L’INDE REJOINT OFFICIELLEMENT « LE RÉGIME DE CONTRÔLE DE LA TECHNOLOGIE DES MISSILES »

IndeÀ défaut d’avoir rejoint le Groupe des fournisseurs de nucléaire (NSG), l’Inde intègre officiellement le Régime de contrôle de la technologie des missiles (RCTM). L’annonce a été faite par le ministre indien des Affaires étrangères ce lundi 27 juin, rapporte The Times of India. C’est la première fois que New Delhi intègre une organisation de ce genre. L’Inde a tenu à « remercier » les ambassadeurs français, néerlandais et luxembourgeois, qui ont validé sa candidature.

Cette nouvelle intervient quelques jours après le refus de la candidature de New Delhi à l’entrée du groupe des fournisseurs de nucléaire, rappelle The Times of India. « La Chine, qui a fait obstacle à la candidature indienne, ne fait pas partie du RCTM » souligne le quotidien avant d’indiquer que l’Inde « essayait » d’intégrer une organisation de contrôle de missiles tels que le NSG ou le RCTM depuis l’accord nucléaire civil signé en 2004 avec les États-Unis.

Avec cette adhésion, l’Inde pourra acheter des « missiles de technologie haut de gamme ». Le but du RCTM, rappelle enfin The Times of India, est de limiter la prolifération de missiles, de roquettes ou encore de systèmes permettant de délivrer des armes de destruction massives.

https://asialyst.com/fr/2016/06/27/l-inde-va-t-elle-se-conformer-aux-normes-internationales-sur-le-nucleaire/

LE LOBBY NUCLÉAIRE ET SES HOMMES DE MAIN

Saint CyrLettre d’Information du Mouvement Contre le Crime Atomique, pour la vie, la planète, les générations futures, l’action efficace contre le lobby nucléaire

Les hommes de main du lobby : une organisation centralisée avec ses ramifications, un État dans l’État, étend ses tentacules sur l’ensemble du pays. Elle a pénétré les institutions et les cabinets ministériels et des préfectures, possède ses relais d’influence dans les assemblées élues, élabore et contrôle les décisions administratives, finance de vaste programmes de propagande et de manipulation, dirige des entités ayant plus de pouvoir que les gouvernements. Depuis soixante ans elle a mis en coupe réglée le pays, pollué et disséminé son poison pernicieux dans les esprits. On l’appelle le lobby  nucléaire.

Polytechnique et corps des mines : un groupuscule, sûr de son pouvoir occulte et de ses liens de connivence de classe agit dans l’ombre depuis plusieurs décennies et décide de la vie de millions d’individus. Et de leur mort. Fonctionnant selon le principe militaire et de caste il coopte ses membres et distribue les postes de pouvoir et de décision au sein des rouages étatico-gestionnaires de la société. Pas une seule institution n’échappe à son contrôle. Vous croyez naïvement que le Ministre décide de quoi que ce soit : faux. Ce sont ces « infiltrés-pseudo experts » du cabinet qui lui font passer le règlement, le décret, le texte de loi à mettre en œuvre et concocté préalablement par le groupe d’intérêt économique dont le bras armé est le « Corps des Mines » prolongement de l’école militaire Polytechnique. Chaque année les 15 premiers de la promotion intègrent « les Mines ». On les retrouve à tous les postes de pouvoir : politiques, économiques, financiers, industriels… Chaque année l’État consacre 100 millions d’Euros à l’école Polytechnique.

L’État et les gouvernements se suivent et se ressemblent. Ils ne dérogent jamais à la règle militariste et belliqueuse de la force. Ils la nomment, dans les relations internationales, force de frappe nucléaire et doctrine de la dissuasion atomique…

De la tête de l’appareil d’État au moindre rouage de pouvoir départemental les afficionados du lobby nucléaire et de ses prérogatives de droit divin sont à l’œuvre.

 C’est que le lobby a mis le « paquet », investit des millions (ceux de la richesse créée par les producteurs-trices) dans sa propagande pour distiller dans l’esprit des hommes et femmes le poison mortel de la croyance théiste atomiste et du renoncement à la pensée libre…

NDLR : une excellent analyse qui, malheureusement, est parfaitement vérifiable à la seule lecture complète de cet article dans lequel beaucoup de noms sont cités ; À lire en intégralité sur : http://www.mcca-ain.org/index.php/lelobby-et-ses-hommes-de-main

L’ASSEMBLÉE NATIONALE NE DOIT PAS GRAVER CIGEO DANS LE MARBRE DE LA LOI

DéchetsLe premier souci de l’État pour garantir la pérennité de l’industrie nucléaire est de glisser les déchets sous le tapis. Depuis un quart de siècle chaque mandature a contribué à l’irréversibilité de l’enfouissement. Mais la palme revient incontestablement à François Hollande qui a accéléré le processus décisionnel en dépit d’échecs successifs. Cette semaine, il remet ça…

Alors que le plus grand nombre est mobilisé contre la scandaleuse la Loi travail, le gouvernement nous propose « une petite manipulation entre amis » dont il est devenu coutumier. Cette semaine arrive dans la plus grande précipitation à l’Assemblée nationale une proposition loi de Gérard Longuet et Christian Namy votée par le Sénat le 17 mai dernier « précisant les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue ». Un rapporteur a déjà été nommé et manifestement les débats vont aller très vite…

Le débat public sur le projet Cigéo a été conduit en dépit du bon sens évitant soigneusement d’associer le public à une réelle discussion sur l’opportunité et les objectifs de l’enfouissement à Bure tel qu’il est proposé par les « apprentis sorciers » de l’Andra…

…il n’est pas admissible que la proposition de loi Longuet arrive si rapidement devant les députés. D’ici le 11 juillet 2016, un travail législatif digne de ce nom ne sera pas possible. Il est urgent d’admettre l’opportunité d’un moratoire et de repousser à l’automne le débat en séance publique. Aucune modalité ne peut à ce jour garantir la sûreté d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue. Il conviendrait que les députés l’admettent. Et il serait donc pour le moins stupéfiant qu’ils engagent l’État et le pays dans une voie aussi périlleuse ne serait-ce qu’en application de l’article Premier de la Loi Bataille qui stipule que « la gestion des déchets radioactifs à haute activité et à vie longue doit être assurée dans le respect de la protection de la nature, de l’environnement et de la santé, en prenant en considération les droits des générations futures. »

Et je laisserai le dernier mot à Madame Sené qui en 1998 écrivait :

« …Si la réversibilité est l’unique moyen de préserver l’avenir et qu’on ne soit pas capable de l’envisager alors nous ne pouvons-nous permettre d’augmenter les déchets existants car nous faisons peser sur le monde à venir une menace sans commune mesure avec le gain qu’il pourra en tirer. » Monique Sené, Gazette du nucléaire n°167/168, août 1998.

Il n’y a à donc aucune urgence si ce n’est celle de mettre un terme au plus tôt à l’exploitation du parc électronucléaire et à une accumulation de déchets que personne ne sait ni gérer ni maitriser

https://blogs.mediapart.fr/guillaume-blavette/blog/260616/lassemblee-nationale-ne-doit-pas-graver-cigeo-dans-le-marbre-de-la-loi

NDLR : le 27 juin, un communiqué de presse commun du Réseau « Sortir du nucléaire« , de la Coordination BureStop et des Amis de la Terre France s’oppose également à une loi expéditive et truquée !

CINQ ANS APRÈS FUKUSHIMA, LE JAPON PEINE À DIGÉRER LA TERRE CONTAMINÉE

Japon terreLe ministère nippon de l’Environnement n’arrive pas à déterminer les moyens de traiter les importants volumes de terre radioactive souillée par la catastrophe de Fukushima.

Selon le journal japonais Mainichi, le ministère envisageait initialement d’utiliser la terre contaminée pour la construction d’autoroutes, en la couvrant d’une couche de béton. Cependant, la durée de vie de cette couche est d’environ de 70 ans, alors que la terre en question ne reviendra à la normale que dans 170 ans.

A l’heure actuelle, au moins 9,1 millions de mètres cubes de terre contaminée et de déchets radioactifs sont stockés dans la préfecture de Fukushima. Des négociations difficiles sont en cours entre le gouvernement japonais et les autorités locales dans l’objectif de définir des zones pour accueillir la terre radioactive…

Pour le moment, les territoires touchés par la catastrophe sont en grande partie décontaminés, mais le problème d’utilisation des déchets radioactifs reste non résolu.

https://fr.sputniknews.com/international/201606271026185461-japon-fukushima-contamination-terre/

LE RUSSE ROSATOM COMPTE BIEN PROFITER DES DÉBOIRES DU NUCLÉAIRE FRANÇAIS

Sans titreDemain matin, débute au Bourget la seconde édition de la World Nuclear Exhibition. Un congrès marqué par les bouleversements de la filière française. Areva est au bord de la faillite. EDF vit des heures difficiles. L’électricien qui doit reprendre les réacteurs d’Areva est sorti du CAC 40 l’an dernier. Il n’a toujours pas signé le contrat britannique des deux EPR d’Hinkley Point. Les problèmes de nos champions contrastent avec la situation des groupes nucléaires étrangers. Le Coréen Kepco travaille sur le chantier des Émirats (le contrat perdu par les français fin 2009). Les Chinois terminent les EPR de Taishan.

Quant au Russe Rosatom, il est en pleine forme. Dans un entretien aux Échos, son directeur général adjoint en charge de l’international, Kiril Komarov, indique avoir gagné les contrats de construction pour 36 réacteurs à l’étranger, dont seize sont déjà en chantier. Tous sont des réacteurs de troisième génération VVR 1200. Le carnet de commandes du groupe s’élève à 110 milliards de dollars contre 34 milliards pour Areva. Le Russe, qui vise 130 milliards d’ici à la fin de l’année, a des ambitions partout dans le monde: au Moyen-Orient, en Asie, dans des pays comme le Bangladesh ou le Vietnam, mais aussi en Europe. « Neuf nouveaux réacteurs sont en construction (sur le Vieux Continent, NDLR) dont sept utilisent des technologies russes, indique Kirill Komarov. Nous cherchons d’autres marchés au Royaume-Uni où on suit de près Hinkley Point. » 

Voilà Paris et Londres avertis. Si pour une raison ou une autre, EDF devait renoncer à l’EPR britannique, inutile de chercher bien loin la compagnie prête à prendre la relève. Le modèle économique de Rosatom c’est « Build, Own, Operate », c’est-à-dire on construit, on possède, on exploite. A l’étranger, le groupe exporte uniquement les réacteurs ayant déjà fonctionné en Russie. Soit l’exact contraire d’Areva, dont le premier EPR fut signé en Finlande avec la réussite que l’on sait: coûts multipliés par trois à 9 milliards d’euros, retard de près de dix ans, négociations rompues entre Areva et son client TVO (les deux parties se réclament mutuellement des milliards d’euros d’indemnités)…

Selon l’expert Lionel Taccoen, directeur de la lettre Géopolitique de l’électricité, la grande force de Rosatom est d’avoir continué à construire des centrales, La France, dont la dernière centrale est sortie en 1991, a vu son processus interrompu pendant seize ans. L’autre atout de Rosatom est d’être soutenu par Moscou. Son président Sergueï Kirienko est un ancien premier ministre de Boris Eltsine et un proche de Vladimir Poutine. « Rosatom n’a pas vraiment de comptabilité, indique Lionel Taccoen. Comme ils ne connaissent pas le coût de ce qu’ils vendent, ils ont la possibilité de proposer des prix attractifs. » A l’exportation, le Russe est l’incontestable numéro un du nucléaire. Pas sûr cependant qu’il conserve longtemps son hégémonie, car les Chinois se montrent menaçants. Eux aussi sont soutenus par le pouvoir politique. Et la Chine, on le sait, a beaucoup d’argent.

NDLR : si EDF et Areva NP continuent à vendre des réacteurs, ce sera comme d’habitude : à perte, seul moyen de faire quelques ventes devant un concurrent qui se fiche du prix de revient. C’est pourquoi il faut abandonner immédiatement ce marché et le nucléaire en général.

http://www.challenges.fr/challenges-soir/20160627.CHA1184/le-russe-rosatom-compte-bien-profiter-des-deboires-du-nucleaire-francais.html

 

BUGEY : URGENT AVANT LE 4 JUILLET 2016 24 HEURES

Stop BugeyIl y a actuellement en cours sur le site de l’ASN deux consultations publiques :
– l’une pour la prolongation jusqu’en avril 2024 du réacteur Bugey 3 (http://www.asn.fr/Reglementer/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/Centrale-nucleaire-du-Bugey-reacteur-3),
– l’autre pour modifier la décision qui autorisait la prolongation du réacteur Bugey 2 jusqu’en avril 2021 (http://www.asn.fr/Reglementer/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/Centrale-nucleaire-du-Bugey-reacteur-2).
Lors de la consultation pour la prolongation du réacteur Bugey 5, il y avait eu plus de 1300 commentaires pour dire non à la prolongation.
Il s’agit donc de faire mieux avant le 4 juillet 2016 à 24 heures.
Pour vous aider à faire un commentaire, si vous voulez argumenter un peu, vous trouverez ci-après quelques suggestions. Vous pouvez aussi vous inspirer des commentaires déjà faits.

Pour Bugey 3 :
Non à la prolongation jusqu’en 2024 de ce réacteur vieux de déjà 37 ans et 9 mois.
Le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire du Bugey a eu sa première divergence en août 1978 et il a été raccordé au réseau électrique en septembre 1978. A ce jour, ce réacteur fonctionne donc depuis 37 années et 9 mois et l’ASN veut le prolonger jusqu’en avril 2024, c’est à dire jusqu’à 44 années et 7 mois. Il y a là de l’inconscience et l’ASN fait prendre le risque à notre région de subir un accident grave avec des conséquences comme à Tchernobyl ou Fukushima. Cette décision est criminelle et j’exige l’arrêt définitif de ce réacteur ainsi que ceux de Bugey 2, Bugey 4 et Bugey 5.
Cette décision de prolongation de ce réacteur jusqu’à 44 ans et 7 mois est insensée car elle fait courir un grave risque d’accident. L’ASN veut-elle faire disparaitre des milliers d’emploi (déjà plus de 6000 emplois à moins de 10 km du site nucléaire), faire évacuer des millions de personnes (Lyon à 30 km), tuer l’économie française (plus d’axe nord-sud par routes, autoroutes, voies ferrées, plus d’aéroport Lyon Saint Exupéry, …). Soyons raisonnable, il faut fermer de suite ce réacteur et les trois autres, d’autant que la loi de transition énergétique diminue la part du nucléaire dans la production électrique française et que pour cela il faut fermer une dizaine de réacteurs d’ici 2025. Actuellement trois réacteurs sont à l’arrêt et notre région n’a pas encore manqué d’électricité, donc on peut arrêter de suite cette centrale.
Selon l’article L593-19 du Code l’Environnement, le réexamen de sûreté effectué au-delà de la 35e année de fonctionnement d’un réacteur électronucléaire entraîne la proposition de dispositions par l’exploitant. Celles-ci ne doivent être soumises à la procédure d’autorisation par l’ASN qu’après enquête publique. Il se trouve que le réacteur Bugey 3 a eu son troisième réexamen de sûreté après 35 années de fonctionnement, puisqu’il a été raccordé au réseau électrique en septembre 1978 et que le rapport de bilan de l’examen de sûreté date du 6 février 2014, soit à 35 ans et 5 mois de fonctionnement. Il est donc nécessaire que les dispositions proposées par l’exploitant soient préalablement soumises à enquête publique avant toute décision de l’ASN.
Il faut arrêter la mascarade de la sûreté nucléaire. L’ASN est sur le point de prendre une décision sur la prolongation du réacteur n° 3 du site nucléaire du Bugey. C’est l’objet de la présente consultation publique. Dans la décision qui nous est soumise, l’ASN ne dit rien des problèmes de pièces non conformes et aux certificats falsifiés par l’usine du Creusot d’AREVA. On peut avoir des doutes sur la fiabilité des contrôles faits par l’ASN. Il est urgent de ne pas prolonger le fonctionnement de ce réacteur et d’arrêter aussi les trois autres.
Hors ce grave problème, on peut être étonné des décisions qui sont imposées à EDF pour ce réacteur avant le 31 décembre 2016 :
– un dispositif de confinement est installé afin d’éviter une dispersion directe du ciel de cuve du réservoir de traitement et de refroidissement d’eau des piscines (PTR) dans l’environnement en cas d’accident : pourquoi le 31 décembre 2016, alors que pour Bugey 2 c’était avant le 31 décembre 2014 et pour Bugey 4 le 31 décembre 2015 ?
– un dispositif est mis en place afin d’éviter une rupture de confinement en cas de rupture de la barrière thermique d’un groupe motopompe primaire : pourquoi le 31 décembre 2016, alors que pour Bugey 2 c’était avant le 31 décembre 2014 ?
– la mise en place de matériels antidéflagrants dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires (BAN) est achevée : pourquoi avant le 31 décembre 2016 alors que pour Bugey 2 c’était le 30 septembre 2014 et pour Bugey 3 le 30 juin 2015 et que l’avis IRSN n° 2011-394 pointait déjà les insuffisances de ce local BAN en matière de résistance au feu et demandait une mise en conformité pour Bugey 2 avant fin 2011 ?
– l’exploitant met en place le déport de la commande de fermeture de la vanne du tube de transfert dans un local protégé des rayonnements en situation accidentelle : pourquoi avant le 31 décembre 2016 alors que pour Bugey 2 c’était le 31 décembre 2013 et pour Bugey 4 le 31 octobre 2014 ?
Lorsque des problèmes de sûreté sont identifiés, les travaux de mise en conformité sont extensibles sur plusieurs années. On a l’impression que l’ASN est plus à la disposition de l’exploitant qu’à assurer la sécurité des citoyen(ne)s.
Il faut arrêter cette mascarade de sûreté nucléaire et fermer définitivement ce réacteur n° 3 ainsi que les trois autres.
Parallèlement à cette consultation, il y a une consultation pour modifier la décision de poursuite du réacteur Bugey 2. Cette modification porte sur le risque de colmatage lié au calorifuge de type Microtherm. Or il est dit que ce type de calorifuge équipe les réacteurs du site de Bugey. Pourquoi n’y a-t-il pas de prescription similaire pour le réacteur Bugey 3 ?

Pour Bugey 2 :
Non à la prolongation de ce réacteur vieux de déjà 38 ans et 1 mois. Même argumentation générale que Bugey 3.

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Merci de votre aide pour faire arrêter cette vieille centrale.
FAITES AUSSI SUIVRE A VOS CONNAISSANCES

AIX : LA SOCIÉTÉ AREVA TA NAGE EN EAUX TROUBLES

AREVA TA…L’État aurait décidé de nationaliser Areva TA (ex-Technicatome), filiale du groupe Areva, qui conçoit, produit et assure la maintenance des réacteurs nucléaires de propulsion navale. Sur le pays d’Aix, la société compte pas moins de 1250 employés, répartis sur deux sites : l’un est situé dans l’enceinte du commissariat à l’énergie atomique de Cadarache (750 salariés), l’autre sur le pôle d’activité d’Aix-Les Milles. Concrètement, l’agence des participations de l’État (APE) devrait racheter à Areva 50 % de sa filiale, qui conçoit les chaudières du porte-avions Charles-de-Gaulle et des sous-marins nucléaires français. Le groupe naval DCNS monterait quant à lui dans le capital, passant de 6,5 % à 20 % et le CEA participerait de 20 %. Pour boucler la boucle, EDF conserverait son investissement à hauteur de 10 %…

Les inquiétudes du syndicat ne portent pas tant sur la préservation de l’emploi (« on a une activité régalienne qui nous occupe » indique Guy-Laurent Lagier) que sur la défense des statuts des salariés. « La question se pose néanmoins pour les 300 employés qui travaillent actuellement sur le projet de réacteur de recherche Jules Horowitz (RJH), piloté par la Direction de l’énergie nucléaire du CEA. Que deviendront-ils quand ce sera terminé ? La répartition 50 %, 20 %, 20 %, 10 % va être mise en place fin 2016 ou début 2017 mais pour combien de temps ? »

Présent lors du premier jour du congrès, Bruno Blanchon, secrétaire de la branche atomique de la fédération CGT Mines-Énergie et coordinateur CGT d’Areva, est revenu quant à lui sur les graves difficultés rencontrées par Areva. « L’entreprise est en position d’être liquidée, Emmanuel Macron l’a dit devant l’Assemblée nationale », a souligné Bruno Blanchon. Un plan de départs volontaires concernerait actuellement 4000 personnes dans la société.

http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4002016/la-societe-areva-ta-nage-en-eaux-troubles.html

VAUCLUSE : LE MALAISE DES « SUPER » AGENTS DE SÉCURITÉ AU CEA CADARACHE

CadaracheLa Force locale de sécurité (FLS) du site craint de se voir remplacer dans certains domaines par la gendarmerie.

Les FLS sont pompiers, secouristes et agents de sécurité, et interviennent à la moindre alerte en moins de dix minutes.

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Pour cette raison, les membres du FLS, la Force locale de sécurité du CEA Cadarache feront grève ce matin et mardi prochain, mais sans déserter leurs postes. Maintenus pour des raisons de sécurité. Ce qui n’empêchera pas les agents de repos de tracter devant le site, créant un bouchon qui, selon les prévisions, pourrait s’étendre sur l’A51, jusqu’au tunnel, et sur la nationale jusqu’au pont de Mirabeau.

« Plutôt que lever le niveau des FLS, il est plus simple de mettre des gendarmes« 

Les raisons de ce mouvement de protestation ?

La volonté du gouvernement de remplacer dans une partie de leurs fonctions ces agents extrêmement polyvalents et surentraînés par des forces du Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie. (PSPG). L’objectif de cette mesure est de faire ainsi face aux menaces d’attentats terroristes qui planent désormais au-dessus des centres nucléaires et biochimiques dits « sensibles ». C’est le contre-amiral Renaudeau, directeur de la protection des installations et activités de la Défense (DPID) qui a annoncé la nouvelle aux représentants syndicaux du FLS le 7 juin dernier.

Lors d’une audition en novembre 2015 devant la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, il avait également souligné une volonté de « répartition des tâches entre les différentes composantes du volet humain de la protection, c’est-à-dire les gendarmes spécialisés, les militaires non armés, les agents civils de l’État et les sociétés privées ». Cette redistribution interviendra progressivement (elle est programmée pour mi-2017 pour Valduc, premier centre concerné), mais elle ne devrait pas épargner Cadarache. Ce site civil possède en effet la particularité de compter une « enclave militaire », l’Installation nucléaire de base secrète qui produit du combustible pour les moteurs d’engins nucléaires.

Dimanche matin, ils ont donc tracté à l’entrée du site, afin d’informer les employés du CEA et d’envoyer un message au comité national qui se tient aujourd’hui. Déterminés à se battre. Une déformation professionnelle peut-être….

http://www.laprovence.com/article/edition-aix-pays-daix/4004099/cea-cadarache-le-malaise-des-super-agents-de-securite.html

BURE : DESTRUCTION DE LA FORÊT DE MANDRES-EN-BARROIS PAR L’ANDRA: LES ASSOCIATIONS DÉPOSENT PLAINTE

Andra forêtCommuniqué commun des associations Bure Zone Libre, Bure Stop 55, France Nature Environnement, Meuse Nature Environnement, les Amis de la Terre, MIRABEL LNE et Réseau “Sortir du nucléaire“.

 D’importants travaux sont en cours de réalisation dans le Bois Lejuc situé sur le territoire de la commune de Mandres-en-Barrois. Ces travaux ont débuté sans aucune autorisation préalable de la Préfecture, et en violation des dispositions de l’article L 341-3 du Code forestier qui posent que « nul ne peut user du droit de défricher ses bois et forêts sans avoir préalablement obtenu une autorisation ».
L’Andra commence la destruction du Bois Lejuc alors que le projet CIGEO est très loin d’obtenir les autorisations nécessaires pour la création du centre d’enfouissement des déchets radioactifs. La propriété même de cette forêt communale par l’Andra est remise en cause par des habitants de la commune. Ces derniers ont déposé une requête en annulation à l’encontre de la délibération procédant à l’échange de bois entre la commune et l’Andra.
 En pleine illégalité, l’ANDRA tente d’instaurer un climat de tensions
 Face aux habitants et militants qui s’organisent et se mobilisent pour défendre la forêt, l’Andra multiplie les provocations et tente de mettre en place une véritable stratégie de tension [1] alors qu’elle-même se trouve dans l’illégalité la plus totale face aux travaux réalisés dans cette forêt.
 La mobilisation s’amplifie sur le terrain, les occupants de la forêt s’installent dans la durée et invitent toutes et tous à venir les rejoindre et à les soutenir !
 Plusieurs habitants de la commune et les associations Bure Zone Libre, Bure Stop 55, France Nature Environnement, Meuse Nature Environnement, les Amis de la Terre, MIRABEL LNE et le Réseau “Sortir du nucléaire“ ont donc déposé plainte pour infractions au Code forestier le 22 juin 2016.

[1]  http://www.sortirdunucleaire.org/Dans-la-foret-liberee-de-Mandres-la-strategie-de

 Retrouvez le dossier juridique : http://sortirdunucleaire.org/Destruction-de-la-foret-de-Mandres-en-Barrois-par
 

EXPOSITION : « LA POLYNÉSIE FRANÇAISE SOUS LA BOMBE »

PolynésieDans le cadre des manifestations des commémorations du premier tir nucléaire « Aldebaran » au fenua, il y a 50 ans, le Conseil Économique Social et Culturel (CESC) organise, en son sein, une exposition ouverte au public, intitulée « La Polynésie française sous la bombe ». Plusieurs aspects de cette période seront abordés au travers de cette exposition de plus d’une dizaine de tableaux avec, entre autre, « le mensonge sur les retombées », « le bouleversement économique et social », ou encore « les effets de la radioactivité sur la santé ». Une exposition qui se déroulera du 27 juin au 8 juillet prochain. Le président de l’institution, Winiki Sage considère que cette exposition est « un devoir de mémoire » et s’associe volontiers aux associations de défense des droits des victimes du nucléaire. Il espère aussi, à travers cet évènement, sensibiliser d’autres personnes. Winiki Sage considère que « le travail n’est pas fini » et attend que les promesses faites par le Président de la République François Hollande, lors de sa visite au fenua en février dernier, se concrétisent.

A noter que le vendredi 1er juillet, une conférence-débat publique sera organisée au CESC. Elle sera animée par les associations Moruroa e Tatou et 193. Pour le président du CESC il est important « que ces choses ne s’oublient pas »

Des invités de marque sont attendus en Polynésie pour cette commémoration des 50 ans du premier tir nucléaire au fenua avec la présence de Tadatoshi Akiba, ancien maire de la ville de Hiroshima ou encore Bruno Barillot ancien délégué au Conseil d’orientation sur le suivi des conséquences des essais nucléaires.

http://www.radio1.pf/lere-du-nucleaire-et-ses-consequences-sexposent-au-cesc/

 

 

“TCHERNOBYL N’EST PAS DERRIÈRE NOUS, LA CATASTROPHE VIENT À PEINE DE COMMENCER” – PAR YOURI BANDAJEVSKY, SCIENTIFIQUE EN EXIL

YouriLe scientifique en exil Youri Bandajevsky, 59 ans, fut le premier scientifique à implanter au Belarus un institut pour étudier les effets de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl sur la santé des populations, en particulier celle des enfants ; il est situé près de Gomel, à 200 km environ de la frontière ukrainienne. Il fut interpellé au Belarus en 1999 et condamné à huit ans de détention pour avoir prétendument obtenu des pots de vin de la part de familles désireuses de faire entrer leurs enfants à l’Institut médical d’État de Gomel. Il a toujours nié ces accusations (1).

L’Académie Nationale des Sciences ainsi que Amnesty International ont communiqué qu’on l’a arrêté pour sa remise en question de la politique sanitaire publique du Belarus relativement à la gestion des conséquences de la catastrophe nucléaire. Il a été libéré en 2005, a obtenu la citoyenneté française grâce au soutien d’organisations de droits de l’homme en Union Européenne, en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne. Il dirige aujourd’hui un centre médical de soins près de Kiev, qui se consacre aux examens et à la prise en charge sanitaire des victimes de Tchernobyl.

