveau nom de l’entreprise, en attendant mieux. Elle sera pilotée par l’actuel directeur général d’Areva, Philippe Knoche, un « historique » présent depuis la création du groupe. Après transfert d’Areva SA, cette nouvelle entité abritera toutes les activités du cycle du combustible (extraction de l’uranium, enrichissement du minerai, retraitement des combustibles usés des centrales, transport et stockage, démantèlement des installations nucléaires…). L’opération sera soumise à une assemblée générale extraordinaire, le 3 novembre, dont l’approbation ne fait pas de doute : l’État est actionnaire à 87 % d’Areva.

Areva précise qu’elle regroupera « l’ensemble des actifs et passifs liés à son activité sur le cycle du combustible nucléaire, ainsi que l’ensemble des dettes obligataires ». La société sera valorisée 2 milliards d’euros, une fois sa trésorerie et ses dettes financières comptabilisées. Au fil des ans, Areva avait en effet émis pour 4,850 milliards d’obligations arrivant à échéance entre octobre 2017 et septembre 2024. Ce transfert de la dette obligataire d’Areva vers NewCo sera soumis à l’approbation de ses créanciers lors d’une assemblée générale le 19 septembre. Hors ces éléments, ses dirigeants ont estimé la valorisation de NewCo à 6,5 milliards.

Pour financer son développement, NewCo aura droit à 3 milliards d’euros de capitaux frais sur les 5 milliards promis pas l’État actionnaire, sous réserve d’un accord de la Commission européenne, toujours vigilante sur les aides d’État. L’État assurera la plus grosse part de cette recapitalisation et possédera au moins deux tiers de NewCo, le reliquat étant détenu par des partenaires français ou étrangers. L’exploitant de centrales China National Nuclear Corporation, déjà partenaire d’Areva, a marqué son intérêt. NewCo, qui n’a pas vocation à être sous perfusion d’argent public, « devra se financer sur les marchés à moyen terme », préviennent ses dirigeants.

Au terme de cette recapitalisation, la nouvelle société escompte une marge d’excédent brut d’exploitation comprise entre 22 % et 25 % à l’horizon 2020, un objectif revu à la baisse par rapport à juin, où le groupe tablait sur un Ebitda de 25 % (chiffres d’affaires hors taxes moins les charges). Raisonnablement optimiste sur la nouvelle structure, Standard & Poor’s lui a attribué une note B+.

Areva SA

Elle sera, de fait, une structure de défaisance qui prendra à sa charge de lourds passifs. C’est elle qui devra notamment gérer le dossier du réacteur EPR finlandais d’Olkiluoto 3 (OL3), qui fait l’objet d’un contentieux et d’une procédure d’arbitrage international entre Areva et son client TVO. Le coût du chantier lancé en 2005 est passé de 3 à 9 milliards d’euros, et le calendrier affichera au final un retard de dix ans. Mais c’est Areva NP qui assurera la « terminaison » du chantier OL3, prévue fin 2018.

Areva SA devra aussi gérer la sortie du secteur des énergies renouvelables, où il s’était lancé au milieu des années 2000. Et notamment sa participation de 50 % dans d’Adwen, la coentreprise créée avec le fabricant d’éoliennes Gamesa. Elle n’a plus de raison d’être depuis la fusion annoncée de l’activité éolienne de l’espagnol avec l’allemand Siemens. Areva SA bénéficiera début 2017 d’une augmentation de capital de 2 milliards d’euros. Elle a déjà reçu le produit de la vente de Canberra, sa filiale de fabrication d’instruments de détection et de mesure de la radioactivité (1 000 emplois), cédée en juillet à l’américain Mirion Technologies pour quelque 300 millions.

Areva NP

L’activité de fabrication et d’entretien des réacteurs nucléaires, valorisée au minimum 2,5 milliards, passera en 2017 dans le giron d’EDF. L’électricien ne souhaite détenir que 51 % de cette filiale au côté d’Areva (environ 15 %), et l’opération sera ouverte à des partenaires, notamment au japonais Mitsubishi Heavy Industries.

L’activité de services (maintenance et optimisation des réacteurs) peut assurer des revenus récurrents à EDF, Areva NP disposant d’un portefeuille de contrats pour quelque 250 réacteurs (sur un parc mondial de 435 réacteurs) sur lesquels ses ingénieurs interviennent. En revanche, la construction de nouveaux réacteurs (cuves, générateurs de vapeur, vannes…) reste encalminée plus de cinq ans après la catastrophe de Fukushima. Et les lourdes incertitudes pesant sur les projets d’EDF au Royaume-Uni (quatre EPR) ne font qu’obscurcir l’horizon d’Areva NP. Mais aussi celui de General Electric, qui doit fournir les quatre turbines Arabelle des EPR britanniques depuis son rachat d’Alstom.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/01/les-dirigeants-d-areva-donnent-le-top-depart-du-demantelement_4990960_3234.html#g0VguEPfs6guUhZW.99

Sep 01

90 MILLIONS D’EUROS DE PLUS POUR LA RENTE NUCLÉAIRE DE LA POLYNÉSIE

PolynésieC’est un engagement de l’État qui date de 1996, l’année des derniers essais nucléaires. A l’époque, le Président de la République était Jacques Chirac, et il était proche du Président polynésien, Gaston Flosse. Mais la rente nucléaire, qui a plusieurs fois changé de nom, a aussi souvent baissé, au gré des gouvernements successifs. Vingt ans plus tard, elle a presque été réduite de moitié.
En 2016, elle s’élève à 9,6 milliards Fcfp. Mais dans le projet de loi de finances 2017, elle est portée à 10,8 milliards (NDLR : environ 90 millions d’Euros). Autre engagement de l’État, souligné par le Haut-commissariat : la DGA est « sanctuarisée« . Autrement dit, plus besoin de la renégocier chaque année. Ce montant ne devrait plus évoluer. C’était une demande d’Édouard Fritch, qui, juste après avoir rencontré Barack Obama à Hawaï, a dû apprendre la nouvelle avec satisfaction.
Trois engagements de François Hollande, également liés à la question nucléaire, sont encore à l’étude. Il s’agit du financement du service oncologie à l’hôpital du Taaone ; de la création d’un mémorial ; et surtout de la révision de la Loi Morin, pour indemniser les vétérans du CEP.

Article de Mike Leyral

http://www.tntv.pf/Un-milliard-de-plus-pour-la-Polynesie_a13694.html

Sep 01

CENTRALES NUCLÉAIRES SUISSES: CE SONT LES EXPLOITANTS QUI DOIVENT PAYER LES PASTILLES D’IODE À 20 MILLIONS DE FRANCS

Payer iodeDepuis la catastrophe de Fukushima, des pastilles d’iode sont distribuées aux personnes qui habitent dans un rayon de 50 km autour d’une centrale nucléaire suisse. Cela représente 5 millions de personnes et la facture totale se monte à 20 millions de francs. Le Tribunal administratif fédéral a décidé que c’était aux seuls exploitants de la payer.

La facture totale de 20 millions de francs liée à la distribution de pastilles d’iode à la population est entièrement à la charge des exploitants de centrales nucléaires. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a confirmé la décision et rejeté leurs recours.

Après la catastrophe de Fukushima, au printemps 2011, le Conseil fédéral avait décidé d’élargir le rayon de distribution des comprimés d’iode en faveur des habitants domiciliés près d’une centrale. Il l’avait augmenté de vingt à cinquante kilomètres autour des centrales de Mühleberg (BE), Gösgen (SO), Beznau (AG) et Leibstadt (AG).

Près de cinq millions de personnes sont désormais concernées. Les frais ont explosé et passé de 6,2 à 20 millions de francs. En octobre 2014, les sociétés Axpo Power AG et BKW ainsi que les exploitants des centrales de Leibstadt et de Gösgen avaient contesté le surcoût lié à l’élargissement du périmètre de protection.

Dans un arrêt diffusé mercredi, le TF juge rejette leurs arguments. Il considère que les dispositions légales existantes permettent d’augmenter le rayon de distribution et de mettre à la charge des exploitants les frais qui en découlent.

Il juge également que la décision prise par le Conseil fédéral ne viole pas le principe de proportionnalité. La prise de comprimés d’iode permet de réduire le risque de cancer de la glande thyroïde en cas de catastrophe.

Les comprimés d’iode de potassium 65 AAport doivent être conservés dans leur emballage original fermé dans un lieu à température ambiante, hors de portée des enfants. Ils servent à titre préventif en cas d’accident nucléaire et ne doivent être avalés que sur ordre des autorités.

http://www.lacote.ch/articles/suisse/centrales-nucleaires-ce-sont-les-exploitants-qui-doivent-payer-les-pastilles-d-iode-a-20-millions-573752

Sep 01

INDEMNISATION POUR FESSENHEIM : ESCROQUERIE OU ACCORD DE DUPES?

MediapartAinsi que l’a annoncé la presse de ce 24 août, EDF et l’État seraient parvenus à un « accord » : l’arrêt définitif de le centrale de Fessenheim devrait rapporter au bas mot 400 millions d’euros à EDF: 100 millions suivis d’une part variable (jusqu’à 300 Millions ?) indexée sur le prix de l’énergie « pour les années futures« …

On est en droit de s’interroger sur la justification de ces sommes, qui ne correspondent à aucune réalité.

S’agit-il de pourvoir à la fermeture, à la surveillance et au démantèlement de cette centrale après son arrêt ? Mais la loi de la République impose déjà à EDF de provisionner ces dépenses !

S’agit-il de compenser le manque à gagner d’une centrale obsolète et qui n’est autorisée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (visite décennale oblige…) qu’à fonctionner jusqu’en 2019-2020, sans aucune garantie pour la suite, même si EDF veut faire croire à une durée de vie de soixante ans ? Et qui pourrait estimer ce manque à gagner, pour une centrale qui depuis ses débuts, n’a pu fournir qu’à peine 80%  de sa production théorique, rapportant bien moins que les 400 millions d’euros par réacteur et par an comme voudraient nous le faire croire quelques spécialistes de la désinformation  nucléaire (syndicalistes, ministres, députés locaux ignares…) ? Nous mettons EDF au défi de publier les chiffres réels de la rentabilité de ses centrales nucléaires.

