BURE : LES OPPOSANTS AU PROJET DE STOCKAGE ONT « REPRIS LE BOIS ! »

Bure 2Hier à Bure dans la Meuse, le bois Lejuc est repassé aux mains des opposants au projet de stockage de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Un coup d’éclat antinucléaire rondement mené…

Bure, 10 h, sur la place du village, briefing. Michel, le porte-parole des différents collectifs en lutte contre Cigéo détaille l’action du jour : « On va reprendre le bois et installer des cabanes, des barricades pour renouveler durablement l’occupation du site et l’intensifier », dit-il.

Autour de lui, la ruche qui a investi la Maison de la Résistance se prépare à faire mouvement vers une colline placée aux avant-postes des 220 hectares de la forêt de Mandres et de la parcelle du bois Lejuc. La veille au soir un bivouac musical s’était tenu sur ce point haut, histoire de gonfler le moral des troupes. Pour les épauler, les activistes de la région ont reçu le renfort d’un car d’une soixantaine de militants engagés contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une montée en puissance car le 7 juillet les premiers occupants avaient été expulsés de la chênaie-hêtraie par un dispositif musclé de forces de l’ordre. Mais il en faut plus pour entamer la détermination des opposants au projet d’enfouissement de déchets hautement radioactifs à durée pluri-millénaire.

Dans ce coin de la Meuse profonde, près de 20 ans d’hostilité anti-poubelle nucléaire, ça pèse. Alors ni la décision du TGI de Bar-le-Duc qui, le vendredi précédent, a débouté un référé déposé contre l’ordonnance d’expulsion, ni le vote du lundi 11 juillet dernier qui autorise le lancement d’une phase pilote de Cigéo au bois Lejuc par une vingtaine de députés perdus dans l’hémicycle ne changera la donne, bien au contraire. « Un débat parlementaire en catimini a validé un projet qui va coûter 6 milliards d’euros ! », gronde Laura du Réseau sortir du nucléaire. Souvent évoqué par ses défenseurs, l’argumentaire de la réversibilité du stockage est battu en brèche : « C’est un mythe, un mensonge de plus, un moyen fallacieux d’acceptabilité sociale », tranche Martial, prof de physique en retraite venu de la Sarthe.

Midi, la chaleur et la tension montent. Sur la colline, ils sont environ 500 à observer la ligne bleue des uniformes et les visières des casques de la gendarmerie mobile déployées en lisière du bois Lejuc, en contrebas. 13 h : entre les blés mûrs, sur le chemin pierreux d’une ancienne voie romaine qui s’incline vers le thalweg, le cortège s’élance au son de l’accordéon et des « Andra barre-toi ! ». Deux tracteurs aux fanions de la Confédération paysanne ferment la colonne. « La Conf’ne sera bientôt plus seule dans la contestation », affirme Rémy, un Meusien, « le monde paysan et notamment le syndicat des Jeunes agriculteurs de la Haute-Marne et des Vosges commence à comprendre l’entourloupe. Outre les forêts, l’Andra a acheté 1.000 hectares de terres agricoles sans déclaration d’utilité publique. Pour en faire quoi ? ». Vers 13 h 30, contact. Des projectiles fusent, les militaires ripostent à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes. Une escarmouche, car les activistes s’éclatent en plusieurs groupes pour dénicher une brèche dans les 7 kilomètres de lisière. Cette stratégie spontanée va payer.

Vers 15 h, une cinquantaine d’intrépides parvient à forcer le verrou en se faufilant sous les frondaisons. La forêt résonne d’appels et de détonations de grenades. Beaucoup de militants visiblement rompus aux guérillas zadistes ont revêtu la tenue idoine. Masques à gaz, casque, genouillères ou visages masqués. Durant plusieurs minutes, la situation est indécise. Puis, une onde de joie secoue les rangs des assaillants : la gendarmerie et les vigiles de l’Andra se replient. Le champ est libre. En fin d’après-midi, 350 activistes ont repris possession d’une clairière. « Nous venons d’installer la cantine collective. On construit des cabanes, on dresse les tentes pour la nuit… », rigole Sylvestre, l’un des lieutenants des collectifs. « Maintenant, il va falloir tenir… ».

Patrice COSTA

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2016/07/17/bure-on-a-repris-le-bois

Détails du weekend minute par minute sur : http://vmc.camp/fil-info/

TRUMP RENÉGOCIERA L’ACCORD NUCLÉAIRE IRANIEN S’IL EST ÉLU PRÉSIDENT

TrumpLe candidat républicain à la présidentielle américaine Donald Trump renégociera l’accord nucléaire avec l’Iran s’il est élu président, a déclaré jeudi à I24news l’ami de longue date du candidat et conseiller informel Guido George Lombardi.

S’exprimant sur les priorités de la politique étrangère de Trump, Lombardi a déclaré que « Trump a affirmé qu’il va supprimer un certain nombre de décrets créés sous l’administration Obama« , et que « ce qu’il y a de bien avec un décret, c’est que vous pouvez l’annuler aussi facilement que vous l’avez fait passer ».

« L’accord nucléaire iranien va être renégocié dans des circonstances et des paramètres différents. Ceci est un fait certain à 100 %« , a-t-il déclaré.

Lombardi est un ami proche de Trump depuis environ 30 ans. Né au Pérou en 1949, Lombardi s’est engagé dans les affaires, la politique et l’économie en Italie et aux États-Unis. Il est l’ancien directeur exécutif du Conseil international pour le développement économique et l’actuel directeur national de « Students for Trump » (une organisation étudiante engagée dans la campagne du candidat).

Interrogé sur l’orientation politique actuelle du républicain au Moyen-Orient, Lombardi a déclaré que Trump met en évidence le manque d’expérience au sein de l’administration Obama, responsable d’un certain nombre « d’erreur » en politique étrangère.

« Il y a eu beaucoup d’erreurs et M. Trump a abordé à plusieurs reprises le fait, en particulier avec l’administration Obama, d’un manque d’expérience dans les affaires étrangères ainsi que de la catastrophe à Benghazi en Libye, en Tunisie, en Syrie, de même que les problèmes continus en Irak« , a indiqué Lombardi.

« Cela est dû au fait que l’administration Obama ne sait pas comment conserver nos positions. Nos alliés ainsi que nos ennemis, doivent savoir quelle est la ligne à ne pas franchir« , a-t-il poursuivi.

« Sans que cela soit clair, vous créez de la confusion et quand vous êtes dans la confusion, cela finit en conflit. Si les lignes sont claires, le conflit peut être résolu. »

Interrogé sur le conflit israélo-palestinien en particulier et la relation des États-Unis avec Israël, Lombardi a déclaré qu’ « Israël est le premier allié des États-Unis, l’a toujours été et le sera toujours« .

« Nous allons soutenir Israël peu importe ce qui arrive, peu importe qui est le président et peu importe qui est le premier ministre« , a poursuivi Lombardi.

L’ami du candidat républicain s’est montré très optimiste quant à la relation entre Trump et le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.

« Je pense qu’ils ont déjà une très bonne relation« , a-t-il affirmé.

« Ils se sont rencontrés à plusieurs reprises, et même avant que M. Netanyahou ne soit nommé Premier ministre« .

« Je pense qu’il y a un profond respect des deux côtés. M. Trump a un profond respect pour le peuple juif, sa fille est d’ailleurs mariée à un Juif orthodoxe« , a-t-il précisé… 

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/ameriques/119951-160714-trump-renegociera-l-accord-nucleaire-iranien-s-il-est-elu-president-proche

CENTRALE NUCLÉAIRE D’OSTROVETS (LITUANIE) : ENJEU ÉNERGÉTIQUE OU GÉOPOLITIQUE ?

La Biélorussie s’est lancée, avec l’aide de la Russie, dans la construction d’une centrale nucléaire aux portes de l’UE, à quelques kilomètres de Vilnius, en Lituanie. Alors que l’installation semble ne pas respecter les critères les plus élémentaires de sûreté, certains y voient une tentative d’infiltration du marché européen par l’industrie russe, le Kremlin cherchant à rasseoir son hégémonie dans la région et au-delà. 

Sans véritable appel d’offres, la construction d’une centrale nucléaire à Ostrovets, dans la région biélorusse de Grodno, a été confiée à Atomenergomash, la filiale de l’entreprise d’État russe Rosatom chargée de l’ingénierie mécanique. Si elle n’est en rien surprenante – la Biélorussie fait partie de l’Union économique eurasiatique mise en place par Poutine –, l’implication de Moscou dans le projet est visible à plusieurs égards. La Russie a notamment accordé à son voisin un prêt de 10 milliards de dollars pour couvrir la construction de la centrale et des infrastructures de sécurité du site. Un budget volontairement bas, puisque la filiale de Rosatom s’est engagée à construire une centrale qui n’inclura pas de sarcophage autour des réacteurs afin de contenir les radiations en cas de fuite. 

Que fait la Commission européenne ?

Un point alarmant lorsque l’on sait que le site est à peine à 20 km de la frontière lituanienne (qui est également la frontière extérieure de l’Union européenne), et à 50 km de la capitale de la Lituanie, Vilnius. Dans ces conditions, le moindre dysfonctionnement de la centrale exigerait une évacuation totale de la capitale lituanienne, et la zone effectivement contaminée s’étendrait aux territoires des États baltes, de la Suède, de la Pologne, du Danemark, de l’Ukraine et de l’Allemagne. Malgré les plaintes des pays Baltes, la Biélorussie a soumis des plans de construction de la centrale d’Ostrovets sans se soucier des études transfrontalières d’impact sur l’environnement et sans respecter les exigences de sûreté de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le pays n’a pas davantage réalisé les tests de résistance prévus dans la déclaration signée en 2011 avec la Commission européenne.

Bien qu’affichant son intention de négocier, le prestataire russe a en réalité lancé les travaux en catimini, ce qui rend tout retour en arrière difficile. Pour autant, Bruxelles ne devrait pas céder à ce coup de force : si elle ne peut raisonnablement demander l’arrêt de la construction, elle peut au moins exiger que le projet soit réalisé dans le respect des normes et conventions internationales relatives à la sûreté nucléaire et à la protection de l’environnement. Mais pour l’heure, ni le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, ni les commissaires Environnement, Karmenu Vella, et Énergie, Maros Sefcovic, tous trois qualifiés pour statuer en la matière, ne se sont saisis du dossier – malgré un appel du pied du parlement européen le 6 juin dernier. Inutile de rappeler, pourtant, que la sûreté et la sécurité des installations nucléaires dans les États membres et les pays qui les jouxtent revêtent une extrême importance pour les citoyens européens. Et c’est à la Commission de s’assurer de la coopération politique de l’Union européenne avec les pays tiers dans ce domaine.

Réponse à l’OTAN

Cette question est d’autant plus cruciale, qu’au risque nucléaire inacceptable que cette centrale fait peser sur le territoire européen, certains y voient une tentative agressive d’entrée sur le marché européen – notamment en Finlande – de l’industrie russe. Les exportations de pétrole sont largement moins rentables depuis la chute vertigineuse du prix du baril, et Moscou peine à écouler son gaz après s’en être servi comme outil de chantage dans le conflit ukrainien. En dépit d’accidents majeurs à Fukushima (Japon, 2011) et à Tchernobyl (Ukraine, 1986), l’AIEA prévoit une croissance de la part de marché du nucléaire pour les quinze prochaines années – entre 17 et 94 %.

Rosatom s’est déjà lancée dans la mêlée et depuis 2011, son portefeuille a augmenté de 60 %. La Russie, pour certains, se sert du nucléaire comme moyen d’augmenter sa sphère d’influence dans le monde : durant la dernière décennie, la compagnie a œuvré continuellement afin d’étendre son positionnement sur des marchés stratégiques un peu partout sur le globe. Elle compte aujourd’hui 29 projets de construction en cours, en Turquie, en Arménie, en Finlande, en Biélorussie, au Vietnam, au Bangladesh, en Inde et en Chine. Cette expansion n’est pas uniquement économique, mais elle sert également une vision géopolitique, assurant au Kremlin une présence sur tous les continents. A l’heure où l’OTAN renforce son contingent en Europe afin de rassurer les pays d’Europe de l’Est, encore sous le choc de l’invasion de la Crimée et de la guerre civile en Ukraine, le silence de la Commission devant la construction de la centrale ne reviendrait-il pas à laisser entrer le loup dans la bergerie ?

http://fr.myeurop.info/2016/07/15/centrale-nucl-aire-d-ostrovets-enjeu-nerg-tique-ou-g-opolitique-14649

LA CENTRALE DE SAINT-LAURENT-DES-EAUX SERA FINALEMENT DÉMANTELÉE… D’ICI UN SIÈCLE !

BureQuand les vieux réacteurs de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) seront-ils démantelés ? EDF vient d’annoncer son intention de reporter la fin des travaux à 2100. Cette annonce suscite l’inquiétude et la méfiance chez les riverains.

Quel est le point commun entre les centrales de Chinon et de Saint-Laurent-des-Eaux ? Elles sont toutes les deux dotées de réacteurs de première génération, dont les déchets sont radioactifs. Ceux-ci doivent donc être démantelés. En attendant, ils ont été simplement été arrêtés. 

Or, EDF a annoncé le mois dernier qu’elle souhaitait prolonger le délai du projet de démantèlement jusqu’à 2100 pour la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux. Pourtant, en 2010 déjà, l’ASN, l’Agence de sûreté nucléaire, écrivait que « l’engagement de la dernière phase de démantèlement des réacteurs UNGG […] ne saurait démarrer au-delà de l’horizon 2022. Un entreposage temporaire, s’il s’avérait nécessaire, devrait être disponible à cette date. » Aujourd’hui, non seulement rien n’est fait, mais l’on propose de repousser encore la date du démantèlement.

Pour les partisans de la sortie du nucléaire, cette annonce d’EDF reflète en effet leur incapacité à mettre en place un tel projet. « Ils ne savent pas quoi faire de la quantité phénoménale de graphite irradié que ces centrales contiennent » affirme Nicole Combredet. Et pour cause, ce graphite ne rentre pas dans la catégorie des déchets nucléaires qui peuvent être entreposés sur le site d’enfouissement de Bure, dans la Meuse. Du coup, ces déchets radioactifs sont stockés dans des silos, sur place…

Changement de méthode

EDF explique ce retard par des raisons techniques. La méthode de démantèlement « sous eau », initialement abordée, a été abandonnée au profit d’un démantèlement « sous air ». Une technique qu’EDF veut expérimenter sur la centrale de Chinon, censée être démantelée d’ici 2027.
Mais ces explications sont loin de convaincre l’ASN, qui n’a pas encore accepté ce report à 2100. 
Actuellement, trois des quatre réacteurs de Chinon sont à l’arrêt. Saint-Laurent-des-Eaux comprend de son côté deux réacteurs en exploitation ainsi que deux autres en cours de démantèlement. 

Le graphite irradié, qu’est-ce que c’est ?

Le graphite est une variété de carbone. Il a d’abord été utilisé aux USA pour réaliser la bombe atomique, puis en France pour la pile atomique ZOE, prototype de réacteur nucléaire. C’est dans les années 1960 que son utilisation devient véritablement industrielle, avec, justement, les centrales de Bugey, Saint-laurent-des-Eaux et Chinon. A partir des années 1970, les déchets issus du graphite irradié, radioactif, est entreposé sur place, à Saint-Laurent et à Bugey dans des silos ou des containers. Au début des années 1990, ces réacteurs sont arrêtés, et l’on annonce plus tard leur démantèlement.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/loiret/la-centrale-de-saint-laurent-des-eaux-sera-finalement-demantelee-d-ici-un-siecle-1049065.html

BURE: LA JUSTICE DÉBOUTE LES OPPOSANTS ANTINUCLÉAIRES QUI CONTESTAIENT LEUR ÉVACUATION

BureLe tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a débouté vendredi les opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse), délogés du bois qu’ils occupaient et qui contestaient la validité de l’ordonnance d’expulsion prise à leur encontre. L’ordonnance reste donc exécutoire, a indiqué le tribunal, alors que les opposants entendent réoccuper le Bois Lejuc ce week-end: une manifestation de « réoccupation » est prévue samedi matin et « blocage des travaux, réoccupation de la forêt, musique, fanfares, actions, déambulations » sont au programme.