Bandajevsky n’est pas revenu au Belarus, de crainte que sa famille n’y soit victime de persécutions, voire arrêtée par les autorités.

Voilà quelques-unes de ses observations (extraits choisis, pour la clarté du propos) :

KIEV, Ukraine – « Quand on vous dit qu’on connaît aujourd’hui à peu près tout des effets de la catastrophe de Tchernobyl en Ukraine et au Belarus, permettez-moi de vous dire qu’on vous mène en bateau. Comment dire… c’est aujourd’hui seulement, soit 30 ans après le début de cette catastrophe, qu’on peut commencer à mesurer ses effets. Nous avons établi notamment que le Belarus a été touché bien plus qu’on ne l’a dit. Les retombées radioactives ont été bien plus importantes qu’on ne le prétend. La radioactivité déversée sur les populations a en vérité atteint un niveau de dose démentiel. Voilà ce que mon équipe de chercheurs et moi avions pu observer dès notre arrivée à Gomel en 1990, lorsque nous avons mis sur pied l’institut médical (qui est aujourd’hui devenu une université)…

On a commencé par étudier les effets des fortes doses parce que Gomel était situé à l’épicentre du plus haut niveau de contamination. Par la suite, nous avons commencé à nous intéresser à l’accumulation des éléments radioactifs dans les organes internes au corps, relativement aux faibles doses, notamment chez les enfants. On a très vite vu qu’un ensemble complexe de pathologies avaient affecté le système endocrinien (c’est lui qui produit les hormones), le système cardiovasculaire ainsi que la totalité quasiment des organes internes. De telles recherches n’avaient jusqu’alors jamais été faites au Belarus, et personne à ce jour ne fait plus de recherches similaires…

A ce jour, nous avons examiné environ quatre mille enfants de la seconde génération ; la plupart d’entre eux sont victimes de graves atteintes au système cardiovasculaire. C’est ce que j’avais déjà commencé à observer au moment où j’ai dû quitter le Belarus. Je suis particulièrement préoccupé par les irrégularités que j’ai pu noter chez les adolescents, surtout les garçons de la classe d’âge 12 -17…

J’ai par exemple tenté de conduire des personnalités sensibilisées jusqu’au cimetière de Ivankiv afin qu’elles mesurent du regard le nombre impressionnant de tombes – beaucoup de personnes décédées à un très jeune âge. Il est évident que les statistiques officielles ne mesurent pas cette réalité…

…De mon point de vue, la catastrophe de Tchernobyl ne relève pas du passé, elle commence à peine…

L’article complet sur : http://www.fukushima-blog.com/

Source originale en anglais : http://www.usatoday.com/story/news/world/2016/04/17/nuclear-exile-chernobyl-30th-anniversary/82896510/

LE VIETNAM SOUTIENT LE DIALOGUE DANS LE RÈGLEMENT DU PROBLÈME NUCLÉAIRE DE LA CORÉE DU NORD

Corée 25 juinLa position constante du Vietnam est de soutenir le règlement de tous les désaccords dans la question nucléaire de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) par le dialogue« , a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lê Hai Binh.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lê Hai Binh a fait cette remarque le 24 juin en réponse à la question de journalistes relative aux commentaires du Vietnam après deux essais de missiles à moyenne portée Musudan par la RPDC le 22 juin. 
Le porte-parole préoccupé par les essais de missiles par la RPDC, ajoutant qu' »ils ont violé les résolutions afférentes du Conseil de sécurité de l’ONU et accentuent la tension dans la région ».
Le Vietnam soutient les efforts de maintien de la paix, de la stabilité et du développement en péninsule coréenne, ainsi que dans la région et dans le monde, a-t-il poursuivi, appelant au respect strict des résolutions afférentes du Conseil de sécurité de l’ONU.

http://lecourrier.vn/le-vietnam-soutient-le-dialogue-dans-le-reglement-du-probleme-nucleaire-de-la-rpdc/309119.html

APPEL D’ETB-BELRAD ASSOCIÉS POUR CONTINUER À PROTÉGER LES ENFANTS IRRADIÉS DE TCHERNOBYL

ETB2L’Institut indépendant BELRAD (Voir sur notre site la création de BELRAD et son histoire) a besoin de 15 000 €/mois minimum pour payer ses 30 collaborateurs et les frais de la protection des 25000 enfants les plus exposés vivant dans les régions polluées par l’accident de Tchernobyl.
Notre association, ETB a été fondée le 27 avril 2001, à la demande du Professeur Vassili Nesterenko pour apporter à BELRAD l’aide financière nécessaire à ses interventions sur le terrain. BELRAD réalise notamment des mesures de la contamination radioactive dans l’organisme des enfants. Ces informations sont transmises aux habitants et on explique aux mères de famille comment éliminer une grande partie des radionucléides radiotoxiques présents dans les aliments. Des cures intermittentes de pectine de pomme chez les enfants contaminés réduisent la charge corporelle en radiocésium qui est cause de nombreuses maladies. ETB reçoit de BELRAD des informations fiables sur la situation sanitaire du Belarus. Tout compris, investissement et fonctionnement, elle doit assurer 75 à 80% de la rubrique recettes du budget de l’Institut.

Le premier geste de solidarité à effectuer : contribuer personnellement en faisant régulièrement un don. Le maintien des installations (maison de Belrad, équipements, véhicules etc) et la survie de l’équipe de BELRAD en dépendent.

ETB et BELRAD forment une équipe pour protéger les enfants exposés aux rayonnements ionisants artificiels de Tchernobyl. Ainsi, le Directeur de BELRAD est statutairement le premier vice-président d’ETB.
Chaque don fait l’objet d’un reçu fiscal permettant une déduction des 2/3 de sa valeur du montant de l’impôt sur les revenus. Ainsi, verser 100 à ETB revient en fait in fine à ne payer que 33. Tout don compte et représente pour ETB une contribution précieuse à la tenue de ses engagements envers BELRAD.
Sans BELRAD, aucune radioprotection ne serait plus apportée aux enfants du Belarus et plus aucune mesure de la contamination corporelle des habitants du pays ne serait effectuée. La principale source d’information scientifique sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl disparaîtrait.
Dans une telle situation, la désinformation et la négation de l’effet des radiations de Tchernobyl, auraient libre cours.“

http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php

LA CHINE DÉVOILE UNE NOUVELLE VERSION DE SON SOUS-MARIN NUCLÉAIRE TYPE 093

ChineUne nouvelle image apparue sur internet le 21 juin fournit la confirmation de la plus récente version du sous-marin nucléaire d’attaque chinois Type 093

Publiée sur des forums chinois, l’image montre que le nouveau sous-marin de la classe Shang semble avoir une nouvelle “bosse” après le massif (le kiosque) qui pourrait être destinée à réduire les tourbillons qui émergent de la base du massif, ce qui peut aider à réduire la trainée et le bruit.

Un article publié le même jour sur Guancha.com prétend que le sous-marin utilise aussi une version à lancement vertical du missile de croisière anti-navire YJ-18 et une version navalisée du missile de croisière d’attaque contre la terre à longue portée DF-10. La nouvelle photographie ne permet cependant pas de confirmer que la “bosse” cache des missiles de croisière à lancement vertical.

On ignore quelle est la place exacte de ce sous-marin dans le programme Shang. Le rapport 2016 du Pentagone sur l’armée chinoise indiquait il y a quelques mois que la Chine continuait d’améliorer sa force de SNA et que 4 sous-marins de la classe Shang rejoindraient la flotte. Le rapport citait un système de lancement de missiles la verticale et la capacité de lancer le YJ-18.

Depuis quelques temps, certaines informations évoquent la possibilité que, à partir du 3è exemplaire, les sous-marins aient été allongés par rapport aux 2 premiers Shang. Peut-être pour recevoir un Dry Dock Shelter comme cela semble être le cas sur la photo. Même si son authenticité ne peut être garantie, il pourrait s’agir du 3è exemplaire. Cette version est baptisée Type 093A.

Cependant, il y a aussi des informations fiables qui indiquent que les Chinois ont développé un sous-marin nucléaire lanceur de missiles de croisière (SSGN), baptisé Type 093G.

http://www.corlobe.tk/spip.php?article41533

 

ÉNERGIE NUCLÉAIRE : LA NOUVELLE MAINMISE DE LA RUSSIE SUR L’EUROPE ?

Russie…le pays de Vladimir Poutine semble se tourner peu à peu vers l’énergie nucléaire pour étendre sa sphère d’influence dans le monde. Une nouvelle stratégie qui pose problème à certains pays européens.

La Russie mise depuis toujours sur ses exportations de pétrole et de gaz pour s’assurer un levier diplomatique important sur l’Europe. Les récents conflits en Ukraine et les sanctions économiques internationales prises à l’encontre de la Russie ont cependant donné un coup de frein aux exportations du pays, qui n’aura finalement pas mis longtemps avant de trouver une nouvelle industrie vecteur d’influence dans l’Union européenne : l’énergie nucléaire. Les sanctions internationales, si elles ont affecté les exportations de pétrole et de gaz russe, ne semblent en effet pas influer sur la capacité de la Russie à fournir de l’énergie nucléaire dans le monde. Doucement, mais sûrement, Rosatom assoie l’influence mondiale russe.
Malgré des accidents comme Tchernobyl ou Fukushima, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) prédit une croissance continue de l’énergie nucléaire durant les 15 prochaines années. Le dernier rapport de l’agence table sur hausse du secteur entre 17 % et 94 % d’ici 2030. La Russie capitalise aujourd’hui sur ces prévisions de croissance et construit petit à petit des centrales nucléaires aux quatre coins du monde, se créant ainsi le début d’un vaste empire allant de l’Amérique du sud au Moyen-Orient, en passant par l’Afrique, l’Asie, l’Amérique du nord et bien sur, l’Europe. 
Principal acteur derrière cette incroyable expansion : Rosatom, une entreprise publique russe, autorisée depuis 2007 par la loi fédérale à poursuivre et à « mettre en œuvre la politique de l’énergie atomique nationale dans l’intérêt de la Fédération de Russie et de ses citoyens ». A sa tête depuis 2005, Sergeï Kirienko, Premier ministre de la Fédération de Russie pendant quelques mois en 1998 et ami proche de Vladimir Poutine

Au lendemain de Fukushima, Rosatom a non seulement conservé l’ensemble de sa capacité de production et de ses projets en cours, mais l’entreprise a également, depuis 2011, augmenté son portefeuille de 60 %. Elle opère dans 40 pays et dispose d’un portefeuille de commandes à l’étranger représentant 101 milliards de dollars sur les 10 prochaines années. 29 projets sont en cours aujourd’hui à travers le monde : en Turquie (Akkuyu), en Arménie, au Vietnam, au Bangladesh, en Inde (Kudankulam), en Chine (Tianwan), en Hongrie (Paks) ainsi qu’en Finlande et en Biélorussie (Astravets)… 

http://www.jolpress.com/energie-nucleaire-la-nouvelle-mainmise-de-la-russie-sur-leurope-article-833942.html

LA CORÉE DU NORD EXCLUT UNE REPRISE DES POURPARLERS SUR LE NUCLÉAIRE

CoréeLa Corée du Nord n’est pas dans l’optique de reprendre les discussions sur son programme nucléaire, a indiqué ce jeudi à Pékin une diplomate de haut rang de Pyongyang.

Malgré des appels répétés de la Chine, son plus proche allié, « pour l’instant, nous n’avons pas l’intention de participer à des discussions », a indiqué ce jeudi, depuis Pékin, Choe Son-Hui, directrice-générale adjointe du Bureau des affaires nord-américaines du ministère nord-coréen des Affaires étrangères. 

Pékin ne convainc pas Pyongyang.

Les discussions pour faire cesser le programme d’armements nucléaires, hébergées par la Chine, réunissent également la Corée du Sud, les États-Unis, la Russie et le Japon. Mais le gouvernement nord-coréen a quitté en 2009 les « pourparlers à six » visant à obtenir l’abandon de son programme d’armements nucléaires, avant de mener dans la foulée son deuxième essai atomique. Pékin, principal soutien économique et diplomatique de la Corée du Nord, exhorte inlassablement à la reprise de ces pourparlers. Mais Washington, Séoul et Tokyo réclament au préalable du gouvernement nord-coréen – lequel a mené deux tirs balistiques cette semaine – des actions tangibles vers une dénucléarisation.

Par A.M avec AFP

http://www.bfmtv.com/international/la-coree-du-nord-exclut-une-reprise-des-pourparlers-sur-le-nucleaire-993171.html

INSTALLATIONS NUCLÉAIRES : POURQUOI IL FAUT DÉMANTELER DÈS MAINTENANT

démantèlementUne pierre de plus dans la chaussure d’EDF ! Début juin, l’entreprise publique a en effet annoncé qu’elle allait reporter “de plusieurs décennies” le démantèlement de ses réacteurs qui ne sont plus en fonctionnement. Raison invoquée : les difficultés techniques que pose cette déconstruction. Avec une facture qui s’alourdit de plusieurs milliards d’euros. Un nouveau tour de passe-passe financier pour l’énergéticien, qui doit déjà faire face à des investissements colossaux dans sa filière nucléaire, notamment confrontée au vieillissement de son parc et à la chute des prix de l’électricité.

Si EDF invoque des difficultés techniques, il ne faut néanmoins pas être dupe : il s’agit avant tout de magouiller pour maquiller la situation financière désastreuse d’EDF, plombée par une filière nucléaire en capilotade. Si l’échéance est repoussée, les provisions affectées au démantèlement seront mécaniquement fortement réduites. Et les reprises de provisions conséquentes solidifieront considérablement son bilan et amélioreront son résultat.

Il faut démanteler tout de suite.

De même que pour l’Agence de sûreté nucléaire, cette décision est inacceptable. De nombreuses installations sont à démanteler ou sont déjà en cours de démantèlement : des réacteurs de recherche, des réacteurs UNGG (ancienne filière française dite « Graphite gaz »), des installations du « cycle » nucléaire, etc.

Car s’il est vrai que l’opération s’avère très coûteuse et très complexe, elle est par contre techniquement tout à fait possible. Un certain nombre d’installations ont déjà été entièrement démantelées, en particulier aux États-Unis : on parle de « retour à l’herbe », signifiant que la totalité des bâtiments et des installations ont été détruites. Ne reste alors que des grillages délimitant le périmètre de l’installation initiale.

Dans ce cas tout n’est pas solutionné puisqu’il reste alors de très grandes quantités de déchets nucléaires à gérer et le sol peut avoir été contaminé. En France, un nombre non négligeable de ces déchets n’ont pas aujourd’hui de filière de gestion et restent, pour le moment stockés sur les sites de démantèlement…

La vérité de l’industrie nucléaire est celle d’une fuite en avant permanente dont les générations futures paieront les coûts exorbitants…

http://energie-climat.greenpeace.fr/installations-nucleaires-pourquoi-il-faut-demanteler-des-maintenant

LA ROCHELLE: LE « SUNNY SIDE OF THE DOC » RÉCOMPENSE UN DOCUMENTAIRE FRANÇAIS SUR FUKUSHIMA

Sunny sideRoad Fukushima, documentaire français sur la catastrophe nucléaire au Japon en 2011, a remporté jeudi une mention spéciale du jury au 27e festival du marché du film documentaire « Sunny side of the doc » de La Rochelle où quinze documentaires figurent au palmarès.
Présenté par la société de production française Kami Productions et soutenu par le Pôle média Grand Paris, le documentaire Road Fukushima a reçu la mention spéciale du jury. Ce web documentaire, filmé comme un road trip, emmène le spectateur, équipé d’un compteur Geiger, à travers des villes fantômes jusqu’à Fukushima, sinistrée par un tsunami puis une catastrophe nucléaire en 2011.
Road Fukushima figurait dans la catégorie Docunexion, qui permet aux œuvres primées d’être ensuite présentées aux prochaines Rencontres internationales du film documentaire de Montréal (RIDM) qui se tiendra en novembre 2016. Un second documentaire, Syria calling, qui a remporté le Prix docunexion Québec-France du « Sunny side of the doc », traversera également l’Atlantique.
Le jury indépendant a notamment distingué neuf œuvres, parmi une quarantaine, qui concouraient dans les différentes catégories de +pitch+, durant lesquels les auteurs, réalisateurs ou producteurs soumettaient une bande annonce de 2 à 4 minutes aux décideurs de l’industrie du documentaire pour les convaincre d’acheter leur projet.
Les autres prix portaient sur les catégories meilleur projet Histoire naturelle et animalier, Enjeux planétaires, Arts et culture, création digitale mais aussi Histoire, Eurovision et projet asiatique.
Selon les organisateurs, 2.080 professionnels ont participé à cette 27e édition du marché documentaire, dont 287 décideurs internationaux de 53 nationalités différentes.
(©AFP / 23 juin 2016 20h58)

http://www.romandie.com/news/La-Rochelle-le-Sunny-side-of-the-doc-recompense-un-documentaire-francais-sur-Fukushima/714480.rom

SOUPÇONS SUR LA SÛRETÉ DE DIX-HUIT RÉACTEURS NUCLÉAIRES FRANÇAIS

Générateur 2La série noire continue pour EDF. Et chaque nouvel épisode renforce les inquiétudes. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a révélé, dans une note publiée jeudi 23 juin, que « certains générateurs de vapeur de réacteurs d’EDF pourraient présenter une anomalie similaire à celle de la cuve de l’EPR de Flamanville [Manche] ».

Concrètement, ont été décelées des zones de concentration importante en carbone, « pouvant conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu’attendues ». Pas moins de dix-huit réacteurs sont concernés, sur les cinquante-huit du parc électronucléaire français. Or, à la différence de l’EPR normand, encore en chantier, ceux-ci sont en activité.

En avril 2015, l’ASN avait révélé que l’acier des calottes (couvercle et fond) de la cuve de l’EPR en construction à Flamanville était fragilisé par une teneur excessive en carbone, dans certaines zones. Cela réduit la résistance de cette pièce cruciale, où s’opère la fission des atomes et qui doit donc être à toute épreuve. Cette anomalie avait été qualifiée de « très sérieuse » par le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet. Des tests sont toujours en cours et il est possible qu’EDF soit finalement obligé de remplacer ces calottes.

A la suite de la découverte de ces défauts, l’autorité de contrôle a demandé à EDF de mener des audits sur d’autres pièces susceptibles de présenter, elles aussi, une concentration trop élevée en carbone. Il s’avère que tel est effectivement le cas du « fond primaire » – une pièce en acier forgé en forme de demi-sphère – de certains générateurs de vapeur…

Les générateurs de vapeur potentiellement défectueux équipent, indique l’ASN, dix-huit réacteurs de neuf centrales : le réacteur 1 du Blayais (Gironde), le 4 du Bugey (Ain), les B1 et B2 de Chinon (Indre-et-Loire), les 1 et 2 de Civaux (Vienne), les 2, 3 et 4 de Dampierre (Loiret), le 1 de Fessenheim (Haut-Rhin), les 2 et 4 de Gravelines (Nord), les B1 et B2 de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher), ainsi que les quatre tranches du Tricastin (Drôme)…

Et le même soupçon vaut aussi pour d’autres pièces, installées sur des réacteurs français ou étrangers, qui sont sorties de l’usine du Creusot (Saône-et-Loire) d’Areva et dont le suivi de fabrication est entaché d’« anomalies », irrégularités ou falsifications.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/06/23/soupcons-sur-la-surete-de-18-reacteurs-nucleaires-francais_4956816_3234.html#xtor=RSS-3208

 

PAS D’ARGENT POUR LE NUCLÉAIRE – PAS D’ARGENT POUR EDF !

STOP BUGEYQue pouvons-nous faire, nous citoyens et consommateurs d’électricité ?

– Les alertes au pouvoir politique, l’interpellation des élus, les recours juridiques, sont des actions nécessaires mais qui se heurtent en permanence au pouvoir de l’État nucléaire.

– Chaque abonné au réseau de distribution publique d’électricité peut par contre couper immédiatement les vivres à l’industrie nucléaire, en choisissant un des 5 fournisseurs d’électricité produite à 100% par les énergies renouvelables et identifié sur le site public http://www.energie-info.fr/ Comparateur-et-outils :

ENERCOOP : http://www.enercoop.fr/,

ENALP : http://www.enalp.fr/

ENERGEM : http://www.energem.fr/

LAMPIRIS : https://www.lampiris.fr/

PLANETE OUI : https://www.planete-oui.fr/

Pour plus de détails : http://www.stop-bugey.org/actions/pas-dargent-pour-le-nucleaire-pas-dargent-pour-edf/

Message diffusé par l’association ARRÊT DU NUCLÉAIRE SAVOIE ()

LA CORÉE DU NORD A PROCÉDÉ A UN NOUVEAU TIR DE MISSILE D’UNE PORTÉE DE 400 KM

Corée du nordLe 22 juin, Pyongyang a tiré deux missiles ce mercredi matin, dont un a réussi à parcourir 400 km, provoquant les vives craintes de la Corée du Sud. L’autre lancement aurait quant à lui échoué.

L’inquiétude de la Corée du Sud est grandissante. Selon le ministère sud-coréen de la Défense, l’un de ces lancements de missiles Musudan a échoué, mais l’autre engin a pu parcourir 400 km. Ces révélations inquiètent également les États-Unis, dont les bases américaines de l’île de Guam, dans le Pacifique se trouvent à plus de 3 000 km de la Corée du Nord. La portée du Musudan serait de 2500 à 4000 kilomètres. Il pourrait donc atteindre la Corée du Sud, le Japon et l’île de Guam. Le département d’État américain a condamné ces tirs avec force, déclarant qu’il s’agissait d’une violation claire des résolutions de l’ONU interdisant à Pyongyang l’usage de toute technologie balistique. 

La tentative de lancement qui a probablement échoué a eu lieu vers 6h (minuit, mardi en France). Deux heures plus tard, le second Musudan a été lancé et a atterri en mer du Japon, à 400 kilomètres de là. Dans un communiqué, le ministère précise que « la Corée du Sud et les États-Unis mènent des analyses supplémentaires ». 

Ce serait le premier lancement réussi, après quatre essais ratés de tirs de Musudan en avril dernier et un pas en avant important pour la Corée du Nord, qui cherche à se doter d’une force de frappe nucléaire capable d’atteindre le continent américain. Les trois échecs d’avril avaient été perçus comme un revers avant un congrès historique du parti unique nord-coréen, censé célébrer les réussites du régime…  

afp.com/KCNA

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/la-coree-du-nord-a-procede-a-un-nouveau-tir-de-missile-d-une-portee-de-400-km_1804823.html

 

UN EXERCICE D’INTRUSION « TERRORISTE » SIMULÉ À LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE TIHANGE

TihangeBelgique : Dans le cadre de la menace terroriste sur les sites sensibles, un exercice policier a été mené sur le site de la centrale nucléaire de Tihange mardi.

L’opération était destinée à tester de nouvelles procédures qui pourraient être mises en œuvre en cas d’une potentielle attaque terroriste ou d’une intrusion sur le site tihangeois, ont indiqué les autorités hutoises. Plusieurs dizaines de policiers et de militaires ont été mobilisés sur le site de la centrale nucléaire de Tihange entre 8h30 et 12h30 mardi.

L’exercice qui se répète chaque année reposait sur un scénario d’une « intrusion à caractère éventuellement terroriste avec maîtrise et évacuation des assaillants« , a indiqué Serge Dauby, porte-parole de la centrale nucléaire de Tihange.

Avec le maintien du niveau d’alerte terroriste à 3 par l’OCAM, la simulation de ce mardi prenait un caractère particulier et les moyens déployés étaient plus importants que d’habitude.

« Des agents de la police locale de Huy, des membres des forces spéciales de la police fédérale et de l’armée étaient présents« , affirme M. Dauby.

« Un appui aérien des équipes héliportées de la police fédérale est également entré en action. La population avait bien entendu été prévenue à l’avance de l’organisation de cet exercice.« 

Après l’opération fictive mais réaliste, les services concernés ont procédé à un premier débriefing à chaud.

« Le résultat de l’exercice est positif« , se réjouit Serge Dauby.

« Et même si, selon différents experts, le niveau est déjà très bon en matière de sécurité à la centrale de Tihange, nous avons toute une série d’enseignements à tirer pour encore améliorer cet aspect ainsi que la coordination entre les différents services. Au final, il faut que la police connaisse le site de Tihange comme son jardin afin d’intervenir le plus efficacement possible. Ce type d’exercice est instructif, c’est une certitude. »

http://www.dhnet.be/actu/belgique/un-exercice-d-intrusion-terroriste-simule-a-la-centrale-nucleaire-de-tihange-57695f1e35705701fd8bc0e1

UN VILLAGE GAULOIS CONTRE LE NUCLÉAIRE : BURE

St GratienDimanche 19 juin, une journée thématique « Antinucléaire », s’est déroulée à St-Gratien (Val d’Oise) organisée par le collectif « L’irréductible » qui précisait « nous avons choisi de parler de cette lutte qui nous tient à cœur, car Bure est un site qui a pris beaucoup d’ampleur ces dernières années ».

Quel rapport entre Bure, petit village de la Meuse à 64 kilomètres de Nancy, ses 80 habitants, et le nucléaire ?

La projection de deux films « Bure, tous n’ont pas dit oui » et « Poubelle la vie » retrace la lutte commencée depuis 30 ans, contre un projet d’enfouissement des déchets nucléaires.

L’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs ) installe en 2000 un laboratoire de recherches géologiques à Bure, laboratoire transformé en centre industriel de stockage géologique (Gigéo) pouvant permettre l’arrivée des premiers déchets nucléaires en 2025.

Depuis le début il n’y a eu aucune consultation des populations concernées et peu d’information sur les risques concernant le Centre de stockage en surface, le transport ferroviaire nucléaire à haut risque, et les 350 kilomètres de galeries à 500 mètres de profondeur.

Les habitants de Bure, Ribeaucourt, Bonnet, Mandres (les communes les plus concernées), des milliers d’habitants de la région, d’élus, d’experts refusent le stockage sous terre des déchets nucléaires et s’opposent avec ténacité au rouleau compresseur du lobby nucléaire.

Ces deux films nous informent sur ce bras de fer, cette résistance acharnée traduite par des manifestations, campagnes d’information indépendantes, blocages, recours juridiques… Toutes ces actions visent à se dresser contre un projet dans lequel le risque permanent d’accident et de contamination radioactive deviendrait quotidien.

Cette journée a été suivie de la présentation d’un extrait d’un film de fiction réalisé en super 8 fait de saynètes de théâtre imaginées avec les habitants de Bure, à l’initiative du collectif “ Les Scotcheuses “ sur le thème d’une post catastrophe se terminant avec la projection du web documentaire sur le projet de centrale nucléaire de Jaitapur en Inde “ Are Vah ! “ de Micha Patault et Sarah Irion.

Et ensemble de clamer : « Bure c’est ni ici, ni ailleurs ! »

Article et photo par Brigitte Cano

http://www.pressenza.com/fr/2016/06/village-gaulois-contre-nucleaire-bure/

 

L’ÉTAT ISLAMIQUE ET LE TERRORISME NUCLÉAIRE : LA MISE EN GARDE D’EXPERTS INTERNATIONAUX

bombe saleL’International Luxembourg Forum on Preventing Nuclear Catastrophe était réuni à Amsterdam les 7 et 8 juin 2016.

Le 9 juin 2016, cet organisme a rendu public un rapport concernant les tentatives de l’Etat Islamique d’acquérir le matériel nécessaire à la fabrication d’armes nucléaires pour frapper l’Occident.

Selon cet organisme, la possibilité pour l’État Islamique de fabriquer des « bombes sales » radioactives constitue le danger nucléaire le plus élevé depuis la guerre froide.

Selon l’International Luxembourg Forum on Preventing Nuclear Catastrophe, le danger d’une attaque nucléaire au cœur de l’Europe de l’Ouest apparaît d’autant plus réalisable qu’il constate le faible niveau de sécurité qui entoure une multitude de centres de recherche nucléaire.