Lorsque l’on mesure que depuis le mois de juin l’un des réacteur est en arrêt pour vérification de la conformité d’un des générateur de vapeur (d’une valeur de 100 millions d’euros) et que depuis le début de cette année, ce ne sont pas moins d’une quarantaine d’incidents qui ont entravé le fonctionnement de la centrale, il y a de quoi se poser la question de la justification d’une telle somme, ridicule si Fessenheim est le fleuron de l’industrie nucléaire française que l’on nous présente, mais bien trop élevée pour une telle vieillerie à bout de souffle et déficitaire.

Au moment où le gouvernement s’apprête à recapitaliser EDF (avec ses 37 milliards de dettes, voire 66 milliards d’après Thierry Gadault) ce pseudo-accord d’indemnisation montre bien le ridicule dans lequel le couple atomique État – EDF est en train de se vautrer…

https://blogs.mediapart.fr/jean-marie-brom/blog/310816/indemnisation-pour-fessenheim-escroquerie-ou-accord-de-dupes

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Août 31

LE KAZAKHSTAN MILITE POUR LE DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE MONDIAL

No NukeBâtir un monde sans armes nucléaires, c’est l’objectif des Nations Unies qui depuis 2010, organise tous les 29 août, la Journée internationale contre les essais de ce type d’armements. Un évènement né grâce à une résolution initiée par le Kazakhstan et c’est justement ce pays qui cette année, a accueilli à Astana, un colloque dédié à cette question. Il s’agissait de marquer cette journée internationale, mais aussi les vingt-cinq ans de la fermeture du polygone d’essais nucléaires de Semipalatinsk en territoire kazakh en 1991.

Élus, experts et ONG du monde entier y ont fait le point sur les progrès en vue d’une dénucléarisation de la planète. “Le défi, indique à la tribune le président du Kazakhstan Nursultan Nazarbayev, c’est que si une guerre nucléaire éclatait et que tout était détruit, ce serait l’apocalypse. Je pense que personne dans le monde ne peut me contredire sur ce point, donc nous sommes optimistes, ajoute-t-il, parce que les gens veulent vivre, élever leurs enfants et leurs petits-enfants et qu’ils ne veulent pas d’une guerre nucléaire. C’est pour cela, dit-il, que de telles conférences et nos initiatives en la matière ont pour objectif d’informer toutes les populations du monde sur ce danger.

456 essais nucléaires en près d’un demi-siècle

Un danger bien réel au Kazakhstan. 456 tests nucléaires ont été opérés par l’Union soviétique près de la ville de Semipalatinsk de 1949 à 1991. Date à laquelle Nursultan Nazarbayev, déjà au pouvoir, a décidé de fermer le site d’essais. La contamination radioactive de la zone qui persiste sur place a causé des dégâts sur la santé d’un million et demi de personnes.

Pour empêcher de nouveaux ravages, l’ONU tente encore et toujours de mobiliser à l‘échelle de la planète. “La difficulté, souligne Michael Moller, directeur général des Nations Unies à Genève, participant du Forum, c’est que dans notre monde actuel qui est fragmenté, de nombreux États détenteurs d’armes nucléaires considèrent qu’elles occupent une place très importante dans leur dispositif et leurs plans de défense. Ils ne veulent pas discuter de désarmement nucléaire à l‘époque actuelle, affirme-t-il, il nous revient à tous de réclamer qu’ils le fassent et c’est ce que nous faisons justement.”

La crainte du terrorisme nucléaire

L’une des menaces actuelles, c’est le terrorisme nucléaire. D’après les spécialistes, il est nécessaire de renforcer les systèmes de protection existants. “Sans doute, ce risque ne conduira pas une véritablement explosion nucléaire, mais conduira sans doute à des incidents ou des accidents nucléaires et donc il y a un très grand danger, estime le général Bernard Norlain, ancien officier dans l’armée de l’air française. C’est la raison pour laquelle cette conférence organisée à Astana a pour but de promouvoir non seulement le désarmement nucléaire mondial, mais dans un premier temps, des mesures qui permettent d‘éradiquer les risques accidentels et de terrorisme.”…

Suite de l’article sur : http://fr.euronews.com/2016/08/30/le-kazakhstan-milite-pour-le-desarmement-nucleaire-mondial

Août 31

HINKLEY POINT : DES ADMINISTRATEURS EDF SAISISSENT LA JUSTICE

Hinkley PointCinq des six administrateurs d’EDF ont saisi la justice. Ils demandent l’annulation de la décision du groupe ayant donné son aval au lancement du projet de construction de deux réacteurs nucléaires à Hinkley Point, au Royaume-Uni. Ils estiment que le PDG du groupe, Jean-Bernard Lévy, n’a « pas communiqué des informations essentielles concernant ce projet, majeur pour l’entreprise », lors de la réunion du CA du 28 juillet. Ils accusent EDF de « violation du droit à l’information des administrateurs ». Le tribunal de commerce de Paris devrait fixer le 5 septembre une date d’audience.

Selon un e-mail du 2 août de Jean-Bernard Lévy aux membres du comité exécutif (lu par l’AFP), EDF savait le 28 juillet que le gouvernement britannique souhaitait se donner « un peu plus de temps » sur ce dossier. Londres avait annoncé le soir même de la réunion du conseil d’administration qu’il ne rendrait pas sa décision finale avant l’automne. Or, « la volonté britannique à aller très vite a toujours été présentée comme la justification de l’urgence à signer », avait observé l’intersyndicale EDF. Elle avait demandé un report de deux à trois ans du projet. M. Lévy s’était à l’époque défendu d’avoir menti aux administrateurs, assurant ne pas avoir eu alors connaissance de la volonté de Londres de procéder à un nouvel examen du projet.

Conflit d’intérêts

Les cinq plaignants protestent également contre la participation au vote de plusieurs administrateurs « en situation de conflit d’intérêts avec l’entreprise ». Leur démarche intervient après plusieurs recours en justice du comité central d’entreprise, dont l’un doit être plaidé le 22 septembre.

L’intersyndicale, qui bataille depuis plusieurs mois contre un lancement précipité de ce projet qu’elle juge périlleux pour les finances de l’entreprise, apporte son « plein soutien » à leur action. « Certains administrateurs ont découvert qu’ils n’avaient pas bénéficié du même niveau d’informations que le PDG, le commissaire du gouvernement et certains (autres) administrateurs qui, par leurs liens avec des groupes industriels, sont intéressés par les marchés liés à ce chantier gigantesque de 21,2 milliards d’euros », écrit l’intersyndicale. Le 8 août, elle avait déjà dénoncé un « scandale de gouvernance ».

http://www.lepoint.fr/economie/nucleaire-a-hinkley-point-des-administrateurs-edf-saisissent-la-justice-31-08-2016-2064980_28.php

Août 31

LES SITES NUCLÉAIRES BÉNÉFICIANT DÉSORMAIS DU MONTANT RÉDUIT DE RESPONSABILITÉ SONT CONNUS

Centre stockage AubeUn arrêté publié le 24 août fixe la liste des installations nucléaires qui bénéficient d’un montant de responsabilité réduit en cas d’accident. Il s’agit principalement de sites de gestion et de stockage de déchets radioactifs.

La loi de transition énergétique a relevé le montant maximum de la responsabilité de l’exploitant d’une installation nucléaire pour un même accident de 91.469.410 euros à 700 millions d’euros. Ce montant est limité à 70 millions d’euros (contre 22.867.353 euros précédemment) pour les installations « à risques réduit« . Celles-ci sont définies par un décret publié en mars dernier. Il s’agit, en particulier, des installations qui ne font pas l’objet d’un plan particulier d’intervention et pour lesquelles l’étude de dimensionnement du plan d’urgence interne ne fait pas mention d’incidents ou d’accidents nécessitant des mesures de protection de la population.

Parmi les six sites bénéficiant du montant réduit de responsabilité figurent quatre sites de gestion et de stockage de déchets radioactifs : le centre de stockage de l’Aube (CSA) à Soulaines-Dhuys (Aube), le centre de stockage de la Manche (CSM) à Digulleville (Manche), le centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage (CIRES) à Morvilliers (Aube) et le site de l’installation de décontamination et de reconditionnement par divers traitements de matériels et de substances radioactives (ICPE Triade) à Bollène (Vaucluse). Les trois premiers sont exploités par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) et le dernier par Areva.

Les deux derniers bénéficiaires sont le site du centre d’entretien et de décontamination d’outillage (Cedos) à Sully-sur-Loire (Loiret) et le site du centre de maintenance des outillages (Cemo) à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Tous deux sont exploités par Areva.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/nucleaire-responsabilite-montant-reduit-liste-sites-27396.php4

Août 31

BURE – ASSOCIATIONS ET HABITANTS DÉPOSENT DEUX ACTIONS EN JUSTICE CONTRE LA CONSTRUCTION SANS AUTORISATION D’UN MUR DANS LE BOIS LEJUC

Bure murLe 1er août, le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a condamné l’Andra pour les travaux illégaux de défrichement qui lui avaient notamment permis d’ériger un mur autour du Bois Lejuc. Pour compléter cette action et faire reconnaître l’illégalité de la construction du mur, huit associations et quatre habitants déposent aujourd’hui deux actions en justice.

Un mur en béton érigé dans l’illégalité

Le 1er août, le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc, saisi d’un référé émanant de huit associations et quatre habitants de Mandres-en-Barrois, a déclaré illégal le défrichement de plus de 7 hectares de feuillus par l’Andra dans le Bois Lejuc pour y effectuer des travaux en perspective de la construction de CIGÉO. Les associations et habitants contestaient également la construction d’un mur de plus de 2 mètres de haut sur les parties anciennement boisées, qui n’aurait pu être érigé sans ce défrichement.