Plusieurs associations et des particuliers avaient saisi la justice, estimant qu’en demandant une ordonnance d’expulsion de façon unilatérale, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) était passée en force, sans laisser la possibilité aux opposants de répondre en justice.

Objet de contestation depuis près de 20 ans, le projet Cigéo d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure, aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, doit accueillir les déchets les plus radioactifs, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue, à 500 mètres sous terre.

Le 19 juin, des opposants s’étaient installés dans un bois des environs pour empêcher l’Andra de défricher une partie de la forêt, à l’emplacement où elle prévoit d’installer des bâtiments. Mais ils en avaient été chassés le 7 juillet par les forces de l’ordre, qui avaient fait usage de gaz lacrymogènes.

Le projet Cigéo a avancé d’un nouveau pas lundi avec le feu vert des députés à un scénario précisé de « réversibilité », texte dont le rapporteur, Christophe Bouillon (PS, Seine-Maritime), est également président du conseil d’administration de l’Andra.

http://loractu.fr/meuse/13705-bure-la-justice-deboute-les-opposants-anti-nucleaire-qui-contestaient-leur-evacuation.html

DES CENTRALES NUCLÉAIRES EN MER DE CHINE?

ChineLa Chine pourrait construire des centrales nucléaires « mobiles » en mer de Chine méridionale, a rapporté vendredi la presse officielle, quelques jours après avoir été désavouée par une cour internationale sur ses prétentions à la souveraineté sur ces eaux stratégiques.

« La construction de plateformes maritimes pour des centrales nucléaires sera utilisée en soutien à un contrôle effectif de la Chine sur la mer de Chine méridionale« , a rapporté sur son site internet le quotidien officiel Global Times, citant la Compagnie nucléaire nationale chinoise (CNNC).
Selon le journal, la CNNC aurait précisé sur son compte officiel des réseaux sociaux que ces plateformes seront utilisées dans l’archipel des Spratleys, pour « fournir de l’eau fraîche ». Aucun détail technique n’était disponible sur ce projet apparemment inédit.
Mardi, la Cour permanente d’arbitrage (CPA) de La Haye a donné raison aux Philippines en statuant que les revendications chinoises en mer de Chine méridionale n’avaient « aucun fondement juridique« . Pékin, qui ne reconnait pas la compétence de la CPA, a jugé « nul et non avenu » sa décision et prévenu qu’il n’en tiendrait aucun compte.
« La Chine va accélérer le développement commercial de la région »
L’information originale de la CNNC a été supprimée vendredi du compte Wechat de l’entreprise et un employé de la CNNC a indiqué au téléphone à l’AFP qu’elle avait « besoin d’être confirmée ». « Auparavant, l’approvisionnement en eau fraîche des troupes stationnées en mer de Chine méridionale ne pouvait être garanti et ne pouvait être assuré que par bateau », selon le journal citant la CNNC, pour qui « à l’avenir, avec l’amélioration du réseau électrique et énergétique en mer de Chine méridionale, la Chine va accélérer le développement commercial de la région ».
La Chine a construit à un rythme accéléré ces dernières années des installations portuaires, des pistes d’atterrissage et des systèmes radar sur plusieurs de ces îlots après les avoir considérablement agrandis, au prix de graves dommages à leur environnement corallien.
De son côté, le site internet du média d’État en anglais The Paper citait vendredi un ingénieur, Zhu Hanchao, de la China Shipbuilding Industry Corporation (CSIC), selon qui 20 de ces plateformes maritimes étaient en cours de construction. Mais l’ingénieur ajoutait qu’elles étaient destinées aux champs pétroliers offshores du golfe du Bohai (nord-est). La CSIC n’était pas joignable dans l’immédiat.

Le dernier plan quinquennal chinois (2016-2020) prévoit la construction de deux centrales nucléaires « maritimes », sans préciser où, par la CNNC et la China General Nuclear Power Corporation (CGN). Celle de la CNNC doit démarrer en 2019 et celle de CGN en 2020. L’énergie nucléaire est utilisée pour la propulsion de bâtiments militaires, mais son usage à des fins civiles en mer n’a pas de précédent connu. Un projet similaire serait en cours en Russie.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2796691/2016/07/15/Des-centrales-nucleaires-en-mer-de-Chine.dhtml

L’APRÈS-NUCLÉAIRE, UNE ÉPÉE DE DAMOCLÈS SUR LES FINANCES BELGES

BelgiqueC’est un dossier qui concerne les générations futures. 2050, 2100, c’est loin. Et pourtant, en 2016, aujourd’hui, notre pays se prépare une petite bombe budgétaire. Qui risque de faire mal à nos petits-enfants, et aux enfants de ceux-ci.

Les déchets nucléaires, donc. De quoi parle-t-on ? Les déchets nucléaires, ce n’est pas seulement les déchets radioactifs, mais tout ce qui concerne le démantèlement des centrales nucléaires. Les déchets nucléaires ont ceci de particulier qu’ils ont une durée de vie plutôt élevée : 240 000 ans. C’est donc du sérieux.

Une loi existe pour encadrer l’après-nucléaire, elle date du 11 avril 2003, et elle prévoit que des provisions financières soient constituées par les exploitants de la filière nucléaire. En clair : Électrabel est légalement obligé de mettre de l’argent de côté, chaque année, pour gérer les déchets générés par son parc nucléaire. 

C’est donc une filiale d’Électrabel, Synatom, qui est chargée de préparer, financièrement, le moment où il faudra se débarrasser des déchets nucléaires, à l’horizon 2025. A la fin de l’année dernière, Synatom disposait d’environ 8 milliards d’euros dans ses coffres, et l’entreprise doit compter, au final, sur une somme de 13,6 milliards pour accomplir sa mission. Mais selon Ecolo, Synatom est largement sous-financé. Le parti vert s’appuie sur une étude qu’il a commandée à une chercheuse de la Solvay Business School, Estelle Cantillon. Docteure en Economie, passée par Cambridge et Harvard aux États-Unis, Estelle Cantillon conclut dans son étude, que nous avons pu lire, que la méthode comptable « sous-estime le montant des provisions« .

Le taux d’actualisation, la clé

Ces provisions, c’est donc de l’argent que Synatom place, et comme toute somme d’argent placée, elle lui rapporte de l’argent. Le législateur a fixé un taux, qu’on appelle le « taux d’actualisation », qui permet de connaître le rendement, et donc l’argent dont disposera Synatom pour sa mission de gestion des déchets nucléaires. Ce taux est actuellement de 4,8% (en fait 2,8% et 2% d’inflation). Un taux assez peu en rapport avec les normes actuelles : « Ce taux réel de 2,8% est élevé au regard des perspectives de croissance de l’économie belge à long terme et des taux garantis qui prévalent actuellement sur le marché pour les contrats d’assurances vie. » 

Et, nous apprend Estelle Cantillon, plus le taux d’actualisation est élevé, plus la somme que doit placer Synatom-Électrabel est faible. Ce qui est profitable à l’électricien qui ne doit pas trop mettre la main à la poche. Mais selon la chercheuse de Solvay, il faudrait un « taux d’actualisation plus réaliste. » Plus réaliste, c’est-à-dire plus faible. Et qui dit taux plus faible, dit donc plus d’argent sur les comptes de Synatom pour arriver au rendement escompté. Estelle Cantillon a réalisé le calcul : « Des taux d’actualisation plus réalistes impliquent une augmentation des provisions comprise entre 933 millions et près de 4 milliards d’euros « . 

220 ou 500 mètres de profondeur ?

Il faut donc, d’après Estelle Cantillon, entre 1 et 4 milliards de plus. Mais pour Ecolo, ce n’est pas tout. Plusieurs incertitudes entourent le dossier des déchets du nucléaire. En voici, une, très concrète, et qui risque à nouveau de faire augmenter la facture finale : la profondeur de l’enfouissement.

Les déchets nucléaires seront enfouis. L’organisme qui s’occupe des déchets radioactifs, l’Ondraf, est parti sur l’hypothèse d’une zone d’enfouissement à Mol. Profondeur de l’enfouissement : 220 mètres. Mais selon le professeur de la VUB Philippe Huybrechts, il faudrait, pour assurer toutes les mesures de sécurité, creuser plus profondément, à plus de 500 mètres de profondeur. Et là aussi, le coût n’est pas le même. Si l’Ondraf table pour le moment sur un coût de 3,2 milliards, les hypothèses pour un enfouissement plus profond existent, à hauteur de 6,4 et 9,6 milliards. 

C’est le lot des hypothèses et des calculs : il est impossible de donner un chiffre précis. Mais Ecolo prévoit, si rien ne change, un trou qui pourrait aller de 4,7 milliards à 8 milliards. Et puisque, comme l’explique Estelle Cantillon, « en cas de défaut de Synatom et Électrabel, c’est la collectivité qui sera le débiteur résiduel« , en clair, ce sont les citoyens qui paieront si Synatom n’est pas renfloué par sa maison-mère. Le député fédéral Ecolo Jean-Marc Nollet tire la sonnette d’alarme :  » Les Égyptiens nous ont légué des pyramides, Électrabel nous léguera des déchets nucléaires, et la facture « .

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_l-apres-nucleaire-une-epee-de-damocles-sur-les-finances-belges?id=9353915

DÉCHETS NUCLÉAIRES : INVESTIR, COLONISER, ENFOUIR

Bure…La gestion des déchets, c’est bien connu, c’est le talon d’Achille de la filière. Les mettre sous le tapis sert avant tout à les dissimuler du paysage politique, à entretenir l’idée que le nucléaire est non seulement « propre » par son absence de rejets de gaz à effet de serre (même si l’extraction de l’uranium en recrache des tonnes) mais qu’il est aussi capable de se régénérer. Trouver « la » solution des déchets nucléaires, c’est avant tout, pour les nucléocrates, mettre en avant « la » solution pour assurer sa survie économique, alors que tous les acteurs (Areva et EDF en tête) sont embourbés dans un marasme économique et financier hors du commun. Creuser la poubelle de Bure, c’est donc construire la dernière pierre d’un édifice destiné à sauver l’énergie nucléaire d’un ultime discrédit pathétique.

Qu’un village de 80 habitants soit le lieu du plus grand projet inutile que le monde nous envie est donc plus que révélateur. L’ANDRA y travaille consciencieusement depuis vingt ans. L’Agence a d’ailleurs davantage travaillé sur les gens qu’avec ou contre eux. Son travail de sape consiste à accommoder la région et les habitants de son implacable emprise. Elle a notamment créé un  « Comité d’Orientation et de Suivi du Laboratoire de Recherche Souterrain Meuse / Haute-Marne » (COS), organe technique (géologues, hydrologues, physiciens ou ingénieurs divers et variés), ainsi qu’un « Comité d’expertise et de suivi de la démarche d’information et de consultation » (COESDIC). Trois des quatre experts de ce dernier machin sont des sociologues. Le premier d’entre eux, son actuel président, Michel Callon, ex-membre du CA de l’ANDRA, est professeur à l’École des Mines de Paris (haut lieu de la nucléocratie), et figure émérite de son « Centre de Sociologie de l’Innovation » (sorte de laboratoire de « lavage des cerveaux »). Son truc, c’est l’acceptabilité sociale, discipline expérimentée avec succès pour imposer, notamment, les nanotechnologies.

L’atelier de bricolage grenoblois Pièces et main d’œuvre (PMO), poil à gratter de la nanoindustrie, a depuis longtemps repéré la dextérité de Callon dans ce domaine. Dans un article vieux de dix ans, PMO décrit sa philosophie, tiré d’un bouquin paru en 2001, « Agir dans un monde incertain – essai sur la démocratie technique »:

« Élus, décideurs, vous affrontez des « controverses » nées des catastrophes techno-industrielles ? Comment les gérer ? Grâce aux « procédures de dialogue avec le peuple » taillées sur mesure par ces sociologues jaunes. Mode d’emploi : n’entrez pas dans la confrontation directe, tâchez d’« organiser, maîtriser les débordements sans vouloir pour autant les empêcher ». Montez des « forums hybrides », mêlant scientifiques et « profanes », pour favoriser les compromis. Exemple de résultat ? « Le nucléaire qui en sortira  sera socialement, politiquement et même techniquement complètement différent du nucléaire qui aurait été décidé en dehors des forums hybrides. Parler « du » nucléaire en général n’a aucun sens. Jouer au jeu de ceux qui sont pour et de ceux qui sont contre est encore plus inepte. »…

Le mot de la fin d’un agriculteur de la région, Jean-Pierre Simon, preuve que la lutte contre Cigeo n’est pas l’apanage de vulgaires « zadistes » hors-sol qui cherchent un os à ronger pour assouvir leur soif anticapitaliste. C’est son matériel agricole qui a été « saisi » après la contre-attaque des gendarmes qui ont repris le bois Lejuc.

Il parle de « rouleau compresseur » et de « chape de plomb » pour décrire les méthodes de l’Andra. « Il est très difficile de résister à l’annexion des consciences, quel que soit sa taille, son statut, son activité dans le secteur. Sans l’occupation du bois, il était difficile de contester les méthodes utilisées, il faut maintenant les montrer et les combattre avec les moyens juridiques dont on dispose. »

https://reflets.info/dechets-nucleaires-investir-coloniser-enfouir/

L’AIR QUE NOUS RESPIRONS À CHAQUE INSTANT PARTOUT SUR LA PLANÈTE EST LOURD DE PLUTONIUM.

explosionEn « omettant » de comptabiliser la masse non consommée de plutonium 239 d’environ 50 tonnes qui, via le rendement de fission des engins, se déduit pourtant implacablement du ratio Cs137/Sr90 des retombées mondiales, les inventaires de l’UNSCEAR qui passent pour la référence universelle en terme de fallout (NDLR : retombées) subi par notre planète à la suite des essais atmosphériques de fission, effacent 18,97% de la radioactivité globale longévive (NDLR : à longue vie) émise lors explosions atmosphériques de fission et occultent du même coup 99,82% de la radiotoxicité par inhalation diffusée et encore et pour toujours en circulation aérienne vu la taille nanométrique des particules. En réalité, chacun a souffert dans le passé et souffre maintenant à cause de la contamination résiduelle respirée 541 fois plus qu’on ne le lui dit. La mortalité radio-induite par la diffusion de particules radioactives respirables qui flottent indéfiniment dans l’atmosphère est pour cela beaucoup plus massive qu’on ne le raconte. A l’heure actuelle les émetteurs alpha issus des essais atomiques de fissions représentent en effet 18,97% de la radioactivité résiduelle, soit 6,2 millions de Curie sur un total rémanent de 32,9 millions de Curie, mais bien 99,8% de la radiotoxicité par inhalation, soit 10,34 mille milliards de Sievert -1,03E13 Sv- selon les facteurs de dose de l’ICRP. 90%, au moins, de cette radiotoxicité circule encore dans l’atmosphère éparpillée en particules fines respirables. Ces conseillers des princes tuent les princes, les peuples et eux-mêmes. 

http://aipri.blogspot.fr/

NDLR : AIPRI = Association Internationale pour la Protection contre les Rayons Ionisants. L’AIPRI a pour but la divulgation scientifique dans le domaine de la physique nucléaire et des dangers radiologiques de la contamination interne.

LE MOUVEMENT DE LA PAIX SOLIDAIRE DES PACIFISTES ANGLAIS QUI LUTTENT CONTRE LE RENOUVELLEMENT DES SOUS-MARINS NUCLÉAIRES TRIDENT

Mvt de la PaixParis, le 13 juillet 2016 : le message :

Chers amis de la CND, nous savons que le 18 juillet, la chambre des communes doit débattre et voter sur le principe d’un renouvellement complet du système d’armes nucléaires Trident.