Cet organisme cite à ce sujet un rapport daté de juin 2015 co-rédigé par plusieurs ministères australiens affirmant que des matières radioactives avaient été capturées par des djihadistes de l’État Islamique dans des centres de recherche en Irak et en Syrie.

D’autre part, il avait été établi lors d’enquêtes anti-terroristes que des islamistes avaient consacré beaucoup de temps et de moyens à observer une centrale nucléaire en Belgique ainsi que des membres de son personnel, y compris jusqu’à leur domicile.

On note également que dans Dabiq, l’un de ses organes de propagande, l’État Islamique n’a pas hésité à écrire son intérêt pour l’achat d’une arme nucléaire au Pakistan.

Les experts estiment que la fabrication d’une « bombe sale » n’est pas compliquée. Ils avertissent aussi des dangers d’une attaque cybernétique ciblant une installation nucléaire.

L’International Luxembourg Forum on Preventing Nuclear Catastrophe est un organisme non gouvernemental fondé à Luxembourg en 2007. Il réunit des gens tels que le Suédois Hans Blix, ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Américain William Perry, ancien dirigeant du Pentagone, le Russe Igor Ivanov, ancien ministre des Affaires étrangères,…, et est dirigé par le milliardaire Moshe Vlatcheslav Kantor, président du Congrès Juif Européen. Que leurs informations soient fondées ou servent de prétexte à une nouvelle manipulation, elles ont de quoi inquiéter.

http://www.medias-presse.info/letat-islamique-et-le-terrorisme-nucleaire-la-mise-en-garde-dexperts-internationaux/56742

 

« LE NUCLÉAIRE EN ASIE. FUKUSHIMA, ET APRÈS ? » DE MATHIEU GAULÈNE

livreCet ouvrage fournit le panorama le plus complet existant à ce jour sur le nucléaire en Asie : non seulement les
programmes civils (Chine, Japon, Inde, Vietnam, Thaïlande, et même Bangladesh et Myanmar), mais aussi l’inquiétante prolifération de l’arme nucléaire, possédée par des pays qui opposent des rivalités profondes (Chine, Inde, Pakistan, Corée du Nord).
Il fait également le point sur l’essor des mouvements antinucléaires et des énergies renouvelables, relancés par la catastrophe de Fukushima. Un chapitre spécial est consacré à l’accident nucléaire du 11 mars 2011, riche en révélations sur le véritable bilan humain et le rôle du crime organisé dans la « liquidation » de la centrale sinistrée, ainsi que sur le lobbying du « village nucléaire ».
Les choses vont cependant très vite dans le nucléaire. Pyongyang prétend désormais avoir la bombe H. Le Japon redémarre ses réacteurs malgré toutes les oppositions et les mises en service se multiplient en Chine et en Inde. Autant de raisons de suivre cette actualité à la lumière de l’analyse approfondie et accessible qu offre Le Nucléaire en Asie.…

 Après ce diagnostic critique, l’ouvrage propose finalement un état des lieux des mouvements de résistance au nucléaire : on constate aujourd’hui en Asie, malgré une propagande puissante, et une tendance à la désinformation, l’essor des mouvements antinucléaires et des énergies renouvelables. Un espoir reste permis, même s’il ne s’agit en rien de sombrer dans un optimisme acritique : les essais nucléaires de Pyongyang, la reprise du nucléaire civil au Japon, indiquent que, globalement, les décideurs asiatiques n’ont pas pris la mesure des menaces encourues par les populations à l‘ère du nucléaire.

…Plus globalement, cet essai brillant propose un point de vue radicalement (et légitimement) désenchanté sur l’industrie du nucléaire en tant que telle : Fukushima nous aura appris que cette énergie n’a rien de « sûre », et qu’il faut réfléchir, de façon urgente, à la mise en place d’énergies alternatives.

Mathieu Gaulène, Le Nucléaire en Asie – Fukushima, et après ?, éditions Philippe Picquier, 2016, 200 pages, 13 euros.

Plus de commentaires sur :

http://www.alternativelibertaire.org/?Lire-Gaulene-Le-nucleaire-en-Asie

LE « SECOND ÂGE NUCLÉAIRE » DE WASHINGTON

bombePratiquement sans discussion dans les médias et sans qu’il en soit question dans la campagne électorale présidentielle, les États-Unis font avancer leur programme (coûtant mille milliards de dollars) de modernisation de l’armement nucléaire.

La semaine dernière, l’Institut international de recherches sur la paix de Stockholm publiait un rapport disant que le gouvernement Obama avait pris la tête d’une extension mondiale des programmes d’armement nucléaire. Les États-Unis prévoyaient « de dépenser 348 milliards de dollars entre 2015 et 2024 pour le maintien et la mise à jour complète de leurs forces nucléaires ». Le rapport ajoute, « Certaines estimations suggèrent que le programme américain de modernisation d’armes nucléaire pourrait coûter jusqu’à mille milliards de dollars sur les 30 prochaines années. »

Hans Kristensen, co-auteur du rapport, a déclaré: « L’ambitieux plan de modernisation des États-Unis présenté par le gouvernement Obama contraste fortement avec la promesse du président Barack Obama de réduire le nombre des armes nucléaires et le rôle qu’elles jouent dans la stratégie américaine de sécurité nationale ».

Dernière étape du processus en cours, la Chambre des représentants a voté la semaine dernière contre un amendement qui aurait retardé le développement d’un programme de 37 milliards de dollars de construction d’un nouveau missile de croisière nucléaire appelé Long Range Standoff Weapon.

Dans les coulisses, le programme avait rencontré de l’opposition en sourdine de sections de l’establishment militaire qui l’ont critiqué pour son coût exorbitant et parce qu’il rendait une guerre nucléaire, intentionnelle ou non, plus probable.

« Parce qu’ils peuvent être lancés sans avertissement et comportent les deux variantes nucléaire et conventionnelle, les missiles de croisière sont un type d’arme déstabilisateur sans pareil », ont écrit l’ancien secrétaire à la Défense William J. Perry et l’ancien secrétaire adjoint à la Défense Andy Weber dans un commentaire publié dans le Wall Street Journal l’an dernier…

Comme le notait un rapport publié l’an dernier par le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), « Les scénarios pour l’utilisation nucléaire ont beaucoup changé depuis ‘l’équilibre de la terreur’ entre les deux superpuissances mondiales ». En conséquence, le « deuxième âge nucléaire » implique que les combattants « réfléchissent à fond sur la façon dont ils pourraient effectivement utiliser une arme nucléaire, au début d’un conflit et de manière différenciée »…

Bien qu’il se soit distingué pour avoir fait la guerre pendant près de huit années consécutives, le gouvernement Obama fait face à la pression croissante d’un establishment militaire et politique qui cherche à déployer une force militaire encore plus agressive au Moyen-Orient et contre la Russie et la Chine. Ces pressions éclateront après l’élection de novembre, avec des conséquences incalculables, que ce soit Clinton ou Trump qui est élu.

(Article traduit de l’anglais par André Damon le 22 juin 2016)

https://www.wsws.org/fr/articles/2016/jui2016/pers-j22.shtml

 

ESCALADE NUCLÉAIRE : LA DOCTRINE OFFENSIVE D’OBAMA

ObamaUn petit article publié dans L’Express N°3389 sous la plume de Christian Makarian vient de confirmer brutalement les fantasmes délirants qui hantent certains stratèges. Et pas seulement outre-Atlantique.

Les États-Unis connaissent une révision silencieuse de leur stratégie de défense nucléaire – ce qui vise en premier chef la Russie. La doctrine jusqu’ici en vigueur, MAD (destruction mutuelle assurée), évolue vers un autre concept : augmenter la supériorité nucléaire, beaucoup plus offensif.

On passe ainsi d’une force de rétorsion à la possibilité d’une attaque préventive. Ce qui traduit concrètement la mise en place en Europe de l’Est (ici, en Roumanie, en mai), à proximité des frontières russes, d’un système de défense antimissile terrestre (Aegis) qui met les États-Unis en position de déclencher une attaque nucléaire surprise et d’anéantir en retour les capacités de représailles de la Russie.

En clair, cela contraint les Russes à être les premiers à frapper, puis à être assurément rayés de la carte.

Barack Obama, qui refuse d’aborder le sujet avec Poutine, a cadenassé son adversaire.

http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/escalade-nucleaire-la-doctrine.html

LES ANTINUCLÉAIRES MILITENT POUR UN PLUS GRAND PÉRIMÈTRE

Lyon 2Une action symbolique a été conduite, samedi matin, sous le pont Raymond-Poincaré, en bordure du Rhône. « Même si le périmètre de sécurité autour de la centrale du Bugey (à Saint-Vulbas dans la plaine de l’Ain, Ndlr) devait s’étendre à 20 km, comme évoqué par Ségolène Royal, Villeurbanne et Lyon seraient encore en dehors du périmètre de sécurité. Et pourtant, le risque est bien là. Le bassin lyonnais, très dense en population, ne se situe pas loin, à 35 kilomètres à vol d’oiseau. »

Jean-Pierre Collet, pour Sortir du nucléaire Bugey, était, ce samedi matin, aux côtés de représentants de RASN (Rhône-Alpes sans nucléaire), de Greenpeace Lyon et des Verts, pour alerter élus et habitants « sur le danger permanent à vivre près de cette centrale qui a des avaries et va de plus en plus mal ». Ces militants voudraient voir afficher, à l’entrée de Lyon notamment, « par honnêteté et transparence », un panneau indiquant que « nous sommes dans une zone à évacuer d’urgence, en cas d’accident nucléaire majeur ». Pour eux, « les habitants ignorent qu’ils devraient alors tout quitter ». Plus largement, ils posent la question de l’accès aux pastilles d’iode. « Nous avons fait le test. Même les pharmacies ne savent pas trop comment s’en procurer », indique Florence pour Greenpeace. Patrick Monnet, président de RASN demande, lui, une « vraie politique pour sortir du nucléaire et se tourner vers les alternatives énergétiques qui existent. Et qui ne sont pas plus chères, à terme ».

C’est la première fois que cette opération avait lieu à Lyon. Une douzaine d’interpellations de ce genre a déjà été conduite dans des communes de l’Ain et de l’Isère, depuis un an.

http://www.leprogres.fr/rhone/2016/06/19/les-antinucleaires-militent-pour-un-plus-grand-perimetre

 

EPR: L’AUDIT DE L’USINE DU CREUSOT PRENDRA ENCORE PLUSIEURS MOIS

Le CreusotParis – L’audit historique de l’usine du Creusot lancée après la découverte de l’anomalie de la cuve de l’EPR prendra encore plusieurs mois, a déclaré mercredi devant les députés Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Fin avril, Areva avait annoncé que des anomalies avaient été détectées dans le suivi des processus de fabrication d’équipements au sein de son usine du Creusot. Elles ont été trouvées dans le cadre d’un audit qualité lancé en 2015 après la découverte d’un défaut dans la composition de l’acier de la cuve du réacteur EPR fabriquée à l’usine du Creusot.
L’audit prendra encore plusieurs mois, le travail est long, compliqué, a précisé Pierre-Franck Chevet.
Pour le moment, 85 irrégularités de nature très diverse ont été identifiées dans les dossiers de fabrication d’équipements concernant des générateurs de vapeur, des cuves ou des tuyauteries du circuit primaire principal de douze centrales nucléaires (21 réacteurs) en exploitation.
Cela donne un peu l’impression qu’il y a des mauvaises nouvelles tout le temps, a reconnu le président de l’ASN, auditionné par la commission des affaires économiques de l’assemblée nationale.
Mais comme on est transparent, il faut que les mauvaises nouvelles, les anomalies soient déclarées au fur et à mesure qu’on les voit, a-t-il ajouté.
Au dire d’EDF et d’Areva, 84 des anomalies sont sans impact sur la sûreté.
Mais la dernière anomalie détectée, qui touche la centrale de Fessenheim, a entrainé l’arrêt, le 13 juin, du réacteur n°2 de la centrale nucléaire du Haut-Rhin. Cette anomalie est en cours de traitement, a rappelé Pierre-Franck Chevet.
D’après les informations que nous avons cela concerne un générateur de vapeur, a-t-il précisé.
Quand on fait un lingot de métal, en haut et en bas, il y a des masselottes qui récupèrent les impuretés, a-t-il expliqué. Au moins une des masselottes n’a pas été enlevée et le composant a été forgé a-t-il ajouté.
Il faut voir si c’est acceptable en termes de sûreté ou pas, a précisé M Chevet. Je suis incapable de dire combien de temps cela prendra.
Revenant, plus généralement, sur l’audit de l’usine du Creusot, le président de l’ASN a précisé aux députés que le processus devait aller à son terme pour que la situation soit purgée de manière claire.
Pierre-Franck Chevet a également indiqué que l’audit devait être étendue à deux autres usines d’Areva, celle de Chalon/Saint-Marcel et celle de Jeumont.
Le travail se poursuit, il apportera peut-être d’autres découvertes, d’autres anomalies, a conclu le président de l’ASN.
(©AFP / 22 juin 2016 13h56)

http://www.romandie.com/news/EPR-laudit-de-lusine-du-Creusot-prendra-encore-plusieurs-mois/714002.rom

 

PROJET HINKLEY POINT: LE CCE D’EDF A ENGAGÉ LES DÉMARCHES POUR SAISIR LA JUSTICE

HinkleyLe comité central d’entreprise d’EDF, qui doit se prononcer sur le projet Hinkley Point de construction de deux réacteurs EPR en Angleterre, a engagé les démarches pour saisir la justice afin d’obtenir des documents supplémentaires, a-t-on appris mercredi auprès du CCE.

Le CCE estime qu’il « ne dispose pas de tous les éléments pour émettre valablement un avis » sur ce projet gigantesque d’un coût de 23 milliards d’euros, a expliqué à l’AFP son secrétaire, Jean-Luc Magnaval.

Faute d’avoir obtenu de façon « amiable » les documents supplémentaires qu’il demande depuis mai, « il est contraint de faire valoir ses droits » en justice, a-t-il ajouté, tout en assurant « privilégier la voie du dialogue ».

Le 9 mai, les élus du CCE, qui rassemble les quatre syndicats représentatifs (CGT, CFE-CGC, CFDT, FO) chez EDF, avaient voté à l’unanimité une résolution mandatant des experts pour étudier la faisabilité de ce projet contesté. Ils considéraient que « de nombreux documents et réponses leur manqu (aient) afin d’être en mesure de formuler un avis éclairé et motivé ».

Lundi, le CCE a envoyé un courrier à la direction d’EDF pour solliciter une nouvelle fois la communication des documents demandés, ainsi qu’un délai supplémentaire avant de rendre son avis.

Interrogé par l’AFP, le groupe EDF n’a pas souhaité faire de commentaire.

Compte tenu des délais, le CCE est convoqué le 4 juillet pour se prononcer sur le projet Hinkley Point.

« Notre porte reste ouverte », a souligné M. Magnaval. « Nous privilégions les voies du recours amiable pour obtenir les documents », a-t-il insisté.

La direction de l’électricien avait décidé fin avril d’accéder à la demande de longue date des syndicats que le CCE soit consulté sur le projet Hinkley Point. Le PDG, Jean-Bernard Lévy, l’avait annoncé le 22 avril, à l’ouverture d’un conseil d’administration.

La veille, les élus du CCE avaient demandé officiellement, et à l’unanimité, à être « préalablement » consultés. Ils avaient menacé d’aller en justice faute d’être entendus.

La décision d’EDF de consulter le CCE a de fait reporté de quelques mois la décision finale d’investissement du groupe, initialement attendue début mai après de précédents reports, sur ce projet qui cristallise les inquiétudes des syndicats. La CGT, la CFE-CGC et FO ont demandé à plusieurs reprises qu’il soit reporté de deux ou trois ans.

http://www.paris-normandie.fr/breves/l-essentiel/projet-hinkley-point–le-cce-d-edf-a-engage-les-demarches-pour-saisir-la-justice-XF6117707#.V2rzFzWI_lZ

 

APPEL À UN RÉFÉRENDUM SUR L’ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES

poitevineL’humanité aujourd’hui menacée dans sa dignité et son existence, doit disposer d’un droit fondamental: le droit à la survie, avec pour corollaire le droit des peuples à disposer de leur survie. Ce droit implique l’abolition des armes nucléaires, armes de destruction massive, de massacre, de crime contre l’humanité. Totalement inopérantes pour juguler le terrorisme, elles lui empruntent le même mépris pour la vie humaine en le multipliant. Elles menacent d’anéantir des millions de personnes, des populations entières, et l’humanité elle-même car une guerre nucléaire rendrait la terre invivable. Un tel pouvoir d’anéantissement est concentré entre les mains d’une dizaine de chefs d’États qui peuvent décider d’en user à tout moment, sans procès ni appel, et exécuter eux-mêmes leur sentence dans le quart d’heure qui suit leur décision. Jamais les peuples des États dotés d’armes nucléaires n’ont été consultés, pas plus que ceux des États non dotés, alors qu’ils sont tenus de les financer et qu’elles mettent en jeu leur propre survie aussi bien que celle des autres peuples! La France, pour sa part, dispose de ces armes depuis 50 ans. Elle leur a consacré plus de 300 milliards d’Euros et elle ne cesse de les développer. Ses 300 bombes pourraient faire près d’un milliard de morts. Cette situation bafoue les droits de l’Homme, car une seule bombe atomique, ce sont « des centaines de milliers de morts, des femmes, des enfants, des vieillards carbonisés en un millième de seconde, et des centaines de milliers d’autres mourant au cours des années suivantes dans des souffrances atroces: n’est-ce pas un crime contre l’humanité? » (Alain Peyrefitte à Charles de Gaulle le 4 mai 1962). Elle est contraire au droit international qui fait obligation aux États nucléaires ayant ratifié, comme la France, le Traité de Non Prolifération, « de poursuivre de bonne foi et de mener à terme des négociations conduisant au désarmement nucléaire dans tous ses aspects, sous un contrôle international strict et efficace » (Cour Internationale de Justice, Avis consultatif du 8 juillet 1996). Contraire à la Constitution française, qui place les droits de l’Homme au-dessus de tout et impose leur respect, ainsi que le respect des traités. Contraire au bon sens, car il est illogique de défendre les valeurs républicaines, dont la fraternité, en menaçant de commettre des crimes contre l’humanité; illogique de lier les « intérêts vitaux » de la France à l’emploi d’armes fatalement suicidaires contre un pays qui en aurait aussi; illogique de prétendre garantir sa sécurité par ces armes, tout en les interdisant aux autres; illogique d’encourager ainsi leur prolifération, tout en prétendant la combattre; illogique de vouloir faire des économies et de gaspiller des milliards dans des engins de mort inutilisables contre d’autres États nucléaires, incapables de dissuader des terroristes, et redoutables entre leurs mains, s’ils parviennent à s’en procurer. Contraire à la démocratie enfin, car le peuple français n’a jamais été consulté et l’on sait par un récent sondage que trois Français sur quatre répondraient OUI à la question: «Voulez-vous que la France négocie et ratifie avec l’ensemble des États concernés un traité d’interdiction et d’élimination complète des armes nucléaires, sous un contrôle mutuel et international strict et efficace? »

https://coordinationpoitevinepourlasortiedunuclaire.files.wordpress.com/2016/04/appel-c3a0-rc3a9fc3a9rendum-pour-labolition-des-armes-nuclc3a9aires-vd2.pdf

LE PRÉSIDENT DE L’ANDRA NOMMÉ RAPPORTEUR DE LA PROPOSITION DE LOI CIGEO !

BureCommuniqué commun  – Réseau « Sortir du nucléaire », Les Amis de la Terre, Coordination BURE-STOP (BURESTOP 55, Bure Zone Libre, Habitants Vigilants, Meuse Nature Environnement, MIRABEL – Lorraine Nature Environnement) – 21 juin 2016.

Ils dénoncent un conflit d’intérêt flagrant dans une lettre ouverte* à M. le député Christophe Bouillon, président de l’ANDRA et rapporteur de la proposition de loi CIGEO et à M. Chanteguet, président de la Commission du développement durable de l’Assemblée Nationale. Nos associations appellent les députés à refuser ce passage en force et à se prononcer contre le texte de loi proposé.
Forcer la porte de l’Assemblée, après celle du Sénat
Le gouvernement veut accélérer la cadence en inscrivant en session extraordinaire cette proposition de loi qui sera examinée en séance publique le 11 juillet 2016 à partir de 16h. Par le biais d’une incroyable « coïncidence », c’est le député Christophe Bouillon, Président du Conseil d’administration de l’Andra qui a été nommé le 15 juin 2016 rapporteur pour l’Assemblée Nationale.

  Une manœuvre que même le sénateur Michel Raison, rapporteur sur cette proposition de loi au Sénat et membre du CLIS [2] de Bure, semblait ignorer jusqu’à récemment et qui a  fortement interpellé le conseil d’administration du CLIS ce lundi 20 juin. Au cours de ce conseil d’administration, des opposants siégeant au comité lui ont vivement reproché son rapport partiel et partial, tronqué d’informations essentielles. M. Raison avait mené tambour battant des consultations éclair et un semblant de débat – ne reprenant aucun des éléments transmis par les associations ou présenté par un expert indépendant – pour faire voter la loi relative à la réversibilité de CIGEO à la quasi majorité des sénateurs le 17 mai dernier.
Les associations interpellent la Commission de développement durable par un courrier afin de pointer l’irresponsabilité totale d’une telle manipulation, dans un dossier marqué depuis plus de 20 ans par la prédominance des intérêts économiques et financiers et… le mépris total des risques et des principes démocratiques élémentaires.
 Des opposants déterminés à défendre leur forêt et à empêcher le démarrage de CIGEO
Des signaux forts attestent de l’opposition large à la méga-poubelle nucléaire. Depuis le 15 juin, des habitants locaux et des militants occupent la forêt de Mandres-en-Barrois (à quelques kms de Bure) que l’Andra a annexée pour y opérer des travaux – jugés illégaux par nos associations – préparatoires à l’une des deux zones importantes du projet CIGEO (zone des puits d’accès et de rejet de l’hydrogène du stockage souterrain). La mobilisation ne fait que commencer et devrait s’amplifier compte-tenu de la détermination des occupants à défendre leur forêt.

Face à l’accélération éhontée de l’implantation de la méga-poubelle nucléaire, alors même que tous les indicateurs montrent que l’ANDRA ne sait pas répondre techniquement aux questions essentielles, le Réseau « Sortir du nucléaire » et la Coordination Burestop et les Amis de la Terre France appellent à soutenir et à amplifier la résistance à CIGEO dès maintenant et dans les semaines et mois à venir. L’Été d’Urgence est décrété ! http://vmc.camp/fil-info/
* Pour lire la lettre ouverte : http://www.sortirdunucleaire.org/Lettre-ouverte-a-M-Bouillon-et-M-Chanteguet

 

RÉVERSIBILITÉ DE CIGEO : L’ASN FIXE DEUX EXIGENCES

CigeoL’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a publié un avis  relatif à la réversibilité du futur centre industriel de stockage de déchets radioactifs (Cigéo)  en couche géologique profonde. L’ASN estime que « le principe de réversibilité  doit se traduire par une exigence d’adaptabilité de l’installation, qui doit pouvoir évoluer durant son fonctionnement, (…) et par une exigence de récupérabilité des colis, qui doivent pouvoir être retirés du stockage pendant une période donnée ».
S’agissant de l’adaptabilité de l’installation, l’ASN pointe en particulier la prise en compte des « éventuels changements de politique énergétique ou de choix industriels (conduisant par exemple à un stockage direct de combustibles usés ou à des opérations de fermeture différées plus ou moins longtemps) ». Elle précise qu’« il est nécessaire que l’inventaire d’adaptabilité (…) soit présenté dès la demande d’autorisation de création ».
Quant à la récupérabilité, elle doit permettre de retirer les déchets du centre de stockage  « pendant une période encadrée par la loi [et] dans des conditions de sûreté et de radioprotection maîtrisées, y compris en cas de dégradation des ouvrages et des colis de déchets ».
Plus généralement, les conditions de mise en œuvre de la réversibilité doivent être compatibles avec le respect des objectifs de sûreté et de radioprotection. Par ailleurs, la phase de fonctionnement de Cigéo « doit, en tout état de cause, être limitée, la sûreté à long terme d’une telle installation imposant sa fermeture« .

 Philippe Collet, le 16 juin, publié dans:

http://www.actu-environnement.com/ae/news/avis-asn-reversibilite-cigeo-dechets-nucleaires-27047.php4

NDLR : Cette fois, c’est clair : si récupérabilité il y a, ce ne sera que pendant une période limitée par une loi et non ad vitam æternam comme on veut nous le faire croire. De plus, n’oublions jamais que ce qu’une loi a fait, une autre loi peut le défaire. Donc, nos successeurs se débrouilleront avec nos déchets quand ils seront devenus irrécupérables ! CQFD.