En effet, la construction de ce mur en béton de 3,7 kilomètres a démarré le 10 juillet sans autorisation d’urbanisme. Le jour même de l’audience de référé, le 28 juillet, un arrêté municipal prétendant régulariser cette construction a été produit en catastrophe. Le maire de Mandres n’étant d’ailleurs pas compétent pour délivrer un tel acte administratif, cet arrêté – par ailleurs attaqué par les associations et les habitants – a été retiré par le Préfet de la Meuse le 9 août. Le même jour toutefois, le Préfet autorisait lui-même la construction du mur

Cette tentative confuse de régularisation a posteriori, vaine et contestable, n’efface cependant pas l’infraction commise. C’est pourquoi les associations et habitants vont déposer aujourd’hui un recours devant le tribunal administratif de Nancy pour contester cet arrêté préfectoral, ainsi qu’une plainte au pénal pour construction sans autorisation d’urbanisme. Ce mur que des centaines de personnes, de manière légitime, ont fait tomber le 14 août, était bien une construction illégale !

Une agence d’État peu soucieuse du respect des règles

Les travaux illégaux menés par l’Andra sont symptomatiques du comportement de cette agence d’État. Tout en se donnant une image de respectabilité, celle-ci fait bien peu de cas des procédures qui s’appliquent à tous, qu’il s’agisse de respect du droit de l’urbanisme ou de l’encadrement de ses vigiles.

Déterminée à imposer CIGÉO par tous les moyens, l’Andra considère-t-elle les autorisations administratives comme implicitement acquises ? Dans un courrier daté de juin, l’Autorité de sûreté nucléaire soulignait d’ailleurs que le calendrier de développement de CIGÉO ne comportait aucune marge prévue pour d’éventuels retards liés à ces procédures. Par ailleurs, la volonté toute récente de l’Andra de recruter un juriste en droit public pour « accompagner et sécuriser les projets de l’Agence d’un point de vue procédural » révèle une carence flagrante dans ce domaine.

Si dès maintenant l’Andra n’a que faire des règles et procédures d’autorisation administratives, comment ne pas craindre d’autres passages en force dans les prochaines étapes concernant CIGÉO ? Les associations et habitants attendent une condamnation ferme de l’Andra et appellent à l’abandon immédiat de ce projet imposé.

http://www.sortirdunucleaire.org/Nos-communiques-de-presse

Août 31

PAPEETE : DEUX DEMANDES D’INDEMNISATION DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

PapeeteCe mardi matin 30 août, le tribunal administratif a examiné deux demandes d’indemnisation de personnes qui ont travaillé sur ou près des sites des essais nucléaires.
« C’est un parcours du combattant qui se termine », déclare, sourire aux lèvres, Maître Neuffer, à la sortie de la salle d’audience du tribunal administratif de Papeete, ce mardi matin. Autour de lui, les proches d’anciens travailleurs des sites d’où ont été tirés les essais nucléaires en Polynésie française se serrent la main et s’embrassent. Depuis des années, certains d’entre eux réclament des réparations du préjudice subis par leur famille, mari ou père, à cause des essais nucléaires.
Le premier dossier sur lequel a été saisi le tribunal administratif concerne un ancien travailleur de Fangataufa. De 1968 à 1975, il a exercé en tant que manœuvre sur le site. Atteint d’un cancer des poumons, il est mort en 2004. « Monsieur Faara a été exposé à huit essais nucléaires. Il était aussi un gros fumeur, ce qui pourrait être une autre causalité possible de son cancer des poumons. Les experts ont noté dans leur rapport qu’il était impossible de déclarer l’origine du cancer », a indiqué le rapporteur public lors de l’audience.
Ce dernier a requis que l’État soit condamné à verser plus de 7 millions de francs à la veuve de la victime.
Dans le second dossier examiné ce mardi, la victime a travaillé de 1966 à 1981 près des essais nucléaires. En 1994, il a déclaré une leucémie aigüe. Plusieurs de ses demandes d’indemnisation ont été rejetées. Décédé en janvier 2016, son fils a repris le combat.
Le rapporteur public a demandé au tribunal à ce qu’il condamne l’État à verser 25 millions de francs au fils de la victime.
Pour l’avocat des familles des victimes, ces conclusions sont une « victoire ». « C’est la fin d’une chaîne judiciaire. Je suis confiant pour la suite. La question n’est pas de savoir quel jugement va être rendu mais quand le jugement va être rendu. »
Les délibérés de ces affaires devraient être rendus dans deux semaines.

http://www.tahiti-infos.com/Nucleaire-deux-demandes-d-indemnisation-devant-le-tribunal-administratif_a152340.html

Août 30

LA TÉLÉVISION IRANIENNE MONTRE L’INSTALLATION DE SYSTÈMES ANTI-MISSILES RUSSES

IranL’Iran a pris possession du système de défense antiaérienne S-300 récemment livré par la Russie et a déployé cet armement autour d’un de ses sites nucléaires. C’est la première fois que des images du S-300 sont montrées par la télévision iranienne.

Sur les images, on voit un camion portant des missiles S-300 ainsi qu’un système de radar. Selon le journaliste de la télévision, le système a été installé dans la région de Fordo où se trouve le site souterrain nucléaire du même nom. Le site de Fordo est situé dans une montagne près de la ville de Qom.

Après l’accord nucléaire avec les grandes puissances, qui est entré en vigueur en janvier dernier, l’Iran a cessé ses activités d’enrichissement d’uranium dans ce site, mais y possède encore un peu plus de 1 000 centrifugeuses.

L’Iran est déterminé à développer ses capacités militaires malgré les critiques

L’accord nucléaire prévoit que l’Iran pourra y mener des activités de de recherche. Après la conclusion de l’accord nucléaire, la Russie a accepté de livrer à l’Iran le système S-300, malgré les critiques des États-Unis et d’Israël.

Ce système permet en effet à l’Iran de protéger ses sites nucléaires et rend difficile toute attaque aérienne ou balistique contre le pays.

Siavosh Ghazi

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20160829-television-iranienne-installation-systemes-anti-missiles-russes-s-300

Août 30

REJETS RADIOACTIFS EN MÉDITERRANNÉE

CriiradLe magazine Thalassa du 2 septembre 2016 sur France 3 revient sur le scandale du rejet, dans le parc Naturel des Calanques en Méditerranée, des effluents liquides de l’usine ALTEO de Gardanne (bouges rouges). Ces effluents contiennent tout un cocktail de métaux lourds dont certains sont radioactifs (uranium et thorium). Le reportage devrait intégrer une séquence tournée en 2014 dans la laquelle la CRIIRAD met en évidence le caractère radioactif des boues rouges entreposées sur la décharge de Mangegarri près de Gardanne.

Voir le site CRIIRAD : http://www.criirad.org/radioactivite-naturelle-renforcee/gardanne-bauxaline.html

NDLR : La CRIIRAD est une association à but non lucratif loi 1901 dont l’objet est d’améliorer l’information du public et sa protection contre les rayonnements ionisants. L’indépendance de la CRIIRAD provient du soutien de ses adhérents. Pour adhérer voir le site www.criirad.org

Août 30

LA FRANCE DOIT CESSER SON DOUBLE JEU ET INTERDIRE LES ARMES NUCLÉAIRES

explosionLa France a mis un terme définitif en 1996 à la réalisation d’explosions nucléaires grandeur nature, après en avoir mené 210 au Sahara et en Polynésie. Pour de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) qui œuvrent pour la paix et le désarmement nucléaire ce fut une grande victoire. Paris a joué la carte diplomatique en ratifiant deux ans plus tard le Traité sur l’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) tout en développant un programme dit de simulation pour poursuivre la modernisation de son arsenal. Ce traité interdit toute explosion expérimentale d’arme nucléaire et rend beaucoup plus complexe la prolifération de ces armes de destruction massive. Aujourd’hui, hormis la Corée du Nord aucun État ne penserait sérieusement à effectuer un essai nucléaire grandeur nature. Ce traité est ainsi devenu « une norme universellement acceptée contre les essais nucléaires », même s’il n’a pas force de loi, n’ayant pas été ratifié par certains États déterminants dans ce domaine (Corée du nord, Chine, États-Unis, Inde, Israël, Pakistan, Iran, Égypte).

La communauté internationale a besoin de symboles pour faire prendre conscience aux dirigeants…

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/08/29/la-france-doit-mettre-un-terme-a-son-double-jeu-et-travailler-enfin-a-l-interdiction-des-armes-nucleaires_4989484_3232.html

Août 29

29 AOÛT : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LES ESSAIS NUCLÉAIRES

29 aoûtDepuis 2009, les Nations unies ont fait du 29 août la Journée internationale contre les essais nucléaires. Cinquante-et-un ans après le premier essai, les stigmates de tests atomiques sont toujours présents dans plusieurs endroits de la planète et le monde d’aujourd’hui reste terrorisé par l’idée que des armes d’une telle puissance puissent encore être utilisées au XXIe siècle.

« En cette Journée internationale contre les essais nucléaires, j’invite le monde entier à faire preuve en la matière d’un sentiment de solidarité qui soit à la mesure de la nécessité urgente de sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons ». Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme le 24 août dernier en marge du 29 août.

Ce que souhaitent les Nations unies ? Que tous œuvrent pour que le Traité d’interdiction complète des armes nucléaires (TICEN, TICE en anglais) entre en vigueur « le plus rapidement possible, afin que nous puissions progresser vers un monde exempt de telles armes ».

Un traité qui peine à être ratifié

Après de longues années d’âpres négociations, le TICEN a été ouvert à la signature en 1996. Le texte interdit tout essai nucléaire ou tout autre type d’explosion nucléaire, que ce soit à des fins pacifiques ou militaires, au sol, dans l’atmosphère, sous l’eau et sous terre et cela partout dans le monde. Autre objectif du texte : bloquer le développement des armes nucléaires.