Nous savons que vous êtes dans l’action contre ce projet en organisant des actions locales et des manifestations.

Nous faisons face à la même problématique en France puisque l’actuel ministre socialiste de la défense souhaite une augmentation de 40 % des dépenses consacrées en France aux armes nucléaires pour commencer les études nécessaires au renouvellement de la flotte de sous-marins nucléaires français (Sous-marin nucléaire lanceur d’engins, SNLE). Sarkozy demande que cette augmentation soit de 60%.

Aussi, nous souhaitons vous faire part de notre totale solidarité dans ce combat commun contre « la modernisation » des armes nucléaires et pour un monde sans armes nucléaires.

Signé : Le Mouvement de la Paix

http://www.mvtpaix.org/wordpress/le-mouvement-de-la-paix-solidaire-des-pacifistes-anglais-qui-luttent-contre-le-renouvellement-des-sous-marins-nucleaires-trident/

 

 

PETITE HISTOIRE DES NAVIRES À PROPULSION NUCLÉAIRE

sous-marinLa marine russe planche sur la construction de nouveaux navires à propulsion nucléaire. Retour sur les plus grandes avancées russes et américaines en la matière.

Si l’on met de côté les sous-marins, auxquels les réacteurs nucléaires ont apporté des capacités tactiques et opérationnelles complètement nouvelles, le premier navire à propulsion nucléaire était civil — et russe: en 1959, Moscou mettait à l’eau le brise-glace soviétique Lénine. Les Américains ont fait de même en 1964 avec le navire de commerce Savannah, et l’Allemagne la même année avec Otto Hahn. Les Japonais ont mis 25 ans à construire le Mutsu, mis en service en 1990 mais retiré en 1995 sans jamais avoir été utilisé à des fins commerciales. A la même époque (en 1988), l’URSS finissait de construire en Crimée le cargo brise-glace Sevmorput.

Le développement des navires de guerre à propulsion nucléaire a commencé des deux côtés de l’océan pratiquement en même temps, autour de 1955-1956.

Les amiraux américains pensaient à l’époque en catégories d’unités de navires nucléaires des principales classes, ce qui a conduit à la construction des navires lance-missiles USS Long Beach — les premiers navires de guerre à propulsion nucléaire dans le monde, devançant d’un mois et demi l’USS Enterprise — et de l’USS Bainbridge en 1962.

La classification des navires lance-missiles dans les termes du début du XXe siècle avait peu de sens. Au final, les unités construites en tant que frégates ou destroyers se transformaient tout de même en croiseurs. Le trio formait ce qu’on appelle l’unité Task Force 1, qui a fait le tour du monde en 1964.

Le projet de navire de guerre à propulsion nucléaire en URSS a été lancé en même temps qu’aux USA — pas plus tard qu’en 1956. Il s’agit probablement du projet naval le plus pénible de l’histoire de la marine russe: au final, la construction du croiseur nucléaire lourd Kirov (projet 1144 Orlan) n’a commencé qu’en 1973.

Il a permis de livrer à la flotte quatre navires entre 1980 et 1998, dont l’exploitation a été confrontée à plusieurs problèmes, notamment le manque de préparation du système de stationnement qui réduisait leur ressource. Aujourd’hui, seul le Pierre le Grand est opérationnel. L’Amiral Nakhimov est en cours de modernisation, le vaisseau amiral Kirov (aujourd’hui Amiral Ouchakov) n’a pas été en mer depuis 1992 à cause de son état accidenté et se prépare au recyclage, tandis que le sort de l’Amiral Lazarev reste en suspens.

https://fr.sputniknews.com/presse/201607131026647057-navires-nucleaire-russie/

NUCLÉAIRE FRANÇAIS ET CATTENOM : L’ENQUÊTE QUI DÉRANGE

CattenomPour éviter un accident nucléaire majeur, toutes les centrales nucléaires françaises disposent de groupes électrogènes de secours. Mais ceux-ci seraient dans un état «dégradé», voire «inacceptable», a révélé le Journal de l’énergie, grâce à des lanceurs d’alertes. À Cattenom, le directeur déplore cette polémique. Explications.

« On a mis sur la place publique qu’un des éléments les plus importants pour la sûreté nucléaire des réacteurs était mal entretenu. Et ça, EDF aura du mal à le contester », nous explique Martin Leers. Ce qui rend ce journaliste français si confiant, ce sont plusieurs documents internes provenant du géant français de l’électricité EDF.

En mars dernier, il a publié une enquête dans le Journal de l’énergie, un média français en ligne indépendant, qui pointe un élément crucial de sécurité : les diesels de secours. Présents dans toutes les centrales nucléaires françaises, ces immenses moteurs doivent, en cas de coupure du réseau électrique national, fournir aussitôt l’électricité vitale au refroidissement du cœur nucléaire et du combustible radioactif, et pour plusieurs jours, voire semaines. Sans refroidissement, le combustible fond en quelques heures, et la radioactivité devient incontrôlable : c’est l’accident nucléaire majeur, que redoute le proche Luxembourg (situé à 10 km de la centrale).

État «dégradé», voire «inacceptable»

Bref, ces moteurs doivent impérativement tourner rond! Or, révèle l’enquête, le contrôle technique est loin d’être vierge : «Aucun bilan effectué sur les diesels de secours en 2014 des réacteurs français n’est classé en « état correct ».» Ces systèmes de secours sont tous classés : «état à surveiller», «état dégradé» et «état inacceptable», écrit Le Journal de l’énergie.

Il cite aussi pas moins de 600  anomalies «actives» signalées sur ces diesels en mai 2014, et 458 en mars 2015, et donne l’exemple de «nombreux suintements ou fuites d’huile, d’air ou de carburant sur les circuits auxiliaires des groupes électrogènes (qui) dégradent la fiabilité d’ensemble». Et dans la majorité des cas, ces anomalies ont «pour origine une erreur humaine».

La centrale de Cattenom n’est pas épargnée : ses diesels sont soit «à surveiller», soit pour la plupart «dégradés». « Dans nos documents, on voit que Cattenom est loin d’être exemplaire. On s’est même aperçu qu’il y avait eu des oublis et qu’ils n’ont parfois pas été contrôlés. »

Certes, EDF a également prévu des groupes électrogènes d’«ultime secours», chargés de pallier un défaut des diesels. Mais pour ces «secours des secours», pas de bol, un bilan d’EDF en 2014 les classe aussi dans un état «à surveiller» (48,7  %), ou «dégradé» (40,5  %), affirme le journal.

Donc, « est-ce que tout va bien, ou bien est-ce qu’EDF a fait des économies sur la sécurité de son matériel et sur la maintenance? J’ai demandé à un ingénieur américain, car la méthodologie de ces documents est américaine, si ces bilans révélaient quelque chose de grave. Et il m’a dit que si vous avez une voiture avec plusieurs voyants allumés, c’est qu’il y a un souci. Il y a un problème, et il est bien réel. »

D’ailleurs, « les documents ont intéressé particulièrement les autorités de sécurité en France, notamment l’IRSN (l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), ainsi que l’Autorité de sûreté nucléaire qui, à la suite de notre publication, a quand même dit qu’EDF devait progresser dans la maintenance du matériel ».

«Il y a une omerta sur le nucléaire»

La suite sur :

http://www.lequotidien.lu/grande-region/nucleaire-francais-et-cattenom-la-fuite-qui-derange-dossier/

JAPON: LA JUSTICE REFUSE LA RELANCE DE 2 RÉACTEURS NUCLÉAIRES À TAKAHAMA

TakamaLa justice japonaise a maintenu mardi l’ordre de fermeture de deux réacteurs de la centrale nucléaire de Takahama, dans l’ouest du Japon, rapporte l’agence de presse Kyodo.

Le jugement sur cette centrale exploitée par Kansai Electric Power était largement attendu.

L’exploitant avait fait appel de la décision rendue le 9 mars par le tribunal de district d’Otsu, qui avait ordonné la fermeture des unités 3 et 4 de la centrale de Takahama, avec effet immédiat, pour des raisons touchant à la sûreté. C’était la première fois qu’un tribunal ordonnait l’arrêt d’une centrale en activité.

On s’attend à ce que Kansai Electric Power fasse appel de la dernière décision en date, rendue par un tribunal d’Osaka. (Osamu Tsukimori; Eric Faye pour le service français)

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N19Y0ZY

LA STRATÉGIE MILITAIRE DES ÉTATS-UNIS POURRAIT GÉNÉRER UN CONFLIT NUCLÉAIRE

OTANLe ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a critiqué «les solutions militaires» de l’OTAN. Pourquoi ses membres eux-mêmes se mettent à blâmer l’Alliance ? Le journaliste John Walsh cherche une explication…

 «Nous ne devrions surtout pas aggraver la situation en envoyant des troupes… Quiconque croit qu’une parade symbolique de chars sur la frontière Est de l’alliance va garantir notre sécurité se trompe… Nous serions bien avisés de ne créer de prétextes pour renouveler une vieille confrontation. [Cela serait] fatal de ne rechercher que des solutions militaires et une politique de dissuasion», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, au sujet des récents exercices militaires de l’OTAN en Pologne et dans les pays baltes.

Sous le prétexte de l’«endiguement», les États-Unis progressent continuellement dans leur nouvelle guerre froide avec la Russie et la Chine

Ses craintes ne devraient pas être ignorées puisque ce sont celles d’un homme qui occupe un poste lui permettant de savoir ce que préparent les États-Unis. Ses paroles reflètent les craintes de plus en plus de gens à travers l’Eurasie, de la France au Japon…

C’est une guerre froide qui ne cesse de s’intensifier, avec des guerres par procuration qui font rage dans l’Est de l’Ukraine et en Syrie et avec des confrontations en Mer de Chine méridionale. Il est de plus en plus probable que ces points sous haute tension vont s’embraser et déboucher sur un conflit militaire ouvert.

Les sanctions sont un coup pour la Russie et pour le reste de l’Europe. Les États-Unis n’en subissent pas les conséquences

En Occident, ce conflit commencera en Europe de l’Est et en Russie, mais il ne s’arrêtera pas là. Tous les pays européens membres de l’OTAN se retrouveront sur la ligne de front. En Orient, le conflit aura lieu dans l’Ouest de l’océan pacifique, sur les côtes chinoises et sur les péninsules et les îles de la région, y compris le Japon, les Philippines et l’Indochine.

Dans tous les cas, les États-Unis seront séparés du front par un océan, «menant à distance» comme dirait Barack Obama, ou impliqués dans un «équilibre extraterritorial» selon certains «experts» en politique étrangère.

Peu importe quels seront les «vainqueurs» – toute l’Eurasie, de la France au Japon – sera dévastée. Peu importe le résultat, les États-Unis pourraient s’en sortir indemnes et dans ce sens «gagner» alors que toutes les nations eurasiennes seraient perdantes. Cela serait une Seconde Guerre mondiale, redux. (NDLR : de retour)

On peut deviner ce que cela signifie dans le cas d’un conflit économique en regardant l’actuelle petite guerre économique menée contre la Russie sous la forme de sanctions. Ces sanctions sont un coup pour la Russie et pour le reste de l’Europe. Les États-Unis n’en subissent pas les conséquences.

Le but de l’élite de la politique étrangère américaine serait clairement de faire «perdre» la Russie et la Chine

Il en irait de même pour un conflit militaire. Vous voulez savoir à quoi cela pourrait ressembler ? Regardez l’Est de l’Ukraine ! Toute l’Eurasie pourrait ressembler à cette pauvre nation dans le cas d’un conflit militaire impliquant les États-Unis et leurs alliés contre la Russie et la Chine. Que l’Eurasie soit prévenue !

Le but de l’élite de la politique étrangère américaine serait clairement de faire «perdre» la Russie et la Chine, mais même si elles «gagnaient», elles seraient très affaiblies, laissant ainsi la place de plus grande puissance économique et militaire du monde aux États-Unis, comme ce fut le cas en 1945…

John V. Walsh, pour RT.

Lire absolument la suite sur :

https://francais.rt.com/opinions/23606-strategie-etats-unis-nucleaire

LA RUSSIE PROPOSE À L’INDE LE PORTE-AVIONS NUCLÉAIRE STORM

porte-avionsLa Russie a proposé à l’inde d’acheter un modèle de porte-avions nucléaire

« Le porte-avions du projet 23000E est multifonctionnel, capable d’accomplir des opérations militaires sur les territoires lointains et océaniques, ainsi que de frapper les cibles au sol, sur mer et dans les airs, de protéger les troupes« , a déclaré un représentant de la marine indienne.

La proposition d’achat a été présentée la semaine dernière par une délégation russe en visite en Inde, signale Defense News.

L’Inde louera un deuxième sous-marin nucléaire russe.

Le porte-avions a été mis en place par le centre de recherche de Krylov. Les caractéristiques techniques du bâtiment sont d’un très haut niveau: long de 330 mètres de longueur et large de 40, le navire assure un déplacement allant jusqu’à 100.000 tonnes en pleine charge et peut atteindre la vitesse de 30 nœuds. 5.000 membres d’équipage et 90 avions et hélicoptères peuvent être accueillis à son bord.

Dans le même temps, l’Inde projette de bâtir son propre porte-avions nucléaire INS Vishal d’une longueur de 300 mètres pour 70 mètres de large et assurant un déplacement de 65.000 tonnes.

https://fr.sputniknews.com/defense/201607121026594793-russie-inde-porte-avions/

FUKUSHIMA : LA PLAINTE CONTRE LES FABRICANTS DES RÉACTEURS A ÉTÉ REJETÉE

plainte fukushimaUn tribunal japonais a rejeté mercredi une plainte en nom collectif déposée contre les fabricants des réacteurs nucléaires de la centrale Fukushima daiichi dévastée par le tsunami de mars 2011…

Le conglomérat américain General Electric et les Japonais Toshiba et Hitachi, qui ont fabriqué successivement les six réacteurs du site nucléaire du nord-est du Japon, étaient visés par un recours de quelque 3 800 plaignants de 32 pays (dont les États-Unis, l’Allemagne et la Corée du Sud) réclamant une indemnité symbolique pour marquer une responsabilité juridique de ces industriels dans le drame.

Selon le principal avocat des plaignants, Akihiro Shima, il s’agit de la première action en justice intentée contre ces groupes dans le cadre de la catastrophe de Fukushima qui a chassé de chez eux quelque 160 000 habitants, dont la plupart n’ont pas pu revenir.

Les réacteurs de Fukushima, dont les premiers avaient près de quarante ans au moment du sinistre, n’étaient pas adaptés aux possibles risques, estiment les plaignants, ce qui a aggravé les dégâts le 11 mars. Selon la loi japonaise, les fournisseurs de réacteurs nucléaires sont généralement exempts de dommages et intérêts en cas d’accident. « Nous savions qu’il serait difficile de gagner dans le contexte du système juridique japonais actuel mais il n’est de toute évidence pas bon que les fabricants de centrales nucléaires n’aient pas à porter la responsabilité d’un accident », a déclaré à l’AFP un des plaignants Masao Imaizumi, 73 ans. « Si on leur épargne toute responsabilité, cela pourrait conduire à négliger la qualité des équipements », a-t-il poursuivi, précisant que les plaignants feraient appel.

Une plainte déposée en janvier 2014

« Notre compagnie considère qu’il s’agit là d’une décision juste rendue par le tribunal », a déclaré pour sa part Toshiba dans un communiqué…

 D’autres recours émanant de citoyens japonais visent notamment les ex-dirigeants de Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur de la centrale dont quatre des six réacteurs ont été sérieusement endommagés par le tsunami et ont provoqué des rejets massifs d’éléments radioactifs dans l’atmosphère. 

http://www.ouest-france.fr/environnement/nucleaire/fukushima-plainte-rejetee-contre-les-fabricants-des-reacteurs-4364906

LA CONSTRUCTION DE DEUX RÉACTEURS EPR EN ANGLETERRE PAR EDF POURRAIT COÛTER PLUS DE DEUX FOIS LE COÛT BUDGÉTÉ.