 

RISQUES NUCLÉAIRES. LA PASTILLE NE PASSE PAS EN BRETAGNE !

iodeMis en place après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le Plan Orsec Iode  doit permettre de protéger la population française de retombées radioactives. Mais peu le savent. Reportage dans le Trégor.
Le Japon, l’un des pays les mieux préparés au monde aux catastrophes naturelles (tremblements de terre, typhons…), s’est trouvé pris de court lors du tsunami qui a dévasté la région de Fukushima en mars 2011, occasionnant l’une des plus grandes catastrophes nucléaires du monde. Quelques mois après les événements nippons, la France rédigeait une circulaire interministérielle, le 11 juillet 2011, avant d’élaborer un programme en lien avec la gendarmerie, la police, les hôpitaux, les écoles et les pompiers : le Plan Orsec Iode que les préfectures devaient mettre en place en local.
Des communes au centre du plan… sans le savoir

« Le plan quoi ? Le plan Orsec comment ? », telle est la réponse que l’on obtient lorsque l’on invite les maires du Trégor à s’exprimer sur le sujet. Visiblement, ce plan que la préfecture des Côtes d’Armor a mis en place le 25 février 2013, leur est totalement inconnu. Pourtant, le nom des chefs-lieux de cantons par lesquels ces fameuses pastilles d’iode doivent transiter avant d’être distribuées aux administrés, apparaît bel et bien dans les documents officiels, et sont décrits comme « les sites d’acheminement des comprimés ». Il est même précisé, page 12, que ce plan (seul élément que la préfecture nous a communiqué, malgré de multiples contacts et l’envoi de questions précises) repose sur « une planification de niveau départemental qui définira les communes chargées de la distribution », et « une planification de niveau communal, où le maire de la commune ainsi désignée identifiera et organisera les points de distribution à la population ». Ceci sans parler de la logistique que devraient mettre en place les chefs-lieux de cantons pour distribuer ces pastilles aux plus petites communes, « à la charge de ces dernières ». Aides de l’ARS pour la mise en place du plan, centres de distribution, « nécessité de conserver une trace des opérations de distribution »… Interrogées sur les modalités de mise en place du plan Orsec IOde, les réactions en mairie sont unanimes, entre ton dubitatif et consternation. « Alors là ! Peut-être que j’ai raté quelque chose, lance Héléna Pesrotel, de la direction générale des services de la mairie de Bégard. C’est fou ça quand même ! Du coup, ça éveille ma curiosité ». Le maire de Perros-Guirec, Erven Léon, tombe lui aussi des nues. « Ça ne me dit rien. Quand je parle d’Orsec Iode, tout le monde ouvre de grands yeux. Nous ne sommes absolument pas au courant. Nous n’avons rien vu passer, sinon, nous serions forcément au courant ».
« En matière de sécurité on n’est pas bons »
Les écoles, également intégrées dans ce plan, ne semblent pas, elles non plus, avoir été tenues au courant. Il y a certes le Plan de prévention de risques majeurs dont les exercices ont été rendus obligatoires dans les années 2000, mais pas de Plan Orsec Iode ».
Collèges ou lycées du bassin lannionnais n’en ont pas plus entendu parler. « Nous avons organisé en janvier un exercice de confinement qui entre dans le cadre du Plan des risques majeurs », explique Franck Ogier, le proviseur du lycée Le Dantec. « On nous a rappelé cette obligation après les attentats de Paris. Pour le Plan Iode par contre, je n’ai reçu aucune instruction. Culturellement en France, en matière de sécurité, on n’est pas très bons. Les événements que nous avons vécus à Paris nous rappellent que cette culture-là, il faut qu’on l’ait. Si un nuage radioactif passe à Lannion, je déclenche le Plan de prévention des risques majeurs, on confine, et puis on attend les instructions de la part des services municipaux. Ce sera à eux de nous adresser les pastilles d’iode nécessaires. Mais je ne sais pas selon quelles modalités. Nous avons découvert que les établissements sont mal conçus pour ces confinements. Et les attentats de Paris nous ont rappelé que notre sécurité n’est pas acquise... ».
600.000 pastilles pour les Costarmoricains

Un stock de 600.000 pastilles d’iodure de potassium est stocké à la CERP Saint-Brieuc (Coopérative d’exploitation et de répartition pharmaceutiques), ce qui permettrait à chaque habitant de se protéger de certaines radiations nocives. Mais, au fait, quel est le rôle exact de ces petits cachets blancs ? « Ces pastilles d’iode stable sont des médicaments à part entière, explique un pharmacien de Lannion. Leur seul intérêt est de protéger la thyroïde en la saturant d’iode, et en l’empêchant ainsi d’être atteinte. Mais, il y a assez peu de risques d’émission d’iode radioactif. Dans le cas de Fukushima par exemple, il y a eu des émissions de césium 137, et non pas d’iode. Les pastilles d’iodure de potassium étaient donc inefficaces. Mais, le risque d’accident nucléaire ne doit pas être négligé pour autant ».

http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/risques-nucleaires-la-pastille-ne-passe-pas-21-06-2016-11116657.php#closePopUp

VASSILY NESTERENKO, LANCEUR D’ALERTE BÂILLONNÉ PAR LE LOBBY DU NUCLÉAIRE

VassiliS’il y a bien une attitude partagée avec une belle unanimité par l’Europe, les USA, le Japon et la Russie c’est l’omerta autour des dangers de l’énergie nucléaire. Ils sont rares ceux qui se sont dressés contre ces murs de mensonges et de censure. A l’heure où le mot « Résistant » est employé à tort et à travers, je voulais vous présenter un homme qui a risqué sa vie pour dénoncer ce complot international : Vassily Nesterenko

Les travaux de Vassili Nesterenko et d’autres, dont Iouri Bandajevski, vont mettre en évidence une question majeure, celle des effets à terme des faibles doses de radioactivité. Jusque-là, l’attention se portait surtout sur les conséquences des fortes doses de radioactivité subies par des victimes proches d’un accident nucléaire (Hiroshima et Nagasaki). Il s’agit là essentiellement d’irradiation “externe”, forte, visible immédiatement. Les retombées radioactives en sont cependant des centaines de fois inférieures à celles de Tchernobyl. La contamination de Tchernobyl procède, elle, par voie d’irradiation “interne”, consécutive à l’inhalation ou ingestion chronique d’isotopes radioactifs. Dans ce cas, l’”émetteur” toxique se fixe dans un point de l’organisme qu’il irradie en permanence sur quelques millimètres. C’est une condamnation à mort pernicieuse, à long terme, et dans de nombreux cas définitive…

La question de l’impact à long terme des doses plus faibles d’irradiation interne va s’avérer très gênante pour l’industrie nucléaire. Dès que des études épidémiologiques ont mis en évidence la multiplication de pathologies diverses, cancéreuses et non cancéreuses, au sein des populations contaminées, et dès que des liens ont commencé à être établis entre ces pathologies et la contamination des malades par la radioactivité de radio-isotopes inhalés et surtout ingérés, tous les moyens ont été utilisés pour dévaloriser ces recherches ou faire taire leurs principaux animateurs, parmi lesquels Vassili Nesterenko. L’AIEA, l’OMS et plusieurs “experts” à double ou triple casquette, tel le français Pierre Pellerin, compromis dans la dissimulation de l’impact de Tchernobyl en France, se sont d’abord attachés à minimiser l’impact immédiat de la catastrophe et à combattre ce réseau de scientifiques “rebelles”. Dès l’origine, le Politburo soviétique avait strictement interdit aux médecins d’associer n’importe quelle pathologie, sauf les très aiguës, aux retombées de Tchernobyl. Certains laboratoires de recherche ont été fermés ou privés de tout moyen, d’autres interdits de chercher dans tel sens.

Lorsqu’on met ensemble ce puzzle de milliers de travaux, d’études, de chiffres partiels, de données incomplètes sur les maladies et les décès, le tableau qui transparaît des conséquences de Tchernobyl est accablant. On peut parler de centaines de milliers de victimes probables.

La catastrophe de Fukushima et les mensonges aujourd’hui avérés de TEPCO (Tokyo Electric Power Company), qui a reconnu le 6 juin dernier avoir nié volontairement la fusion du cœur des réacteurs de Fukushima montre que les pouvoirs politiques, à l’Est comme à l’Ouest continuent de marcher main dans la main avec l’industrie nucléaire pour ne pas informer, voire désinformer, les populations sur les dangers réels de cette énergie.

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/vassily-nesterenko-lanceur-d-182090

ISRAËL SERAIT PRÊT A RATIFIER LE TRAITÉ D’INTERDICTION COMPLÈTE DES ESSAIS NUCLÉAIRES ?

IsraëlLe Premier ministre israélien a déclaré lundi que son pays est disposé à ratifier un traité interdisant les essais nucléaires, rapporte un haut fonctionnaire de l’ONU.

Lassina Zerbo, qui dirige l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires, a déclaré à l’Associated Press que Benyamin Netanyahou considère la question de la ratification du traité et qu’il s’agit désormais de savoir « quand, plutôt que si. »

La ratification israélienne du traité accélèrera la prise d’effet de ce dernier, laissant seulement sept pays parmi les 44 à devoir encore ratifier le pacte.

Monsieur Zerbo considère que la ratification par Israël est une étape clé vers un Moyen-Orient exempt d’essai nucléaire.

Le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBT), compte 196 États membres – 183 qui ont signé le traité et 164 qui l’ont ratifié. Cependant le traité n’est pas entré en vigueur car il doit encore être ratifié par huit pays qui ont des réacteurs nucléaires ou des réacteurs de recherche.

http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/117368-160620-israel-serait-pret-a-ratifier-le-traite-d-interdiction-complete-des-essais-nucleaires

JAPON : DES RÉACTEURS DE PLUS DE 40 ANS AUTORISÉS À FONCTIONNER 20 DE PLUS !

JAPONL’autorité de régulation nucléaire japonaise a donné le droit exceptionnel lundi à deux réacteurs nucléaires âgés de plus de 40 ans de fonctionner au-delà de cette limite, après avoir précédemment certifié leur conformité technique aux nouvelles normes de sûreté.

Une première. Les unités Takahama 1 et 2, gérées par la compagnie Kansai Electric Power, pourront en théorie fonctionner 20 ans de plus, alors que le Japon a fixé à quatre décennies la durée nominale de vie de ses tranches nucléaires. C’est la première fois que des réacteurs nucléaires nippons voient leur durée d’exploitation étendue au-delà de 40 années, qui plus est sur la base de critères censés être beaucoup plus stricts pour éviter un nouveau désastre de type Fukushima. Les membres de l’Autorité ont approuvé cette décision à l’unanimité, bien que des travaux soient requis dans les installations. La date limite pour l’obtention de cette dérogation était fixée au 7 juillet.

Un recours en justice. Takahama 1 pourra en théorie fonctionner jusqu’à novembre 2034 et Takahama novembre 2035. Les deux sont toutefois pour le moment arrêtés et un recours en justice pour les empêcher d’être relancés a été déposé le 14 avril par des citoyens antinucléaires accompagnés par l’organisme écologiste Greenpeace. « L’Autorité de régulation nucléaire a signé aujourd’hui son plus grave échec dans sa mission », a réagi cette organisation internationale lundi dans un communiqué.

Capables de résister ? Les unités Takahama 1 et 2 sont considérées par le régulateur comme étant conformes aux dispositions techniques et procédurières plus sévères afin de mieux répondre aux risques de catastrophe naturelle, d’accident d’avion ou d’attentat. Les deux autres réacteurs de la même centrale de Takahama, les unités 3 et 4, avaient été relancées en début d’année, mais une décision de justice a peu après ordonné l’arrêt de ces unités, donnant raison à des citoyens opposés au redémarrage. La compagnie a été déboutée la semaine passée de sa demande de pouvoir quand même relancer ces deux tranches dans l’attente d’un jugement sur le fond.

A l’heure actuelle, seulement deux réacteurs, Sendai 1 et 2 (préfecture de Kagoshima, sud-ouest), fonctionnent dans l’archipel, sur un parc de 42. Il y avait 54 tranches nucléaires exploitées au Japon avant l’accident de Fukushima, mais 12 sont désormais condamnées (les 6 de la centrale accidentée et 6 que les compagnies ont décidé de démanteler).

http://www.europe1.fr/international/japon-des-reacteurs-de-plus-de-40-ans-autorises-a-fonctionner-20-de-plus-2777291

 

BURE : ÉTÉ D’URGENCE! DÉBUT D’OCCUPATION, APPEL À SOUTIEN!

BureCOMMUNIQUÉ:

L’Andra entame des travaux forestiers illégaux pour implanter Cigéo, les opposants reprennent la forêt

Dimanche 19 juin 2016, environ 200 personnes, dont des habitants du village, se sont rendues dans la forêt de Mandres-en Barrois, à quelques km de Bure, en Meuse, et ont convergé sur les lieux de nouveaux travaux de l’Andra.

Après un grand pique-nique convivial, dans une ambiance joyeuse, les doubles clôtures commençant à ceinturer le bois ont été enlevées, des barricades ont été construites sur le chemin d’accès pour les travaux. Un grand préau en bois a été érigé sur la plate-forme installée par l’Andra, débarrassée de ses grilles. Une quinzaine de vigiles présents ont été invités à partir par la foule, et par un commandant de gendarmerie qui a déclaré qu’il « laisserait faire le pique-nique, à condition qu’il n’y ait pas d’atteinte aux personnes ».

Un appel à résister, rédigé collectivement, a été lu sur place par différents intervenants. Une soixantaine de personnes vont y passer la nuit et invitent à les rejoindre en nombre, dès maintenant.

Pour les manifestants, l’objectif est clair : « Cigéo commence sauvagement et illégalement, la mobilisation sort du bois et va s’amplifier dans les semaines à venir pour bloquer la méga-poubelle nucléaire ! ».

En effet, le projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo, dans la région de Bure (Meuse), passe actuellement par une nouvelle étape d’implantation jugée illégale par des habitants locaux et des associations.

Depuis 15 jours elle a installé une plate-forme et entrepris des travaux de déboisement importants, apparemment sans autorisation, sur le pourtour de la lisière de la forêt. La double clôture en cours laisse présager d’autres travaux préparatoires qui, comme les précédents, ancrent un peu plus le projet dans le paysage local. Ces travaux ne rentrent pas dans une démarche de reconnaissance, mais s’apparentent bien à une dangereuse annexion du territoire.

Cette forêt de 220 ha a une importance stratégique car elle serait à l’aplomb des 300 km de galeries souterraines destinées au stockage des déchets radioactifs. L’ANDRA y projette notamment la construction de deux puits d’accès aux galeries, de bouches de ventilation des gaz radioactifs et le stockage des milliers de m3 de verses excavées.

Les habitants et associations dénoncent la totale illégalité de ces travaux alors qu’un recours administratif a été déposé par des villageois en 2015 et que l’ANDRA n’a aucune autorisation de construction pour Cigéo.

Quant au processus législatif défini par la loi de 2006, il est battu en brèche par le projet de loi Longuet qui vise à précipiter la définition de la réversibilité du stockage et à installer une prétendue « phase-pilote » qui ne serait autre que le démarrage du site d’enfouissement.

https://burezonelibre.noblogs.org/post/2016/06/19/landra-entame-des-travaux-forestiers-illegaux-pour-implanter-cigeo-les-opposants-reprennent-la-foret/

 

FERMETURE DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE BUGEY : LE GROUPE UNIS ET CITOYENS DÉPOSERA UN VŒU AU CONSEIL MUNICIPAL D’AIX-LES-BAINS

Ce vœu sera soumis au vote du Conseil municipal du 30 Juin 2016

Les motifs de ce vœu:

La centrale nucléaire du Bugey est la deuxième plus vieille de France après celle de Fessenheim.

Avec quatre réacteurs toujours en fonctionnement, cette centrale reste un danger permanent.

Aux risques communs à toutes les centrales nucléaires en activité s’ajoutent ceux liés aux spécificités du site d’implantation :

  • Risque d’inondation liés aux crues du Rhône et de l’Ain
  • Risque sismique du fait de la proximité de failles actives.
  • Risque de chute d’avion du fait de la proximité de l’aéroport de Lyon St Exupéry

Près de 6 millions de personnes vivent dans un rayon de 100 km autour de la centrale, dont Aix-les- Bains. Certaines collectivités comme celles de Genève située à 70km viennent de porter plainte contre x pour mise en danger de la vie d’autrui.

Texte du vœu : Le Conseil Municipal de la ville d’Aix-les- Bains qui se trouve encore plus proche de la centrale, demande l’arrêt immédiat de la centrale du Bugey pour la sécurité de toute la population de la région.

 

SIX MILLE MANIFESTANTS CONTRE L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE A WINDISCH (SUISSE)

SuissePrès de 6000 personnes ont pris part dimanche à Windisch (AG) à la manifestation nationale pour l’abandon programmé du nucléaire. Les manifestants exigent avant tout l’arrêt immédiat et définitif de la centrale atomique de Beznau, la plus ancienne du monde.

Il s’agissait de la quatrième manifestation du genre. Les organisateurs attendaient 10’000 participants, mais la météo pluvieuse en a retenu plus d’un. Malgré cela, les organisateurs parlent de succès dans leur communiqué. En mai 2011, peu après la catastrophe nucléaire de Fukushima, la manifestation avait réuni 20’000 personnes.

Plus de 60 organisations antinucléaires, écologistes, pacifistes, médicales et ecclésiastiques ont appelé à participer à cette manifestation, qui s’est terminée dans l’amphithéâtre romain de Windisch. Les orateurs, dont la présidente des Verts Regula Rytz, ont souligné le risque que représente la centrale de Beznau 1.

Le peuple suisse votera probablement le 27 novembre sur l’initiative des Verts pour la sortie programmée du nucléaire. Elle prescrit l’arrêt des deux réacteurs de la centrale de Beznau en 2017 et prévoit de sortir du nucléaire de façon programmée d’ici 2029 en fixant à 45 ans la durée maximale de fonctionnement d’une centrale.

http://www.swissinfo.ch/fre/six-mille-manifestants-contre-l-%C3%A9nergie-nucl%C3%A9aire-%C3%A0-windisch–ag-/42237382

DE LA MATIÈRE RADIOACTIVE MORTELLE TROUVÉE SUR UNE PLAGE POPULAIRE DE SUFFOLK

PlageUne plage populaire du bord de la mer anglais est au centre d’un drame après la découverte de traces de matières radioactives mortelles sur la plage.

La renommée de Southwold, sur la côte Suffolk, est due à la présence de célébrités qui viennent là nombreuses pour leurs vacances, achetant souvent des maisons secondaires dans cette zone.
On craint que la matière radioactive détectée sur la plage soit lié à la présence de Sizewell, une centrale nucléaire qui est située sur le littoral Suffolk et qui est en voie d’être déclassée pour un coût de £ 1.2 milliards après sa fermeture il y a dix ans.

Southwold est la deuxième plage de Suffolk à être touché par la contamination radioactive en deux mois
En Avril, des scientifiques surveillant la zone de Sizewell ont révélé qu’une «petite quantité» d’un isotope radioactif «inhabituel», particulièrement dangereux, avait été trouvée à Aldeburgh, à 18 miles de Southwold.

La centrale de Sizewell est située entre les deux stations. L’Agence de l’environnement a affirmé aujourd’hui qu’il n’y a « pas de risque de sécurité ni de préoccupations environnementales et aucun risque pour le public« …
Des échantillons supplémentaires ont été prélevés le long du rivage et M. Parr a déclaré: « Nous continuons à collaborer avec l’opérateur dans cette enquête.« …

Source en anglais : Daily Mail 17 juin 2016 :

http://www.dailymail.co.uk/travel/travel_news/article-3647038/Deadly-radioactive-material-idyllic-Suffolk-beach-popular-celebrities-Chris-Evans-Dame-Judy-Dench.html

 

SÉGOLÈNE ROYAL VEUT FERMER DEUX NOUVELLES CENTRALES NUCLÉAIRES

SRL’information à ravi les Luxembourgeois, puisque la centrale de Cattenom se trouve tout proche de leur frontière. S’il y avait un problème, le Luxembourg serait « rayé de la carte », a dit récemment leur premier ministre qui fait pression depuis des mois sur le gouvernement français pour qu’il ferme cette centrale. Manuel Valls, en visite au Luxembourg il y a un mois, s’était bien gardé de répondre. Ségolène Royal l’a fait lors d’un petit-déjeuner avec les ambassadeurs des pays européens mardi 17 mai.
« La priorité sera donnée à la fermeture des réacteurs près des frontières », a lancé la ministre de l’Environnement. Sont donc visés Fessenheim près de l’Allemagne, le Bugey près de la Suisse et Cattenom. Une phrase que s’est empressé de tweeter l’ambassadeur du Luxembourg.

Cattenom est la deuxième centrale plus puissante en France derrière Gravelines ; elle emploie 1.200 personnes. Une pétition a été lancée au Luxembourg pour la fermeture, car des députés européens remettent en question la sécurité des quatre réacteurs. Le Luxembourg a d’ailleurs saisi la Commission européenne.
Ségolène Royal n’a pas donné de date, mais elle a donné des noms alors que François Hollande avait expliqué qu’avant la fin de son mandat aucune centrale ne serait désignée. C’est lors du prochain mandat présidentiel que devront être dévoilés les réacteurs qu’il faudra fermer pour réduire la part du nucléaire à 50% en France. Mais voilà une petite phrase qui pourrait faire son effet dans les mois qui viennent du côté du Bugey et de Cattenom.

http://www.rtl.fr/actu/sciences-environnement/segolene-royal-veut-fermer-deux-nouvelles-centrales-nucleaires-7783290808

 

UNE CENTRALE NUCLÉAIRE DANGEREUSE EST LE SOUCI DE TOUTE L’EUROPE

BiélorussieLa Présidente de la République de Lituanie Dalia Grybauskaitė a rencontré la commissaire au Marché intérieur Elzbieta Bieńkowska. La commissaire a activement contribué à la préparation de la communication de la Commission européenne concernant la réponse des pays de l’UE aux menaces hybrides. Dans cette communication, les infractions à la sûreté nucléaire dans le voisinage de l’UE sont évoquées parmi les menaces pour la sécurité de l’Europe.

Selon la Présidente lituanienne, la centrale nucléaire en Biélorussie qui ne répond pas aux normes de sûreté nucléaire représente une menace considérable non seulement pour la Lituanie mais également pour toute l’Europe. Il est donc très important que la Commission européenne ait entendu les préoccupations de la Lituanie et qu’assurer la sûreté nucléaire soit devenu un objectif pour toute l’Europe.

La Biélorussie n’a toujours pas présenté d’informations sur les normes de sûreté nucléaire appliquées à la centrale nucléaire, d’étude d’impact sur l’environnement ni d’informations sur la mise en place des tests de résistance de sûreté. Elle n’accepte pas les observateurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Une position unie et ferme de l’Union européenne est nécessaire pour que la Biélorussie dissipe les doutes concernant la sûreté de la centrale nucléaire en construction.

La rencontre a également porté sur les moyens de renforcer la résistance des pays membres de l’UE aux attaques informatiques et aux cyberattaques, pour empêcher l’expansion du radicalisme et l’incitation à la haine, pour encourager la coopération entre l’UE et l’OTAN afin de faire face aux menaces hybrides. La Lituanie contribue déjà à la réponse commune de l’UE aux menaces hybrides. A l’initiative de notre pays, le plan d’action de communication stratégique de l’UE a été adopté et il est en cours de réalisation pour aider à lutter contre la désinformation, à détecter les mensonges, à renforcer les sources d’information alternatives. La Lituanie soutient également le projet de l’UE de créer un centre d’excellence pour la lutte contre les menaces hybrides…

https://www.lrp.lt/fr/centre-de-presse/communiqus-de-presse/une-centrale-nuclaire-dangereuse-est-le-souci-de-toute-leurope/25439

 

LE TEMPS DE VIE DE LA CENTRALE DU BUGEY ARRIVE À SON TERME

BugeyUne dizaine de militants ont mené une action hier matin à l’initiative de l’association « Sortir du Nucléaire » Bugey, Greenpeace et Rhône-Alpes Sans nucléaire.

Muni d’un panneau, les militants souhaitaient signaler aux automobilistes lyonnais qu’ils circulent sur une zone à évacuer en cas d’accident nucléaire majeur. Dès 9h30 ce matin et jusqu’à midi, ils se sont placés sous le panneau d’entrée et de sortie de Lyon quai Charles de Gaulle, au niveau du Palais des Congrès. Tous les mois, l’association « Sortir du Nucléaire » du Bugey organise une action symbolique de ce type. 

 « Nous voudrions un périmètre de sécurité de 80 ou 100 kilomètres autour de la centrale »

Le périmètre de sécurité de 10 kilomètres autour des centrales nucléaires devrait être élargit à 20 kilomètres par la décision de Ségolène Royal, ministre de l’environnement. Pour Jean-Pierre Collet de SDN Bugey, cet élargissement est encore faible par rapport aux risques que représentent la centrale du Bugey : « dans l’idéal, nous voudrions que ce périmètre soit étendu à 80 kilomètre autour de la centrale, voire à 100 comme le recommande le président de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN). Nous admettons que la centrale du Bugey génère des emplois et soit un facteur économique important dans la région, mais son temps de vie arrive à son terme. » La centrale du Bugey, prévue pour une durée de fonctionnement de 40 ans, en a aujourd’hui 37, et une trentaine de kilomètres la sépare du centre de Lyon. Jean-Pierre Collet rappelle également que Bugey 5 est à l’arrêt depuis août 2015 pour tenter de résoudre un problème de fuite sur l’enceinte de confinement au niveau du radier.  

Est-il tout simplement possible d’organiser l’évacuation de 2 millions de personnes ?

Pour les militants en faveur de la sortie du nucléaire, le minimum de la part des élus serait d’installer un panneau comme le leur de façon pérenne à titre d’information, mais surtout « par souci d’honnêteté et de transparence vis-à-vis de la population ». Jean-Pierre Collet reste également très dubitatif sur la capacité des pouvoirs publics à faire face à un incident nucléaire. « Même avec l’élargissement de la PPI à 20 kilomètres, la ville de Lyon n’est toujours pas concernée alors qu’elle n’est pas loin d’être en première ligne de la pollution radioactive en cas de catastrophe. Comment évacuer 2 millions de personnes ? Organiser la distribution de pastilles d’iodes ? Nous nous demandons si le choix de ne pas intégrer la métropole de Lyon dans le périmètre n’est pas aussi directement lié à la complexité énorme de cette éventualité. » En plus de réclamer une meilleure information des populations, les trois associations à l’origine de l’action réclament la fermeture du site du Bugey.  

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Le-temps-de-vie-de-la-centrale-du-Bugey-arrive-a-son-terme

COMMENT ON NOUS A DISSIMULÉ LES DANGERS DU NUCLÉAIRE (1/2 et 2/2)

LenoirEntretien avec Yves Lenoir, auteur de « la Comédie atomique »

Les plus grossières invraisemblances et les mensonges les plus éhontés ont  pris l’apparence de vérités scientifiques comme celle du bilan officiel publié sous le titre de «Chernobyl Forum Report», un groupe d’experts qui a concocté durant presque 3 ans, de 2002 à 2005, ce qu’il présente comme le bilan sanitaire définitif de l’accident. Son rapport a été signé par tous les bureaux, agences et organisations de l’ONU et par les gouvernements des trois pays les plus touchés, le Belarus, la Russie et l’Ukraine. Seuls les effets indéniablement causés par les radiations sont reconnus: les 50 décès par irradiation aigüe et les 4 000 cancers de la thyroïde, facilement curables soi-disant, chez les enfants. Il annonce quelques milliers de cancers mortels dans les 50 années à venir parmi la population des pays touchés. Et pas plus: un miracle. Le «Chernobyl Forum Report» (CFR) est un composant essentiel de la machine à produire ignorance, déni et préservation de l’image de l’énergie atomique.

Si le «Chernobyl Forum Report» n’est pas fiable, quel est le bilan véritable ?

Le bilan sanitaire de l’accident de Tchernobyl ne sera jamais complètement établi. Distinguons les deux groupes humains les plus affectés par l’exposition aux radiations: les enfants d’une part et les liquidateurs – soldats, employés de la centrale et équipes extérieures chargés de «liquider» les conséquences de l’accident. Les doses reçues par les liquidateurs étaient soit fortes (elles vous rendent malades et invalides), soit mortelles. Seules une partie de ces dernières a été reconnue (les cinquante morts du bilan).

Il faudra que des historiens se penchent un jour sur le destin des milliers, voire dizaines de milliers, de ces jeunes soldats rapidement décédés pour être montés à l’assaut de Tchernobyl durant les premières semaines cruciales du nettoyage du site, mais aussi de tous les civils sans doute encore plus nombreux employés durant les longues semaines de la construction du sarcophage, achevée à la hâte le 1er octobre 1986.

Car la série d’oukazes pris par le gouvernement Gorbatchev visait à couper tout lien entre les expositions aux radiations et le décompte des morts dans les années ultérieures: interdiction faite aux militaires ayant effectué les tâches les plus dangereuses en mai 1986 d’en parler à quiconque, même à leur famille ; instauration immédiate d’une «Commission de liquidation» ayant le monopole sur toutes les informations concernant les séquelles de l’accident ; plus tard, après que les dégâts humains ont commencé à s’exprimer, le ministère de la Santé de l’URSS a imposé le 27 juin 1987 aux médecins civils le secret sur les traitements entrepris et les résultats dosimétriques pendant la liquidation de la tragédie. Ce qu’on appelle une chape de plomb, non pas pour protéger les hommes des radiations mais pour préserver l’énergie atomique de la mesure du désastre humain qu’elle a su engendrer

http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20160617.OBS2892/comment-on-nous-a-dissimule-les-dangers-du-nucleaire-1-2.html

et pour lire la suite 2/2: http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20160617.OBS2893/comment-on-nous-a-dissimule-les-dangers-du-nucleaire-2-2.html

 

« PEUT-ON INTERDIRE L’ARME NUCLÉAIRE ? » CONFÉRENCE-DÉBAT À CHAMBÉRY LE 1ER JUILLET 20H30

LalanneCette conférence sera animée par Dominique Lalanne* physicien nucléaire, ancien directeur de recherche au CNRS.

Interdire l’arme nucléaire est un débat actuel à l’ONU suite à la demande de la majorité des États, lors de la dernière Assemblée générale, de faire un Traité d’interdiction des armes nucléaires. La France et les autres États nucléaires y sont farouchement opposés. Pourtant le danger actuel de frappe par erreur ou par folie est estimé par les spécialistes comme quasiment aussi grave que pendant la guerre froide. Dominique Lalanne revient de l’ONU où il a suivi les débats et rencontré les principaux ambassadeurs…dont celui de la France qui a boudé les séances! Il nous présentera, à l’aide d’un diaporama, la situation actuelle et les actions en cours pour l’abolition des armes nucléaires. L’association Arrêt du Nucléaire Savoie, soutient localement la campagne initiée par ACDN (Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire) en vue d’un référendum pour l’abolition des armes nucléaires. Elle demande aux parlementaires savoyards de soutenir un projet de loi qui permettra de l’organiser. Le Mouvement de la Paix est une organisation nationale créée en 1949 pour s’opposer aux guerres, à l’arme nucléaire et soutenir une forme de relations internationales fondées sur le dialogue et la négociation.