Sauf que le traité n’est pas entré en vigueur et ne pourra l’être que lorsque les 44 États qui y sont mentionnés l’auront ratifié. Ces États sont ceux qui possédaient des capacités de technologie nucléaire au moment des négociations finales il y a 20 ans.

Parmi les récalcitrants, les États-Unis, l’Iran, Israël, la Chine et l’Egypte ont signé le TICEN, mais ne l’ont pas ratifié. Quant à l’Inde, au Pakistan et à la Corée du Nord, ils ne l’ont ni signé ni ratifié. « Il ne faut pas que les États dont la ratification est nécessaire à l’entrée en vigueur du Traité attendent que d’autres se décident, a noté le secrétaire général de l’ONU. Une seule ratification peut suffire à enclencher le processus. Tous les États qui ne l’ont pas encore fait devraient signer et ratifier le Traité, tant il est vrai que chaque ratification renforcera le principe d’universalité qui y est attaché et braquera plus encore les feux des projecteurs sur ceux qui restent passifs. » Car pour Ban Ki-Moon, l’interdiction de tous les essais nucléaires mettra fin à un héritage empoisonné qui a commencé à se répandre en 1945…

Article complet sur : http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20160829-onu-armes-nucleaires-journee-internationale-ticen-tice

Août 29

L’ASN FIXE SES PRESCRIPTIONS POUR LE DÉMANTÈLEMENT DU RÉACTEUR PHÉNIX

PhénixLe 26 août, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a rendu publique sa décision fixant les prescriptions relatives au démantèlement de la centrale Phénix implantée sur le site de Marcoule (Gard).

Le prototype de réacteurs à neutrons rapides (RNR) refroidis au sodium, d’une puissance électrique de 250 mégawatts (MW), est à l’arrêt depuis 2009. Le décret prescrivant son démantèlement a été publié le 5 juin 2016. Le texte règlementaire fixait un calendrier en six étapes échelonnées jusque « vers 2045 ».

La décision de l’ASN fixe en particulier les prescriptions de l’installation qui transformera en soude le sodium provenant du réacteur. L’Autorité demande notamment au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de fournir une mise à jour de l’étude d’impact « comportant des estimations plus précises (…) pour les rejets d’effluents radioactifs et chimiques de l’installation pour la période qui suivra cette mise en service jusqu’au déclassement de l’installation« .

La décision soumet aussi à l’accord préalable de l’ASN certaines opérations et prescrit une mise à jour du référentiel de sûreté afin d’y intégrer des éléments relatifs à la gestion des déchets ainsi que du plan d’urgence interne de l’installation et de son étude de dimensionnement.

Quant au prochain réexamen de sûreté, il devra intervenir au plus tard le 31 octobre 2022.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/nucleaire-asn-prescriptions-demantelement-reacteur-phenix-27394.php4

Août 28

LES ÉNERGIES PROPRES SONT LA PRINCIPALE SOURCE DE PRODUCTION ÉLECTRIQUE DANS L’UE

France EuropeSelon Eurostat, les énergies renouvelables représentaient en 2014 plus de 29% de la production électrique en Europe, devant donc le nucléaire (27%). Mais la France reste clairement à la traîne par rapport à ses voisins. 

C’est un changement majeur qui a eu lieu il y a trois ans, mais qu’Eurostat vient de mettre au jour. Selon l’institut européen de la statistique en effet, les énergies renouvelables sont désormais la première source de production électrique dans l’Union Européenne. C’est en 2013 que pour la première fois l’hydraulique, l’éolien, le solaire et la biomasse ont dépassé le nucléaire et le charbon. Et l’écart s’est clairement creusé en 2014, dernière année pour laquelle Eurostat dispose de statistiques pour l’ensemble des 28 pays de l’Union européenne.

Il y a deux ans, sur une production totale de 3.190 TWh, le charbon représentait 808 TWh, le nucléaire 876 TWh et les énergies renouvelables 930 TWh. Voilà ce que cela représente en pourcentages:

  1. Énergies renouvelables: 29,2%
  2. Nucléaire: 27,5%
  3. Charbon et dérivés: 25,3%
  4. Gaz naturel et dérivés: 15,4%
  5. Pétrole et dérivés: 1,8%

L’éolien assure 8% de l’électricité européenne

Une montée en puissance logique qui s’explique tout d’abord par la relative baisse des sources d’énergie qui dominaient il y a encore quelques années. Ainsi, avec 1.000 TWh en 2004, le nucléaire était à l’origine de plus de 30% de l’électricité produite en Europe. Devant le charbon (29,8%) et loin devant le renouvelable (15%). Mais depuis la catastrophe de Fukushima, la production a sensiblement baissé passant de 916 TWh en 2010 à 876 en 2014. Le charbon aussi a reculé ces 10 dernières années. L’électricité produite à partir des énergies fossiles solides est passé de 985 TWh en 2004 à 808 en 2014.

Et si nucléaire et charbon ont légèrement reculé ces 12 dernières années, le renouvelable a, lui, connu sur la période une progression constante. Entre 2004 et 2014 la production électrique propre a presque doublé passant de 488 TWh à 930 TWh. Et si c’est l’hydraulique qui reste le plus gros pourvoyeur de la catégorie (43%), son poids a tendance à reculer, année après année, avec la montée en puissance du photovoltaïque et surtout de l’éolien. L’hydraulique représentait 94% du renouvelable dans les années 90. 

Mais en une décennie, l’électricité générée par le vent est passée de 59 à 253 TWh. Elle représente désormais 27% de la catégorie « énergie renouvelable » et près de 8% de l’ensemble de l’électricité produite en Europe. Le photovoltaïque a lui connu une forte progression à partir des années 2010 avec néanmoins un léger ralentissement depuis deux ans.

La France à la traîne

Dans ce contexte, la France est à contre-courant. Le pays qui compte 19 centrales nucléaires pour 58 réacteurs produit très majoritairement une électricité issue de l’atome.

En 2015, le thermique nucléaire représentait 76,3% de la production contre 27,5% au niveau européen.

D’ailleurs, avec 436 TWh l’Hexagone produit à lui seul 50% de l’électricité nucléaire en Europe.

Certes en France aussi le renouvelable progresse mais son poids n’est que de 16%, à peine plus de la moitié de la moyenne européenne.

Et il reste encore largement tributaire de l’hydraulique (12%). L’éolien (3%) et le photovoltaïque (1%) restent marginaux dans l’Hexagone. La France est aujourd’hui, avec 21 TWh, le quatrième plus gros producteur d’électricité éolienne en Europe, mais elle reste loin derrière l’Allemagne (88 TWh) et l’Espagne (48 TWh).

Et si les énergies vertes ont progressé de 5,7% en 10 ans, l’Hexagone n’atteindra certainement pas les objectifs de la directive européenne de 2009. Celle-ci prévoit que le renouvelable pèse 23% de la consommation électrique d’ici 2020, soit 8 points de plus qu’en 2015.

La faute à un éolien qui ne se développe pas assez vite comparé aux autres pays. Principalement à cause de la guerre juridique menées par les associations anti-éolien qui bloquent tout nouveau projet. Mais avec la loi sur la transition énergétique, les professionnels gardent bon espoir d’atteindre les objectifs de 2030. Cette année-là, les filières vertes devraient représenter 40% de la production électrique française. 

Par Frédéric BIANCHI sur : http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/les-energies-propres-sont-la-principale-source-de-production-electrique-dans-l-ue-1029936.html

Août 28

FESSENHEIM : ÉRIC STRAUMANN, PRÉSIDENT DU DÉPARTEMENT DU HAUT-RHIN, RÉCLAME DES MESURES COMPENSATOIRES

FessenheimAprès l’accord qui est intervenu mercredi dernier entre EDF et l’État concernant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, le président du conseil départemental du Haut-Rhin a écrit au ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. Dans ce courrier, Éric Straumann s’offusque de ce que « l’État paye une entreprise pour qu’elle ferme une installation rentable, qui plus est exportatrice à hauteur de 150 M€ par an, supprimant 2 000 emplois dans un territoire qui a déjà vu doubler son taux de chômage dans la dernière décennie ». Cette indemnisation, souligne M. Straumann, également député du Haut-Rhin, démontre que la fermeture de Fessenheim « est une décision politique qui n’a aucun fondement technique et sécuritaire ». Bien davantage, insiste le président du conseil départemental, les discussions se sont déroulées « sans concertation et au détriment du territoire qui devra subir la perte de 13,3 M€ de recettes fiscales annuelles, tout en assumant le traitement social et économique des suppressions d’emplois ».

Straumann réclame donc la « compensation » des recettes fiscales qu’aurait dû engendrer la centrale au profit des collectivités locales « jusqu’en 2041 ». Il demande l’instauration d’une « zone spéciale à statut économique et social européen », sur une surface de 200 hectares, protégée des désavantages compétitifs. Il souhaite aussi qu’une centrale thermique au gaz de 600 MW et des centrales photovoltaïques, éoliennes et hydrauliques en Alsace « pour garantir une énergie électrique en quantité et qualité suffisantes pour notre territoire ». En somme, le Haut-Rhin réclame des mesures compensatoires, à l’instar de celles dont ont pu bénéficier les territoires frappés par la fermeture des mines de charbon ou des sites sidérurgiques.