EPR HINKLEY POINTLes grandes manœuvres sont lancées autour du projet très controversé de construction par EDF de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, dans le sud de l’Angleterre. Après une réunion confidentielle lundi à l’Élysée, c’est au tour du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron — qui soutient ouvertement le projet —, d’inviter lundi 18 juillet les fédérations de l’énergie et de la métallurgie. Les syndicats CGT, CFE-CGC et FO demandent depuis plusieurs mois le report des travaux. Estimé officiellement à 18 Mds£, soit 21,7 Mds€ au cours actuel, Hinkley Point pourrait coûter bien plus cher, 44,5 Mds€ selon nos informations.

Une direction divisée

Plusieurs membres de la direction d’EDF, que nous avons rencontrés, font état de profonds désaccords jusque dans l’entourage du PDG, Jean-Bernard Lévy. « Nous craignons que Hinkley Point — dans lequel EDF a déjà dépensé plus de 3 Mds€ — ne mette sérieusement en danger les finances du groupe et avec elle les 158 200 salariés qui y travaillent, témoigne l’un de ces cadres dirigeants. Depuis l’année dernière, il a en effet été décidé que le projet serait entièrement financé sur les fonds propres de l’entreprise. Le risque est gigantesque. » Une situation qui a poussé le directeur financier Thomas Piquemal à démissionner en mars, qualifiant le chantier de « suicidaire ». L’investissement est jugé d’autant plus risqué que le groupe est plombé par une dette abyssale, officiellement de 37,5 Mds€. Mais, par le truchement d’opérations comptables, et surtout par la présence de dette hybride, elle serait en réalité plus près de 70 Mds€ !

Un coût sous-évalué

En mai, la très sérieuse Autorité des marchés financiers (AMF) a tapé du poing sur la table en sommant EDF de revoir ses estimations à la hausse. Lors de l’assemblée générale des actionnaires le 12 mai, le patron de l’électricien Jean-Bernard Lévy a donc dû démontrer la capacité d’EDF de financer, si besoin était, le projet à hauteur de 20,7 Mds£ (24,7 Mds€ au cours actuel). « C’est encore largement insuffisant, alerte un cadre de la direction financière d’EDF. En réalité, ce n’est pas entre 20 et 25 Mds€ que ce projet pourrait coûter, mais plutôt 40 à 50 Mds€, soit presque le double ! »

Des investissements onéreux

Au moment du lancement du projet Hinkley Point en 2008, EDF achète British Energy, propriétaire du parc nucléaire en Grande-Bretagne. Soit seize réacteurs répartis sur huit sites. Montant : 12,5 milliards de livres (15,7 Mds€), largement surpayé selon les analystes. En effet, pas moins de sept sites sont dotés de réacteurs de type AGR (graphite gaz), une technologie dépassée et vouée à disparaître. Alors pourquoi un tel prix ? « Pour mettre la main sur des sites susceptibles d’accueillir les EPR à venir », justifient alors les dirigeants d’EDF. En omettant que les terrains du futur projet de Hinkley Point étaient déjà achetés. Le montant du surcoût de British Energy, 5,75 Mds£ (7,2 Mds€), a même été publié dans le document de référence d’EDF de 2010.

Un planning intenable

Le béton nucléaire du premier réacteur de Hinkley Point doit commencer à être coulé en juin 2019. Pour une mise en service prévue en décembre 2025. Soit 78 mois (six ans et demi) de chantier. Idem pour le second réacteur avec une mise en service prévue en juin 2026. « De tels délais sur une technologie qui n’est pas encore développée, c’est complètement illusoire », précise un cadre travaillant pour le Septen (Service études et projets thermiques et nucléaires), Et cet expert de comparer avec les quatre autres EPR en construction. « Que ce soit celui d’Olkiluoto en Finlande, les deux de Taishan en Chine, ou celui de Flamanville dans la Manche (lire ci-dessus), aucun ne sera achevé en moins de dix ans, minimum ! » Hors frais financiers (20 % du budget global), le coût de Hinkley Point est estimé à 2,9 Mds€ par an. Quatre ans de retard représenteraient un dépassement de 11,6 Mds€.

Ventes à perte

Pour trouver au plus vite de nouvelles sources de financement, EDF prévoit de vendre pour 10 Mds€ d’actifs d’ici 2020 : des centrales gaz et charbon notamment en Pologne, des réseaux et des contrats de gaz en Italie, et surtout la moitié de RTE, la filiale chargée du transport de l’électricité en France, hautement stratégique. « Le groupe va perdre 4 Mds€ en vendant à un moment où le marché est au plus bas », s’insurge ce cadre de la direction financière. Autre piste envisagée, selon nos informations, EDF étudierait la possibilité de faire monter la part des partenaires chinois de CGN (China general nuclear) de 33 % à 49 % dans le tour de table de Hinkley Point.

Avec le Brexit, rien ne change officiellement, mais…

Theresa May, qui va remplacer David Cameron au poste de Premier ministre, a déjà fait part hier de son souhait de faire baisser le prix de l’électricité. Ce qui revient indirectement à remettre en cause le contrat passé avec EDF, qui prévoit de vendre la future production des deux EPR à 92,5  £ (119 €) le mégawattheure. La bataille de Hinkley Point est donc loin d’être terminée.

http://www.leparisien.fr/economie/hinkley-point-attention-danger-13-07-2016-5963059.php

BUGEY : PRÉSENCE DE CORPS ÉTRANGERS DANS LE SYSTÈME D’ASPERSION DE L’ENCEINTE DE CONFINEMENT DU RÉACTEUR 3

BUGEYLe 7 juillet 2016, EDF a déclaré à l’ASN un événement significatif  pour la sûreté relatif à la présence de corps étrangers dans une tuyauterie du circuit d’aspersion de l’enceinte de confinement du réacteur 3 de la centrale nucléaire du Bugey.

Le circuit d’aspersion de l’enceinte de confinement pulvérise, en cas d’accident grave, de l’eau contenant de la soude dans l’enceinte de confinement du réacteur. Son objectif est de conserver l’intégrité de l’enceinte du réacteur, en diminuant la pression et la température à l’intérieur et de piéger l’iode radioactif présent sous forme gazeuse. Ce système de sauvegarde est composé de deux voies indépendantes, chacune de ces voies pouvant assurer seule sa fonction.

Le réacteur n° 3 de la centrale du Bugey est à l’arrêt depuis le 2 juin 2016 pour maintenance programmée et renouvellement d’une partie du combustible.

Dans le cadre de ces activités de maintenance, EDF a réalisé des contrôles de propreté par des examens télévisuels dans les tuyauteries du circuit d’aspersion de l’enceinte de confinement pour vérifier l’absence de corps étranger susceptible de boucher les tuyauteries, et donc de remettre en cause bon fonctionnement de l’aspersion de l’enceinte de confinement en cas d’accident.

Lors de ces contrôles, le 5 juillet 2016, EDF a mis en évidence la présence d’un corps étranger obstruant la tuyauterie. Ce corps étranger a été retiré le 7 juillet 2016 : il s’agissait en réalité de deux disques de meuleuse et d’un joint amalgamés entre eux.

En raison de sa taille, EDF a considéré que cet amalgame était susceptible de rendre totalement indisponible l’une des deux voies indépendantes du circuit d’aspersion en cas de sollicitation.

EDF poursuit actuellement les recherches pour déterminer l’origine et la date d’introduction de ces éléments dans le circuit d’aspersion de l’enceinte.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur le personnel ni sur l’environnement de l’installation.

Toutefois, en raison de l’indisponibilité potentielle d’une voie du circuit d’aspersion de l’enceinte, EDF a classé cet évènement au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires INES.

http://www.asn.fr/Controler/Actualites-du-controle/Avis-d-incident-des-installations-nucleaires/Presence-de-corps-etrangers-dans-le-systeme-d-aspersion-de-l-enceinte-de-confinement-du-reacteur-3

COOPÉRATION ENTRE LA FRANCE ET L’IRAN SUR UN PROJET DE NUCLÉAIRE CIVIL

IRANL’Iran et la France vont coopérer ensemble au projet international ITER, un réacteur de recherche civil à fusion nucléaire, a déclaré le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique cité mardi par des médias iraniens.

Un an après l’accord de Vienne. « Des responsables iraniens sont parvenus à un accord général avec la partie française pour une coopération conjointe sur le mégaprojet international de fusion nucléaire connu sous le nom d’ITER », a déclaré le porte-parole, Behrouz Kamalvandi, cité par les agences de presse Mehr et Fars. L’annonce de cette coopération dans le domaine du nucléaire civil, intervient un an après la conclusion à Vienne d’un accord international entre l’Iran et les grandes puissances. Cet accord a permis une levée d’une partie des sanctions internationales contre Téhéran en échange d’une limitation de son programme nucléaire à un usage civil.

Selon les agences Mehr et Fars, une délégation conduite par Ali Akbar Salehi, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, s’est rendue le 30 juin et le 1er juillet dans le sud de la France, sur le site de recherche du projet ITER. Ali Akbar Salehi a été l’un des principaux négociateurs de l’accord sur le nucléaire avec les Grandes puissances (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne). Interrogé à Paris sur cette coopération franco-iranienne, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a répondu que « la France soutient la mise en œuvre entière et rigoureuse de l’accord conclu le 14 juillet 2015 à Vienne. Cet accord permet le développement de la coopération nucléaire civile avec l’Iran« …

http://www.europe1.fr/international/cooperation-entre-la-france-et-liran-sur-un-projet-de-nucleaire-civil-2797909

COMMENT VIVENT À PRÉSENT LES HABITANTS DE FUKUSHIMA

FukuTexte de de Hori Yasuo du 3 juillet 2016 traduit de l’espéranto par Paul SIGNORET et Ginette MARTIN.

Le gouvernement oblige les réfugiés à revenir dans leur foyer. 

À la date du 8 février, parmi les habitants de Fukushima réfugiés hors de chez eux, 65 453 avaient trouvé refuge dans le département de Fukushima et 43 270 dans d’autres départements. Au cours des cinq dernières années, on a dénombré 2 016 décès consécutifs, soit davantage que le nombre de victimes du tsunami: 1604. 

Suite tableau

Le gouvernement et le département de Fukushima ont nettoyé le sol. Grâce à cette dépollution et à la diminution naturelle des radiations, environ 90% des dosimètres installés indiquent une radioactivité inférieure à la norme maximale tolérée, soit 0,23 microsieverts. S’appuyant sur ce constat, le gouvernement fait revenir les anciens habitants dans leur foyer. En septembre dernier, il a déclaré que la ville de Nahara était redevenue « habitable », puis, en juin 2016, à son tour la ville de Kutsurao l’est redevenue. Et d’ici à la fin mars 2017, toutes les villes des « zones non habitables » redeviendront « habitables » et sur les 70 000 réfugiés, 46 000 pourront revenir loger dans leur ancien foyer. Au prétexte que ces villes sont ou seront « habitables », le gouvernement a l’intention de ne plus verser l’indemnité compensatrice aux réfugiés et le département de Fukushima cessera de fournir aux réfugiés « volontaires » un logement gratuit. Revenir ou pas? Dans les deux cas c’est l’enfer.

La ville de Nahara a été déclarée « habitable » en septembre dernier, mais seulement 460 (soit 6%) des 8 000 habitants sont revenus chez eux. 70%  d’entre eux sont des personnes âgées de plus de soixante ans. Les jeunes couples avec enfants ne veulent pas revenir, redoutant l’influence néfaste de la radioactivité sur leurs enfants.  En outre, beaucoup ont déjà trouvé un nouvel emploi et leurs enfants, qui se sont habitués à leur nouvelle école, ne souhaitent pas en changer. La municipalité a pour objectif le retour, l’an prochain, de 50% des anciens habitants, en se fondant sur un sondage qui révèle que la moitié des personnes enquêtées désirent revenir.

 L’un des habitants, revenu habiter chez lui, se plaint en ces termes: “Avant la catastrophe, je pouvais vivre avec ma petite pension de retraite, parce que je cultivais moi-même un champ et que je produisais du riz et des légumes, or maintenant, à cause de la radioactivité, je ne peux plus rien récolter et je dois tout acheter. Sans subvention, je ne peux plus vivre.” Dans ces villes, beaucoup de maisons sont déjà pourries et inhabitables. Les hôpitaux, les magasins font défaut et, ce qui est pire, les voisins aussi font défaut. Dans de telles conditions, nombreux sont ceux qui ne peuvent revenir. Et pour ceux qui le peuvent, la vie, ici, n’est pas du tout satisfaisante…

http://www.fukushima-blog.com/

20 DÉPUTÉS SUR LA TRENTAINE PRÉSENTS VOTENT L’ENGAGEMENT DU SITE CIGÉO DE DÉCHETS NUCLÉAIRES

députésEntre finale de l’Euro et fête nationale, l’Assemblée nationale a adopté sans réelle discussion le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires. Le baroud d’honneur des quelques députés écologistes n’a pu entamer le mur de l’accord de tous les autres partis.

À 20 h précises lundi 11 juillet, le projet de Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires s’est inscrit dans la loi : les députés ont voté la proposition de loi écrite par le Sénat, deux mois plus tôt. Adopté « conforme », selon le jargon législatif, c’est-à-dire dans les mêmes termes et sans aucune modification, le texte est ainsi définitivement entériné. Il définit « les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue ».

Le résultat ne faisait guère de doute après le vote à la quasi-unanimité de la Commission développement durable de l’Assemblée nationale, le mercredi 29 juin. Mais la méthode reste déconcertante : seule une vingtaine de députés – 25 tout au plus – était présente lors des discussions lundi après-midi. Quant à la ministre concernée par le dossier, Ségolène Royal, elle était absente, remplacée par André Vallini, secrétaire d’État chargé du… Développement et de la Francophonie. Mme Royal avait plus important à faire : se faire voir avec les footballeurs de l’équipe de France !…

L’histoire retiendra que c’est dans la plus grande discrétion, un soir de juillet, que le projet Cigéo s’est vu conforter par une vingtaine de députés. Qui n’ont pas assumé publiquement leur vote, qui ne s’est pas fait sous scrutin public : le compte-rendu ne fera pas motion du nombre de votants, ni de leur nom… La procédure imposant la publication des noms des votants « n’est obligatoire que pour quelques textes importants qui demandent des quorums. Pour le reste, il faut la demander. En l’occurrence, aucun groupe politique ne l’a fait… », indique François De Rugy, président de la séance. Tout un symbole.

https://reporterre.net/20-deputes-votent-l-engagement-du-site-Cigeo-de-dechets-nucleaires

NDLR : et on s’étonne que les Français se détournent des élections !

« LA VIE OU L’OUBLI », UNE BD EN LIGNE

BDJean-Jacques Kissling (photographe) nous propose une très agréable bande dessinée : « La vie ou l’oubli », réalisée pour le jubilé des 30 ans de la catastrophe de Tchernobyl. Vous trouverez la version internet (gratuite) sur le site : http://www.jjkphoto.ch/bande%20dessinee%20tchernobyl.htm  mais l’édition papier est plus jolie, vous  pouvez la commander directement à l’auteur ou la trouver en librairie.

Renseignements : TEL ( +41) 079 21 353 81

Introduction :

Face à moi la bête endormie. Le monstre est endigué dans son cénotaphe monumental, le tombeau de béton est serti de poutrelles rouillées, d’épaisses fumerolles laiteuses courent le long des flancs du mausolée. Un colossal rostre tubulaire émerge du sommet, à contre-jour dans le ciel gris les passerelles qui l’entourent, se font dentelles de coton noir.  Ces quelques centaines de m3 de béton, qui me cachent la vue focalisent les regards du monde entier, alors que la vérité commence derrière moi à quelques centaines de mètres. C’est la cité Pripyat, ville témoin de l’industrie nucléaire, victime collatérale d’une réaction en chaîne non contrôlée.