* Dominique Lalanne est président du collectif Armes nucléaires STOP, membre du conseil d’administration de la Maison de Vigilance, membre du Bureau national du Mouvement de la Paix et membre du comité coordinateur de la campagne ICAN en France (ICAN : Campagne Internationale pour Abolir les Armes Nucléaires).

Lieu de la réunion : MAISON DES ASSOCIATIONS DE CHAMBÉRY (67 rue Saint-François de Sales), Salle H011.

Soirée organisée par le Comité chambérien du Mouvement de la Paix et Arrêt du Nucléaire Savoie. (Entrée libre)

http://www.stop-bugey.org/wp-content/uploads/2016/05/Tract-2016-07-01-A4.pdf

 

TARIFS D’EDF: «DE NOUVELLES AUGMENTATIONS SONT INÉVITABLES DANS LES PROCHAINES ANNÉES»

EDFINTERVIEW: l’économiste Thomas Porcher décrypte le rattrapage tarifaire annoncé ce jeudi par Ségolène Royal…

« Une trentaine d’euros à répartir sur 18 mois », soit environ 1,50 euro par mois. C’est le rattrapage que se verront appliquer les 28 millions de clients d’EDF soumis à ses tarifs réglementés de vente d’électricité. La ministre de l’Énergie Ségolène Royal l’a annoncé ce jeudi matin, au lendemain de la décision du Conseil d’État d’annuler un arrêté qui avait entraîné au 1er novembre 2014 une hausse de 2,5 % des tarifs réglementé. Et ce rattrapage pourrait ne pas être le dernier. Les explications de Thomas Porcher*, économiste spécialiste des questions d’énergie et professeur associé à la Paris School of Business.

À quoi est due cette augmentation de 1,50 euro/mois sur les 18 prochains mois annoncée ce jeudi par Ségolène Royal ?

Ces dernières années, le gouvernement a bloqué les tarifs de l’électricité pour protéger les consommateurs alors que dans le même temps EDF réclamait des hausses. Ce n’est pas nouveau, de 1994 à 2010, les prix de l’électricité ont suivi l’inflation sans pour autant suivre la hausse des coûts à laquelle fait face EDF. Le tarif de l’électricité devait augmenter de 5 % au 1er août 2014 mais par décret la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, Ségolène Royal, a décidé de limiter cette hausse à 2,5 %. Le Conseil d’État a annulé cette décision et donné raison à EDF qui demandait 5 %. C’est la raison de cette augmentation rétroactive de 1,5 euro par mois pendant 18 prochains mois annoncée par Ségolène Royal.

Faut-il craindre d’autres augmentations dans le futur ?

C’est une certitude, il y a aura des augmentations dans les prochaines années. Comme l’a expliqué Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, les tarifs de l’électricité doivent augmenter pour financer les investissements de l’entreprise et ces investissements sont énormes. EDF a prévu de dépenser 50 milliards d’euros pour la remise à niveau et l’allongement de la durée de vie de ses centrales nucléaires et elle a investi 15 milliards dans l’EPR d’Hinckley Point en Grande-Bretagne. Il est difficile de dire de quel ordre seront les augmentations à venir du tarif de l’électricité car EDF traverse une phase difficile. On est en pleine incertitude sur sa viabilité financière. Son bénéfice a été divisé par trois et sa dette est de 30 milliards d’euros. Les consommateurs vont être confrontés à de nouvelles augmentations de tarifs, cela semble inévitable.

La France paie depuis longtemps l’une des électricités les moins chères d’Europe, pensez-vous que ce sera bientôt du passé ?

Oui, je pense que l’on peut le dire. On nous a vendu l’idée d’un parc nucléaire nettement plus développé que celui de nos voisins, avec tous les risques que cela implique, avec comme avantage de bénéficier d’une électricité moins chère. Aujourd’hui, on continue sur la voie du nucléaire malgré les coûts énormes de la mise à niveau des centrales qui engendre une hausse des tarifs. On ne voit plus trop où se trouvent les avantages du nucléaire, ce qui montre qu’il est peut-être temps pour EDF de se choisir une autre voie.

http://www.20minutes.fr/economie/1867327-20160616-tarifs-edf-nouvelles-augmentations-inevitables-prochaines-annees

 

ANOMALIES ET SOUPÇONS DE FALSIFICATIONS DANS L’INDUSTRIE NUCLÉAIRE : UNE DOUZAINE DE PAYS CONCERNÉS

GreenpeaceL’affaire des soupçons de falsifications d’Areva s’arrête-t-elle à une simple histoire de documents ? Le 3 mai dernier, l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) a annoncé qu’Areva l’avait informée « d’irrégularités concernant des composants fabriqués dans son usine de Creusot Forge ». Les problèmes concernent les documents relatifs à la qualité de nombreuses pièces fabriquées sur le site. L’ASN mentionne des « incohérences », ce qui témoigne a minima de défaillances dans le contrôle de la qualité, mais évoque également des « omissions ou des modifications » qui pourraient donc concerner des falsifications des dossiers de fabrication.

Greenpeace a mené l’enquête et l’a résumée selon les points suivants :

Comment les irrégularités ont-elles été découvertes ?

Premiers constats

Une rupture irréversible de la confiance dans le système de contrôle

Pièces en service : au moins une douzaine de pays potentiellement concernés

La plus grande transparence doit être rapidement assurée

La plus grande transparence doit être rapidement assurée

Réacteurs en construction : l’EPR, génération suspecte

Pour lire tous les détails, rendez-vous sur :

http://energie-climat.greenpeace.fr/anomalies-et-soupcons-de-falsifications-dans-lindustrie-nucleaire-une-douzaine-de-pays-concernes

SÉGOLÈNE ROYAL NOUS PRENDRAIT-ELLE POUR DES IMBÉCILES ?

RoyalInvitée sur Europe 1, ce jeudi 16 juin, la ministre de l’Environnement, parlant du démantèlement à venir de Fessenheim, a déclaré : « …« il est donc raisonnable de fermer Fessenheim qui est la plus vieille centrale, elle aura 40 ans l’année prochaine. Les consommateurs d’énergie ont payé pendant 40 ans le prix de cette électricité, et ils ne paieront pas le prix du démantèlement de la centrale« . »

Madame Royal oublierait-elle que, bien qu’insuffisantes, des provisions pour démantèlement des centrales nucléaires sont incluses dans le prix qu’EDF facture aux consommateurs. Les consommateurs que nous sommes ont donc déjà largement payé le démantèlement de Fessenheim. Par contre, d’après la Cour des Comptes, les provisions prévues par EDF seront largement insuffisantes pour payer le démantèlement des 58 réacteurs en fonctionnement ainsi que celui de ceux déjà à l’arrêt sans oublier la question des déchets.

Madame Royale se moque du monde lorsqu’elle affirme haut et fort que nous « ne paieront pas le prix du démantèlement de la centrale ». Évidemment, nous l’avons déjà payé !

Article signé Gérard Brisoux, administrateur de ce site

Citation de Madame Royale extraite de :

http://www.usinenouvelle.com/article/fessenheim-tarifs-d-electricite-segolene-royal-fait-le-point.N397507

AREVA-CREUSOT: EDF A MIS À L’ARRÊT UN RÉACTEUR DE FESSENHEIM

FessenheimL’électricien français a procédé le 13 juin à l’arrêt du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim, conséquence de la découverte d’anomalies au sein de l’usine Areva du Creusot. 

L’Autorité de sûreté nucléaire indique qu’à la suite de la découverte d’anomalies à l’usine Areva du Creusot, EDF s’apprête à « réaliser des investigations complémentaires » sur l’un des réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne des centrales françaises.

Dans un communiqué, le gendarme du nucléaire souligne qu’EDF « a terminé la caractérisation de 79 des 80 irrégularités identifiées » et précise que « l’irrégularité en cours de caractérisation concerne un générateur de vapeur du réacteur numéro 2 de Fessenheim. » 

De son côté, l’électricien français se veut rassurant. L’entreprise précise que l’arrêt de ce réacteur « s’inscrit dans le cadre d’une opération programmée » de maintenance, « simplement anticipée de quelques jours« , comme cela « arrive régulièrement sur le parc« . EDF estime que ces irrégularités « n’ont pas de conséquence sur la sûreté des réacteurs » concernés. 

L’ASN ajoute également qu’Areva l’a informée que des irrégularités « ont été identifiées sur des composants fabriqués pour le réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche)« . À ce stade, le gendarme du nucléaire ne dispose cependant pas d’éléments sur leur nature et leur conséquence. 

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/areva-mise-a-l-arret-reacteur-fessenheim-985073.html

Par A.M. avec AFP

LA BULGARIE DEVRA REMBOURSER LA RUSSIE POUR L’ABANDON D’UN CHANTIER NUCLÉAIRE

CIJLa Bulgarie a été condamnée à payer 550 millions d’euros à la Russie pour avoir renoncé en 2012 à construire une centrale nucléaire à Béléné, dans le nord du pays, a annoncé jeudi la ministre de l’Énergie.

Une cour internationale d’arbitrage basée à Paris « a estimé que la Bulgarie doit payer l’équipement » commandé à la société russe Atomstroyexport, soit un réacteur effectivement produit et un autre à moitié achevé, a déclaré jeudi à la presse la ministre Temenoujka Petrova.

La partie russe avait réclamé un dédommagement de plus d’un milliard d’euros, représentant selon elle la valeur de l’équipement produit et les dédommagements des profits non réalisées. La Chambre internationale de commerce de Paris, en charge de l’arbitrage, n’a donné raison qu’à la plainte concernant l’équipement produit, a expliqué la ministre.

Selon la ministre, « la décision de la cour est objective ». La compagnie bulgare d’électricité NEC cherchera avec Atomstroyexport, compagnie en situation de monopole, « une solution mutuellement avantageuse » concernant l’équipement produit, a-t-elle déclaré, faisant allusion à une vente possible des réacteurs.

En mars 2012, le gouvernement bulgare déjà conduit l’actuel Premier ministre Boïko Borissov avait abandonné -par souci d’économies- l’idée de la construction d’une centrale à Béléné, dotée de deux réacteurs russes à eau pressurisée de 1 000 MW chacun. La Russie, qui tenait à ce projet pour introduire ses réacteurs de nouvelle génération dans un pays de l’Union européenne (UE), a alors réclamé plus d’un milliard d’euros de compensations financières à la Bulgarie.

AFP, paru le 16 juin 2016

http://www.connaissancedesenergies.org/afp/la-bulgarie-devra-rembourser-la-russie-pour-labandon-dun-chantier-nucleaire-160616

 

DES PENDENTIFS DITS « ÉNERGÉTIQUES » CANCÉRIGÈNES

pendentifsIls sont censés apporter bien-être et santé aux consommateurs grâce aux émissions d’ions négatifs qu’ils produisent. Les notices de présentation soulignent que les objets peuvent être portés de jour comme de nuit, par des adultes ou des enfants. Rien ne met en garde contre la présence de radioactivité. Certains sites affirment même que ces objets ne sont pas radioactifs : ils n’émettraient aucune radiation et en protègeraient au contraire ceux qui les portent.

Les analyses effectuées par le laboratoire de la CRIIRAD ont révélé que les objets contrôlés ont des niveaux de radioactivité naturelle anormalement élevés qui les apparentent à du minerai radioactif. Les concentrations en produits radioactifs des chaînes de l’uranium 238 et du thorium 232 sont des centaines, voire des milliers de fois supérieures à l’activité moyenne des sols !

Pour le public, le risque principal concerne l’irradiation de la peau. Les 5 modèles de pendentif contrôlés peuvent tous conduire au dépassement de la limite de dose équivalente à la peau ! Les tests ont montré que l’interposition d’un tee-shirt ou même d’un pull ne permet pas de protéger correctement l’épiderme.

L’étude juridique qui a été réalisée montre que la vente de ces produits est illégale : violation des dispositions du code de la santé publique (qui interdit tout ajout de radioactivité dans les parures, sans possibilité de dérogation) et du code de la consommation (qui interdit la vente de produits mettant en danger la santé des consommateurs et qui sanctionne les publicités trompeuses).

La CRIIRAD a donc saisi la DGCCRF afin que toutes les mesures nécessaires soient prises pour stopper l’importation et la commercialisation de ces objets et procéder à la reprise des exemplaires déjà vendus.

Outre les pendentifs, le laboratoire de la CRIIRAD a confirmé que des matières radioactives ont été utilisées pour la fabrication d’autocollants dits antiradiation (à apposer sur les téléphones portables et tout appareil électrique) et dans des disques en caoutchouc dits « à énergie quantique » (utilisable en sous-verre pour le « traitement » de l’eau ou en application sur la peau pour le « traitement » des douleurs).

La CRIIRAD demande en conséquence que soient recensés et vérifiés tous les produits susceptibles d’être concernés (pendentifs, colliers, bracelets, perles, filtres à eau, cartes, etc)… La CRIIRAD a saisi la Commission de la Sécurité des Consommateurs afin qu’un enquête soit diligentée et qu’un avis, assorti de recommandations, soit adressé aux autorités concernées et notamment au ministère de la Santé et à l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Cette instance a depuis saisi la DGCCRF mais a déclaré être, pour l’instant, dans l’incapacité de lancer une enquête : cette décision relève du président et le poste de président est vacant (depuis 2014 !). 

Pour être efficaces, les actions d’information et de contrôle doivent être conduites au niveau européen.  La CRIIRAD a donc saisi la Commission européenne et demander l’activation du dispositif RAPEX…

http://www.criirad.org/objets-radioactifs/pendentifs.pdf

NDLR : La CRIIRAD a été contactée par la fille d’une personne qui avait porté pendant plus de 3 ans un de ces pendentifs et qui est décédée à l’automne dernier des suites d’un cancer. Il s’agit d’un fibrosarcome épithélioïde sclérosant pré-thoracique qui s’est développé au niveau des tissus irradiés par le pendentif !

AREVA SE RÉSOUT À MOURIR POUR QUE LE NUCLÉAIRE FRANÇAIS SURVIVE

AGEFIAreva : 2001-2017. Telles seront les dates de début et de fin de l’aventure industrielle de l’ingénieriste nucléaire, obligé de se scinder en trois pour éviter qu’elle ne se termine en désastre.

La scission annoncée hier répond d’abord à l’objectif de restructuration financière du groupe, préalable à sa restructuration industrielle ordonnée.

La première structure, la division réacteurs Areva NP, est promise à EDF ; la seconde, baptisée provisoirement NewCo, accueillera l’activité cycle du combustible ; et la troisième, qui sera gérée en extinction, accueillera les actifs à céder, 15% d’Areva NP et surtout l’énorme chantier OL3 finlandais, source d’un interminable et ruineux contentieux.

Cette scission s’annonce extrêmement complexe, juridiquement et  politiquement.

Car Bruxelles devra valider le schéma financier de recapitalisation du groupe, de 5 milliards d’euros pour les ¾ financés par l’État.

Or le dossier français est contestable au regard du régime européen des aides d’État, même si des investisseurs chinois devraient y participer.

Mais l’immense mérite de ce montage alambiqué serait de permettre à EDF de racheter la majorité d’Areva NP pour environ 1,3 milliard, à condition que les contentieux industriels de Flamanville et du Creusot soient surmontés mais sans attendre la fin du contentieux finlandais.

Or les vicissitudes des négociations avec Helsinky, aujourd’hui bloquées, menacent d’enrayer tout le processus.

La scission permettrait aussi la recapitalisation d’Areva par l’État avant l’échéance d’un prêt bancaire crucial de plus d’un milliard, début 2017.

L’horizon pour Areva est donc très rapproché…

AGEFI, Philippe Mudry, 16 juin 2016

http://www.agefi.fr/corporate/actualites/video/20160616/areva-se-resout-a-mourir-que-nucleaire-francais-185695

 

DISSUASION NUCLÉAIRE. UNE TORPILLE SIGNÉE PAUL QUILÈS, EX-MINISTRE DE LA DÉFENSE

QuilèsL’ancien ministre de la Défense entre 1985 et 1986, Paul Quilès, intervenait hier à Brest, à l’invitation de l’Université européenne de la paix. Dans son collimateur, la dissuasion nucléaire et l’absence de débat sur le sujet.

Vous avez été ministre de la Défense sous Mitterrand. Quelle était votre position, à l’époque, sur la dissuasion nucléaire ?

Je récitais le catéchisme. Je répétais les formules toutes faites que je dénonce aujourd’hui, dans un monde qui a profondément évolué.

Qu’est-ce qui vous a fait changer radicalement de position ? N’allez pas croire que je disais « amen » à tout. Je posais déjà des questions quand j’étais ministre de la Défense mais je recevais peu de réponse. Un peu comme une religion où l’on ne discute jamais de l’existence de Dieu. Ce n’est pas vraiment moi qui ai changé mais le monde et la justification de cette arme de dissuasion dans des contextes géostratégiques qui ne justifient plus le maintien de la bombe nucléaire et sa doctrine.

Y a-t-il urgence aujourd’hui à renoncer à l’arme nucléaire ? Dans le monde, la tendance actuelle est au réarmement et à la sophistication des armes, après une certaine diminution des stocks nucléaires. Faut-il rappeler que l’on est passé à plusieurs reprises au bord de la catastrophe nucléaire majeure ? Comme en 1983 où un opérateur russe a évité de justesse que la machine de destruction ne s’emballe. On peut dire que l’humanité doit son salut à la chance plutôt qu’à la responsabilité des politiques et des militaires.

Les députés et les élus locaux vous suivent-ils dans votre démarche ? C’est très difficile d’engager la discussion. Hier, sur dix invitations, deux sont venus à ma rencontre. Le poids des lobbies est énorme. (…).

Certains ministres actuels vous écoutent-ils ? Aucun. Il ne faut surtout pas embêter le Président sur ce sujet.

Vous savez combien la question est également brûlante à Brest… Oui, elle l’était aussi à Plogoff au début des années 80 et la centrale nucléaire n’a pas vu le jour.

Pourquoi défendez-vous un débat raisonné et une évolution progressive ? Puisque sinon, le changement ne se fera pas. Il faut commencer par abandonner la composante nucléaire aérienne et réfléchir à une diminution de la force de frappe embarquée à bord des sous-marins. Il faut aussi imaginer la reconversion de ce nucléaire militaire. Dire que l’impact économique serait trop important revient à tuer le débat sur le sujet.

Propos recueillis par Stéphane Jézéquel © Le Télégramme

http://www.letelegramme.fr/france/dissuasion-nucleaire-une-torpille-signee-paul-quiles-ex-ministre-de-la-defense-16-06-2016-11109726.php

 

COMMENT SORTIR DU NUCLÉAIRE EN 10 ANS ? LE NPA RÉPOND…

MédiapartLe nucléaire est le mode principal de production d’électricité en France (75 %). Ce choix vient de De Gaulle qui, après 1945, a voulu se doter de l’arme nucléaire. Or, pour fabriquer une bombe atomique, il faut du plutonium. Comme celui-ci est produit lors de la réaction nucléaire, pour en obtenir, il fallait lancer la construction de centrales nucléaires… et donc faire croire que c’était pour la production de l’électricité dont on a tous besoin. Le nucléaire civil est l’alibi présentable.

Aujourd’hui, le prestige du nucléaire est mis à mal : le risque permanent de catastrophes, la contamination radioactive, le gouffre financier, les conditions de travail dégradées, et maintenant le scandale d’une probable falsification des tests de sécurité de nombreuses pièces de l’EPR de Flamanville. Tous ces fléaux nous obligent à sortir rapidement du nucléaire.sortir

Le NPA a élaboré un scénario pour sortir du nucléaire qui explique comment en finir avec le gaspillage et réduire la consommation électrique, préalable indispensable, qui prend en compte les besoins réels en électricité et le moyen de les satisfaire tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Des arguments qui lient les questions environnementales et les questions sociales, seule façon d’être antinucléaire.

Pour lire la liste des moyens à mettre en œuvre qui sont détaillés dans l’article :

https://blogs.mediapart.fr/edition/nucleairelenjeu-en-vaut-il-la-chandelle-pour-lhumanite/article/150616/comment-sortir-du-nucleaire-en-10-ans-1

 

SUÈDE: VATTENFALL PROLONGE LA DURÉE DE VIE D’UNE CENTRALE NUCLÉAIRE

wattenfallStockholm – Le groupe énergétique suédois Vattenfall a annoncé mercredi qu’il allait investir pour prolonger d’une vingtaine d’années la durée de vie d’une des trois centrales nucléaires du pays, satisfait par une décision gouvernementale favorable à l’atome.
L’entreprise publique hésitait à financer la modernisation des trois réacteurs de la centrale de Forsmark (est), exigée par le régulateur nucléaire pour permettre l’exploitation au-delà de 2020.
Mais le 10 juin, le gouvernement de gauche a donné satisfaction au groupe en annonçant la suppression en 2019 d’une taxe sur la production d’électricité nucléaire.
Le conseil d’administration de Vattenfall a décidé d’investir dans un refroidissement indépendant pour le cœur des trois réacteurs nucléaires de Forsmark, a indiqué le groupe dans un communiqué.
Après cette modernisation, les réacteurs pourront produire de l’électricité jusqu’aux années 2040, s’est-il félicité.
La Suède compte aujourd’hui neuf réacteurs nucléaires qui fournissent 33% de son électricité. Trois doivent fermer d’ici à 2020: deux à Ringhals (ouest), l’autre centrale de Vattenfall, et un à Oskarshamn (sud-est), exploitée par l’allemand E.ON et le finlandais Fortum.
En 2014, le gouvernement associant sociaux-démocrates et Verts avait décidé de geler le développement nucléaire en Suède, ce qui signifiait sa fin en 2045 au plus tard. Il a fait volte-face le 10 juin en devenant, comme l’opposition de centre-droit, favorable à la construction de réacteurs neufs.
La Suède s’est fixé un objectif de 100% d’énergies renouvelables en 2040, mais aura besoin d’investissements considérables pour réussir à se passer du nucléaire à cette date.

Vattenfall, dont les finances sont en mauvais état, a précisé qu’il devait décider début 2017 de la même modernisation concernant deux réacteurs de Ringhals.

http://www.romandie.com/news/Suede-Vattenfall-prolonge-la-duree-de-vie-dune-centrale-nucleaire/712229.rom

 

LES PAYS-BAS LANCENT UNE ENQUÊTE SUR LA SÉCURITÉ NUCLÉAIRE TRANSFRONTALIÈRE

Pays-basLe Bureau néerlandais d’enquête pour la sécurité (OVV) lance une étude sur la collaboration des Pays-Bas avec leurs pays limitrophes en matière de prévention et de gestion d’incidents nucléaires, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué.

Cette investigation survient dans un climat d’inquiétude de la part des Néerlandais alors que la sécurité de deux des réacteurs nucléaires belges, Doel 3 et Tihange 2, fait polémique étant donné la présence de milliers de microfissures dans leurs cuves.
L’objectif de l’étude est de déterminer « comment les Pays-Bas et la Belgique s’associent dans les processus décisionnels relatifs aux centrales nucléaires et dans leur surveillance, quelles informations sont échangées et comment les pays se préparent ensemble à un accident éventuel », a expliqué l’OVV.
L’étude porterait sur la manière de travailler du pays, « pas sur la sécurité des centrales nucléaires elles-mêmes », a ajouté le communiqué.
Trois sites nucléaires frontaliers seront au cœur de l’enquête: Borssele aux Pays-Bas, Doel et Tihange en Belgique.
Les députés néerlandais ont adopté la semaine dernière un texte demandant à leur gouvernement de prier la Belgique d’arrêter Doel 3 et Tihange 2 et de s’associer ainsi à l’Allemagne et au Luxembourg, qui en avaient demandé en avril l’arrêt provisoire dans l’attente de tests complémentaires.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/2765/Environnement/article/detail/2740432/2016/06/15/Les-Pays-Bas-lancent-une-enquete-sur-la-securite-nucleaire-transfrontaliere.dhtml

 

EDF REFUSE D’ENCLENCHER LA FERMETURE DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE FESSENHEIM

FessenheimLa plus vieille centrale nucléaire de France, celle de Fessenheim (Haut-Rhin), sera-t-elle fermée, conformément à la promesse de campagne de François Hollande ? EDF y renâcle. Malgré les fortes pressions de l’État, l’entreprise publique refuse d’enclencher la procédure juridique qui doit conduire à l’arrêt anticipé des deux réacteurs.

Depuis de long mois, la ministre de l’écologie et de l’énergie Ségolène Royal presse l’électricien de lancer ce processus, en déposant avant la fin du mois de juin une demande d’abrogation de l’autorisation d’exploiter le site. La direction a décidé de ne pas le faire dans l’immédiat, indiquent au Monde des sources concordantes. Les représentants du personnel devraient être informés de la situation lors d’un comité central d’entreprise, prévu jeudi 16 juin.

Pour les dirigeants d’EDF, impossible d’entamer juridiquement la fermeture de Fessenheim sans s’être entendus au préalable avec l’État sur l’indemnité que recevra l’entreprise. Or, sur ce terrain, aucun accord n’est en vue. Là où EDF espérait recevoir au moins 2 à 3 milliards d’euros, Mme Royal a proposé, début mai, de verser 80 à 100 millions d’euros seulement. Un montant jugé dérisoire, voire insultant, au siège de l’électricien.

Faute de compromis sur le sujet, EDF fait donc de la résistance. Le dépôt formel de la demande de fermeture n’est plus envisagé avant décembre.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/06/15/edf-refuse-d-enclencher-la-fermeture-de-fessenheim_4950741_3234.html

 

LE CONSEIL D’ÉTAT IMPOSE UNE RÉVISION DES TARIFS 2014-2015 D’EDF

EDFLe Conseil d’État a annulé mercredi un arrêté qui limitait à 2,5% l’augmentation des tarifs de l’électricité survenue en 2014, imposant au gouvernement d’appliquer une hausse rétroactive des factures payées par les ménages français.

Les ministres concernés devront prendre dans un délai de trois mois un nouvel arrêté fixant une augmentation rétroactive des tarifs, a précisé la juridiction administrative dans un communiqué.

Cette décision porte sur les factures payées pour la période du 1er novembre 2014 au 31 juillet 2015. Elle concerne les tarifs « bleus », appliqués aux particuliers, ainsi que les anciens tarifs « verts » appliqués à l’époque aux plus gros consommateurs d’électricité.

Ces tarifs « avaient été fixés par l’arrêté à un niveau manifestement insuffisant pour assurer le rattrapage des écarts tarifaires passés« , a indiqué le Conseil d’État dans un communiqué.

EDF n’a pas souhaité commenter la décision du conseil d’État et les ministères de l’Économie et de l’Énergie ne se sont pas exprimés dans l’immédiat sur le sujet.

Le Conseil d’État, dont le rapporteur s’était prononcé en faveur d’une annulation de l’arrêté de 2014, avait été saisi par l’association des opérateurs alternatifs (Anode), pour qui la hausse était trop faible pour notamment compenser les augmentations insuffisantes des années précédentes.

La juridiction a également annulé mercredi un arrêté de juillet 2014 qui supprimait l’obligation de hausse des tarifs « bleus » au 1er août, ordonnant aux ministres de prendre un nouvel arrêté fixant, à titre rétroactif, ces tarifs pour la période du 1er août 2014 au 31 octobre 2014.

(Benjamin Mallet, avec Yann Le Guernigou, édité par Jean-Michel Bélot)

http://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN0Z11HR/le-conseil-d-etat-impose-une-revision-des-tarifs-2014-2015-d-edf.html

NDLR: Tiens, je croyais de l’électricité nucléaire n’était pas chère!

 

LE SITE DE STOCKAGE DE DÉCHETS RADIOACTIFS DE SAINT-PIERRE TRANSFORMÉ EN PARC D’ATTRACTION D’UN NOUVEAU TYPE?

CRIIRADCOMMUNIQUÉ DE PRESSE de la CRIIRAD du mercredi 15 juin

Les sites de stockage de résidus d’extraction de l’uranium ne sont pas adaptés au développement d’activités récréatives: leur accès doit être interdit au public! Devant la violation répétée des prescriptions réglementaires et l’inertie de l’autorité préfectorale, la CRIIRAD saisit la Ministre de l’Environnement, demande la clôture du site, la démolition des ouvrages illégaux et la sanction des infractions.