Les antinucléaires s’interrogent

De leur côté, les associations antinucléaires (Comité pour la sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin, Stop Transports, Halte au Nucléaire, Stop Fessenheim, Alsace Nature…) s’interrogent sur la « justification » des sommes proposées en dédommagement à EDF. « S’agit-il de pourvoir à la fermeture, à la surveillance et au démantèlement de cette centrale après son arrêt ? S’agit-il de compenser le manque à gagner d’une centrale obsolète et qui n’est autorisée par l’Autorité de sûreté nucléaire (visite décennale oblige…) qu’à fonctionner jusqu’en 2019-2020 ? », écrivent les associations. « Nous mettons EDF au défi de publier les chiffres réels de la rentabilité de ses centrales nucléaires, ajoutent-elles. Depuis le mois de juin, l’un des réacteurs est en arrêt et, depuis le début de cette année, ce ne sont pas moins d’une quarantaine d’incidents qui ont entravé le fonctionnement de la centrale de Fessenheim. »

http://www.dna.fr/environnement/2016/08/27/le-haut-rhin-reclame-des-mesures-compensatoires

Août 27

ILS RISQUENT LA PRISON POUR DES AUTOCOLLANTS  » NON À L’ARME NUCLÉAIRE »

2 militantsLe 6 août 2016, à l’occasion de la commémoration du 71ème anniversaire des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, 2 militants des Désobéissants ont apposé plusieurs autocollants « arme nucléaire stop » sur la vitre du parti politique les Républicains, et inscrit à la craie le message « non à l’arme nucléaire, qui nous coûte 4 milliards d’euros par an »  afin de dénoncer la responsabilité historique de ce parti concernant le développement des armes nucléaires françaises. Ils ont fait 24h de garde à vue, poursuivis pour « dégradation grave en réunion » et sont convoqués au tribunal le 7 novembre à Paris (Tribunal de Grande Instance, à 9h) pour répondre de cet acte hautement répréhensible! Ils ont besoin de soutien et notamment de dons pour les aider à payer les frais d’avocat. Ils encourent en théorie jusqu’à 2 ans de prison et 30 000€ d’amende.

Pour faire un don, aller sur : https://www.helloasso.com/associations/la-boite-militante/collectes/soutien-au-proces-de-2-antinucleaires-contre-les-republicains

Nous rappelons que tous les candidats des Républicains pour l’élection présidentielle de 2017 se sont déclarés favorables à l’arme nucléaire et à la poursuite de sa modernisation (en contradiction avec le Traité de non-prolifération, signé par la France). Les économies réalisées par l’abandon de l’arme nucléaire pourraient être réinvesties dans la lutte contre le terrorisme, et notamment sa prévention (éducation, aide aux quartiers défavorisés, etc…).
 

La droite française soutien de manière inconditionnelle l’arme atomique, depuis le premier essai nucléaire réalisé le 13 février 1960 sous la présidence de Charles de Gaulle. L’utilisation d’arme nucléaire est un crime contre l’humanité! Les victimes des essais nucléaires français se comptent par milliers, en Algérie et en Polynésie particulièrement. De nombreux anciens militaires sont malades du fait de leur exposition à la radioactivité. « C’est véritablement un scandale de risquer la prison pour quelques autocollants antinucléaires ! », s’indigne Rémi Filliau, un des prévenus, à sa sortie de garde-à-vue.

« La police n’arrive pas à arrêter des terroristes mais s’acharne sur des militants non-violents qui dénoncent l’arme nucléaire! On voit bien où sont les priorités des politiciens qui nous gouvernent. », s’emporte Sophie Jallier, la militante poursuivie.

Plus d’infos sur cette action : http://www.desobeir.net/2016/08/07/deux-desobeissants-pacifistes-en-garde-a-vue-besoin-de-vos-appels-au-commissariat/

Août 27

DU 5 AU 10 SEPTEMBRE : CHANTIER COLLECTIF À L’ANCIENNE GARE DE LUMÉVILLE-EN-ORMOIS (10 km de BURE)

BureUne belle occasion de repasser en Meuse autour d’un chantier participatif et convivial! Au programme, la poursuite de l’aménagement de l’ancienne gare : construction d’une cuisine d’hiver isolée, petit maraichage, … Venez avec vos outils et votre bonne humeur ! Possibilités de dormir à la maison de résistance à Bure ou de camper directement sur place (dans ce cas prévoir tente, frontale, duvet, …). Comme d’habitude, on prépare les repas ensemble. N’hésitez pas à ramener des légumes, du café, …

Pour nous soutenir, nous cherchons à rassembler pour le chantier tout ça.

Liste du matériel utile sur : http://vmc.camp/wp-content/uploads/2016/08/Liste-de-matos-chantier-gare-septembre.pdf

Août 26

LONDRES N’A PAS BESOIN DE HINKLEY POINT

ReutersLONDRES, 26 août. La Grande-Bretagne n’a pas besoin du projet nucléaire controversé Hinkley Point C, défendu par EDF, pour satisfaire ses besoins en énergie, estime vendredi une organisation non gouvernementale britannique spécialisée dans les questions énergétiques et climatiques.

« Notre conclusion est que ce (projet) n’est pas essentiel« , écrit Richard Black, directeur de l’Energy & Climate Intelligence Unit (ECIU), dans le rapport de l’ONG.

« En utilisant des technologies éprouvées, et rien de futuriste ni d’expérimental, la Grande-Bretagne peut atteindre tous ses objectifs et le faire à des coûts moindres« , ajoute-t-il.

L’ECIU prône notamment le développement de l’énergie éolienne, associée aux centrales thermiques et à l’interconnexion de réseaux, et ne juge pas nécessaire de nouveaux projets nucléaires.

Déjà fragilisé par de multiples obstacles, l’avenir du projet de construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR sur le site de la centrale d’Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre, évalué à 18 milliards de livres (21 milliards d’euros), est remis en doute après la décision, le mois dernier, de la Première ministre Theresa May de reporter la décision finale du gouvernement, apparemment liée aux inquiétudes suscitées par l’implication chinoise dans le montage financier.

Article signé : Kate Holton et Susanna Twidale; Patrick Vignal pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat –

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N1B72TR

Août 26

12 ET 13 NOVEMBRE 2016: LES 2ÈMES RENCONTRES ANTINUCLÉAIRES NATIONALES POUR L’ARRÊT IMMÉDIAT DU NUCLÉAIRE

MCCAAprès les 1ères Rencontres antinucléaires nationales pour l’Arrêt immédiat du nucléaire initiées par le MCCA (NDLR : Mouvement Contre le Crime Atomique) au mois d’août 2016 en Provence, ces 2èmes Rencontres auront lieu en Ile de France les 12 et 13 novembre 2016.

Le principe est le même : autogestion, ouvert aux personnes comme aux collectifs et groupes de toutes les régions qui se reconnaissent et se positionnent, face au crime atomique, pour une mise à l’arrêt immédiat de toutes les installations nucléaires. Seul moyen de cesser de porter atteinte à la santé et à la vie par les rejets radioactifs permanents, de cesser de produire quotidiennement des déchets radioactifs mortels pour nous et les 1000 générations à venir, d’éviter la catastrophe nucléaire sur notre territoire et sur les pays alentours, de cesser de contaminer durablement l’environnement, de lever la menace du cataclysme destructeur total planétaire.

Les « 1ères rencontres » ont déjà permis de confirmer la justesse de ce positionnement sans atermoiement, sans préalable techno-scientiste ni alignement sur des stratégies politiciennes hors-jeu.

Des axes précis d’actions ont été évoqués et débattus conduisant à agir sur plusieurs niveaux pour hâter l’heure de la libération de cette occupation-domination-oppression atomiste. Ces « 2èmes rencontres » en sont le prolongement et l’enrichissement, chacun-e étant invité à faire bénéficier le collectif de son expérience et de ses savoirs pratiques à partir de sa spécificité de lutte.

Le MCCA propose un espace d’intelligence collective et de synchronisation inter-régionales et nationales des luttes. Il ne s’agit pas d’une structure supra mais d’une dynamique nouvelle de luttes efficaces contre les criminels de la destruction atomique. Chaque entité locale, régionale, thématique gardant évidemment sa pleine et entière autonomie et bénéficiant des apports réflexif, pratique de terrain et organisationnel du collectif informel inter-régional. Le MCCA est ce que chacun et chacune en fait. Chacun-e y a son rôle à jouer.

Le lieu de ces rencontres en Ile de France et les horaires vont être précisés au plus tôt.

Tu souhaites rejoindre le collectif d’organisation de ces 2èmes rencontres ?

Plus de détails sur : http://mcca-ain.org/index.php/rencontres-mcca-2016

Août 26

LE GOUVERNEUR D’UNE PROVINCE JAPONAISE DEMANDE L’ARRÊT DE DEUX RÉACTEURS NUCLÉAIRES

JaponSatoshi Mitazono, le nouveau gouverneur de la province de Kagoshima, a demandé la suspension de deux des trois réacteurs actuellement en service au Japon, affirme le Japan Times. Satoshi Mitazono, ancien présentateur de télévision, a notamment été élu le mois dernier grâce à un programme anti-nucléaire.

Pour le gouverneur il est urgent de réexaminer les mesures de sécurité de ces réacteurs, notamment face au risque de catastrophe naturelle, précise le quotidien. Suite à des séismes qui ont eu lieu à proximité de la province de Kagoshima, les habitants ont récemment connu un regain d’intérêt pour ces questions.

Kyushu Electric, la compagnie exploitant la centrale, a dit qu’elle répondrait à cette demande le mois prochain, selon le Japan Times. Sans aucun lien avec cette demande, les deux réacteurs vont être arrêtés en octobre et en décembre pour des contrôles de sécurité et de maintenance.

De nouvelles normes de sécurité depuis la catastrophe de Fukushima

Le quotidien japonais ajoute que le gouvernement ne pas changera pas sa politique. En effet, suite à la catastrophe de Fukushima, le gouvernement de Shinzo Abe a mis en place de nouvelles normes de sécurités auxquelles doivent répondre les réacteurs avant d’être réactivés. Le gouvernement s’est aussi engagé à prendre en considération l’opinion des autorités locales avant de réactiver les centrales nucléaires.