Un mot sur la ville Pripyat, elle a été construite en 1970 en même temps que la centrale nucléaire de Tchernobyl

Vous pouvez également consulter une base d’images sur le développement durable sur le site : http://www.jjkphoto.ch/la_terre_vue_d_en_bas.htm

SÉGOLÈNE ROYAL QUITTE LE DÉBAT PARLEMENTAIRE SUR CIGÉO POUR PRENDRE DES PHOTOS AVEC LES BLEUS !

SégolèneJE PEUX PAS, Y’A LES BLEUS- Scène cocasse à l’Assemblée nationale, ce lundi 11 juillet. Durant l’examen d’une proposition de loi sur l’enfouissement des déchets nucléaires, devant permettre l’installation d’un cimetière radioactif à Bure (Meuse), la position du gouvernement est défendue par…. le secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie, André Vallini. Lequel n’a jamais étudié de près ou de loin ces questions dans le cadre de ses fonctions actuelles.

Le gouvernement compte pourtant bien un ministère dévolu aux questions nucléaires, celui de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, incarné par Ségolène Royal. Mais où est donc passé la ministre, ce 11 juillet ? Malade ?

La présidente des députés écologistes Cécile Duflot, sans doute inquiète, se fend d’une interpellation sur Twitter :

Chère Ségolène Royal, pourquoi le secrétaire d’État à la Francophonie vous remplace-t-il au débat enfouissement déchets nucléaires ?

Finalement, Twitter nous apprend quelques minutes plus tard que la ministre va très bien. Sur son compte personnel, on retrouve une Ségolène Royal tout sourire dans les jardins de l’Élysée. Sur plusieurs photos, la ministre est flanquée de joueurs de l’équipe de France de football, pour lesquels une petite réception a été organisée, malgré leur défaite en finale de l’Euro.

On dénombre une photo avec le meilleur joueur de l’Euro Antoine Griezmann, une autre avec Paul Pogba et Blaise Matuidi et un dernier cliché avec le défenseur prometteur Samuel Umtiti. En moins de 140 signes, Ségolène Royal chante les louanges des finalistes de l’Euro 2016 :

Merci à cette belle et grande équipe pour avoir fait vibrer tout un pays.

Ce sens des priorités agace *un poil* Cécile Duflot…La candidate putative à l’élection présidentielle de 2017 change ensuite de ton et critique vertement – sans citer directement la ministre- la qualité des débats à l’Assemblée :

Mascarade que ce débat sur l’enfouissement faussement réversible des déchets nucléaires. Triste pour la démocratie et pour l’avenir.

Finalement, la proposition de loi a été adoptée ce lundi à 19h59, en reprenant toutes les demandes du gouvernement. Comme quoi, le remplaçant André Vallini sait lui aussi être efficace…

http://lelab.europe1.fr/segolene-royal-sabsente-dun-debat-parlementaire-sur-le-nucleaire-pour-prendre-des-photos-avec-les-bleus-2797333

L’ASN MET EN DEMEURE LE CEA DE CORRIGER DES LACUNES PERSISTANTES À CADARACHE

CadaracheL’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mis en demeure le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de prendre des « actions correctives », après avoir constaté des lacunes et dysfonctionnements persistants dans une station de traitements des déchets radioactifs à Cadarache.

Le CEA doit mettre en conformité avec les textes réglementaires cette installation de son centre de recherches sur les énergies, le plus important d’Europe, « au plus tard le 7 janvier 2017 », annonce l’ASN dans un communiqué publié.

« Une première évaluation des actions correctives qui seront réalisées fin 2016 devra être transmise début 2017 », poursuit l’autorité indépendante, soulignant que si le CEA ne respectait pas la mise en demeure, il s’exposerait à des « sanctions administratives et pénales ».

« Retards et dysfonctionnements » depuis 2014

Cette mise en demeure fait suite à plusieurs inspections, depuis 2014, au cours desquelles « de nombreux retards et dysfonctionnements » ont été constatés, précise l’ASN. En cause, l’entreposage des déchets, la gestion des matières combustibles ou encore les plans d’intervention des pompiers.

Des « écarts » par rapport aux normes ont été déplorés dans les installations nucléaires de base « 37-A » et « 37-B », qui traitent des déchets radioactifs avant leur stockage, et « ont duré dans le temps », a précisé un porte-parole. « Cette mise en demeure est un rappel à la loi avant (d’employer) les moyens de coercition », a-t-il ajouté.

>> A lire aussi : Un salarié contaminé à Cadarache

« Nous allons nous conformer à ce que demande l’ASN », a assuré de son côté un porte-parole du CEA, affirmant qu’il n’y avait « pas d’enjeu de sûreté » nucléaire.

« L’ASN a jugé qu’on n’allait pas assez vite » pour corriger les écarts constatés, mais « il y a une question de priorisation de l’argent consacré aux différentes installations » du site de Cadarache, a-t-il justifié.

http://www.20minutes.fr/marseille/1887311-20160711-bouches-rhone-asn-met-demeure-cea-corriger-lacunes-persistantes-cadarache

PYONGYANG ROMPT LES COMMUNICATIONS AVEC WASHINGTON

CoréePyongyang a menacé lundi de lancer une «action physique» contre un système antimissile américain qui doit être déployé en Corée du Sud et annoncé la rupture d’un des derniers canaux de communication encore existants avec Washington en raison de sanctions contre son dirigeant.

Les États-Unis ont placé la semaine dernière Kim Jong-Un sur une liste noire de personnes sanctionnées en invoquant de graves violations des droits de l’Homme, ce que Pyongyang avait assimilé à une «déclaration de guerre».

Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a informé Washington qu’il allait cesser toutes les communications avec le gouvernement américain par l’intermédiaire de la mission nord-coréenne au siège des Nations unies à New York, selon l’agence officielle KCNA.

«Nous (les avons) informés que nous allons mettre un coup d’arrêt total aux communications officielles via New York», ajoute KCNA, ajoutant que les questions bilatérales seront désormais traitées conformément au droit en temps de guerre.

Le bureau de la Corée du Nord à l’ONU servait depuis longtemps à des discussions officielles et informelles avec Washington, y compris des pourparlers qui avaient eu lieu sur l’arrêt du programme nucléaire nord-coréen.

Pyongyang a également réagi avec virulence à l’annonce par les États-Unis et la Corée du Sud du déploiement en territoire sud-coréen du bouclier antimissiles THAAD (Terminal High Altitude Area Defence), parmi les plus sophistiqués du monde.

Les deux alliés n’ont pas précisé la date ni le lieu prévu de ce déploiement, mais ont souligné qu’ils en étaient à la phase finale de la sélection.

Le système THAAD tire des missiles conçus pour intercepter et détruire des missiles balistiques alors qu’ils sont encore juste à l’extérieur de l’atmosphère ou bien qu’ils viennent d’y entrer, durant leur dernière phase de vol.

«La République populaire démocratique de Corée (nom officiel de la Corée du Nord) engagera une action physique pour contrôler entièrement le système THAAD», a annoncé l’armée du Nord.

Les forces nord-coréennes disposent «de moyens suffisants et sophistiqués de frappe offensive» et prendront «les mesures correspondantes les plus impitoyables et les plus puissantes contre les États-Unis, qui veulent déclencher une guerre en déployant le système THAAD».

Déploiement «purement défensif»

Le ministère sud-coréen de la Défense a dénoncé des «menaces ridicules». Le Nord doit «reconnaître qu’il menace la paix et la stabilité sur la péninsule et présenter ses excuses pour ses provocations», selon un porte-parole.

Depuis le quatrième essai nucléaire nord-coréen du 6 janvier, suivi le 7 février par un tir de fusée généralement considéré comme un essai de missile balistique déguisé, les tensions ne cessent de s’aggraver sur la péninsule.

Alors que les résolutions de l’ONU lui interdisent tout programme nucléaire ou balistique, la Corée du Nord progresse, selon les experts, dans ses efforts pour mettre au point un missile intercontinental (ICBM) capable de porter le feu nucléaire sur le continent américain.

Samedi, Pyongyang a annoncé avoir testé un missile balistique lancé par sous-marin, s’attirant de nouvelles critiques internationales. Le 22 juin, elle avait tiré deux missiles de moyenne portée Musudan, capable en théorie de toucher les bases américaines sur l’île de Guam, dans le Pacifique.

L’annonce du déploiement du bouclier antimissile ne fait pas l’unanimité en Corée du Sud. Les habitants des sites potentiels de déploiement ont organisé des manifestations pour protester contre le projet.

Samedi, plus de 3500 habitants du comté de Chilgok, dans le sud-est, se sont rassemblés pour dénoncer la décision, disant que la région stagnait depuis le déploiement de troupes américaines en 1960.

Ce projet a également suscité l’ire de Pékin, principal allié de la Corée du Nord, et de la Russie, qui reprochent à Washington sa volonté de montrer ses muscles dans la région et de mettre en péril la sécurité régionale.

La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a défendu un déploiement «purement défensif» destiné à protéger son territoire.

Près de 30 000 soldats américains sont déployés en Corée du Sud, héritage de la guerre de Corée (1950-1953) qui a pris fin avec un cessez-le-feu et non un traité de paix.

http://www.journaldemontreal.com/2016/07/11/pyongyang-rompt-les-communications-avec-washington

COLLOQUE SUR LES CRIMES COMMIS PAR LE COLONIALISME FRANÇAIS EN ALGÉRIE, EN PARTICULIER LE CRIME NUCLÉAIRE

Agériens essais nucléairesUn des 3 intervenants, Monsieur Hamid Baali a déclaré : “Le 13 février 1960 à 7 heures 04, explosait la bombe atomique Gerboise bleue à Reggane, dans le Sud algérien, sur une superficie de 108 000 km2 et dont les retombées s’étalaient sur un rayon de 3 000 km. D’une puissance déclarée de 600 KT, cet essai nucléaire a provoqué des milliers de victimes alors que le commandement français prétendait que cette région était inhabitée ! Cette explosion a engendré la contamination des humains, de la faune, de la flore et a vitrifié le sable et le sol de cette région ! 150 Algériens ont servi de cobayes à cette tragédie !

http://www.liberte-algerie.com/est/colloque-sur-les-crimes-commis-par-le-colonialisme-francais-en-algerie-250890

Retour sur un article de 2012 sur ce sujet :

Depuis des années, une rumeur troublante envenime la recherche de la vérité sur les essais français au Sahara. Des prisonniers algériens auraient-ils été exposés volontairement lors d’un essai aérien à Hammoudia ? En Algérie, l’accusation est récurrente, mais en France, les dénégations sont trop souvent mal formulées. Où en est-on de ce débat qui mériterait un vrai travail de recherche d’historiens ?

Tout est parti du témoignage d’un légionnaire, d’origine allemande, recueilli par le cinéaste René Vautier et des premières photos de mannequins publiées dans un dossier du Canard enchaîné. Aujourd’hui, plus personne ne doute que des mannequins aient été exposés à chacun des quatre essais Gerboise : nous disposons de nombreux témoignages et le rapport «confidentiel défense» le confirme, photos et commentaires à l’appui.

Pourtant, du côté algérien, des recherches ont été faites dans les années 2000 et résumées ainsi par Me Fatima Ben Braham : «L’étude iconographique, de certaines de ces photos, nous a permis de constater que la position des soi-disant mannequins ressemblait étrangement à des corps humains enveloppés de vêtements. A côté de cela, nombre d’Algériens détenus dans l’ouest du pays et condamnés à mort par les tribunaux spéciaux des forces armées [français] nous ont apporté des témoignages édifiants. Certains condamnés à mort n’ont pas été exécutés dans les prisons, mais ils avaient été transférés pour ne plus réapparaître. Ils avaient, selon eux, été livrés à l’armée. Après consultation des registres des exécutions judiciaires, il n’apparaît aucune trace de leur exécution et encore moins de leur libération. Le même sort a été réservé à d’autres personnes ayant été internées dans des camps de concentration.»

Après des recherches, l’avocate a retrouvé une séquence des informations télévisées montrant un combattant mort sur une civière entièrement brûlé, ainsi commentée : «Et voilà le résultat de la bombe atomique sur un rebelle.»
De plus, une étude minutieuse des photos de mannequins, et particulièrement une, où plusieurs corps (5 environ) étaient exposés, indique que les mannequins auraient une forte ressemblance à des corps humains.

Elle a alors réuni un groupe de médecins et de médecins légistes à l’effet de faire le rapprochement des corps exposés avec de véritables corps humains dans la même position (tête, bras, jambes, bassin, buste, etc.)
Les résultats ont été concluants : il s’agit bien de corps humains (même le poids a été déterminé) et leur mort était certaine.
En 2005, la question a été posée aux autorités françaises qui ont d’abord répondu qu’il s’agissait uniquement de mannequins et de rien d’autre, pour tester les habillements face aux essais.

Après insistance des Algériens, les autorités françaises ont rétorqué que «s’il y avait des corps à la place des mannequins, il faut se rassurer que les corps étaient sans vie».
Ces réponses n’ont pas fait cesser la polémique, d’autant que le témoin légionnaire allemand affirmait avoir reçu instruction, juste avant l’explosion, d’aller récupérer dans des prisons et des camps de concentration 150 Algériens qui devaient être utilisés comme cobayes juste au point zéro.
Il les a effectivement fait venir, il les a remis aux supérieurs hiérarchiques, mais il ne les a plus jamais revus. Ce légionnaire a été affecté ailleurs en 1961.

Le 14 février 2007, le quotidien Le Figaro cite une étonnante réponse à l’interpellation des Algériens faite par le responsable de la communication du ministère de la Défense, Jean-François Bureau : «Il n’y a jamais eu d’exposition délibérée des populations locales». Il s’agit, selon lui, d’une légende entretenue par la photo d’une dépouille irradiée exposée dans un musée d’Alger. «Seuls des cadavres ont été utilisés pour évaluer les effets de la bombe», ajoute-t-il.
Cette réponse du porte-parole du ministre de la Défense pose encore plus de questions qu’elle n’apporte d’éclaircissements. Quels sont ces cadavres ? D’où venaient-ils ? Quelle est la cause du décès de ces personnes ? Quels enseignements ont été tirés de cette exposition de cadavres humains à la bombe ?…

Comme pour de nombreux points obscurs de l’histoire des essais nucléaires français, c’est encore l’accès aux archives des essais qui est en cause.
Le 24 février 2010, répondant aux questions du quotidien algérien El Watan, Marcel Jurien de la Gravière, délégué à la sûreté nucléaire de défense, répéta que «la loi française veut que ces archives ne soient pas déclassifiées». Faut-il comprendre que cette loi n° 2008-696 du 15 juillet 2008, stipulant que ne peuvent être communiquées les archives ayant rapport aux armes nucléaires, biologiques et chimiques, ait été votée pour couvrir des faits condamnables et peu honorables ?

Par Bruno Barillo, Directeur de l’Observatoire des armements, El Watan

http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/france/cobayes_humains.htm

EDF VEUT REPOUSSER LE DÉMANTÈLEMENT DE LA CENTRALE DE SAINT-LAURENT-DES-EAUX À 2100

Saint laurent des eauxEDF envisage de fortement retarder le démantèlement de ses anciens réacteurs. À Saint- Laurent-des-Eaux, ça veut dire que le chantier sur les réacteurs graphite-gaz, à l’arrêt depuis 25 ans, serait prolongé de 70 ans.

Ce sont des réacteurs à la technologie obsolète : la filière uranium graphite-gaz. Les centrales actuelles comptent toutes des réacteurs à eau pressurisé qui ont remplacé les réacteurs de première génération, dont ceux de Saint-Laurent-des-Eaux. A1 et A2, c’est leur nom, ont été construits dans les années 60 et ont fermé, respectivement, en avril 1990 et mai 1992.