Entre 1958 et 1985, le site de Saint-Pierre (Cantal) a abrité des activités d’extraction et de traitement du minerai d’uranium. Les opérations de lixiviation ont généré près de 600000 tonnes de résidus d’extraction. Il s’agit de déchets radioactifs, caractérisés par des activités massiques supérieures à 100000 Bq/kg, par des durées de vie extrêmement longues et par la présence de radionucléides de très forte radiotoxicité. Ils relèvent de la catégorie FA-VL et devraient à ce titre, étant donné leur niveau de dangerosité, être conditionnés dans des conteneurs étanches placés dans des alvéoles spécialement aménagées et construites dans un site choisi pour ses caractéristiques géologiques favorables. Rien de tout cela à Saint-Pierre: les résidus radioactifs ont été déversés en vrac dans les diverses excavations et bassins de décantation du site, sans aucun dispositif d’étanchéité. De plus, à la fermeture du site, en 1986, plusieurs parcelles, dont certaines  abritaient les résidus radioactifs, ont été rétrocédées à la mairie. C’est ainsi qu’un camping, un lotissement, un terrain de football, un stand de tir,…ont été construits à l’intérieur du périmètre initial du site d’extraction (des matchs de foot au-dessus de quelques 200 000 tonnes de résidus radioactifs!). Suite aux actions lancées par les associations locales, aux constats de contamination dressés par le laboratoire de la CRIIRAD et à la diffusion, début 2009, du documentaire «Uranium: le scandale de la France contaminée», des avancées avaient été obtenues: décontamination (partielle) du lotissement, décision de clôture du site, mise en place de servitudes d’utilité publique destinées à préserver l’intégrité de la couche de terre (parfois très fine) qui recouvre les déchets.

Où en est-on aujourd’hui? Le périmètre du site n’est toujours pas clôturé! Le grillage qui a été mis en place n’isole que 10% des déchets radioactifs, le public accède librement aux autres zones de stockage. AREVA n’a pas honoré ses engagements et le Préfet n’a pas effectué les vérifications prévues par la circulaire ministérielle du 22/07/2009. Le défaut de clôture du site constitue pourtant une violation caractérisée de l’article 10 de l’arrêté du 26 juin 2015 qui prescrit que « l’installation ou l’établissement est clôturé sur tout son périmètre par un grillage ou dispositif équivalent d’une hauteur minimale de 2 m», l’accès devant être «interdit à toute personne non autorisée». Les arrêtés préfectoraux de 1986 et 2012 définissent des servitudes interdisant toute atteinte aux couches de recouvrement des déchets radioactifs: pas d’excavation, pas de fondation, pas de construction, même légère, pas de plantation. Ces interdictions restent lettre morte et les infractions se poursuivent en toute impunité: construction, encore récemment, dans une zone à déchets radioactifs, d’une fontaine ainsi que d’une stèle commémorant l’ancienne église du village sans compter la plantation d’un arbre de plusieurs mètres. On ignore où sont passées les matières excavées…

http://www.criirad.org/actualites/uraniumfrance/saintpierre/2016-06-15_cp_St-pierre_cloture.pdf

Lire la lettre de la CRIIRAD à Mme Royal du 10/06/2016 sur :

http://www.criirad.org/actualites/uraniumfrance/saintpierre/2016-06-10-lo_min-envt_St-P-cloture.pdf

LA RUSSIE ACCOMPAGNE LA BIRMANIE SUR LA VOIE DU NUCLÉAIRE CIVIL

BirmanieProfitant d’un contexte politique apaisé et d’une certaine stabilité, la Birmanie souhaiterait désormais redémarrer un programme de développement nucléaire civil en panne depuis plusieurs années. Le gouvernement birman prévoit pour cela, en collaboration avec la Russie, la constitution dès 2016 d’un organe de travail dédié à la construction d’une centrale nucléaire sur son territoire

Ces deux pays s’étaient déjà rapprochés en 2007 puis 2015 via la signature de plusieurs accords de coopération dans le domaine de la technologie nucléaire. Ces accords avaient permis entre autres, une collaboration poussée dans la recherche nucléaire, la médecine nucléaire, la sûreté nucléaire, et la formation de scientifiques et d’administrateurs.

De son côté, l’agence russe poursuit via ce nouveau partenariat, sa stratégie de développement et d’investissements dans les pays d’Asie. Selon Nikolay Drozdov, des accords de coopération ont également été signés avec la Thaïlande, le Laos, le Cambodge, et le Vietnam.

http://www.lenergiedavancer.com/la-russie-accompagne-la-birmanie-sur-la-voie-du-nucleaire-civil/2016/06/07/

AREVA VA REGROUPER SES ACTIVITÉS DU CYCLE DU COMBUSTIBLE DANS UNE NOUVELLE SOCIÉTÉ « NEW CO »

ArevaLe groupe nucléaire en difficulté Areva a annoncé mercredi qu’il allait regrouper ses activités du cycle du combustible au sein d’une nouvelle société, baptisée provisoirement New Co, dans le cadre de la restructuration de la filière nucléaire française qui prévoit la cession de l’activité de construction de réacteurs du groupe, en difficulté, à EDF.

Comme sa maison mère Areva SA, New Co bénéficiera d’une augmentation de capital de 5 milliards d’euros prévue début 2017, à laquelle l’État français a prévu de participer en tant qu’actionnaire de référence du groupe, dont il détient actuellement 86,5%, a précisé Areva dans un communiqué. Au terme de cette opération de recapitalisation, l’État contrôlera directement ou indirectement, via Areva SA, au minimum 67% de cette nouvelle entité, le solde du capital revenant à des actionnaires minoritaires.

New Co, dont l’activité ira de l’extraction de l’uranium dans les mines jusqu’au traitement des déchets et au démantèlement des centrales nucléaires, sera constituée au second semestre 2016.  La société vise, à l’horizon 2020, une marge d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) d’environ 25% ainsi qu’un cash flow net des activités de l’entreprise « permettant de réduire significativement le taux d’endettement au cours des prochaines années« .

Elle ne sera pas exposée au dossier sensible du réacteur EPR en construction à Olkiluoto, en Finlande : ce contrat, actuellement logé dans la division réacteurs (Areva NP) en cours de cession à EDF, mais dont l’électricien refuse d’assumer le risque financier, restera dans le périmètre consolidé d’Areva SA « qui en assurerait directement ou par l’intermédiaire d’une filiale, le bon achèvement« .

http://www.europe1.fr/economie/areva-va-regrouper-ses-activites-du-cycle-du-combustible-dans-une-nouvelle-societe-2772866

 

L’IRAN MET EN GARDE WASHINGTON CONTRE TOUTE REMISE EN CAUSE DE L’ACCORD NUCLÉAIRE

IranLe guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a mis en garde les candidats à la présidentielle américaine contre toute remise en cause de l’accord nucléaire, a rapporté mardi son site officiel.

« Nous ne violons pas l’accord nucléaire (…) Les candidats à la présidentielle américaine menacent de déchirer l’accord nucléaire. S’ils le déchirent, nous le brûlerons« , a averti le numéro un iranien en recevant les hauts responsables du pays.

Le candidat républicain à la présidentielle de novembre Donald Trump a critiqué l’accord sur le programme nucléaire controversé de l’Iran, le qualifiant de « catastrophique » et affirmant que sa priorité serait, s’il était élu, de le démanteler.

L’accord conclu en juillet 2015 entre l’Iran et les pays du groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) est entré en vigueur en janvier. En vertu de cet accord, l’Iran a limité ses activités nucléaires sensibles en échange de la levée d’une grande partie des sanctions internationales.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a attesté fin mai que l’Iran respectait ses engagements, mais Téhéran accuse les États-Unis de ne pas faire le nécessaire pour favoriser les relations entre l’Iran et les sociétés et surtout banques internationales.
Les États-Unis continuent à imposer des sanctions à l’Iran, notamment à cause de son programme de missiles balistiques et son soutien à certains groupes comme le Hezbollah libanais ou des groupes palestiniens, qualifiés de « terroristes » par Washington.

« L’autre partie devait lever les sanctions mais elle ne l’a pas fait. La question des relations bancaires n’a pas été réglée (…) Nous ne pouvons récupérer l’argent du pétrole et les autres capitaux que nous avons dans les autres pays », a déclaré l’ayatollah Khamenei. « Les Américains n’appliquent pas une grande partie de leurs engagements alors que nous l’avons fait« , a-t-il dit…

http://www.lorientlejour.com/article/991210/liran-met-en-garde-washington-contre-toute-remise-en-cause-de-laccord-nucleaire.html

 

LA CORÉE DU NORD POURRAIT AVOIR PLUS DE 21 BOMBES NUCLÉAIRES

Corée du nordLa Corée du Nord pourrait avoir fabriqué six bombes nucléaires ou plus ces 18 derniers mois, ce qui porterait son arsenal à 21 bombes nucléaires ou plus, a estimé un centre de recherche américain.

Un nombre réévalué à la hausse. L’Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS), basé à Washington, fonde ses estimations sur une évaluation de la quantité de plutonium militaire et d’uranium hautement enrichi que la Corée du Nord pourrait avoir produit sur le complexe nucléaire de Yongbyon au nord de Pyongyang. S’appuyant sur l’analyse d’images satellite, le secrétaire général de l’AIEA Yukiya Amano a affirmé la semaine dernière que Pyongyang semblait avoir réactivé l’usine de Yongbyon servant à retraiter le plutonium en vue de fabriquer des armes nucléaires. Fin 2014, l’ISIS estimait entre 10 et 16 le nombre de bombes nucléaires nord-coréennes.

Un arsenal de plus en plus conséquent. Depuis, la Corée du Nord en a fabriqué entre quatre et six, ce qui porterait son arsenal total entre 13 et 21 armes ou plus, a estimé mardi soir l’ISIS. Ce calcul prend en compte la bombe qui a été testée le 6 janvier par Pyongyang. Cette estimation exclut la contribution éventuelle d’une seconde usine d’enrichissement par centrifugation que Pyongyang pourrait avoir construite pour produire de l’uranium militaire. « Les indices que nous avons obtenus (sont ceux) d’activités liées au réacteur de 5 mégawatts, l’expansion des infrastructures d’enrichissement et des activités liées au (retraitement du) plutonium », sur le complexe de Yongbyon, avait indiqué la semaine dernière le patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), faisant écho à de récentes analyses similaires d’experts américains.

« Cependant comme nous n’avons pas d’experts sur le terrain, nous nous contentons d’observations sur imagerie satellite« , avait ajouté Yukiya Amano lors d’une conférence de presse à Vienne.

http://www.europe1.fr/international/la-coree-du-nord-pourrait-avoir-plus-de-21-bombes-nucleaires-2772716

 

DEVANT L’OMS À GENÈVE LA VIGIE D’HIPPOCRATE PROTESTE EN SILENCE DEPUIS 9 ANS !

OMSCette vigie proteste contre l’accord signé en 1959 entre l’OMS et l’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique).

C’est une action de vigilance silencieuse pour rappeler à l’Organisation Mondiale de la Santé, ses devoirs. Nous nous référons à Hippocrate qui a institué des règles éthiques pour les praticiens de santé. En ce qui concerne, la protection sanitaire des populations victimes des conséquences de l’industrie nucléaire, l’Organisation Mondiale de la Santé ignore ces règles.

Depuis le 26 avril 2007, les vigies d’Hippocrate se relaient devant le siège de l’OMS à Genève. Elles sont présentes tous les jours ouvrables de 8h00 à 18h00 pour rappeler à cette institution onusienne ses devoirs tels qu’ils sont notamment inscrits dans sa constitution.

La vigie s’effectue seul ou en groupe, maximum 3. Les personnes s’engagent soit pour une demi-journée, une journée, plusieurs ou les 5 jours de la semaine. Les vigies sont accueillies à Genève par un réseau “d’hébergeurs” (au nombre de 20). Les frais de nourriture et de transport restent à la charge de la personne-vigie.

Si vous désirez des informations complémentaires ou si vous désirez vous inscrire pour la vigie, écrivez à Paul Roullaud 

ou téléphonez-lui au +33 (0)240 87 60 47

Plus de détails sur :

 

LIVRET D’AUTODÉFENSE INTELLECTUELLE SUR LE NUCLÉAIRE A L’USAGE DE TOUS

livre autodefenseCet ouvrage de vulgarisation scientifique vise à muscler votre connaissance intellectuelle sur le sujet du nucléaire et des accidents nucléaires. Pédagogique, parfois drôle, souvent ironique, toujours sérieux et scientifique, cet ouvrage vous fera comprendre simplement les mécanismes d’un accident nucléaire, les failles de sécurité d’une centrale. Il vous fera aussi comprendre le pourquoi et l’étendue d’un accident. Argumenté, simple, documenté, fruit d’un long travail de recherche, il vous fournira argumentations et outils de réflexion. À vous ensuite de vous faire votre opinion, mais en ayant compris certaines notions fondamentales comme : pourquoi une centrale s’emballe-t-elle ? Quels sont les effets de la radioactivité sur le corps et les esprits…

Les auteurs :

José Pluki est ingénieur en énergie, il a travaillé sur les accidents nucléaires et est auteur d’ouvrages de vulgarisation scientifique. Il travaille actuellement sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables. De nombreux documents ont été utilisés pour la rédaction de cet ouvrage, dont beaucoup rédigés par l’Agence de sureté nucléaire.

De nombreuses informations, documents et photos ont été fournis par André Paris. Ingénieur géologue, il est l’auteur de nombreux ouvrages sur le nucléaire et les retombées de l’accident de Tchernobyl. Il est notamment l’auteur de l’atlas européen des retombées et contaminations de l’accident de Tchernobyl avec la Criirad. Il s’est rendu de nombreuses fois en Ukraine et en Russie pour étudier la contamination et l’évolution de la contamination pour l’association des enfants de Tchernobyl.

 Livre à télécharger gratuitement ici.

https://reporterre.net/Un-guide-d-autodefense-intellectuelle-contre-le-nucleaire

 

400 SOLDATS AMÉRICAINS METTENT EN ACCUSATION TEPCO (JAPON)

TEPCOAu cours du grand tsunami de 2011, de nombreux soldats américains ont pris part à l’opération de sauvetage nommée “Opération de l’amitié”. Quatre cents d’entre eux, qui ont travaillé sur mer au voisinage de Fukushima, ont porté plainte contre TEPCO.

Theodore Holkomb, machiniste sur le sous-marin nucléaire « Donald Reagan », a travaillé au nettoyage d’hélicoptères ayant subi une pollution radioactive, et a été par la suite atteint d’un cancer dont il est mort en 2014 à l’âge de trente-cinq ans.

D’après le journal de bord et les témoignages de ses amis, il est possible qu’il ait été exposé à une forte irradiation provenant d’un nuage de fumée, ou bien d’eau dessalée, en se douchant ou en mangeant. Mais le Pentagone, dans un rapport publié en 2014, a nié l’impact de la  radioactivité sur lui, car son intensité avait été négligeable.

Beaucoup de plaignants malades ne reçoivent aucun secours pour se soigner. L’avocat Paul Barner dit : “Sachez qu’il y a,  aux  États-Unis, de nombreux « amis » abandonnés.” TEPCO répond : “Nous agirons convenablement selon la procédure ”. (Publié dans le journal Asahi, le 19 mai 2016)

http://www.fukushima-blog.com/2016/06/des-nouvelles-du-japon-nucleaire.html

 

1954 : ESSAI NUCLÉAIRE SUR L’ATOLL DE BIKINI. 2016, 45 ANCIENS MATELOTS PORTENT PLAINTE

bateau…Les Japonais étaient terrorisés par les matières radioactives s’envolant de Bikini ; ils ne voulaient pas manger de poissons, ils portaient des masques et se couvraient le corps lorsqu’il pleuvait. De grandes protestations s’élevèrent dans tout le pays.

 Dans un premier temps, les États-Unis ont accusé les marins d’espionnage, mais ils n’ont pu longtemps imposer ce mensonge aux Japonais. En 1955 ils ont réussi à “résoudre” la question en donnant deux millions de dollars à titre de dédommagement au propriétaire du bateau de pêche, à ces marins-pêcheurs et à d’autres. Les États-Unis ont ainsi pu échapper à leur responsabilité dans l’accident et les souffrances des victimes. Le gouvernement japonais a très vite cessé toute recherche à ce sujet, peut-être sous la contrainte des États-Unis, et cet accident gravissime a bientôt été à demi oublié; seuls quelques activistes ont continué à organiser la manifestation “Le Jour de Bikini”, chaque premier mars, à Jaizu.

Le 9 mai 2016, quarante-cinq anciens matelots ont porté l’affaire devant un tribunal, dans le département de Kōchi. Le porte-parole des plaignants, M. Kuwano Hiroshi, âgé de quatre-vingt-trois ans, qui appartenait à l’équipage du thonier « Le deuxième Kōsei-maru » de Kōchi, a rappelé les événements : “Quand nous sommes revenus au port de Uraga, dans le département de Kanagawa, des employés ont commencé à mesurer  la radioactivité dans le bateau, et j’ai compris pour la première fois que les nuages gris entourant l’atoll de Bikini étaient de la « cendre de mort » provenant de l’essai de bombe à hydrogène. Le bateau et les poissons ont été examinés mais pas nos corps. Les vingt-six marins de notre équipage sont tous morts vers quarante ou cinquante ans, sauf trois. Je me battrai pour les collègues disparus et je poursuivrai le gouvernement, responsable d’avoir dissimulé les rapports et de ne s’être pas soucié de nous.”…

http://www.fukushima-blog.com/2016/06/des-nouvelles-du-japon-nucleaire.html

 

LE JAPON MAINTIENT SON OPPOSITION À L’ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES

explosion bombeLors de la visite d’Obama à Hiroshima, notre premier ministre Abe a dit : “Sa visite à Hiroshima donne une forte impulsion à la réalisation d’un monde sans armes nucléaires”, et pourtant le Japon, qui a souffert et souffre encore des suites de deux bombardements atomiques, n’a pas pris clairement position contre l’abolition des armes nucléaires.

L’assemblée générale des Nations Unies, une première fois en 1996 et ensuite pendant les vingt années suivantes jusqu’en 2015, a adopté à une grande majorité une résolution pour que commence une négociation internationale visant à l’abolition des armes nucléaires, or le gouvernement japonais, aux mains de partis conservateurs, s’est cantonné durant vingt ans dans l’abstention à l’imitation des États-Unis. Il est très honteux que le Japon se soit comporté ainsi, comme un vassal des Américains.

http://www.fukushima-blog.com/2016/06/des-nouvelles-du-japon-nucleaire.html

NUCLÉAIRE : LES SYNDICATS S’INQUIÈTENT DE L’AVENIR DE LA FILIÈRE

CGTLes fédérations CGT, CFE-CGC et FO de l’énergie demandent au gouvernement de lancer une mission sur l’avenir de la filière nucléaire française confrontée à des défis « majeurs » alors que ses ressources « sont au plus bas ».

« Inquiète de la situation et des perspectives d’une filière pourtant au cœur de la sécurité énergétique, de la politique industrielle et de la souveraineté de la Nation« , l’intersyndicale souligne que les ressources du secteur « sont au plus bas » alors que des investissements « considérables » l’attendent. Elle cite au nombre de ceux-ci « l’outil industriel d’Areva« , le « grand carénage du parc nucléaire français » (travaux de maintenance lourde des centrales pour prolonger leur durée de vie) et son « futur renouvellement ».
Dans ce secteur, le rachat par General Electric des activités énergie d’Alstom « a en outre fait perdre à la France la maîtrise d’un pan de la filière électronucléaire, illustrant dramatiquement l’absence de vision stratégico-industrielle de l’État« , estime l’intersyndicale. « Alors que certains sont tentés de précipiter des décisions qui engageraient l’avenir de la filière nucléaire sans débat, il nous semble primordial de prendre le recul nécessaire avant toute décision irréversible et d’ouvrir un débat de fond, loin des montages capitalistiques qui ne règlent rien sur le fond« , conclut-elle.

http://www.ugict.cgt.fr/articles/actus/nucleaire-syndicats-inquiets-avenir

NDLR: œuvrer pour une reconversion rapide de cette industrie serait certainement plus productif que de « s’inquiéter » stérilement !

APPEL DE TOKYO POUR UN RÉSEAU MONDIAL VERS UN MONDE SANS NUCLÉAIRE

Forum social mondialNous, participant-e-s du 1er Forum social mondial thématique contre le nucléaire civil et militaire, réalisé à Tokyo et Fukushima du 23 au 28 mars 2016, venant de plus de 10 pays de 3 continents, appelons à la création d’un réseau mondial au service de l’intercommunication, de l’appui mutuel et du lancement d’actions communes pour un monde sans nucléaire civil et militaire.

Cet appel s’adresse aux citoyen-ne-s de tous les pays du monde engagé-e-s, à titre individuel ou au sein d’une organisation, pour un monde sans nucléaire.

Pour bâtir ce réseau, nous commencerons par nous doter d’une liste d’échange, par Internet, pour dépasser notre isolement, chacun luttant dans son pays contre un pouvoir nucléaire qui est mondialisé. Cet outil nous permettra de construire des actions communes, des résistances, des dénonciations et des diffusions d’information pour construire un monde libéré du nucléaire.

Nous y échangerons sur les questions juridiques, de sécurité, de santé, d’éducation et de communication liées à l’usage du nucléaire à des fins civile et militaire. Nous le ferons dans le cadre de grands thèmes tels que : l’exportation et l’importation des équipements et de la technologie nucléaire, ainsi que du combustible à des fins civile et militaire, de la mine aux déchets ; les mythes et la propagande avec lesquels le nucléaire s’impose, notamment par le biais des lobbies et des médias ; les témoignages des victimes et réfugiés du nucléaire, mais aussi des experts, médecins, ingénieurs et autres qui nous permettent de partager informations, études et analyses ; les réussites de nos luttes qui ont permis de bloquer des accords, d’adopter ou de changer des lois, de fermer des centrales, de gagner des procès… pour qu’elle servent d’exemple à d’autres luttes en cours ; les alternatives sur la consommation et la production d’énergie ; les travailleurs du nucléaire, notamment le système de sous-traitance et de travail intérimaire qui porte gravement atteinte à la santé et la sécurité des travailleurs.

Nous invitons toutes les personnes, groupes et organisations engagés dans la lutte pour un monde sans nucléaire à s’inscrire à cette liste, à signer cet appel et à le diffuser largement dans leurs réseaux.

Nous les appelons aussi, en réponse au message de solidarité reçu de la part des organisations québécoises et canadiennes luttant contre le nucléaire, à s’impliquer dans la construction de notre réseau en participant au 2ème Forum social mondial thématique contre le nucléaire civil et militaire, qui se tiendra durant le prochain Forum Social Mondial, à Montréal (Canada) du 8 au 14 août 2016.

Un 3ème Forum social mondial thématique contre le nucléaire civil et militaire pourra être organisé en Europe à l’occasion du 31ème anniversaire du début de la catastrophe de Tchernobyl.

Pour signer la pétition mondiale :

https://fsm2016.org/appel-de-tokyo-pour-un-reseau-mondial-vers-un-monde-sans-nucleaire/

 

LA SUÈDE RÉDUIT LA FISCALITÉ DU NUCLÉAIRE

SuèdeLe gouvernement suédois a annoncé vendredi la suppression d’ici 2019 de certaines taxes sur l’électricité d’origine nucléaire et la construction de nouveaux réacteurs pour remplacer des installations vieillissantes afin d’assurer l’approvisionnement énergétique du pays pendant les prochaines décennies.

Les producteurs d’électricité nucléaire en Suède avaient déclaré qu’ils devraient fermer certaines centrales déficitaires si une taxe sur les capacités nucléaires n’était pas abolie, ce qui menaçait le pays d’une hausse des prix et de pénuries.

« L’objectif est de faire en sorte que nous puissions toujours garantir une électricité à des prix compétitifs, de manière stable et durable, à court comme à long terme », a déclaré le ministre de l’Énergie, Ibrahim Baylan, à des journalistes.

La taxe sur les capacités nucléaires, qui a rapporté environ quatre milliards de couronnes (429 millions d’euros) à l’État en 2015, sera progressivement supprimée sur la période 2017-2018 et compensée par une augmentation des taxes prélevées sur les factures des abonnés. L’industrie lourde devrait toutefois être épargnée.

Le gouvernement a précisé qu’il autoriserait parallèlement la construction de jusqu’à dix nouveaux réacteurs nucléaires dans le pays pour compenser la fermeture d’installations exploitées depuis les années 1970 et 1980.

La compagnie publique Vattenfall et le groupe privé allemand E.ON avaient annoncé leur intention de fermer plus tôt que prévu initialement quatre des dix réacteurs en exploitation en Suède, en raison notamment de l’alourdissement de la fiscalité. L’un de ces réacteurs a été arrêté définitivement l’an dernier.

En avril, Vattenfall avait déclaré que les six autres réacteurs devraient fermer d’ici 2020 si la taxe sur les capacités n’était pas supprimée.

Les centrales nucléaires suédoises ont produit en 2015 environ 34% de l’électricité consommée dans le pays.

Les décisions annoncées vendredi constituent un revers pour le Parti vert suédois, qui réclame un arrêt définitif et rapide de la production d’électricité nucléaire et étaient à l’origine d’une augmentation de la taxe sur les capacités l’an dernier.

http://investir.lesechos.fr/actions/actualites/la-suede-reduit-la-fiscalite-du-nucleaire-1558658.php

 

LE DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE EN DÉBAT À BREST LES 15 ET 16 JUIN

SEIZHLes armes nucléaires sont les seules armes jamais inventées qui sont capables d’anéantir toute vie sur la planète, et les arsenaux existants suffiraient à le faire plusieurs fois…Tant qu’une telle arme existera, il est illusoire de penser qu’elle ne sera pas utilisée que ce soit par accident, par erreur, ou intentionnelle. Un tel usage serait catastrophique.

Le fait que le monde y ait jusqu’à présent échappé est le fruit du hasard. (extrait du rapport 2009 de la commission internationale sur la non-prolifération et le désarmement nucléaires).

Tenu voilà sept ans, ce constat alarmiste reste malheureusement toujours d’actualité : réarmement de la Russie et des forces de l’Otan sur fond de crise ukrainienne, tensions accrues au Moyen Orient, gesticulations nord-coréennes, menaces terroristes d’attaque de bases nucléaires ou de détournement cybernétique des systèmes de commande et de contrôle des armes nucléaires, le danger d’une conflagration nucléaire est toujours bien présent. Et dans le même temps que ce soit au niveau des États -plus des trois quarts des États membres des Nations Unies- ou des populations – plus de 80% des Français notamment, selon un sondage de 2012- dans leur très large majorité les peuples du monde sont opposés à l’arme nucléaire et en réclament l’abolition.

Consciente des dangers incommensurables que l’arme atomique fait courir au monde et, en cela, en accord avec les aspirations des peuples à s’en débarrasser, l’Université Européenne de la Paix (UEP) a toujours fait du désarmement nucléaire l’un de ses objectifs prioritaire. Le désarment nucléaire est une urgente nécessité. Association d’éducation populaire à la paix, l’UEP entend contribuer, à son niveau, à mobiliser l’opinion pour que cette aspiration majoritaire des peuples devienne enfin réalité. Tel est le but qu’elle poursuit en organisant à nouveau – comme voilà déjà six ans – ces deux journées d’étude.

Voir le programme détaillé sur :

http://7seizh.info/2016/06/13/brest-desarmement-nucleaire-debat/

 

À BURE, LA LUTTE MONTE CONTRE LES DÉCHETS NUCLÉAIRES

BureA 13 h ce lundi 13 juin, quatre militants contre le projet CIGEO ont été pris à partie par des vigiles protégeant les installations de chantier de l’ANDRA. Les militants menaient un repérage dans la forêt où l’agence réalise depuis quelques semaines des travaux contestés. Les vigiles ont poursuivi les militants en 4×4 et ont assené de violents coups de pied dans leur voiture, froissant la tôle. Pourtant, les militants, selon leurs dires, étaient entrés sans problème dans la forêt dont la barrière était ouverte, et qui « ne présente aucun panneau d’interdiction d’entrée ou de propriété privée ».