Le porte-parole du gouvernement japonais a déclaré ne pas encore connaître les demandes spécifiques de Satoshi Mitazono. Il a ajouté être ouvert au débat avec le gouvernement de la province.

http://www.usinenouvelle.com/article/le-gouverneur-d-une-province-japonaise-demande-l-arret-de-deux-reacteurs-nucleaires.N429617

Août 26

FESSENHEIM. UN ACCORD « SCANDALEUX » SELON EELV

FessenheimEurope Écologie-Les Verts (EELV) a jugé vendredi que l’accord trouvé entre l’Etat et EDF sur la fermeture de la centrale de Fessenheim (Bas-Rhin), promesse de campagne de François Hollande en 2012, était « tardif » et « scandaleux ».

L’arrêt définitif de Fessenheim, promesse de campagne du président de la République en 2012, est fixé à l’horizon 2018, quand EDF prévoit de mettre en service l’EPR de Flamanville (Manche).

« Contrairement à la promesse du candidat Hollande, Fessenheim ne sera pas fermée avant la fin du quinquennat, rendant possible qu’elle reste en activité en cas d’alternance politique », a fustigé le parti écologiste dans un communiqué.

L’accord trouvé mercredi entre l’État et le géant de l’énergie prévoit une indemnisation totale de 400 millions d’euros, une somme jugée « insensée » par EELV. Les écologistes estime le coût de la centrale en activité depuis 1977 « amorti depuis bien longtemps ».

« Fessenheim fait partie des centrales les plus anciennes de France, ce qui signifie surtout qu’elle en est une des plus dangereuses. Pourtant, son démantèlement créerait des emplois, ceux de la transition énergétique, tout en protégeant notre avenir et notre santé. Pourtant, le gouvernement choisit de rater ce rendez-vous avec l’avenir », assène le parti.

http://www.ouest-france.fr/environnement/nucleaire/fessenheim-un-accord-scandaleux-selon-eelv-4435991

Août 26

«LA STRATÉGIE NUCLÉAIRE FRANÇAISE BASÉE SUR L’EPR N’A PAS D’AVENIR»

Okiloto…L’analyste et activiste Mycle Schneider, 57 ans, spécialiste de la politique nucléaire, décrypte ce qui ressemble de plus en plus à une impasse industrielle.

Notre interlocuteur est l’auteur principal du World Nuclear Industry Status Report publication annuelle indépendante – et critique – qui fait référence sur les tendances de l’industrie nucléaire dans le monde.

Capital.fr : Au moment où le projet d’Hinkley Point fait polémique, estimez-vous que l’EPR français a un avenir industriel et à l’export ?
 
MS : Il n’y a pas d’avenir industriel pour l’EPR parce qu’il n’y pas de marché pour ce type de machine. Trop grande, trop chère et, surtout, trop lente à mettre en route. Le secteur énergétique est en pleine révolution. C’est le chamboulement de la logique de l’intégration verticale avec les grandes unités de production, le transport du courant sur des centaines de kilomètres et la distribution au consommateur final. La logique de l’avenir est basée sur l’intégration horizontale, comme l’Internet, avec des millions de producteurs décentralisés (en Australie, par exemple, il y a déjà deux millions de générateurs d’électricité solaire), des flux d’électricité multidirectionnels, et des nœuds de connexion intermédiaires. Dans ce nouveau décor, l’EPR fait, à mes yeux, figure de dinosaure. Surtout qu’il est hors de prix : les estimations de coût ont été multipliées par quatre depuis la décision de 2005 de le construire à Flamanville. La mise en service de l’EPR Olkiluoto en Finlande prévue initialement pour 2009 est aujourd’hui annoncée pour 2018. Pendant ce temps, les coûts de l’éolien ont, eux, baissé de plus de 60% et ceux du solaire de plus de 80%. L’EPR a été pensé comme réponse technique à l’accident de Tchernobyl. Trente ans plus tard, il n’y en a toujours aucun qui fonctionne dans le monde.

Capital.fr : Les tenants de notre filière nucléaires pensent le contraire.

MS : C’est vrai, et pourtant AREVA va particulièrement mal. Avec une perte cumulée de 10 milliards d’euros en cinq ans, l’entreprise est techniquement en faillite. Ce qui est très surprenant, c’est que l’État français qui détient 87% d’Areva et 85% d’EDF, ait décidé de baser la future stratégie nucléaire exactement sur les mêmes éléments que ceux qui ont conduit à ce désastre économique et industriel. A savoir un hypothétique marché à l’exportation de grands réacteur. Ce n’est pas une stratégie du futur car les coûts du nucléaire explosent et que le marché de gros de l’électricité est en pleine dépression.EDF a déjà perdu la moitié de sa valeur en Bourse en un an, a été viré du CAC40 et dégradé par les agences de notation, qui ont prévenu d’un nouvel abaissement de sa note si l’entreprise devait poursuivre son aventure des EPR de Hinkley Point.

Capital.fr : Les autres puissances du nucléaire civil développent des concurrents à l’EPR, s’en sortent-elles mieux ?

MS : Face à l’absence d’un véritable marché à l’exportation, les concurrents de l’équipe nationale Areva-EDF ne vont pas beaucoup mieux. Le japonais Toshiba, qui détient 87% de Westinghouse, essaie de vendre des parts de ce constructeur historique, face à l’érosion de son chiffre d’affaires. Le designer de Fukushima, Daiichi General Electric, s’est rapproché du japonais Hitachi et chasse les mêmes chimères que les autres en Turquie où rien n’est encore conclu. Le russe Rosatom prétend détenir un carnet de commandes de 100 milliards de dollars, une affirmation que même les lobbyistes de l’industrie jugent fantaisiste. Entretemps, la filiale de Rosatom Atomenergoprom, l’Areva russe a été dégradée au niveau des junk bonds (NDLR : obligations à haut risque). Le constructeur Énergie atomique du Canada (EACL) n’a plus vendu de réacteur depuis de nombreuses années. Restent les Chinois, les seuls à avoir un trésor en cash significatif…. mais pas illimité. CGN, l’entreprise chinoise partenaire d’EDF dans Hinkley Point a perdu 60% de sa valeur en bourse depuis un an.

Capital.fr Les investissements sur les énergies renouvelables dépassent largement celles consacrées au nucléaire, s’agit-il d’une tendance lourde ?

MS : Le seul pays qui investit encore massivement dans le nucléaire, la Chine, a aussi doublé son investissement dans le renouvelable en deux ans pour dépasser le chiffre incroyable de 100 milliards de dollars en 2015, soit autant que les trois pays qui le suivent dans le top 10 mondial—États Unis, Japon et Royaume Uni— réunis. La France, elle, ne figure pas dans le top 10, où le Mexique et le Chili viennent, eux, de faire une apparition remarquée juste derrière l’Afrique du Sud. L’avantage clé de ces technologies réside dans le cumul de trois caractéristiques : investissement en capital modeste par unité, certitude sur le coût réel de la mise en œuvre et délais de réalisation très courts. Pas surprenant donc que la production d’électricité solaire dans le monde ait augmenté de 33% en 2015 et l’éolien de 17% alors que le nucléaire n’a progressé que de 1,3%— exclusivement grâce aux investissements importants en Chine. L’éolien seul produit plus de d’énergie que le nucléaire en Chine, tout comme en Inde ! Un quart des pays nucléaires tire désormais plus d’électricité des renouvelables que du nucléaire. Et ça va vite. Les projets solaires se réalisent en quelques mois, l’éolien ou la biomasse le plus souvent en moins d’un an. On parle de Hinkley Point depuis dix ans avec une perspective très théorique de mise en service dans dix ans !

Recueilli par Eric Wattez

http://www.capital.fr/bourse/actualites/la-strategie-nucleaire-francaise-basee-sur-l-epr-n-a-pas-d-avenir-1158832

Août 26

L’OPEN VLD (LIBÉRAUX ET DÉMOCRATES FLAMANDS) S’EN TIENT À LA SORTIE DU NUCLÉAIRE, SI POSSIBLE AVANT 2025

Open vldL’Open Vld s’est clairement prononcé vendredi en faveur de la sortie du nucléaire d’ici 2025 et plus tôt si possible, en publiant la vision préparée par deux de ses spécialistes, Willem Frederik Schiltz et Egbert Lachaert, sur l’évolution énergétique.

L’énergie d’origine nucléaire doit être remplacée, selon eux, par un réseau d’énergie décentralisé, où chacun produit lui-même de l’énergie « propre » – par exemple au moyen de panneaux solaires – en étant capable de la fournir à son voisin grâce à l’interconnexion. « Nous veillons ainsi à la sécurité de notre approvisionnement et à un prix correct de l’énergie« , a souligné le parti libéral flamand dans un communiqué.

L’Open Vld réplique ainsi à ses deux partenaires flamands au sein de la coalition fédérale, la N-VA et le CD&V, qui avaient laissé entendre la semaine dernière qu’ils étaient favorables à une nouvelle prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires belges.

Le député flamand Andries Gryffroy (N-VA) avait tiré la sonnette d’alarme, affirmant que « notre approvisionnement futur en énergie n’est pas garanti » et assurant que la production ne suffirait plus à partir de 2020 à couvrir les besoins domestiques même en tenant compte des énergies renouvelables (solaire, éolien, …). Il avait ainsi plaidé pour le maintien du nucléaire durant dix ans supplémentaires et l’octroi entre-temps de subsides aux centrales au gaz.

Le CD&V avait pour sa part laissé entendre qu’il était prêt à discuter d’une prolongation du nucléaire « dans le cadre plus large d’un pacte de l’énergie« . Les libéraux flamands s’opposent à cette idée, ont souligné le député flamand Schiltz et son collègue fédéral Lachaert.

Selon eux, la sortie du nucléaire est trop importante pour laisser fonctionner le mécanisme du marché dans le secteur des énergies renouvelables. « L’incertitude a longtemps sapé les investissements dans des (énergies) alternatives« , estiment les libéraux dans leur vision.