Ces deux réacteurs sont donc totalement à l’arrêt mais cela ne veut pas dire qu’ils sont sans danger. Ils contiennent encore de fortes doses de radioactivité. Ils ont d’ailleurs été les lieux des accidents nucléaires les plus graves qu’ait connus la France. En 1969 et 1980, tous les deux ont été classés niveau 4 (sur une  échelle comptant 7 niveaux).

Leur démantèlement a donc commencé dans les années 90, s’est accéléré dans les années 2000. Il est censé se terminer en 2034, selon un décret. Mais l’électricien français souhaite revoir sa stratégie : il veut d’abord démanteler complètement les anciens réacteurs de la centrale de Chinon pour bénéficier d’un retour d’expérience.

Ce n’est qu’à l’issue de la fin de ce chantier qu’EDF reprendra le chantier de démantèlement des autres centrales, dont celle de Saint-Laurent-des-Eaux. Ce qui amènerait la fin du démantèlement à 2100 !

L’Autorité de Sureté Nucléaire doit maintenant donner son accord mais son chef de division à Orléans, Pierre Boquel, met en garde EDF :

« Il y a des exigences applicables en termes de démantèlement. La règle c’est le démantèlement dans les délais les plus courts possibles. La stratégie d’EDF c’est un report très conséquent, plusieurs dizaines d’années. »

Ce report demandé par EDF soulève de nombreuses inconnues. Car l’industrie nucléaire ne peut pas se traiter comme n’importe quelle autre industrie en raison de la haute dangerosité de l’uranium notamment.

Si d’aventure c’était la stratégie retenue, il faudrait s’assurer que les structures des bâtiments résistent sur des durées aussi longues.

L’ASN a donc demandé à EDF des éléments de justification détaillés, avant d’accorder ou non son feu vert. Cela risque de prendre plusieurs mois. La direction de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux n’a pas souhaité répondre à nos demandes d’interview.

https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/edf-veut-repousser-le-demantelement-de-la-centrale-de-saint-laurent-des-eaux-2100-1468213602

DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE ? MISSION IMPOSSIBLE

désarmement impossibleUne opinion du Dr Philippe De Salle, président de l’AMPGN (Association médicale pour la prévention de la guerre nucléaire).

Personne ne croit véritablement à l’utilité de l’armement nucléaire dans les conflits asymétriques actuels (Moyen-Orient, Afrique, Ukraine…) ou pour combattre le terrorisme. Il est donc urgent d’agir pour que ces armes fassent l’objet d’un processus d’élimination générale, progressif et contrôlé.

Une dynamique nouvelle appelée « L’engagement humanitaire » a conduit au rassemblement de 127 nations désireuses de combler le vide juridique actuel qui empêche la condamnation des État détenteurs de la bombe comme l’ont été les utilisateurs des armes chimiques, bactériologiques, des mines antipersonnel et les armes à sous-munitions.

On comprend que toutes les organisations abolitionnistes ont vibré à l’occasion du discours historique d’Obama à Prague en 2009 où il promettait de tout faire pour arriver à « un monde sans armes nucléaires« . Le prix Nobel de la paix a réitéré ses promesses à Berlin en 2013 au début de son second mandat. L’intensité de la déception est à la hauteur du gigantesque espoir qu’il avait suscité car aucun progrès significatif pour le désarmement n’a été accompli durant son mandat. Pire : son administration investit massivement dans la modernisation des armes nucléaires…

Nous pensons qu’Obama est toujours resté sincère avec lui-même, mais qu’il n’a jamais eu les coudées franches pour accomplir tous les objectifs qu’il se proposait. Il semble qu’il a voulu en faire trop et que la réforme de la santé ainsi que d’autres problèmes sociaux furent une priorité avant le désarmement. Ce faisant, il a perdu le capital politique indispensable pour imposer un programme de désarmement non seulement au Congrès mais aussi au sein de sa propre administration. De celle-ci dépendent deux ministères qui sont le département de la Défense et celui de l’Energie, en charge du programme nucléaire américain. Ces ministères entretiennent des liens très étroits avec le Parti républicain et leur objectif est de poursuivre la production et le perfectionnement de l’armement (aviation, missiles et bombes).

Le complexe militaro-industriel américain est extrêmement puissant. Il assure un grand nombre d’emplois et le maintien de nombreux laboratoires nationaux et c’est grâce à un permanent lobbying auprès du Congrès pour obtenir son approbation, qu’il pèse significativement sur les décisions en matière d’armement. À Wall Street, la seule valeur sûre, c’est l’armement. Or, la majorité des citoyens américains investisseurs possède dans son portefeuille des actions qui ont un rapport avec les armes et l’énergie…

Pour Obama, le désarmement est pratiquement une mission impossible. En âme et conscience, il plaide souvent, mais en vain, pour réglementer les armes en vente libre sur son territoire. A chaque tuerie, à chaque fusillade il essaye de faire évoluer les mentalités de ses concitoyens mais il reste beaucoup à faire. Pour un président américain, promettre la lune (comme l’a fait Kennedy) est plus facile que promettre le désarmement.

http://www.lalibre.be/debats/opinions/desarmement-nucleaire-mission-impossible-577fbf1e3570142c14452e91

CROZON : DYNAMIQUE D’ACTIONS CONTRE LE NUCLÉAIRE MILITAIRE DU 6 AU 10 AOÛT

CrozonCrozon, du 6 au 9 août 2016,  dans le cadre des actions menées par le réseau “Sortir du nucléaire” pour l’élimination des armes nucléaires, des militants pacifistes et anti-nucléaires entameront un jeûne de quatre jours devant les installations militaires de la base nucléaire de l’île Longue en presqu’île de Crozon, aux dates anniversaires des bombardements d’ Hiroshima et Nagasaki.

Hiroshima-Nagasaki : partout en France, du 6 au 9 août, agissons pour l’élimination des armes nucléaires

Entre les dates commémorant les bombardements des villes de Hiroshima et Nagasaki, le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle à la mise en place d’actions partout en France pour exiger l’abolition des armes nucléaires.

Avec ses 300 bombes atomiques, la France possède le troisième arsenal nucléaire du monde, chacune d’une puissance 10 fois supérieure à celle de Hiroshima.

Chaque année, entre 3 et 4 milliards d’euros sont dépensés dans le cadre du programme de dissuasion nucléaire français, une gabegie financière qui n’assure absolument pas la paix, comme le prétendent nos hommes politiques… Prétendre que la bombe atomique est garante de la paix est un mensonge destiné à protéger des intérêts industriels et des volontés de pouvoirs politiques.

Par erreur, par accident ou par folie, une explosion de bombe nucléaire est possible à tout moment. La guerre nucléaire qui pourrait suivre signerait la fin de l’humanité.

Cette année encore, entre les 6 et 9 août, mobilisonsnous à l’occasion des 71 ans des bombardements de Hiroshima et Nagasaki, pour rappeler que le risque nucléaire n’est pas derrière nous et qu’il génère des dépenses astronomiques qui ne garantissent en rien la paix !

Participez pendant 4 jours au jeûne international d’interpellation et d’actions du 6 au 9 août sur les sites « militaires » du nucléaire !…

Il y aura ceux qui veulent jeûner à l’eau pendant les 4 jours, histoire d’interpeller haut et fort les médias et la population, il y aura tous ceux qui veulent « agir » et « convaincre » !

Six lieux pour venir « jeûner et agir » en France :

  • Paris : le siège du « bouton rouge »
  • Brest-Île Longue : la base des sous-marins
  • Cherbourg-La Hague : le centre de production de plutonium
  • Dijon-Valduc : le centre d’entretien des 300 bombes françaises
  • Bordeaux-Mégajoule : le laboratoire d’essais d’explosions nucléaires
  • Montpellier : proche de la base d’Istres des avions Rafale

http://7seizh.info/2016/07/10/crozon-dynamique-dactions-contre-nucleaire-militaire-6-9-aout/

Le 10 août : au Menez Hom, randonnée organisée par le mouvement de la Paix :

Départ de Sainte-Marie du Ménez-Hom en Plomodiern à 10h30, pour arriver au sommet vers 12h30 où nous retrouverons nos amis non marcheurs.

Dépôt de fleurs à la mémoire des victimes des bombardements de 1945 pour dire « Plus jamais ça ».

Rassemblement et débat là-haut en présence de Roland Nivet et de la presse.

Suivi d’un pique-nique.

http://7seizh.info/2014/08/03/hiroshima-nagasaki-randonnee-paix-au-menez-hom-dimanche-10-aout/

SUISSE : DES RIVERAINS DE LA CENTRALE DE MÜHLEBERG PORTENT PLAINTE

SuisseLe voisinage de la centrale nucléaire de Mühleberg dans le canton de Berne doute que l’installation tienne le coup en cas de fortes intempéries. Deux riverains ont déposé une plainte auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF) contre une décision de l’IFSN.

L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a établi un bon certificat de sécurité pour la centrale de Mühleberg. L’installation dispose des mesures de protection prescrites pour une crue d’une période de retour de 10’000 ans, avait indiqué en juin l’IFSN dans une décision.

Avec le soutien de Greenpeace, les deux riverains ont entrepris une action en justice. Le Tribunal fédéral ainsi que le TAF ont conclu que les personnes habitant autour de centrales nucléaires pouvaient, sous certaines conditions, contester des décisions de l’IFSN.

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/25724953

PROPOSITION DE RÉFERENDUM SUR L’ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES. NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

ACDN référendumLe 22 mars 2016, douze députés français ont adressé aux 925 membres du Parlement français, députés et sénateurs, une lettre les invitant à signer avec eux une proposition de loi organisant un référendum sur la participation de la France à l’abolition des armes nucléaires.

Texte de la proposition

Sur proposition d’un cinquième des parlementaires et après recueil par voie électronique du soutien d’un dixième des électeurs inscrits, un référendum sera organisé dans les meilleurs délais, dans l’ensemble du territoire français, sur la question suivante :

« Voulez-vous que la France négocie et ratifie avec l’ensemble des États concernés un , sous un contrôle mutuel et international strict et efficace ? »

Comme le référendum lui-même, la campagne doit se faire en deux temps.

Premier temps : 1/5 des parlementaires (185 députés ou sénateurs sur 925) signe et dépose la proposition de loi au bureau de l’Assemblée nationale, pour transmission au Conseil Constitutionnel, qui a un mois pour examiner sa conformité à la  Constitution et vérifier le nombre des signataires.

Deuxième temps : une fois la proposition de loi validée par le Conseil Constitutionnel, le Ministère de l’Intérieur a encore un mois pour organiser le recueil par voie électronique des soutiens citoyens, qui pourra durer 9 mois. Mais en cas d’élections générales (présidentielle, législatives), ce recueil est suspendu 6 mois avant la première élection, et reprend le 1er jour du 2ème mois suivant la dernière élection.

Au 22 mars 2016, les signataires étaient 12 ; au 13 juin, 38 ; au 4 juillet, 52 et il arrive chaque jour de nouvelles signatures. Mais, pour la raison évoquée ci-dessus,  il nous faut trouver les 185 signataires d’ici au 21 juillet, date du congé parlementaire. IL Y A DONC URGENCE !!! C’est la présidentielle 2017 (1er tour le 23 avril) qui nous incite à boucler la 1ère étape maintenant.  Sinon, il faudra refaire la démarche auprès des députés élus en 2017, au risque de perdre un an, voire tout espoir d’abolition? Comment  inciter les parlementaires à apporter maintenant leur soutien à cette initiative historique ?

C’EST SIMPLE : IL FAUT LEUR ÉCRIRE ! MAIS IL FAUT FAIRE VITE !

Pour avoir un modèle de lettre et les coordonnées des députés, contactez l’association « Arrêt du Nucléaire Savoie » à Chambéry car cette association locale relaie cette initiative. Elle vous fournira les informations nécessaires et vous n’aurez qu’à recopier (ou modifier si vous le souhaitez). Envoyez votre demande à

Pour en savoir plus sur ce projet de référendum vous pouvez consulter le site de l’ACDN : http://www.acdn.net/spip/spip.php?article987&lang=fr

CORÉE DU NORD : LA FRANCE APPELLE AU « DÉMANTÈLEMENT COMPLET (…) DES PROGRAMMES NUCLÉAIRE ET BALISTIQUE

Affaires étrangèresLe ministère français des Affaires étrangères appelle ce samedi, via un communiqué, au « démantèlement complet, vérifiable et irréversible des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord« , qui constituent, selon lui, « une menace pour la stabilité régionale et la paix et la sécurité internationales« , alors que la Corée du Sud affirme que son voisin a effectué dans la matinée, depuis la mer, un tir d’essai d’un missile balistique.

Le Quai d’Orsay précise toutefois que les informations concernant ce tir d’essai sont « en cours de vérification.« 

« Si ces informations étaient confirmées, il s’agirait d’une nouvelle violation par la Corée du Nord des résolutions du Conseil de sécurité qui lui interdisent toute activité liée aux missiles balistiques » ajoute le communiqué.

Source : communiqué du ministère

http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/coree-du-nord-la-france-appelle-au-demantelement-complet-des-programmes-nucleaire-et-balistique-du-804309

CAMERON ANNONCE UN VOTE AU PARLEMENT SUR L’ARSENAL NUCLÉAIRE

CameronLe Parlement britannique votera le 18 juillet sur le renouvellement des quatre sous-marins nucléaires Trident, a annoncé samedi à Varsovie le Premier ministre David Cameron.

Une décision doit être prise cette année sur le remplacement de ces quatre sous-marins, pour un coût d’au moins 31 milliards de livres (39 milliards d’euros).

« La dissuasion nucléaire demeure à mon avis essentielle, non seulement pour la sécurité de la Grande-Bretagne, mais, comme nos alliés le reconnaissent ici aujourd’hui, pour la sécurité globale de l’Otan« , a dit M. Cameron lors d’une conférence de presse en marge du sommet de l’Alliance à Varsovie.

« C’est un engagement de notre programme (du parti conservateur britannique), pour avoir un dispositif complet afin de remplacer les sous-marins« , a expliqué M. Cameron.

« Il est logique d’organiser ce vote maintenant (…) pour que nos planificateurs militaires puissent aller de l’avant avec cet investissement qui est nécessaire« . a-t-il poursuivi.

« Évidemment, le parti conservateur tout entier le soutient (…) je ne pense pas que cela doive être pris dans la campagne électorale pour la direction du parti et nous le ferons le 18 juillet« , a dit le Premier ministre démissionnaire.

La flotte nucléaire vieillissante est basée à Faslane, dans l’ouest de l’Écosse. Elle doit être remplacée par des submersibles « Successor », pour une entrée en service au début des années 2030.

Un des quatre sous-marins est toujours en mission quelque part dans le monde, 24 heures sur 24, deux sont au port, prêts à partir et le quatrième est en maintenance.

En février, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé à Londres pour protester contre le renouvellement du programme Trident, à l’appel de mouvements anti-nucléaires.

La Première ministre de l’Ecosse, Nicola Sturgeon, et le leader de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, ont dénoncé à la tribune un programme « immoral« .

Caroline Lucas, l’ancienne leader du parti vert, a évoqué « une relique de la guerre froide« .

http://www.lepoint.fr/monde/cameron-annonce-un-vote-au-parlement-sur-l-arsenal-nucleaire-09-07-2016-2053297_24.php

LES SUISSES VONT SE PRONONCER SUR LA SORTIE DU NUCLÉAIRE

SuisseLes Suisses se prononceront le 27 novembre sur la sortie du nucléaire. L’initiative des Verts est le seul objet retenu mercredi par le Conseil fédéral au menu des dernières « votations » fédérales de l’année.