Depuis le 9 juin, les opposants à la poubelle nucléaire multiplient les actions de blocage et de parasitage des travaux préparatoires à Cigéo. L’ANDRA veut démarrer un chantier dans une forêt stratégique. La réactivité des opposants témoigne de la montée en puissance de la lutte lors des dernières années…

Une forêt de feuillus d’environ 300 ha serait rasée pour permettre la construction, sur une surface équivalente, d’une des deux grandes installations de surface du projet Cigéo, « la zone des puits, qui ventileraient les rejets des 300 km de galeries stockant les déchets, creusées 500 m en-dessous »

« À Mandres, c’est la première fois en 20 ans d’implantation de l’Andra que les gens osent s’afficher publiquement contre le projet ! » se réjouissait Michel Labat lors de la première réunion publique du village en octobre 2015. Les grosses mobilisations des dernières années n’y sont pas étrangères : « On voit qu’on n’est pas tout seul. » En 2015 et 2016 les marches populaires des 100 000 et 200 000 pas organisées par plusieurs associations ont relancé des grandes manifestations de convergence qui font connaître la lutte à de nouvelles personnes. « Quand on découvre le terrain, l’Andra et Cigéo deviennent concrets ! » s’exclamait Anne, de Haute-Marne, venue pour la première fois le 5 juin, en désignant, choquée, les imposants barbelés-rasoirs serpentant sur les grilles de protection du laboratoire…

https://www.reporterre.net/A-Bure-la-lutte-monte-contre-les-dechets-nucleaires

 

DE GENÈVE À CHERBOURG, INQUIÉTUDES AUTOUR DE REJETS RADIOACTIFS DE TRITIUM

Jacques Hamelin est maire de Digulleville (Manche) où se trouve le plus gros centre de stockage de déchets nucléaires français (930.000 tonnes de déchets, dont 100 kg de plutonium), le CSM, contre lequel Greenpeace vient d’annoncer avoir porté plainte à Cherbourg pour pollution de l’eau, accusé de réception à l’appui. Le parquet ne communique pas sur cette affaire. Selon l’organisation écologiste, la nappe phréatique sous le CSM est « de loin » la plus polluée de France en tritium, ce radioélément à base d’hydrogène, beaucoup plus fluide que le plutonium mais nettement moins dangereux.

…Les normes sont-elles bien adaptées ? « L’ASN applique les normes mais est-ce-que les normes sont trop élevées ou pas ? », continue à s’interroger Jacques Hamelin. Et il n’est pas le seul. Dans un rapport demandé par l’ANCLI, l’Association nationale des commissions locales d’information nucléaire, un scientifique du CNRS concluait en 2010 à une « sous-estimation » par « les instances de radioprotection » de « la toxicité » du tritium, seul radioélément dont les rejets autorisés augmentent en France. Par ailleurs « le manque de données » sur des « effets cancérogènes du tritium (…) est flagrant », selon ce rapport. La méfiance vient aussi de l’étranger. Genève a porté plainte contre X en mars pour « mise en danger de la vie d’autrui » au pôle de santé publique de Paris.

La ville suisse dénonce notamment des fuites de tritium à la centrale nucléaire du Bugey (Ain). EDF a constaté un pic à 1.800 Bq/l dans les eaux souterraines après une fuite fin 2014.

http://www.europe1.fr/societe/nucleaire-de-geneve-a-cherbourg-inquietudes-autour-de-rejets-radioactifs-de-tritium-2770747

 

SUÈDE : PLUS AUCUNE AIDE PUBLIQUE NE SERA ACCORDÉE À L’ATOME

SuèdeL’accord politique annoncé vendredi dernier, qui est censé définir la politique énergétique du pays pour les trois décennies à venir, renonce à un démantèlement des trois centrales existantes, qui fournissent environ 35 % de l’électricité produite en Suède. Aucune date n’est fixée pour leur fermeture.

De plus, il sera possible de bâtir un sur les sites des centrales existantes. Toutefois, stipule le document, les propriétaires des centrales (le suédois Vattenfall, l’allemand E.ON et le finlandais Fortum) devront donc financer eux-mêmes de tels projets. Ce qu’ils n’ont pas l’intention de faire, selon eux, du moins dans le contexte actuel. « , a commenté Magnus Hall, le Président de Vattenfall.

http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0211021204604-le-nucleaire-a-encore-un-avenir-en-suede-2005779.php

 

L’ASN JUGE « INACCEPTABLE » LE NOUVEAU CALENDRIER DE DÉMANTÈLEMENT D’EDF

DémantèlementSelon le nouveau calendrier d’EDF, le dernier de ces six réacteurs serait démantelé en 2100, voire en 2115. Dans cent ans ! Jusqu’alors EDF promettait de les démanteler d’ici 2045. Donc, ça ferait au moins cinquante ans de retard. Nous parlons là de la première génération de réacteurs, dite au « graphite-gaz », qui sont les plus difficiles à déconstruire. Pour les générations suivantes, les démantèlements devraient mieux se passer.
Ces six réacteurs ont été mis en service dans les années 60-70 sur trois sites : le Bugey, Chinon et Saint-Laurent-des-Eaux. Les ingénieurs d’EDF comptaient découper les réacteurs en les immergeant, en utilisant la protection de l’eau pour amortir les rayonnements. « On pensait lever les verrous techniques qui restaient, mais on s’est rendu compte que c’était trop difficile », nous a expliqué Sylvain Granger, le patron du démantèlement à EDF. L’entreprise veut changer de technique. « Nous n’allons pas déconstruire les réacteurs dans l’eau, mais dans l’air », révèle Sylvain Granger. Cela se ferait à l’aide de robots.

C’est plus cher, et surtout ça prendra beaucoup plus de temps. Pour ces six réacteurs-là c’est un « changement de doctrine », car EDF jusqu’alors le disait partout : « La stratégie d’EDF c’est de démanteler sans attendre, ne pas laisser le soin aux générations futures de réaliser le démantèlement de centrales qui ont cessé de fonctionner« . Ce message (entendu dans un documentaire d’Arte il y a deux ans) a été martelé par EDF. Du coup, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) refuse en l’état le nouveau calendrier d’EDF.
« Nous pouvons comprendre les difficultés techniques, mais étaler jusqu’au XXIIème siècle est inacceptable », réplique sur RTL Jean-Luc Lachaume, directeur adjoint de l’ASN en charge du démantèlement. « Au XXIIème siècle, moi je ne serai plus là. Il serait extrêmement présomptueux de dire qu’EDF existera encore au XXIIème siècle », martèle-t-il. « Si vous regardez un siècle en arrière, on était en 1916 au moment de la bataille de Verdun. Il serait hasardeux de se projeter dans un siècle et dire ‘on fera ci, on fera ça !’ Quand on a des échéances lointaines, elles sont rarement tenues », poursuit-il.
Le bras de fer entre les deux parties s’annonce musclé. C’est l’État qui devra trancher d’ici 2020.
Vingt-trois milliards d’euros ont été provisionnés. « Ça ne suffira pas« , dit Yves Marignac, expert très critique du nucléaire. « EDF exploite des difficultés techniques réelles dans le but de repousser et de cacher les coûts du démantèlement« , ajoute-t-il. Ce qui est certain, c’est que le coût global du démantèlement de ces six réacteurs et des autres va être en partie supporté par une augmentation des tarifs d’électricité de 30% à 50%. Le démantèlement est un défi technologique, économique vertigineux qui va donc beaucoup nous occuper. Bien avant le XXIIème siècle.

http://www.rtl.fr/actu/sciences-environnement/nucleaire-l-asn-juge-inacceptable-le-calendrier-de-demantelement-d-edf-7783639209

 

À PENMARC’H, ILS MANIFESTENT CONTRE LE TIR DE MISSILE

Sans titreHier dimanche 12 juin, une centaine de personnes ont manifesté à Penmarc’h (Finistère) contre le tir de missile M51 prévu dans les prochains jours.

Réagissant à l’annonce, il y a quelques jours, d’un nouveau tir de missile nucléaire M51 au large de Penmarc’h (Finistère), depuis un sous-marin, le 15 juin prochain, le Mouvement pour la Paix a invité à un rassemblement de protestation, dimanche, au pied du phare d’Eckmühl.
Une centaine de personnes ont répondu présents. Dans la foule, certains arboraient des bannières du Front de gauche, d’autres du Parti communiste.
« Ce tir de missile est révélateur d’une politique française de violation incessante du traité de non-prolifération nucléaire », a affirmé Roland Nivet, porte-parole national du Mouvement de la Paix, et animateur dudit mouvement en Bretagne.
« La France a signé ce traité, a-t-il poursuivi, qui est respecté par environ 180 États dans le monde Sauf les puissances nucléaires, dont la France ! 180 états ont l’obligation de ne pas avoir d’armes nucléaires. On vient de régler la question de l’Iran d’une manière correcte, politiquement, sans guerre. La France doit donner l’exemple et ne peut continuer à moderniser son armement nucléaire. »

http://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-labbe-29120/penmarch-tir-de-m51-le-mouvement-pour-la-paix-manifeste-4296616

 

LES PUISSANCES NUCLÉAIRES RÉDUISENT MAIS MODERNISENT LEURS ARSENAUX

ArsenauxAucun État légalement reconnu au sens du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires de 1968 « n’est prêt à renoncer à son arsenal nucléaire dans un futur proche« , note le Sipri. Les États-Unis et la Russie ont même lancé des programmes de modernisation (archives).

KEYSTONE/AP/AL CABRAL, (sda-ats)

Le nombre d’armes nucléaires recule dans le monde entier, selon un rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Mais aucune des puissances nucléaires n’est prête à lâcher entièrement ses équipements.

Ce recul découle surtout de la réduction continuelle des arsenaux entamée par les États-Unis et la Russie, premières puissances nucléaires de la planète. Les stocks d’armes nucléaires déclinent depuis le pic de 70’000 têtes nucléaires observé au milieu des années 1980, notent les chercheurs Shannon Kile et Hans Kristensen.

Cependant depuis l’entrée en vigueur en 2011 du nouvel accord START (Strategic Arms Reduction Treaty) le rythme des réductions semble ralentir « et ni la Russie ni les États-Unis (…) n’ont réalisé de réduction significative dans leurs forces stratégiques« , souligne le rapport publié lundi.

Modernisation en vue

Neuf pays (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord) possédaient 15’395 têtes nucléaires début 2016, dont 4’120 étaient déployées, selon les chiffres annuels du Sipri. Début 2015, leur nombre était de 15’850.

Dans le détail, la Russie était dotée d’environ 7290 têtes nucléaires, les États-Unis de quelque 7000, soit 93% de l’armement atomique planétaire estimé. Venaient ensuite la France (300), la Chine (260), le Royaume-Uni (215), le Pakistan (110-130), l’Inde (100-120), Israël (80) et la Corée du Nord (10, données incertaines pour ce pays).

Les États-Unis et la Russie ayant même lancé de « grands et coûteux programmes de modernisation nucléaire ». Le premier a ainsi prévu de dépenser 384 milliards de dollars entre 2015 et 2024. Certaines estimations parlent même de montants beaucoup plus élevés, selon SIPRI.

« Perspectives sombres »

A noter que, outre la Corée du Nord, deux pays frontaliers et rivaux augmentent leurs capacités. D’un côté l’Inde muscle sa force de frappe intercontinentale et accélère sa production de plutonium. De l’autre le Pakistan cherche à contrecarrer la supériorité des forces conventionnelles de l’Inde.

« L’arsenal nucléaire pakistanais pourrait augmenter de façon significative au cours de la prochaine décennie« , prévient le Sipri. Au total, déplore l’institut, « les perspectives d’un réel progrès dans le désarmement nucléaire (à l’échelle internationale) restent sombres ».

sda-ats

http://www.swissinfo.ch/fre/les-puissances-nucl%C3%A9aire-r%C3%A9duisent-mais-modernisent-leurs-arsenaux/42222342

APRÈS HIROSHIMA, « UN CODE MORAL À L’ÂGE ATOMIQUE »

JM MullerLes hommes sont incapables de se représenter que les armes nucléaires qu’ils ont produites ont introduit dans l’histoire non seulement la possibilité mais la probabilité de la destruction technologique de l’humanité. Anders crée alors l’expression d’« aveuglement à l’apocalypse »…

 Et pourtant, plus que jamais, l’impératif moral demeure pour les hommes lucides : « Il me semble, écrit Anders, que notre époque n’est pas moins que toute autre tenue de mettre sur le tapis les critères de l’exigible moralement, de ce qu’en elle on devrait en réalité faire ou s’abstenir de faire. » La catastrophe de Hiroshima fait peser sur le monde la menace d’une apocalypse provoquée par nous-mêmes. « Ce qui est arrivé est arrivé de manière irrévocable ; et ceci pour la bonne raison que le même événement pourra de toute éternité être voulu à nouveau et provoqué à nouveau. » Par leur seule existence, sans même exploser, les armes nucléaires dotées d’un pouvoir de destruction apocalyptique et  maintenues prêtes à un usage immédiat portent atteinte à l’humanité de tous ceux qui s’accommodent de ce crime contre la civilisation… Mais nous ne saurions nous y résigner : un tel scandale appelle notre révolte.

Selon Anders, l’humanité doit se doter d’un « Code moral à l’âge atomique » qui puisse formuler des exigences morales fondamentales. « La honte d’aujourd’hui : la honte de ce que des hommes ont pu faire à d’autres hommes ; la honte aussi, donc, de ce qu’ils peuvent encore aujourd’hui se faire, donc aussi de ce que nous pouvons nous faire les uns aux autres, donc la honte d’être aussi un homme. » Cette honte doit être assumée par chacun d’entre nous…

Le citoyen responsable ne saurait abandonner la décision de posséder la bombe au champ de compétence des politiciens et des militaires. Cela le concerne en premier lieu. « Chacun de nous, insiste Anders, a le droit et le devoir d’élever la voix en signe d’avertissement. Toi aussi. » Face à l’enjeu essentiellement moral de la bombe, chacun de nous  est compétent. Chacun de  nous est responsable.. Il doit dénoncer l’incompétence morale, qui devient une incompétence politique, de ceux qui fabriquent la bombe. Et il ne faut pas s’y tromper, l’option morale du désarmement est éminemment politique alors que l’option militaire de l’armement est idéologique.

Le « Code moral à l’âge atomique » exige donc de tout être humain qu’il s’oppose absolument à la possession de la bombe atomique par la nation à laquelle il appartient. S’il est citoyen d’un État doté, c’est pour lui une exigence morale impérative de s’employer à exiger le désarmement nucléaire unilatéral de son pays ici et maintenant. Certes, l’élimination mondiale des armes nucléaires doit être notre visée, mais notre décision de faire la grève de la bombe doit être immédiate et totale. Le refus de la bombe est un choix moral existentiel qui donne sens à la vie. Il ne dépend en rien de la décision des autres. L’homme raisonnable doit faire la grève de la fabrication et de la possession de la bombe – à savoir refuser toute collaboration à la production et au maintien de moyens  de destruction massive – sans attendre que les autres se décident à se mettre en grève.

* Philosophe et écrivain, Jean-Marie Muller est notamment l’auteur de Libérer la France des armes nucléaires, La préméditation d’un crime contre l’humanité, Chronique sociale, 2014.

http://www.jean-marie-muller.fr/


BURE 2016, LES PIEDS SUR TERRE – FILM ENTIER (1h)

Bure 2Partout en France on produit massivement des déchets radioactifs. Mais, à Bure, des femmes et des hommes gardent leurs pieds sur terre…

https://www.facebook.com/sortirdunucleaire.dromeardeche/?fref=nf

FRANCE INTER INTERDIT DE PRÉSENCE À LA CONVENTION DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE D’ÉNERGIE NUCLÉAIRE

France inter 25mn18 de bonheur en regardant la vidéo dans laquelle le présentateur Guillaume Meurice nous retransmet des extraits des interviews obtenues sur le pas de la porte de la convention de la SFEN puisque son entrée n’y était pas autorisée.

A ne pas rater !

https://www.youtube.com/watch?v=R58JsutnjDA&feature=youtu.be

LES MANŒUVRES DE L’OTAN À LA FRONTIÈRE RUSSE – UNE GUERRE EN PERSPECTIVE ?

Russie…Anaconda, le nom de l’opération est expressif, l’opération vise à étouffer la Russie tout comme le ferait l’Anaconda vis-à-vis de ses proies. Nous lisons : « Deux mille soldats parachutistes, Polonais, Américains et Britanniques, sautent mardi sur le nord de la Pologne, au début des plus grandes manœuvres organisées en Europe de l’Est depuis la chute du communisme, pour montrer la force du flanc oriental de l’Otan face à la Russie. L’exercice Anaconda se déroule à un mois d’un sommet que l’Otan doit tenir à Varsovie les 8 et 9 juillet pour consacrer le renforcement de sa présence en Europe de l’Est. Le scénario de cet exercice de dix jours ne laisse aucun doute. Il prévoit la défense de « l’Union des Bleus » contre de « petits hommes verts », en référence à ces hommes aux uniformes verts qui ont participé à l’annexion de la Crimée et au conflit séparatiste en Ukraine. « Le but de l’exercice est de vérifier la capacité des pays de l’Alliance à défendre son flanc oriental », a déclaré lundi le ministre polonais de la Défense Antoni Macierewicz. ».

« Au total, 31 000 soldats de 24 pays y participent, dont 19 pays de l’Otan et des pays associés à l’Alliance dans le cadre du Partenariat pour la Paix, telle l’Ukraine. Avec 3000 véhicules, 105 avions et 12 navires. (…) La Russie affiche le plus grand calme, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, se contentant mardi de dire que ces exercices « ne contribuent pas à favoriser l’atmosphère de confiance et de sécurité » en Europe’’. »

Des analystes américains signalent certains problèmes auxquels l’Otan serait confrontée en cas d’éventuel conflit armé avec la Russie. En comparant les forces armées de la Russie et de l’Otan sur un modèle de conflit militaire hypothétique, le site américain War on the Rocks a constaté la supériorité de l’armée russe sur toute une série de positions. Dans leur conclusion, MM.Shlapak et Johnson se réfèrent à une récente déclaration du général Mark Milley, chef d’état-major de l’Armée de terre américaine, qui a reconnu devant la commission des Forces armées du Sénat que la Russie dépassait les États-Unis par la portée et la quantité des armements. « Ces données sont-elles exactes ? Malheureusement, oui », constatent les experts. « L’Otan dans son état actuel est perdante face à la Russie qu’il s’agisse des effectifs des forces armées, de la portée ou de la puissance des armements. Par ailleurs, l’Alliance est handicapée par plusieurs problèmes généralisés », résument MM.Shlapak et Johnson, en estimant que dans une guerre avec la Russie, l’Otan n’aurait aucune chance et que les conséquences d’une telle guerre seraient bel et bien désastreuses pour le bloc.

Que peut-on en conclure ?

Ce qu’il y a de sûr ce sont les peuples faibles qui vont en souffrir. S’il y a une guerre en Europe, les États-Unis sont loin, ce sont les pays européens qui vont trinquer. Le monde sera de plus en plus dangereux et nous sommes à une veillée d’armes. On apprend que la Chine qui a aussi des démêlés avec les États-Unis a mis en construction cinq nouveaux porte-avions. Quand on apprend que le marché des armes prospère (1200 milliards de dollars) et qu’il faut à peine 5% de son montant pour vaincre la faim… Quand les pays pensent plus à s’armer qu’à nourrir leur peuple, leur procurer la santé et une bonne éducation on est en droit de désespérer de la nature humaine qui court assurément à sa perte.

… « Je ne sais pas comment on fera la Troisième Guerre mondiale, mais je sais comment on fera la quatrième : avec des bâtons et des pierres. » Paroles attribuées à Einstein…

http://www.legrandsoir.info/les-manoeuvres-de-l-otan-a-la-frontiere-russe-une-guerre-en-perspective.html

 

BIKINI, UNE ȊLE PARADISIAQUE QUI CACHE UN DANGER MORTEL

BikiniPrès de 70 ans après les tests nucléaires américains sur les Îles Marshall, l’atoll de Bikini est toujours irradié et ses natifs ne peuvent pas regagner ses terres.

Le niveau de radiation sur l’atoll de Bikini ainsi que dans le nord des îles Marshall, où dans les années 1950 les États-Unis ont procédé à 67 essais nucléaires, reste largement supérieur à la norme, annoncent les scientifiques dans une étude publiée dans le magazine PNAS.

Dans une nouvelle tentative d’actualiser les informations concernant le niveau de contamination nucléaire dans les Îles Marshall, les scientifiques se sont rendus sur place et ont évalué le taux d’émission de rayons gamma sur les trois îles les plus touchées par les essais, Enewetak, Rongelap et Bikini.

Si pour les îles d’Enewetak et de Rongelap, le verdict des scientifiques a été positif — les radiations ont enfin atteint la norme — l’atoll de Bikini présente toujours un danger pour l’homme. De ce fait, les insulaires exilés il y a des décennies ne sont toujours pas autorisés à rentrer chez eux.

Selon les scientifiques, des nouvelles études seront nécessaires afin de pouvoir évaluer tous les risques…

…Les natifs de l’atoll estiment que les États-Unis sont moralement responsables de leur bien-être et Washington est accusé de ne pas avoir fait d’efforts pour assainir le site.

https://fr.sputniknews.com/international/201606111025750744-bikini-nucleaire-danger-exiles/

 

LE « OUI, MAIS » DE L’AUTORITÉ DE SURETÉ NUCLÉAIRE EN PACA

Sans titreL’agence s’inquiète de la vétusté de certaines installations face aux risques.

Cinq ans après, Fukushima continue d’alimenter études et inquiétudes dans le domaine de la sûreté nucléaire. Alors que les conséquences du tsunami japonais de 2011 dévoilent progressivement leurs indicateurs aux scientifiques, les Européens multiplient normes et protections vertueuses. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, elles se traduisent par un impératif simple : construire avant fin septembre 2018 des locaux de gestion de situations d’urgence sur le centre de Cadarache. Anecdotique ? Pas vraiment, si l’on en croit les préconisations – pas vraiment faites pour plaisanter – de l’Agence de sûreté nucléaire (ASN).

L’autorité qui présentait hier son état des lieux 2015 en région, a organisé 41 inspections sur le site de Saint-Paul-lez-Durance l’an dernier, là où se concentrent les centres de recherche. Une zone où le risque sismique, historiquement marqué par un fort séisme au début du XVIIIe siècle, reste « modéré ». Mais où les nombreux travaux et chantiers, liés à la fois à la proximité du projet mondial de fusion nucléaire Iter, aux rénovations et à la construction du réacteur Jules Horowitz – « menée avec rigueur » – provoquent des tensions. « Les conditions de sûreté sont globalement satisfaisantes », rassure Laurent Deproit, chef de la division Marseille qui couvre tout le Sud-Est à l’ASN. « Mais il y a des progrès à faire sur la surveillance des intervenants extérieurs, des risques d’incendie et les agressions externes. » Le renforcement des réglementations conduit surtout à se poser la question de la pérennité de certains bâtiments sur le site.

Les retards pris sur les démantèlements à Cadarache agacent 

« À Cadarache, reprend Laurent Deproit, certaines installations nucléaires ont plus de 40 ans. Des mesures de démantèlement ont été engagées pour sept d’entre elles, le plus souvent parce que des investissements pour être aux normes auraient été trop lourds. Mais nous avons constaté des retards importants dans les opérations ou dans le conditionnement des déchets anciens. »

http://www.laprovence.com/article/politique/3979150/le-oui-mais-de-lautorite-de-surete-nucleaire-en-paca.html

 

PENMARC’H : RASSEMBLEMENT « POUR LA PAIX ET LE DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE » NON À UN NOUVEAU TIR DU M 51, DIMANCHE 12 JUIN

armes atomiquesDans les prochains jours va avoir lieu à partir des côtes bretonnes (au large du phare de Penmarc’h) un nouveau tir du Missile nucléaire M51. Ce missile peut porter 5 à 6 bombes atomiques d’une puissance de plusieurs dizaines de fois les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki.

Ce tir illustre la politique dangereuse de la France qui viole le droit international en matière de désarmement nucléaire.

Ainsi l’Assemblée générale de l’ONU a décidé en décembre 2015 la création d’un groupe de travail ouvert pour « étudier des mesures légales, efficaces et concrètes pour réaliser et maintenir un monde libéré des armes nucléaires », c’est à dire mettre en œuvre un processus de désarmement nucléaire comme le prévoit l’article 6 du TNP signé par la France.

Non seulement la France refuse jusqu’à présent de participer à ce groupe de travail mais en plus elle poursuit une politique provocatrice et irresponsable de « modernisation » de ses armes atomiques, à travers le programme M51, la poursuite des essais nucléaires au Mégajoule du Barp près de Bordeaux, l’engagement du projet de renouveler toute la flotte de sous-marins nucléaires basée à l’ile Longue près de Crozon, le développement de la composante nucléaire aéroportée, l’acceptation de participer au bouclier antimissile (« guerre des étoiles »)porté par les USA et l’OTAN.

Le Mouvement de la paix appelle tous les citoyens mais aussi les associations, les organisations de toutes les sensibilités et leurs responsables :

  • A venir exprimer leur volonté que la France respecte le droit international et stoppe les programmes de modernisation de ses armes atomiques
  • A participer au nécessaire débat citoyen sur les moyens à mettre en œuvre pour aller vers un monde de paix et de sécurité humaine débarrassé des armes nucléaires…

http://7seizh.info/2016/06/09/penmarch-rassemblement-paix-desarmement-nucleaire-non-a-nouveau-tir-m-51-dimanche-12-juin/

 

 

NUCLÉAIRE – UNE MARCHE POUR NE PAS OUBLIER LE 1ER ESSAI, LE 2 JUILLET 1966, À MORUROA

MoruroaL’association 193 organise une marche autour de l’île de Tahiti pour commémorer les 50 ans de l’anniversaire du premier essai nucléaire atmosphérique déclenché sur l’atoll de Moruroa, le 2 juillet 1966.
Au travers de cette marche, cette association entend ainsi “sensibiliser et réveiller les consciences de toutes celles et ceux qui aiment ce pays”.
Pour Mickaël Kautai, vice-président de l’association, cette marche sera non seulement l’occasion de convier toute la population à la commémoration du 2 juillet 1966, mais aussi “d’interpeller les pouvoirs politiques sur les 40 000 signatures de la pétition demandant l’organisation d’un référendum local sur les conséquences des 193 essais nucléaires réalisés au fenua”. L’association espère ainsi que “le gouvernement soit confronté à son silence face aux 40 000 personnes qui attendent que les choses bougent sur ce dossier sensible du nucléaire”.
Toujours selon l’association 193, cette marche sera également l’occasion d’interpeller “les politiques, ainsi que la population, sur l’incohérence entre une reconnaissance de la pollution du plutonium et le soutien de l’État à un projet aquacole”…

http://www.ladepeche.pf/NUCLEAIRE-Une-marche-pour-ne-pas-oublier-le-1er-essai-le-2-juillet-1966-a-Moruroa_a12468.html

TOU(TE)S À FLAMANVILLE LE 1ER OCTOBRE 2016 !

EPRLe 1er Octobre 2016, le Collectif Antinucléaire Ouest organise un vaste rassemblement à Flamanville contre la mise en service de l’EPR et le grand rafistolage du parc nucléaire français. Face aux risques nucléaires, face à l’urgence climatique, face à la nécessité impérieuse de promouvoir une authentique transition énergétique cet événement doit être un succès. Venez nombreu(se)x à Flamanville !