Le parti se dit même prêt à étudier les possibilités de fermer plus tôt que prévu les réacteurs affectés par des fissures (Doel 3 et Tihange 2) pour assurer la sécurité. Selon les projets du gouvernement, la fermeture des sept réacteurs nucléaires belges devrait s’étaler du 1er octobre 2022 (pour Doel 3) au 1er décembre 2025 pour Doel 2.

L’Open Vld souhaite générer davantage d’énergie d’origine solaire, éolienne et géothermique ainsi que des projets à petite échelle de biomasse, par la transformation des déchets.

Les deux députés libéraux préconisent encore un réseau électrique « décentralisé« , au sein duquel tout un chacun pourrait produire et partager. L’énergie excédentaire serait stockée dans des batteries pour les périodes de moindre production ou de plus grande consommation.

L’Open Vld admet que son plan a un prix, mais assure qu’il mènera à terme à une réduction du prix de l’électricité. L’octroi de subsides n’est envisageable, aux yeux des libéraux flamands, que pour les investissements – et non en régime de croisière – et seulement pour les technologies offrant un haut rendement et un prix de revient bas.

http://www.levif.be/actualite/belgique/l-open-vld-s-en-tient-a-la-sortie-du-nucleaire-si-possible-avant-2025/article-normal-543311.html7

Août 25

LA CHINE APPELLE TOUTES LES PARTIES LIÉES À L’AFFAIRE NUCLÉAIRE DE LA PÉNINSULE CORÉENNE À RESPECTER LA RÉSOLUTION 2270

ChineLa Chine a appelé toutes les parties liées à l’affaire nucléaire de la péninsule coréenne à respecter de manière « stricte, complète et exacte » la Résolution 2270 du Conseil de sécurité des Nations unies, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang.

Lu a fait ces remarques en réponse à une question concernant un missile balistique à lanceur sous-marin tiré plus tôt ce mercredi par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), lors d’une conférence de presse régulière.

Le missile a été tiré depuis la côte est de la RPDC dans la mer, volant environ 500 km vers le Japon. Cette distance est la plus longue par rapport à tous les tirs d’essais précédents. Le ministère de la défense de la République de Corée estime qu’avec une distance de vol de plus de 300 km le tir de missile est réussi.

« Nous croyons que toutes les parties liées à l’affaire nucléaire de la péninsule coréenne doivent empêcher toute action qui pourrait escalader les tensions dans la région, parce que la situation de la péninsule est complexe et sensible« , a-t-il souligné.

« En tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la Chine est irréprochable dans l’accomplissement de ses obligations internationales et dans l’exécution des résolutions du Conseil de sécurité« , a souligné M. Lu.

La Chine exhorte toutes les parties liées à l’affaire nucléaire de la péninsule coréenne à respecter « de manière stricte, complète et exacte » la résolution 2270 du Conseil de sécurité des Nations unies approuvée en mars et qui condamne les menaces militaires de la RPDC, dont le lancement des missiles.

« Toutes les parties ont la responsabilité de sauvegarder la paix et la stabilité régionale et de créer des conditions pour la reprise le plus tôt possible des pourparlers à six sur la question nucléaire de la Péninsule coréenne« , a ajouté M. Lu.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a également dit mercredi que la Chine « s’oppose à toute action qui viole la Résolution 2270 du Conseil de sécurité des Nations unies » lors d’une conférence de presse conjointe à Tokyo après la 8e réunion trilatérale des ministres des Affaires étrangères entre la Chine, le Japon et la République de Corée

Le tir d’essai de mercredi a eu lieu deux jours après que la République de Corée et les États-Unis ont démarré leurs exercices de guerre conjoints annuels, dénommés Ulchi Freedom Guardian (UFG).

Pyongyang a considéré les exercices comme une répétition pour l’invasion en direction du nord, que les deux alliés ont décrit comme étant purement défensifs.

http://french.xinhuanet.com/2016-08/24/c_135630776.htm

 

Août 25

HINKLEY POINT OU RENOUVELABLES, TELLE EST LA QUESTION AU ROYAUME-UNI

HinkleyAlors que l’opinion britannique doute de plus en plus de l’intérêt d’une nouvelle centrale nucléaire, le feu vert a été donné au développement de la plus grande ferme éolienne offshore du monde. Dans un contexte budgétaire contraint, nucléaire et énergies renouvelables s’opposent de plus en plus frontalement dans l’opinion publique. Et, de plus en plus souvent, au bénéfice de ces dernières.

EDF comme le gouvernement français, depuis le ministre de l’économie Emmanuel Macron jusqu’au plus haut sommet de l’État, tiennent dur comme fer à Hinkley Point. L’avenir du nucléaire tricolore semble en effet suspendu à ce projet de construction de deux réacteurs EPR dans le sud-ouest de l’Angleterre -confié au Français avec la participation financière du Chinois CGN. Mais, après la démission en mars dernier du directeur financier et les doutes suscités en interne sur le bien-fondé de ce gigantesque investissement (18,5 milliards de livres sterling, soit 21,7 milliards d’euros) au regard de la situation financière de l’entreprise, après le revirement du gouvernement britannique post référendum -il a annoncé le 28 juillet vouloir réexaminer le projet de construction- c’est maintenant dans l’opinion publique britannique que le scepticisme rencontre un écho grandissant. Au-delà des doutes concernant l’opportunité, en matière de sécurité nationale, de confier la centrale d’Hinkley Point C à des acteurs étrangers, l’opposition entre investissement dans le nucléaire et développement des renouvelables, jusqu’alors soulevée seulement par quelques experts militants, émerge désormais dans le débat public.

The Economist lui-même, magazine plus connu pour sa fidélité aux lois du marché que pour son engagement pro-environnemental, consacre au projet un article au titre plus qu’explicite : Hinkley Pointless (« Hinklinutile », pourrait-on traduire en français).  Le Crown Estate, l’institution chargée de gérer le portefeuille des actifs associés à la Couronne britannique et qui à ce titre octroie les sites réservés aux fermes éoliennes en mer, approuve pour sa part la pause de réflexion que s’est accordée Theresa May, en suggérant de la mettre à profit pour évaluer les avantages d’autres sources d’énergie alternatives.

L’éolien et le solaire de moins en moins cher

De ce point de vue, le premier aspect en cause est le prix. Alors que celui de l’électricité produite par Hinkley Point est critiqué pour son niveau élevé, la baisse des coûts des renouvelables suscite beaucoup d’espoirs. Afin de permettre une certaine visibilité et un retour sur investissement à EDF, le gouvernement anglais a en effet convenu en 2012 de payer à l’électricien français pendant 35 ans un prix d’exercice fixé à 107,7 euros par mégawattheure (MWh). Cela représente déjà plus du double du prix de l’électricité aujourd’hui. Dans un rapport encore non publié, le ministère de l’énergie britannique lui-même anticipe en outre pour l’éolien terrestre et le solaire des prix inférieurs à ceux du nucléaire une fois qu’Hinkley Point sera terminé, rapporte The Guardian: entre 50 et 70 livres en 2025, contre une fourchette de 85 à 125 livres par MWh pour le nucléaire. Lors des dernières prévisions établies en 2010 et 2013, le nucléaire s’était toujours avéré l’option la plus intéressante sur le plan économique. « Pendant les six dernières années, le gouvernement britannique a baissé d’un tiers les prévisions de coûts pour la production d’électricité de l’éolien terrestre en 2025, et du solaire de deux tiers », ajoute The Economist

En outre, la lourdeur de l’investissement dans Hinkley Point risque de freiner l’essor des renouvelables au Royaume-Uni, s’inquiètent certains. « Ne croyez pas au battage médiatique: ce n’est pas ‘nucléaire et renouvelables’ -en raison du véritable coût du nucléaire, c’est ‘nucléaire OU renouvelables’« , met en garde Paul Dorfman, chercheur à l’Energy Institute de l’University College of London, cité par The Guardian. En tenant compte des temps longs impliqués par la construction et les retards d’Hinkley, le projet risquerait ainsi de devenir, paradoxalement, une véritable entrave à sa finalité même : combler le gap énergétique dont pourrait souffrir le pays, qui s’apprête à fermer progressivement ses centrales à charbon afin de remplir ses engagements européens en termes d’émissions de gaz à effet de serre…

Cette question de la capacité pourrait d’ailleurs mettre un terme au débat; c’est l’argument ultime sur lequel s’appuient les partisans des renouvelables. L’Anglais Jeremy Leggett, fondateur du fabricant de panneaux solaires Solarcentury, en est persuadé: « Si nous accélérons les renouvelables au Royaume-Uni, nous pouvons répondre à 100% de la demande BIEN AVANT 2050« . Les estimations de l’énergéticien public britannique semblent confirmer ces espoirs: selon National Grid, cité par The Guardian, la mer pourrait fournir environ la moitié de l’énergie du pays avant 2030, en combinant l’éolien offshore avec les technologies marémotrices et en multipliant les interconnexions avec des pays voisins affichant structurellement des surplus d’électricité (Nord de l’Europe et Islande notamment)…

Au mois de mai dernier, l’énergie générée par le solaire a dépassé celle produite par les centrales à charbon…

Et The Economist de conclure:

 « La Grande-Bretagne devrait sortir de l’accord et les autres pays devraient tirer des leçons de sa mésaventure ».