L’initiative « Pour la sortie programmée de l’énergie nucléaire » demande de débrancher les centrales nucléaires au bout de 45 ans au plus. Elles devraient être arrêtées plus tôt si leur sécurité n’est plus assurée. Le texte mise parallèlement sur les économies d’énergie et la production d’énergies renouvelables.
Il a été lancé au printemps 2011, peu après l’accident de Fukushima.
Favorable à l’abandon progressif de l’atome, le Conseil fédéral ne veut pas date-butoir. Il préfère miser sur sa stratégie énergétique 2050 qui pose les jalons d’un retrait par étapes en misant sur une réduction de la consommation d’électricité, un accroissement de la part de courant vert et une réduction des émissions de CO2.
Le Parlement recommande lui aussi de voter « non » à l’initiative des écologistes. La gauche soutient l’initiative.
Il faut remonter à novembre 2012 (et la loi sur les épizooties) pour trouver un menu de votation fédérale aussi léger…

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2790964/2016/07/08/Les-Suisses-vont-se-prononcer-sur-la-sortie-du-nucleaire.dhtml

L’AGENCE DES PARTICIPATIONS DE L’ÉTAT DOIT TROUVER 8 MILLIARDS D’EUROS POUR « REDRESSER LA FILIÈRE NUCLÉAIRE FRANÇAISE »

areva« Nous allons injecter environ 5 milliards d’euros pour Areva, et le gouvernement va procéder à une augmentation d’EDF à hauteur de 3 milliards d’euros« , a expliqué Martin Vial, directeur général de l’Agence des participations de l’État, invité de « L’interview éco », ce vendredi sur France Info.

« L’équation est simple, nous allons essayer de trouver 8 milliards« , a-t-il poursuivi. « Il y a des besoins exceptionnels, considérables, pour redresser la filière nucléaire française, qui est un des grands atouts industriels de notre pays« .

L’Agence des participations de l’État dispose d’un portefeuille coté « de l’ordre de 60 milliards d’euros » et de « participations non cotées qui représentent environ 40 milliards d’euros« , a souligné Martin Vial.

Il a précisé que l’Agence des participations de l’État disposait déjà de « 2,5 milliards d’euros, accumulation des excédents des cessions sur les investissements« . Il reste donc 5,5 milliards d’euros à trouver. L’Agence compte sur la cession des participations dans les aéroports de Nice et Lyon. Une dizaine d’offres fermes sont examinées, a-t-il déclaré, et l’État choisira « dans le courant de l’été« .

http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/l-agence-des-participations-de-l-etat-doit-trouver-8-milliards-d-euros-pour-redresser-la-filiere-804225

NDLR : vendre les « bijoux de famille » pour sauver une industrie du passé, dangereuse et non rentable, est-ce là notre vision de l’avenir ?

ENFANTS TOUCHÉS PAR LES CATASTROPHES NUCLÉAIRES : LE LOBBY LES PRIVE DU SEUL TRAITEMENT DISPONIBLE, LA PECTINE

pectineQue faire pour protéger la multitude d’enfants, dont tous les organes sont malades dans les territoires contaminés ? Principales victimes, leur situation s’aggrave d’année en année, seule la pectine comme adsorbant  permettant d’évacuer du corps les métaux lourds et les radionucléides est capable de les soulager.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la pectine de pomme est un véritable talon d’Achille du lobby atomique. C’est la seule explication de la guerre démentielle qu’il lui fait. En effet les organismes qui sont chargées de veiller à la sureté nucléaire, prétendent que les malades sont victimes de stress et de peurs irraisonnées. Pour la CEPN (Centre d’Etudes de la Protection dans le Nucléaire composé d’Areva, EDF, CEA et IRSN) reconnaître qu’une cure de pectine, connue pour sa capacité à éliminer le césium, est efficace pour améliorer la santé des enfants, c’est reconnaître qu’ils sont contaminés. Ainsi au nom de la religion de l’atome on condamne des centaines de milliers de jeunes à une vie amputée.

C’est criminel de la part de nos organismes d’État de proposer à la Biélorussie et au Japon qui ne demandent que ça, leur action par l’application du programme Core-ethos dont le rôle est d’étouffer les effets de la radioactivité, pour sauver l’image du pays aux dépends des victimes abandonnées.

Il en sera de même chez nous en cas de catastrophe, tout sera fait pour en minorer les effets, pour cacher la réalité des risques et des dégâts humains, leur but étant de sauver l’industrie nucléaire quel qu’en soit le prix, au nom de l’identité et de la « grandeur » de la France…

Réclamons que la pectine soit fournie aux enfants de la deuxième génération de Tchernobyl, quasiment tous malades, et à ceux de la première génération de Fukushima. En vue de la catastrophe atomique qui nous menace de plus en plus, réclamons également que la pectine soit disponible  pour la distribution en France, comme l’iode stable pour la thyroïde.

Pour lire la suite : http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/07/08/Incroyable-%21-la-fabrication-de-combustible-nucl%C3%A9aire-MOX-au-plutonium-va-reprendre-pour-le-Japon

Pour plus d’information sur la pectine : www.dissident-media.org/infonucleaire/compte_rend.doc

INCROYABLE ! LA FABRICATION DE « COMBUSTIBLE » NUCLÉAIRE MOX AU PLUTONIUM VA REPRENDRE POUR LE JAPON

MOXOn ne peut qu’être consterné par cette nouvelle insensée. Alors qu’Areva avait déjà fourni du combustible MOX élaboré à Marcoule (usine Melox dans le Gard), au réacteur N°3 de Fukushima qui a fondu et explosé en dispersant du plutonium dans un large rayon, nos marchands de produits mortifères récidivent pour un pays déjà tellement éprouvé par les bombes atomiques et la catastrophe de Fukushima qui continue à cracher ses poisons invisibles.

Et nous, citoyens sans pouvoir, sommes de fait complices de ces crimes si nous ne les dénonçons pas, si nous ne les combattons pas. Ces crimes nous menacent aussi, le risque d’une catastrophe atomique en France ou en Belgique devenant de plus en plus avéré.

Ainsi Areva Melox a reçu la commande ferme de fabrication de produits de fission atomique (combustible) Mox pour le groupe japonais Kansai alors qu’un recours juridique contre cet exploitant est en cours. Au Japon comme en France, la nucléocratie est au pouvoir et impose sa politique mortifère.

Parmi les substances élaborées par l’industrie atomique, le plutonium est la pire jamais créée par l’humain. Son extrême radio- et chimio-toxicité est destinée à contaminer tout le vivant de la planète jusqu’à ce qu’il finisse de se désintégrer, soit pendant 250.000 ans! Comment peut-on imaginer cela alors que notre civilisation n’a que quelques milliers d’années, et que l’homo sapiens sapiens a été fixé génétiquement il y a quelques dizaines de milliers d’années…

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/07/08/Incroyable-%21-la-fabrication-de-combustible-nucl%C3%A9aire-MOX-au-plutonium-va-reprendre-pour-le-Japon

LES ANTINUCLÉAIRES AU FORUM SOCIAL ET CITOYEN-CONVERGENCE NATIONALE À AVIGNON

avignon2Depuis le 7 juillet et pour 3 jours (et nuits), au cœur du festival d’Avignon, les luttes et ceux-celles qui ne se résignent pas convergent non loin du palais des papes. A l’initiative de « Nuit Debout », Attac, Solidaire, CIP, et de collectifs et organisations en résistance. Objectif : échanger sur les expériences d’actions contre l’oppression multiformes du système capitaliste, envisager un autre monde plus humain, plus libre, plus fraternel et donner corps à la convergence des luttes contre le pouvoir du patronat. Les antinucléaires étaient présents…

Était prévue aussi la venue de la Fédération nationale de l’Énergie CGT qui, auparavant, avait fait savoir qu’elle refusait la présence… des antinucléaires ! Singulière conception du débat, de la rencontre, de la convergence des luttes. Et comme la Coordination antinucléaire du sud-est et le CAN-Vaucluse sont une donnée incontournable des luttes en Provence et notamment en Avignon, leur simple présence à fait fuir des dirigeants syndicaux quelques peu empêtrés dans une collaboration endémique avec le patronat de la destruction atomique. Un antinucléaire rappela encore une fois que le CAN84 propose chaque année depuis 2011 aux syndicats du nucléaires et aux élus du personnel une rencontre afin d’envisager ensemble l’avenir et abattre le mur dressé par le patronat atomiste entre les travailleurs du secteur et la population. Proposition et appel méprisés jusqu’à ce jour.

Après plusieurs interventions de personnes en luttes venues de Drôme, d’Ardèche, des Bouches-du-Rhône, celle du CAN84 s’inspirant de l’esprit des aîné-es entrés en Résistance et du programme du CNR, s’articula autour de l’urgence absolu de se libérer du  joug du plus puissant patronat de la planète : celui de l’atomisme militaire et civil. Urgence à libérer le pays et la population des chaînes du nucléaire, des atteintes quotidiennes à la santé et à la vie par les rejets radioactifs permanents des installations d’Areva-CEA-EDF, de la domination de la terreur de l’arme atomique. 

Questionnant sur le cadre idéologique dans lequel les dominants enferment toute tentative de lutte et obligent à être en permanence sur la défensive et à courir après le mauvais coup perpétré, le CAN84 a invité les participants à s’affranchir intellectuellement et pratiquement de cette pression et à envisager d’autres formes de luttes. D’insoumission et pour porter des coups réels à l’adversaire. A l’image de l’esprit du Conseil National de la Résistance.

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/07/09/Les-antinucl%C3%A9aires-au-Forum-social-et-citoyen-Convergence-nationale-d-Avignon

APRÈS HIROSHIMA, « UN CODE MORAL À L’ÂGE ATOMIQUE »

JMMPar Jean-Marie Muller

L’Autrichien Günther Anders (1902-1992) est considéré comme « le » philosophe de l’ère atomique. « La stupeur, écrira-t-il en 1982, dans laquelle m’avait plongé la fameuse nouvelle radiodiffusée du 6 août 1945, je n’ai pas pu, durant de nombreuses années, la surmonter ou m’en défaire par la parole »…

Les hommes sont incapables de se représenter que les armes nucléaires qu’ils ont produites ont introduit dans l’histoire non seulement la possibilité mais la probabilité de la destruction technologique de l’humanité…

Anders crée alors l’expression d’« aveuglement à l’apocalypse ». Ainsi la capacité des hommes de faire et de détruire excède infiniment leur capacité de représentation. Il fallait précisément le caractère proprement inimaginable de la tuerie exterminatrice programmée pour que les hommes ne puissent y prêter attention. Comment imaginer ce que représentent réellement des millions de morts, des millions de meurtres, des millions de crimes ? À la lettre, une telle monstruosité dépasse l’entendement, tellement elle passe les bornes de l’imagination. Par son immensité, une telle destructivité est aveuglante. On ne la voit pas. La possibilité d’un tel désastre reste abstraite et se situe au-delà du bien et du mal. Ce qui est impensable apparaît impossible. Et pourtant, plus que jamais, l’impératif moral demeure pour les hommes lucides : « Il me semble, écrit Anders, que notre époque n’est pas moins que toute autre tenue de mettre sur le tapis les critères de l’exigible moralement, de ce qu’en elle on devrait en réalité faire ou s’abstenir de faire.». La catastrophe de Hiroshima fait peser sur le monde la menace d’une apocalypse provoquée par nous-mêmes. « Ce qui est arrivé est arrivé de manière irrévocable ; et ceci pour la bonne raison que le même événement pourra de toute éternité être voulu à nouveau et provoqué à nouveau». Par leur seule existence, sans même exploser, les armes nucléaires dotées d’un pouvoir de destruction apocalyptique et maintenues prêtes à un usage immédiat portent atteinte à l’humanité de tous ceux qui s’accommodent de ce crime contre la civilisation. Elles transforment les fondements mêmes de notre existence morale. Elles accablent l’existence morale des peuples. La possibilité de l’apocalypse est notre œuvre et chacun de nous doit prendre .conscience de cette responsabilité et de cette culpabilité partagée. Mais nous ne saurions nous y résigner : un tel scandale appelle notre révolte…

La suite sur : http://www.jean-marie-muller.fr/ARTICLES/2016/2016-06-13-Code-moral%20Anders.pdf

LE GOUVERNEUR DE CALIFORNIE AVERTIT CONTRE LE DANGER D’UNE GUERRE NUCLÉAIRE

jerry BrownPar Jerry Brown, gouverneur de la Californie.

Rares sont ceux qui pourraient prétendre mieux maîtriser la science et la politique des armements modernes que William J. Perry, secrétaire de la Défense des États-Unis de 1994 à 1997. Quand un tel homme, dont l’expérience et l’intelligence sont à ce point incontestables, nous donne dans ses mémoires un sévère avertissement nucléaire, nous nous devons de l’entendre. Perry le dit très franchement : « Aujourd’hui, le danger d’une quelconque catastrophe nucléaire est plus grand que pendant la guerre froide, mais la plupart des gens sont totalement inconscients de ce danger ». Il nous dit aussi que « le danger nucléaire grandit chaque année » et qu’une seule détonation nucléaire « pourrait anéantir notre mode de vie ».

Clair, détaillé, puissant, le nouveau livre de Perry « Mon Voyage au Seuil du Nucléaire » raconte soixante-dix ans d’expérience de première main avec l’ère nucléaire. Ouvrant sur sa rencontre directe, à la sortie de la seconde guerre mondiale, avec les rescapés vivant au sein de « vastes terrains vagues de décombres vitrifiés », le récit de Perry nous mène jusqu’à l’urgence de sa présente mission : avertir du danger que représente la voie nucléaire dans laquelle nous sommes engagés.

En se remémorant les bombardements de Hiroshima et Nagasaki, Perry explique que c’est à cette occasion qu’il a pour la première fois pris conscience qu’au-delà de la ruine des cités, la fin d’une civilisation devenait envisageable. Il pris à cœur les mots d’Einstein, « la puissance libérée de l’atome a tout changé, sauf nos modes de pensées ». Il affirme que ce ne sont que des “pensées à l’ancienne” qui persuadent nos dirigeants que les armes nucléaires garantissent la sécurité, au lieu d’accepter la vérité flagrante que « ce sont elles qui dorénavant la menacent ».

Perry ne profite pas de ses mémoires pour marquer des points ou régler des comptes. Il ne tente pas de faire sensation. Mais en tant que témoin interne de la défense et porteur des secrets nucléaires, il appelle clairement les dirigeants américains à répondre de ce qu’il considère comme de très mauvaises décisions, telles l’expansion précipitée de l’OTAN, jusqu’aux frontières même de la Russie…

http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/le-gouverneur-de-californie.html

L’ASSOCIATION DES MAIRES AMÉRICAINS DÉNONCE L’ESCALADE D’OBAMA VERS UNE GUERRE NUCLÉAIRE

Conférence mairesL’association américaine des maires de villes de plus de 30 000 habitants, l’US Conference of Mayors, lors de sa rencontre annuelle des 24 et 27 juin à Indianapolis, a lancé une résolution cinglante contre l’administration Obama.

La résolution cible directement les exercices militaires à grande échelle de l’OTAN à la frontière de la Russie, la modernisation des armes nucléaires décidée par Obama pour 1000 milliards de dollars, son échec à réduire significativement le nombre d’armes nucléaires, sa politique belliqueuse vis-à-vis de la Russie et de la Chine, son indifférence devant l’effondrement spectaculaire des infrastructures de base du pays et le bien-être de la population…

Quelques extraits de la résolution :

.. « L’administration Obama est celle qui a le moins réduit les stocks d’armes nucléaires, de toute autre présidence depuis la fin de la Guerre Froide, et a jeté les bases pour que les États-Unis dépensent 1000 milliards de dollars durant les trois prochaines décennies pour maintenir et moderniser ses bombes et ogives nucléaires, ses usines de production, ses systèmes de transport, de commandement et de contrôle. »…

…« Les autres États possédant des armes nucléaires sont obligés de suivre… Les pays qui possèdent des armes nucléaires dérivent toujours plus près d’une confrontation militaire directe dans des zones de conflit tout autour de la planète, et les plus grands jeux de guerre de l’OTAN depuis des décennies, impliquant 14 000 troupes américaines, et l’activation du système de défense anti-missile américain en Europe de l’est, alimentent les tensions grandissantes entre les géants nucléaires. Et selon l’ancien secrétaire à la Défense William Perry : « La probabilité d’une guerre nucléaire est bien plus grande maintenant, je crois, qu’elle ne l’était pendant la Guerre froide. »…

…« La détérioration de l’infrastructure met en danger la sécurité publique et la qualité de vie ; la disparité croissante de la richesse force des personnes à quitter les villes américaines, et des fonds fédéraux s’avèrent désespérément nécessaires pour permettre à nos villes de construire des logements abordables, de créer des emplois avec des salaires dignes, d’améliorer les transports publics et de développer des énergies durables »…

http://www.solidariteetprogres.org/association-maires-americains-denonce-escalade-obama-guerre-nucleaire.html

SORTONS LA FRANCE DE L’OTAN !