Depuis janvier 2015, les associations antinucléaires de Bretagne, de Normandie et des Pays de la Loire préparent un vaste rassemblement à Flamanville contre la mise en service du réacteur EPR et le grand rafistolage du parc nucléaire français. Agir pour l’environnement, Les Amis de la Terre, ATTAC, Greenpeace et le Réseau Sortir du nucléaire mais aussi des acteurs locaux de la transition énergétique soutiennent cette initiative. D’autres organisations nationales et internationales s’apprêtent à rejoindre ce projet pour en faire un moment phare de la mobilisation pour une transition énergétique décentralisée, citoyenne et solidaire face à l’urgence climatique.

Alors que la transition écologique est à la peine en France, que le gouvernement renvoie à demain les décisions qui s’imposent au regard des objectifs fixés par la loi de transition, que l’état du parc nucléaire ne cesse de se dégrader, que d’aucuns veulent priver l’ASN et l’IRSN des moyens nécessaires à un contrôle efficient des installations nucléaires, il y a urgence à se mobiliser contre l’industrie atomique.

C’est un enjeu non seulement écologiste mais social, économique et politique. La mainmise du lobby nucléaire sur les choix énergétiques de la France et de l’Europe n’a que trop duré. Non seulement la facture environnementale et financière de ce choix technologique imposé est plus que jamais inacceptable mais une démarche responsable recommande de revendiquer une réorientation radicale de la politique énergétique en faveur des territoires et des usagers…

https://blogs.mediapart.fr/guillaume-blavette/blog/100616/toutes-flamanville-le-1er-octobre-2016

 

ÉLECTRICITÉ: LA SUÈDE REMET DU CARBURANT DANS LE NUCLÉAIRE

SuèdeLe gouvernement de gauche en Suède a annoncé vendredi un accord avec l’opposition sur le maintien du nucléaire et le remplacement des réacteurs en fin de vie, reniant ainsi ses engagements en faveur d’une sortie progressive de l’atome.
Alors qu’ils avaient promis pendant la campagne des législatives de 2014 de geler le développement du nucléaire, sociaux-démocrates et Verts sont convenus avec l’opposition d’autoriser la construction d’un maximum de dix réacteurs pour compenser la fermeture des unités vieillissantes ou non rentables.
L’objectif est de garantir l’approvisionnement énergétique du pays à long terme, selon le document signé, pour la droite, par les Modérés, le Centre et les chrétiens-démocrates.
La Suède doit se doter d’un réseau électrique solide, caractérisé par une sécurité d’approvisionnement élevée, un faible impact sur l’environnement et des tarifs concurrentiels, souligne le texte.
Le parti de Gauche (extrême gauche), les Libéraux et les Démocrates de Suède (extrême droite) ne sont pas partie prenante de l’accord dans lequel Greenpeace voit un coup de frein au développement des énergies renouvelables.
Une taxe sur la production nucléaire réclamée de longue date par les électriciens sera en outre supprimée en 2019. Le manque à gagner pour l’État – près de 500 millions d’euros par an – sera compensé par une hausse de la TVA sur l’électricité.
L’abolition de cette taxe était un préalable important aux investissements de modernisation du parc nucléaire suédois, s’est félicité le directeur général de l’électricien public Vattenfall, Magnus Hall, dans un communiqué.
Sur les neuf réacteurs en service, construits dans les années 1970 et 1980, trois doivent fermer d’ici 2020: deux à la centrale de Ringhals (ouest) sur les sept exploités au total par Vattenfall, un à Oskarshamn (sud-est), où la filiale suédoise du groupe allemand E.ON est majoritaire. Oskarshamn 2 a déjà été arrêté.
L’accord fixe par ailleurs un objectif de 100% d’énergies renouvelables d’ici 2040 et appelle à investir dans le solaire, l’éolien, l’hydraulique et les bioénergies.
Interrogé sur le fait de savoir si cet objectif était compatible avec le maintien du nucléaire, le ministre social-démocrate de l’Énergie, Ibrahim Baylan, a répondu, embarrassé: « …c’est un compromis. »

gab/gib, E.ON, (©AFP / 10 juin 2016 18h18)

http://www.romandie.com/news/Electricite-la-Suede-remet-du-carburant-dans-le-nucleaire/710923.rom

 

FUKUSHIMA: LE DÉSASTRE OUBLIÉ

FukushimaNaohiro Masuda, le patron de la décommission de la centrale nucléaire de TEPCO à Fukushima Daiichi a finalement publiquement “officiellement” annoncé que 600 tonnes de combustible nucléaire fondu ou corium (NdT : en anglais le cœur du réacteur où se trouve le combustible nucléaire en fusion s’appelle “core”), manquent à l’appel (Epoch Times du 24 Mai 2016).

D’après Gregory Jaczko, ancien patron de la Commission de Régulation Nucléaire des Etats-Unis (CRN), il est fort peu probable que le combustible en question soit jamais récupéré : “Personne ne sait vraiment où il se trouve et ce combustible est extrêmement radioactif et le restera pendant très très longtemps”.

Une grosse partie du problème est que personne n’a jamais fait l’expérience d’une fusion totale comme cela se passe à Fukushima, qui est maintenant de l’ordre de 100%, le combustible nucléaire possiblement en train de s’enfoncer dans le sol, mais personne ne le sait pour certain…

La fission absolument incontrôlable de l’assemblage de combustible nucléaire fondu continue quelque part dans les sous-bassements de ce qu’il reste de la centrale. Il est très important de le trouver dès que possible.”, reconnaît Masuda, admettant au passage que le Japon “ne possède pas encore la technologie pour extraire ce combustible d’uranium fondu actif”, (600t du combustible fondu de Fukushima n’ont toujours pas été retrouvées, révèle le patron de l’opération de nettoyage, RT, 24 mai 2016)…

Gregory Jackzo, l’ancien patron de la CRN se pose la question de la sécurité de l’énergie nucléaire : « Vous devez maintenant accepter le fait que dans toutes centrales nucléaires, où qu’elles soient dans le monde, vous pouvez avoir ce genre d’accident catastrophique… »

http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/fukushima-le-desastre-oublie-181745?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29

 

FORT DE VAUJOURS : LES CONTAMINATIONS RADIOACTIVES SE MULTIPLIENT

VaujoursLa partie immergée de l’iceberg commence à s’entrevoir. On apprend maintenant :

. La découverte de multiples zones contaminées en matière(s) radioactive(s) dans plusieurs bâtiments du site. L’ASN précise dans son rapport que les analyses sont toujours en cours, les bâtiments n’ayant été que partiellement inspectés.

. La découverte d’une canalisation contaminée en matières radioactives, bouchée avec du béton s’écoulant vers un puit plongeant directement dans la pierre à plâtre que Placoplâtre désire exploiter.

. La découverte d’éclats de RADIUM, matière radioactive particulièrement dangereuse.

. Des témoignages recueillis par la CRIIRAD début Avril mentionnent des expériences réalisées avec du TRITIUM.

. Le CEA a annoncé également le 01 Avril 2016 avoir utilisé dans le cadre de ses expériences de l’uranium de retraitement. En clair, des déchets radioactifs issus de combustibles usagés de centrales nucléaires contenant du PLUTONIUM, de l’AMERICIUM et du NEPTUNIUM. Oui, vous avez bien lu, difficile de faire PIRE.

Quelle quantité de ces déchets nucléaires est enfouie dans les puits du Fort de Vaujours ? Le mystère reste entier.

Le Collectif Sauvons la Dhuis, demande aux Maires de Courtry et Coubron de sortir de la simple posture et de faire enfin ce qui est nécessaire et indispensable pour préserver les populations ainsi que les travailleurs.
Le Collectif Sauvons la Dhuis, redemande avec Force l’abandon immédiat et inconditionnel du projet insensé d’exploitation des sous-sols du Fort de Vaujours par la société Placoplâtre, filiale du Groupe Saint-Gobain.

…Le Collectif Sauvons la Dhuis, redemande à Ségolène Royale, en sa qualité de Ministre de l’Environnement de faire enfin ce qui est nécessaire et indispensable pour préserver la santé des habitants de l’Est Parisien et que toute la lumière soit faite pour expliquer pourquoi 52% des hommes et 49% des femmes décèdent de cancers sur la ville de Courtry ?

https://www.change.org/p/pour-la-v%C3%A9rit%C3%A9-sur-la-radioactivit%C3%A9-et-les-pollutions-du-fort-de-vaujours/u/16877192?tk=gZo0432JeRQXqXDdHNea-NHhhnuhDLDY13OerRxVDU8&utm_source=petition_update&utm_medium=email

 

PROJET DE MÉGA-POUBELLE CIGEO/BURE : BLOCAGE CONTRE LA DÉFORESTATION SAUVAGE IMPOSÉE PAR L’ANDRA

BureCe jeudi 9 juin 2016 de 6h à 10h du matin, une soixantaine de personnes se sont réunies sur les routes d’accès au bois communal de Mandres-en-Barrois, dit « Bois Lejuc », pour ralentir et bloquer les travaux débutés par l’ANDRA depuis mai 2016.

Munis de banderoles, de pelles, de pioches et en combinaisons blanches, ils ont fait face à de nombreux gendarmes mobiles et vigiles de l’Andra, qui avaient bouclé toutes les voies menant aux zones de travaux. Ils ont réussi à accéder à une première parcelle récemment coupée à blanc, puis à une large plate-forme sécurisée, qui crée beaucoup d’interrogations quant à sa finalité et à sa légalité. Installation de barricades, tranchées pour ralentir les engins de chantier, conférence gesticulée par de vrais faux experts en nucléaire face aux policiers… se sont déroulées dans une ambiance joyeuse et déterminée. La présence supplémentaire d’un hélicoptère de surveillance témoigne bien de l’importance de l’enjeu qui se joue autour de cette zone stratégique, alors que l’Andra n’a toujours pas déposé sa demande d’autorisation de construction du centre Cigéo…

Nous appelons d’ores et déjà à un large rassemblement pique-nique et balade dimanche 19 juin 2016 à 11h dans le village de Mandres-en-Barrois pour continuer d’ancrer notre résistance. Contre le projet de méga poubelle nucléaire, la résistance sort du bois !

http://burestop.free.fr/spip/IMG/pdf/cp_mandres_action_9_juin.pdf

 

CENTRALES NUCLÉAIRES : LA MOITIÉ DES RIVERAINS NE SONT PAS ENCORE ÉQUIPÉS EN IODE

IodeQuatre mois après le début de la distribution préventive des comprimés d’iodes, un peu plus de 42 % des foyers français concernés – ceux qui habitent près d’une centrale nucléaire – sont allés retirer leurs boîtes en pharmacie.

Dans le détail cette distribution d’iodure de potassium concerne 427.000 foyers mais aussi 70.000 établissements recevant du public (écoles, entreprises, commerces…). 500 communes situées dans un rayon de 10 kilomètres autour des 19 sites nucléaires

Pourquoi l’iode ? En cas d’accident nucléaire, les personnes touchées peuvent être contaminées à l’iode 131, un élément radioactif qui pourrait être rejeté dans l’atmosphère et risquerait d’entraîner des cancers. Pour éviter qu’il se fixe à la thyroïde, il est donc conseillé – rapidement après l’accident – d’ingérer de l’iode afin de saturer la thyroïde.

« Un accident nucléaire est possible en France »

Cette campagne de distribution est la cinquième depuis 1997, la durée de validité des comprimés étant de sept ans. D’ici la fin de l’année, des relances téléphoniques vont être faites pour inciter les particuliers à se manifester puis, en fin de campagne, des boîtes de comprimés d’iode seront envoyées par la poste au domicile des particuliers retardataires…

http://www.ouest-france.fr/environnement/nucleaire/le-reacteur-ndeg2-de-paluel-ne-redemarrera-pas-avant-fin-aout-2017-4284243

 

LE RÉACTEUR N°2 DE PALUEL NE REDÉMARRERA PAS AVANT FIN AOÛT 2017

paluel2Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime), où un générateur de vapeur a chuté en mars lors d’une opération de maintenance, ne reprendra pas son activité avant la fin août 2017, a-t-on appris mercredi auprès d’EDF. 
Ce réacteur de 1.300 MW, comme les trois autres que compte la centrale, située près de Dieppe, était fermé pour maintenance décennale quand un accident spectaculaire et inédit en France s’est produit, le 31 mars dernier.
Lors d’une opération visant à évacuer un générateur de vapeur pour le remplacer par un nouveau, l’énorme bloc de béton de 22 mètres de hauteur et pesant 465 tonnes, suspendu à un palonnier géant, avait chuté de toute sa hauteur. Il y avait eu un blessé léger.
Du fait de cet accident hors normes, mais sans conséquences apparentes pour la sûreté nucléaire, la direction EDF de la centrale avait repoussé la date de reprise de la production de fin septembre 2016 à fin mars 2017.
« Cette décision avait été prise une quinzaine de jours après l’aléa mais au vu de retours d’analyses, la date de la reprise de la production a été repoussée au 31 août 2017 », a déclaré à l’AFP une porte-parole de la centrale.
« Le redémarrage du réacteur sera soumis à une décision de l’ASN » (Agence de sûreté nucléaire) a indiqué de son côté Guillaume Bouyt, responsable de cette agence pour la Normandie…

http://www.ouest-france.fr/environnement/nucleaire/le-reacteur-ndeg2-de-paluel-ne-redemarrera-pas-avant-fin-aout-2017-4284243

 

COMMUNIQUÉ COMMUN DES GROUPES ANTINUCLÉAIRES QUI ONT DÉCIDÉ DE QUITTER LE RÉSEAU SORTIR DU NUCLÉAIRE

Le Réseau Sortir du nucléaire n’est plus l’outil dont a besoin le combat pour l’arrêt du nucléaire en France. Reconstruire une force antinucléaire au plus près des groupes et des luttes de terrain est désormais nécessaire.

 

Pendant des années, nous, groupes antinucléaires, avons été membres et adhérents du Réseau Sortir du nucléaire. Le Réseau avait  été constitué pour mutualiser les moyens et élargir les échanges entre groupes afin d’amplifier les luttes locales ou thématiques pour l’arrêt du nucléaire civil et militaire.

Mais au fil des ans, le Réseau est devenu une structure professionnalisée, de plus en plus déconnectée de l’activité réelle des groupes antinucléaires de terrain.

Ainsi l’équipe salariée s’est-elle fortement étoffée jusqu’à atteindre, et parfois dépasser, la quinzaine de permanents, l’argent des dons et de la boutique en ligne étant essentiellement affecté au fonctionnement de la structure.

Depuis 2010, le Réseau Sortir du nucléaire traverse une crise interne déclenchée par l’éviction d’administrateurs légitimes, lors d’une assemblée générale où des méthodes inadmissibles ont été utilisées. Le licenciement injustifié d’un salarié a eu lieu quelques mois après, malgré les engagements de cette Assemblée générale. Les procédés employés sont indignes d’un mouvement militant, et ce coup de force n’aura jamais été accepté par de nombreux groupes dont plusieurs ont quitté le réseau à cette occasion.

Pendant 6 ans, de nombreux militant-e-s ont tout tenté pour remettre le Réseau sur les rails, lui redonner un élan démocratique, une véritable combativité et entreprendre une indispensable régionalisation au plus près des groupes, malgré les manœuvres de déstabilisation et les blocages de l’équipe en place entre 2010 et 2015.

Alors même que le désastre de Fukushima avait suscité en 2011 quantité de prises de conscience et de mobilisations spontanées, les actions et campagnes menées par le Réseau sont de moins en moins nombreuses, et ne cessent de perdre en visibilité, fermeté et efficacité.

Pire, elles s’orientent de plus en plus vers des thématiques certes importantes, comme la lutte pour les énergies renouvelables, mais qui nous détournent de notre objectif  fondamental, l’arrêt du nucléaire civil et militaire.

Les groupes spécifiquement antinucléaires sont de moins en moins nombreux et les moyens dont ils disposent se réduisent sans cesse.

La nouvelle équipe élue en 2015 aura réussi à réhabiliter les militants exclus et à organiser un congrès qui aurait pu être riche d’avancées pour la lutte antinucléaire. Mais elle a fait face à de nombreuses obstructions tout au long de l’année 2015, et c’est dans des conditions très difficiles et désunie qu’elle est arrivée au congrès.

Les « conservateurs » (ceux qui ont évincé les militants en 2010), au prix d’incroyables blocages de procédure, organisés avec une partie des salariés, soucieux de protéger la place qu’ils avaient prise dans la structure, auront réussi à saborder le congrès.

Dans ces conditions, il est de notre devoir de faire savoir aux sympathisants et donateurs du Réseau Sortir du nucléaire que nos groupes tirent le constat que ce réseau n’est pas réformable.

Englué dans un fonctionnement bureaucratique, orienté vers la recherche des dons indispensables pour faire vivre une structure d’une quinzaine de salariés et qui accapare près de 70 % du budget, il n’est plus l’outil de lutte dont a besoin le combat antinucléaire en France, et au contraire il l’affaiblit.

C’est pourquoi les collectifs antinucléaires signataires de cet appel (dont plusieurs membres s’étaient fortement impliqués depuis 6 ans dans une rénovation du réseau qui s’est au final avérée impossible) ont décidé de quitter le réseau Sortir du nucléaire et demandent désormais à ne plus apparaître dans la communication du réseau en tant que groupes membres.

Notre départ du Réseau n’est pas une fin mais le début de la construction d’une autre forme d’organisation, horizontale et ouverte à tous les groupes antinucléaires.

En attendant, nous vous demandons de réorienter votre soutien vers les associations et groupes antinucléaires de votre région.

Au plus près des luttes de terrain, nous continuerons le combat contre le nucléaire civil et militaire.

Groupes signataires :

Arrêt du nucléaire 34 (ex SDN 34) ; Arrêt du nucléaire Lot (ex SDN Lot) ; Stop nucléaire 26/07 (ex SDN 26/07) ; Arrêt du Nucléaire Savoie ; Amis de la Terre Poitou ; Tchernoblaye ; Bien profond.

GREENPEACE PORTE PLAINTE POUR POLLUTION DE L’EAU PAR UN CENTRE DE DÉCHETS NUCLÉAIRES (MANCHE)

Greenpeace« Nous avons déposé plainte auprès du parquet de Cherbourg », a indiqué mercredi, accusé de réception à l’appui, Laura Monnier, chargée des questions juridiques de l’organisation écologiste…

Près de 930 000 tonnes de déchets, dont 100 kg de plutonium, hautement radioactif, sont stockées à 6 à 8 m sous terre, à Digulleville, au Centre de stockage de la Manche (CSM), qui a reçu des déchets entre 1969 et 1994, dans des conditions beaucoup moins strictes au départ qu’aujourd’hui, selon l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) qui gère le CSM.

« Le délit de pollution est parfaitement constitué », estime Yannick Rousselet chargé des questions nucléaires de Greenpeace dénonçant des « fuites » de « tritium », un radionucléide à base d’hydrogène beaucoup plus fluide que le plutonium mais nettement moins dangereux.

Pour l’ONG, le CSM fuit toujours. Pour l’Andra et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), la présence plus importante qu’ailleurs du tritium sous et dans les environs du CSM n’est due qu’à un accident survenu en 1976. Et l’Andra affirme que le CSM est aujourd’hui étanche.

Greenpeace s’appuie sur un rapport de l’ACRO (association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest) paru en avril.

Selon le laboratoire associatif indépendant, « il est courant d’observer le tritium à plus de 100 Bq/l dans le ruisseau Sainte Hélène », proche du CSM, alors que ce radionucléide est normalement à 1 Bq/l dans les rivières. Dans un des puits de contrôle de la nappe phréatique sous le CSM, le tritium est à 81.000 Bq/l de moyenne annuelle en 2015, martèle M. Rousselet…

http://www.pieuvre.ca/2016/06/08/greenpeace-porte-plainte-contre-un-centre-de-dechets-nucleaires/

 

TENTATIVE D’EXPULSION D’UN STAND ANTINUCLÉAIRE À LA FÊTE DE L’ÉCOLOGIE À APT

CAN…Après la proposition du CAN84 (collectif antinucléaire de Vaucluse) de tenir un stand d’informations et d’animer un débat sur le thème du nucléaire, lors de la « fête écologique » d’Apt (Vaucluse) du 5 juin 2016, les organisateurs de ladite fête déclarèrent téléphoniquement aux antinucléaires qu’ils étaient « personae non-gratae« . Car violents. « Violents » ? Doublement « violents« , on vous dit, car le CAN84 arbore aussi  des tee-shirt portant une tête de pirate et le mot d’ordre « arrêt immédiat du nucléaire« . Ça, c’est véritablement de trop, une provocation, insoutenable, inadmissible pour ces personnes de bonne compagnie…

… Dimanche 5 juin, le CAN84 se présente donc tranquillement, aux côtés des autres exposants, pour s’installer sur le lieu de la fête. Un des membres de l’équipe d’organisation, lui indique un emplacement. Bon, tout semble apaisé… Les militants antinucléaires s’installent donc à l’endroit qu’on leur assigne, déploient la banderole « arrêt immédiat du nucléaire, ni dans 10 ans, ni dans 20 ans, ici, partout et maintenant » puis une seconde « nucléaire=cancer« . La table est dressée, les tracts « Résistance/Actions contre le crime atomique »  disposés dessus, les drapeaux placés de part et d’autre…

Déboule alors un « commando », le chef en tête, tous crocs dehors… « Allez dégagez d’ici, ou alors retirez votre banderole « arrêt immédiat du nucléaire », car de toute façon ce n’est pas possible!« …Alors, passant outre à l’agressivité projetée sur eux, les résistant(e)s au crime atomique y voient là l’occasion de discuter publiquement du nucléaire et des avis contradictoires, non ? Mais la proposition des antinucléaires est violemment rejetée.

Finalement, les dirigeants de l’association organisatrice tournent les talons en maugréant face à la sérénité et la force tranquille des antinucléaires. Le CAN84 restera toute la journée, animera des dizaines de mini-débats avec les habitants venant à leur rencontre…

NDLR : ne pas se laisser intimider, résister pacifiquement, vous voyez que ça paye !

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/06/06/F%C3%AAte-mondiale-de-l-%C3%A9cologie-%3A-Clash-%C3%A0-OK-Corral-en-pays-d-Apt.-Tatie-Danielle-est-de-retour.

 

DES SOUS-MARINS RUSSES SILLONNENT-ILS LA MER DU NORD?

mer du nordLa Royal Navy britannique sonne l’alarme et vante sa vigilance suite à la détection, quelque part en mer du Nord, d’un sous-marin russe. Le ministère russe de la Défense perplexe, mais dit bravo!

La chaîne de télévision Sky News annonce en fanfare qu’une frégate britannique a détecté et escorte actuellement un sous-marin russe en mer du Nord. 

« La localisation du sous-marin est le résultat d’un effort conjoint avec les alliés et son observation est une procédure de routine pour la Royal Navy« , triomphe le commandant de la frégate Daniel Thomas. 

« Cela montre que notre marine reste vigilante dans les eaux internationales et territoriales pour assurer la sécurité de la Grande-Bretagne et nous protéger contre les menaces potentielles« ,  poursuit de glorifier le secrétaire à la Défense Michael Fallon. 

Sur ces entrefaites, le ministère russe de la Défense a publié un communiqué de presse. 

« Le ministère de la Défense a été surpris d’apprendre que pour repérer un sous-marin naviguant en surface et à petite vitesse, qui plus est accompagné par un remorqueur, il fallait les efforts conjoints de la marine britannique et des alliés de l’Otan« ,  a déclaré son service de presse…

NDLR : quel est le plus fort côté intox ?

https://fr.sputniknews.com/

 

LA FRANCE VA, À NOUVEAU, LE 15 JUIN, VIOLER LE TRAITÉ DE NON-PROLIFÉRATION NUCLÉAIRE !

Sous-marinCommuniqué de la FANB, 6 juin 2016:

La marine procèdera à un tir de missile M51 au large de Penmarc’h le 15 juin 2016 entre 5H30 et 10H. Une nouvelle version du missile : 12m de haut,  de 2m de diamètre et d’une masse supérieure à 50 tonnes, destiné à embarquer une puissance de frappe de 600 fois Hiroshima jusqu’à 9000 km de distance (Chine, Corée du Nord ?) en totale violation du Traité de Non-Prolifération Nucléaire et que la Marine appelle « modernisation ». L’avant dernier missile M51 testé a explosé en vol pour des problèmes de « qualité industrielle » en mai 2013.

L’essai réussi ou raté coûtera, en nos temps de vaches maigres budgétaires, au moins la bagatelle de 120 millions d’euros.

La circulation des bateaux ou des aéronefs sera interdite dans une zone en deçà et au-delà des 12 miles nautiles des eaux territoriales entre le 13 et le 16 juin 2016 si tout se passe bien mais qui pourrait s’étendre jusqu’au 5 juillet, pendant  la période où la pêche à la langoustine bat son plein. Nous rappelons qu’en 2013 ces mêmes grands territoires maritimes ont été interdits afin de rechercher les malheureux débris du missile explosé et ceci pendant plusieurs mois.

Dans quel état d’esprit sommes-nous, quel genre de contorsion morale devons-nous accomplir pour accepter que la France développe et modernise cette arme de destruction massive conçue pour «lancer des frappes massives ou délivrer un avertissement nucléaire… »  (Revue Mer et marine  octobre 2015).

La FAN-B (Fédération Nucléaire de Bretagne) appelle

–  tous les citoyens épris de justice et de paix, soucieux de préserver la vie, à mettre toutes ses forces pour stopper un tel entêtement aveugle dans la technologie nucléaire

–  à exiger du Président Hollande qu’il respecte ses engagements pris en signant le TNP.

http://fan-bretagne.org/communique-du-6-juin-2016-que-se-passera-t-il-au-large-de-penmarch-le-15-juin-2016-entre-5h30-et-10h/#more-1656

L’INTERSYNDICALE DEMANDE UNE MISSION SUR L’AVENIR DE LA FILIÈRE NUCLÉAIRE

SyndicatsLes fédérations CGT, CFE-CGC et FO de l’énergie demandent au gouvernement de lancer une mission sur l’avenir de la filière nucléaire française confrontée à des défis « majeurs » alors que ses ressources « sont au plus bas« .  Dans un communiqué, l’intersyndicale indique qu’elle vient d’écrire au gouvernement pour lui faire part de cette demande. Cette mission sur l’avenir de la filière nucléaire « actualiserait les travaux » de la mission Roussely de 2010, précise l’intersyndicale.

En 2009, l’ancien PDG d’EDF François Roussely avait été chargé d’une mission sur « l’évolution du nucléaire civil à l’horizon 2030 » dans l’Hexagone. Son rapport rendu en 2010 préconisait notamment de conforter EDF comme chef de file de « l’équipe de France » du nucléaire et de « diversifier » l’offre française à l’international. Il évoquait aussi la « renaissance » du nucléaire civil avec « probablement la mise en chantier d’environ 250 nouvelles centrales d’ici vingt ans« . « Inquiète de la situation et des perspectives d’une filière pourtant au cœur de la sécurité énergétique, de la politique industrielle et de la souveraineté de la Nation« , l’intersyndicale souligne que les ressources du secteur « sont au plus bas » alors que des investissements « considérables » l’attendent.

Elle cite au nombre de ceux-ci « l’outil industriel d’Areva« , le « grand carénage du parc nucléaire français » (travaux de maintenance lourde des centrales pour prolonger leur durée de vie) et son « futur renouvellement« .  Dans ce secteur, le rachat par General Electric des activités énergie d’Alstom « a en outre fait perdre à la France la maîtrise d’un pan de la filière électronucléaire, illustrant dramatiquement l’absence de vision stratégico-industrielle de l’État« , estime l’intersyndicale. « Alors que certains sont tentés de précipiter des décisions qui engageraient l’avenir de la filière nucléaire sans débat, il nous semble primordial de prendre le recul nécessaire avant toute décision irréversible et d’ouvrir un débat de fond, loin des montages capitalistiques qui ne règlent rien sur le fond« , conclut-elle.

NDLR : en continuant, à soutenir contre vents et marées, le faux argument de la souveraineté nationale grâce au nucléaire, les syndicats auront une lourde responsabilité devant le tribunal de l’Histoire !

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/06/08/97002-20160608FILWWW00137-nucleaire-l-intersyndicale-demande-une-mission-sur-l-avenir-de-la-filiere.php