Article entier sur : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/hinkley-point-ou-renouvelables-telle-est-la-question-au-royaume-uni-593798.html

Août 25

CHINE : QUATORZE PERSONNE ARRÊTÉES POUR CONTREBANDE DE FRUITS DE MER RADIOACTIFS PROVENANT DU JAPON

Chine fraudeLes autorités douanières de Qingdao, province de Shandong à l’est de la Chine, ont mis en détention 14 personnes pour la contrebande de fruits de mer congelés en provenance du Japon, y compris des fruits de mer haut de gamme pêchés dans les eaux de la préfecture de Fukushima, a rapporté China Central Television (CCTV) lundi.
Le groupe a passé en contrebande plus de 5 000 tonnes de fruits de mer surgelés – y compris des crevettes et du crabe royal – évalué à 230 millions de yuans (34,5 millions de dollars) en Chine au cours des deux dernières années, selon une annonce faite par le district des douanes de Qingdao (QCD) publiée sur son site officiel web lundi.
Certains des produits haut de gamme provenaient de Fukushima, l’une des 12 préfectures japonaises depuis lesquelles la Chine a interdit toute importation de fruits de mer en raison de la contamination de leurs eaux après l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, selon CCTV.
Avant d’envoyer les produits à Shandong, les contrebandiers transféraient les fruits de mer d’Hokkaido au Vietnam où ils changeaient l’emballage des articles et modifiaient les dates de production pour échapper aux taxes et éviter la quarantaine, a déclaré Li Fudong du Département « QCD » anti-contrebande.
Une enquête menée par des agents du Département anti-contrebande dans la ville voisine de Yantai a permis de tracer des fruits de mer à bas prix vendus sur le marché local à une société d’importation basée à Shandong. Cette société avait ouvert des succursales dans la province de Fujian en Chine orientale, dans la région autonome de Guangxi en Chine du Sud et dans la province de Liaoning en Chine du Nord.
Les douaniers ont arrêté le dirigeant du groupe de contrebande en Juin après son retour en Chine en provenance des États-Unis.
La plupart des produits de mer de contrebande ont été vendus à Beijing, Shanghai et Guangzhou,  a rapporté « dzwww.com » de Shandong.
Une experte en génie tissulaire du centre de recherche en médecine régénérative qui a demandé l’anonymat, a déclaré au Global Times lundi que les matières nucléaires radioactives peuvent provoquer des dommages irréversibles au niveau cellulaire sur l’homme. L’experte a affirmé qu’un tel rayonnement pouvait même endommager notre ADN et pouvait rester présent dans le corps pendant de nombreuses années avant que des symptômes apparaissent.
Elle a déclaré que la matière nucléaire restante peut encore affecter la vie marine dans les eaux entourant le site de Fukushima, même si cinq ans se sont écoulés depuis l’accident nucléaire.

http://www.globaltimes.cn/content/1002105.shtml

Août 25

FERMETURE DE FESSENHEIM : L’ÉTAT VERSERA AU MOINS 400 MILLIONS D’EUROS À EDF

FessenheimEDF et l’État sont parvenus à un accord sur l’indemnisation qui sera versée à l’électricien pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, a-t-on appris mercredi auprès du ministère de l’Énergie. Au total, l’électricien touchera donc au minimum 400 millions d’euros.

Le processus de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim a franchi une nouvelle étape, indispensable mais encore loin d’être la dernière, avec l’annonce mercredi d’un accord sur les modalités d’indemnisation que l’État versera au groupe EDF. L’accord prévoit une indemnisation par étapes, avec un premier versement « de 100 millions d’euros« , au moment de l’arrêt de la centrale, et « des étapes ultérieures en fonction de plusieurs paramètres, dont le prix de l’énergie » dans les années suivant la fermeture, a indiqué un porte-parole du ministère.

Parmi ces étapes ultérieures, un second versement « fixe » de « 300 millions d’euros » a déjà été acté, a précisé une source au fait des discussions. EDF recevra donc au minimum 400 millions d’euros pour arrêter de manière anticipée les deux réacteurs de la doyenne des centrales françaises, confirmant une information de l’agence Bloomberg News. 
Ces versements doivent permettre à EDF de financer les coûts de fermeture des deux réacteurs de 900 mégawatts et l’éventuel manque à gagner pour le groupe durant les années où la centrale aurait pu fonctionner. Sollicité, EDF n’a pas souhaité commenter l’information. L’arrêt définitif de Fessenheim, promesse de campagne du président de la République en 2012, est fixé à l’horizon 2018, quand EDF prévoit de mettre en service l’EPR de Flamanville (Manche). La loi sur la transition énergétique prévoit en effet de plafonner à son niveau actuel la capacité nucléaire installée sur le territoire.
Cette fermeture est aussi réclamée de longue date par les écologistes ainsi que par l’Allemagne et la Suisse, pays frontaliers du site, inquiets pour la sécurité de cette centrale située sur une faille sismique. L’accord doit désormais être soumis pour avis au comité central d’entreprise (CCE) d’EDF, qui se réunit le 14 septembre, puis au Conseil d’administration d’EDF. Le gouvernement devra ensuite prendre un décret entérinant la décision de fermeture. Cela sera fait « cette année« , a assuré François Hollande en avril dernier.

L’annonce d’un accord a suscité une vive réaction de la CGT, qui promet de faire « tout pour que le CCE utilise toutes ses prérogatives et se garde le droit de faire une nouvelle demande d’expertise » car « on n’a pas exploré toutes les conséquences de cette fermeture sur le réseau électrique français et les répercussions économiques et sociales sur le bassin d’emploi », a déclaré Philippe Page Le Merour, représentant du premier syndicat d’EDF. Il a qualifié de « blague » le montant évoqué de 400 millions d’euros, alors que le syndicat estime à 2 milliards le préjudice pour EDF.
La CGT appelle à « une journée de mobilisation, y compris par la grève et en pesant sur la production d’électricité« , le 14 septembre, a-t-il ajouté. La CFE-CGC d’EDF a aussi réitéré son opposition à une fermeture anticipée, une « aberration politique et économique » qui « va supprimer des emplois à EDF et chez ses prestataires », selon son représentant Frédéric Letty. 
En 2014, un rapport parlementaire avait estimé que 5.000 personnes dépendent de la centrale, et prévoyait un impact direct sur près de 2.000 emplois. Il avait évalué à 5 milliards d’euros le coût total de la fermeture, des calculs jugés « farfelus » par la ministre de l’Energie Ségolène Royal. Le gouvernement réfléchit actuellement à la reconversion du site. Mme Royal a indiqué, en avril, travailler avec l’Allemagne sur le sujet, évoquant aussi l’installation d’une usine de fabrication de batteries. « On trouve indécent d’indemniser EDF pour une centrale qui est en fin de vie et qui est très souvent en panne », a réagi Charlotte Mijeon, porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire.
 L’indemnité prévue est « beaucoup trop » élevée « pour une centrale qui est en déficit et qui est souvent en panne », a renchéri André Hartz, porte-parole de l’association Stop Fessenheim. Le réacteur numéro 2 est à l’arrêt depuis le 13 juin, en raison d’une anomalie détectée sur un générateur de vapeur. La fermeture de Fessenheim pourrait aussi être un enjeu de la prochaine élection présidentielle. Plusieurs candidats à la primaire du parti Les Républicains, dont Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy, ont assuré qu’ils reviendraient sur cette décision en cas de victoire…

Article complet sur : http://france3-regions.francetvinfo.fr/alsace/fessenheim-accord-trouve-entre-edf-et-l-État-sur-l-indemnisation-du-groupe-1071069.html

Août 24

LA CORÉE DU NORD A TIRÉ UN MISSILE À PARTIR D’UN SOUS-MARIN

MissileLe tir nord-coréen intervient 48 heures après le début de manœuvres annuelles impliquant 50 000 militaires sud-coréens et 25 000 homologues américains.

Nouvelle provocation de la Corée du Nord. Le pays a tiré mercredi un missile balistique à partir d’un sous-marin au large de sa côte orientale, a annoncé l’armée sud-coréenne. Pyongyang avait menacé de « frappes préventives » en réponse à des manœuvres impliquant des milliers de soldats sud-coréens et américains.

Le missile a été lancé depuis un sous-marin croisant dans la mer du Japon vers 5 h 50, heure de Séoul, a précisé dans un communiqué l’état-major sud-coréen interarmées, qui ne s’est toutefois pas exprimé sur son issue. Le tir nord-coréen intervient 48 heures après le début de manœuvres annuelles impliquant 50 000 militaires sud-coréens et 25 000 de leurs homologues américains. L’exercice, baptisé « Ulchi Freedom », simule sur ordinateur une attaque nord-coréenne.

La Chine « opposée » au développement nucléaire nord-coréen

Séoul et son allié américain assurent que le caractère de ces manœuvres est purement défensif, mais Pyongyang y voit une provocation, son ministère des Affaires étrangères allant jusqu’à les qualifier d’« actes criminels impardonnables, qui pourraient précipiter la péninsule « au bord de la guerre ». L’Armée populaire coréenne (KPA) s’est dite « complètement prête à lancer des frappes préventives de représailles contre toutes les forces offensives ennemies impliquées ».

Le ministre chinois des Affaires étrangères a fait part mercredi à Tokyo, où il est en visite, de son opposition au programme nucléaire de Pyongyang. « Nous avons discuté des derniers développements sur la péninsule coréenne. La Chine est opposée au développement nucléaire nord-coréen et à toute action qui pourrait provoquer des tensions », a déclaré Wang Yi à la presse, après des discussions avec ses homologues japonais et sud-coréen. « La Chine est opposée à toute action qui violerait la résolution 2270 du Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il ajouté.  « La situation actuelle est urgente et grave, car la Corée du Nord a rapidement amélioré ses capacités nucléaires et de missiles balistiques », a de son côté déclaré à Tokyo le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Yun Byung-se. Son homologue japonais, Fumio Kishida, a également condamné ce nouveau tir nord-coréen. « Le Japon, la Chine et la Corée du Sud appellent fermement la Corée du Nord à éviter tout acte de provocation », a-t-il dit.

Tous les ans, ces manœuvres provoquent une montée de tension sur la péninsule, mais, cette année, elles interviennent dans une période déjà très crispée. Après plusieurs mois de tirs nord-coréens de missiles, consécutifs au quatrième essai nucléaire de Pyongyang en janvier, certains experts considèrent que les relations intercoréennes n’ont plus été aussi tendues depuis les années 1970. La nervosité a encore été renforcée par une récente vague de défections au Nord, la plus emblématique étant celle du numéro deux de l’ambassade de Corée du Nord en Grande-Bretagne.

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