OTAN bisPar Jean-Jacques Candelier :

L’OTAN – Organisation du traité de l’Atlantique Nord, prépare depuis plusieurs semaines des exercices militaires inquiétants. L’opération au nom révélateur d’ «Anaconda» évoque une stratégie d’encerclement de la Russie à l’instar du serpent qui s’enroule autour de ses victimes pour les étouffer. Ces manœuvres réunissant des troupes de plusieurs pays (États-Unis, Royaume Uni, Pologne, Kosovo, Ukraine, Géorgie, Finlande, Suède…) sont un prélude au sommet qui se tient les 8 et 9 juillet à Varsovie. (ville où a été créé puis démantelé le pacte de 1955 entre l’URSS et les pays d’Europe centrale, en réaction à la création de l’OTAN en 1949). A cette occasion, l’alliance devrait entériner sa stratégie qui fait de la Russie une menace pour les pays de l’Atlantique Nord. Le sommet devrait décider de mettre en place quatre bataillons de combat de 1 000 soldats dotés d’équipements permanents aux frontières de la Russie. C’est le retour de la vieille doctrine des années 1920 dite du cordon sanitaire et dont la Pologne des Colonels fut  l’un des principaux acteurs avec l’impérialisme français.

L’OTAN continue donc de s’élargir et avance méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans les pays anciennement socialiste. Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique. Il est urgent de dire « stop » à cette escalade nucléaire dangereuse pour l’avenir de l’humanité. La France doit faire entendre sa voix et dénoncer les provocations qui font peser un risque important pour l’avenir de notre continent.

L’escalade de la course à l’armement crée les conditions d’une guerre généralisée en Europe, au détriment des peuples. A l’heure où les besoins fondamentaux des peuples ne sont pas entendus par les gouvernements qui appliquent avec zèle les politiques d’austérité dictées par l’UE, il est inconcevable de s’engager dans de nouvelles interventions impérialistes au service de la domination américaine.

À l’occasion de ce sommet, je voudrais rappeler ma position ferme de parlementaire communiste sur ce sujet. Je suis clairement opposé à l’OTAN qui n’est qu’un traité de vassalisation opérationnel, politique et matériel à l’impérialisme américain.

Depuis 2009 et notre retour dans les structures militaires intégrées de l’OTAN, notre pays se trouve à la remorque des décisions les plus bellicistes inspirées par les États-Unis. Il est urgent de poser la question de la sortie de la France du Traité de l’Atlantique Nord afin de préserver notre indépendance de décision et de dissoudre cette organisation.

La France doit prendre de nouvelles initiatives pour assurer une sécurité  en Europe basée sur les coopérations et non pas sur l’affrontement.

https://blogs.mediapart.fr/morvan56/blog/080716/sortons-la-france-de-lotan

L’OTAN À L’HEURE DES CHOIX : QUELLE FEUILLE DE ROUTE POUR L’ALLIANCE ?

OTANDu sommet de l’OTAN qui se réunit les 8 et 9 juillet à Varsovie, certains affirment qu’il est le plus important depuis la fin de la Guerre froide. Outre la montée du terrorisme sur le sol des pays de l’Alliance, l’invasion du Donbass par la Russie et l’annexion de la Crimée – sans précédent en Europe depuis l’annexion par Hitler de la Tchécoslovaquie – et le développement par Moscou d’une stratégie menaçante envers les pays de l’Alliance, notamment les Pays baltes, et d’une guerre de l’information d’une ampleur inédite, constituent des menaces concrètes.

On invoque souvent une nouvelle guerre froide, alors que, en Ukraine comme en Syrie, il s’agit d’une guerre chaude. De surcroît, la crise de l’Europe consécutive au Brexit, qui va consacrer la sortie de l’Union d’une de ses deux puissances nucléaires et de l’une des voix les plus fermes à l’endroit du Kremlin, au moment où le Service européen d’action extérieure publie sa nouvelle stratégie de sécurité, repose la question de la coordination entre l’OTAN et l’Union européenne.

Ce sommet consacrera des décisions importantes, en fait déjà prises, comme le déploiement du bouclier antimissile Aegis. …

…l’Alliance est une puissance nucléaire qui n’a pas un pouvoir de décision ultime en la matière, lequel reste celui des États, mais dont la dissuasion nucléaire reste un élément déterminant avec la dissuasion conventionnelle. Si la France, qui a réintégré le commandement militaire, n’est pas membre du comité des plans nucléaires de l’organisation, elle en est, comme les États-Unis et le Royaume-Uni, un élément de cette dissuasion globale. Certes, le parapluie nucléaire reste d’abord américain…

Dans l’immédiat, il faut poursuivre la discussion avec le Kremlin sur trois points. D’abord, du point de vue de l’Alliance, il faut comprendre jusqu’où la Russie est prête à aller. Les opinions divergent sur le caractère de la menace russe sur les pays nordiques et les États baltes. Elle est en tout cas réelle en termes de guerre de l’information. Ensuite, un dialogue précis et subtil doit être conduit en matière de dissuasion nucléaire. Moscou doit en comprendre la portée car toute incompréhension pourrait se révéler tragique…

https://theconversation.com/lotan-a-lheure-des-choix-quelle-feuille-de-route-pour-lalliance-62068

RÉCAPITULATIF DES RAISONS POUR LESQUELLES IL NE FAUT PAS VOTER LA LOI LONGUET LE 11 JUILLET PROCHAIN

ville sur terreExtrait du site de villesurterre.com

1 : comment communiquer aux députés l’ensemble des raisons pour lesquelles il ne faut pas voter la loi longuet, le 11 juillet prochain ?

2 : monsieur Christophe Bouillon, vous ne devriez pas faire voter les députés avant de savoir pourquoi l’argilite a fait un deuxième mort dans une galerie de Cigéo !

3 : monsieur le député-rapporteur Christophe Bouillon, on ne peut voter un texte sans son contexte !

4 : faut-il porter plainte contre le député Christophe Bouillon pour « conflit d’intérêt flagrant » ?

5 : 11 mai 2016 – Cigéo – examen de la loi longuet en commission : faut-il porter plainte contre le sénateur-rapporteur Michel Raison pour rédaction de rapport mensonger ?

6 : 17 mai 2016 – loi longuet : le Sénat a voté le feu vert en catimini

7 : 20 juin 2016 : le sénateur Michel Raison présent à la réunion de bureau du CLIS de Bure, pour la première fois !

8 : 29 juin 2016 : le débat et le vote de la commission du développement durable de l’assemblée nationale

9 : pourquoi associer le CLIS de Bure et la CLI de Soulaines ?

10 : le dernier avis de l’ASN

11 : le dernier avis de l’IRSN

12 : le comité de haut niveau ne s’est toujours pas réuni !

ABONNEMENT

Vous pouvez demander à être abonné gratuitement au site http://www.villesurterre.eu/ en envoyant simplement un mail vide à :

Retrouvez tous les détails de ces 12 points sur :

http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=382

DÉFAUTS DE LA CUVE EPR : RÉCIT D’UN FIASCO INDUSTRIEL

EPRL’ASN a identifié dès 2006 le risque de défaut sur la cuve de l’EPR. En 2007 et 2011, Areva réalise des tests qui auraient pu attirer son attention, mais elle est restée confiante. Ce n’est qu’en 2014 que les essais demandés par l’ASN démontrent que la cuve ne respecte pas la réglementation.

Depuis dix ans, les experts du nucléaire craignent que l’acier du couvercle et du fond de la cuve de l’EPR de Flamanville (Manche) présente des défauts. Dès 2006, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) évoque le sujet avec Areva. L’année suivante, des tests donnent corps aux hypothèses pessimistes, mais l’entreprise reste confiante. Ce n’est qu’en 2012 qu’elle propose de faire les vérifications demandées par l’ASN. Certains tests auraient pu être lancés rapidement, mais il faudra attendre fin 2014 pour qu’Areva les réalise et annonce la mauvaise nouvelle à l’Autorité. Entre temps, la cuve défectueuse a été montée.

C’est ce qui ressort des documents fournis par l’ASN, Areva et EDF au Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN). Ils ont chacun présenté des notes retraçant l’historique de la fabrication de la cuve de l’EPR de Flamanville. Ces documents complètent les premières informations publiées il y a un an.

Pour rappel, en avril 2015, l’ASN a annoncé la présence d’une anomalie dans la composition de l’acier du couvercle et du fond de la cuve du réacteur en construction. Certaines parties de ces deux pièces présentent une concentration trop élevée en carbone (ségrégation du carbone) qui les rend potentiellement plus fragiles. En octobre 2015, Ségolène Royal, ministre de l’Énergie, saisit le HCTISN et pose une question précise : « Pourquoi [l’anomalie] a-t-elle été révélée neuf ans après la fabrication des pièces incriminées ? ». Les trois notes apportent des éléments de réponse à cette question. Contacté, Areva n’a pas souhaité répondre aux questions d’Actu-Environnement.

Le Haut comité a dû insister

La présentation de l’historique s’est déroulée en deux temps. Le 24 mars, l’ASN a présenté sa version dans une note ainsi que l’essentiel des courriers adressés à Areva. L’entreprise n’a fait qu’une présentation « très lisse », selon les termes du secrétaire général du Haut comité. Raison invoquée par Areva : le secret industriel. Cette première réponse a particulièrement irrité les membres du HCTISN. « On sentait bien que les choses n’avaient pas été dites totalement« , résume un membre. Ce n’est que le 29 juin qu’Areva et EDF remettent leur version de l’historique. « On a dû insister, pour s’assurer d’obtenir des informations précises« , indique le secrétaire général, précisant qu’une pré-réunion a été ajoutée au programme de travail. Les deux notes, consultées par Actu-Environnement, confirment les grandes lignes de celle de l’ASN.

Les débats au sein du HCTISN ne s’arrêtent pas à l’historique. Le Haut comité a appris qu’Areva avait sacrifié un fond de générateur de vapeur fabriqué selon le même procédé que la cuve. Objectif de ces tests ? Modéliser d’éventuels défauts sur le fond de cuve et le couvercle de l’EPR dans le cadre du dossier de qualification instruit par l’ASN. Ces essais, réalisés fin 2011, ont mis en évidence des ségrégations du carbone. Celles-ci « sont jusqu’à très récemment (mars 2016) restées inconnues«  des équipes en charge de l’EPR, explique la note de l’entreprise. Depuis, l’audit conduit au sur le site de fabrication du Creusot (Saône-et-Loire) a révélé des irrégularités dans le contrôle qualité de l’usine ainsi que des défauts concernant 18 générateurs de vapeur installés sur le parc d’EDF. Le Haut comité s’interroge donc sur la possibilité d’approfondir son enquête : pourquoi Areva n’a-t-elle pas réagit après la découverte de ces ségrégations ? Le HCTISN se saisira-t-il de ces questions ? « Pour l’instant, la décision n’a pas été prise », rapporte la députée Geneviève Gosselin-Fleury (PS, Manche), membre du Haut comité. Pour le secrétaire général du Haut comité, « il est légitime de l’aborder, mais le groupe de travail ne doit pas placer ce sujet au cœur de son travail ».

Areva et EDF ont confirmé qu’elles n’étaient pas en mesure de fabriquer le couvercle et le fond de la cuve de l’EPR au Creusot. A l’avenir, la fabrication de ces pièces devrait être confiée à Japan Steel Works (JSW). Cette confirmation soulève des commentaires qui dépassent le mandat du groupe de travail, explique un participant. Quel est l’avenir de la filière nucléaire française si Areva ne peut pas fabriquer ces équipements ? Réaliser l’ensemble de la cuve au Japon n’est-il pas plus pertinent ? D’autant que pour l’EPR de Flamanville, JSW a fabriqué le corps de la cuve et le Creusot Forges les deux pièces défectueuses (l’usine française n’ayant pas la capacité technique de fabriquer les autres parties, explique la note d’EDF).

Pour lire le récit historique détaillé de ce fiasco industriel :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/hctisn-historique-cuve-epr-asn-areva-edf-27168.php4

PROJET CIGÉO : IL FAUT AGIR MAINTENANT ! MANIF DE RÉOCCUPATION DE LA FORÊT LES 16 ET 17 JUILLET

CigeoInterpellons nos députés !

Le 11 juillet se déroulera à l’Assemblée Nationale une session extraordinaire sur la loi relative au lancement de CIGÉO, le centre de stockage en profondeur des déchets les plus radioactifs. Ce texte, s’il est adopté, ouvrira la voie à l’enfouissement des pires déchets.
Ce projet impacterait toute une région pour une durée équivalant à… l’éternité ! Risques incontrôlables, coûts astronomiques, conflit d’intérêts niant tout principe démocratique : les députés sont-ils conscients de ce que cache cette proposition de loi ?

Nous comptons sur vous pour les alerter ! 
Rendez-vous sur cette page pour trouver les coordonnées des députés de votre département et les alerter par mail, Twitter ou par téléphone :
http://sortirdunucleaire.org/?page=CIGEOinterpellezvosdeputes

La lutte se joue aussi et surtout sur le terrain !

Depuis le 19 juin 2016, des personnes opposées au projet occupaient la forêt de Mandres-en-Barrois afin de la protéger des travaux illégaux de destruction débutés sans autorisation par l’Andra sans autorisation. Mais le 7 juillet au petit matin, les occupants ont été violemment expulsés par les forces de l’ordre.
Afin de reprendre la forêt de Mandres et d’empêcher la poursuite des travaux, nous vous appelons à venir en nombre à Bure le weekend des 16 et 17 juillet pour une grande manifestation de réoccupation.

Plus d’infos : http://vmc.camp/
Contact :

FORTES PRÉOCCUPATIONS SUR LES FINANCES DE LA CRIIRAD : APPEL À SOUTIEN

CriiradMessage de la CRIIRAD:

Une partie importante  de notre budget repose sur les apports des collectivités. Certaines avaient déjà informé de l’arrêt ou de la réduction de leur soutien dès 2015. Mais, alors que nous sommes à mi-parcours de l’exercice fiscal, certaines autres (dont celles qui contribuent le plus fortement) n’ont pas confirmé leur engagement. Les informations en provenance d’autres structures associatives n’encouragent malheureusement pas à l’optimisme.

Notre budget 2016, et à fortiori celui des années suivantes, est par conséquent menacé. Nous recherchons des solutions alternatives, mais certaines sont incertaines ou auront besoin de temps pour se concrétiser. Nous nous préparons à lancer un large appel à soutien pour le cas où nos craintes se confirmeraient.

Dans ce contexte, la croissance du nombre de nos adhérents, le renouvellement de leur soutien et les dons de tous types sont primordiaux. Nous appelions en début d’année chaque adhérent à convaincre au moins une personne de son entourage (famille, amis, collègue, association, entreprise, etc…) à nous soutenir en adhérant, action qui nous paraît être à la portée de chacun d’entre nous.
Elle est plus que jamais d’actualité : seul l’engagement des citoyens peut garantir durablement la continuité de nos actions

Petit rappel :

La CRIIRAD – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français. La CRIIRAD est une association. Ses missions sont définies dans l’article 1 de ses statuts (voir ci-dessous). Elle possède son propre laboratoire d’analyses.

Indépendante de l’État, des exploitants du nucléaire et de tout parti politique, la CRIIRAD existe grâce au soutien moral et financier de quelques milliers d’adhérents.

Elle mène ses propres investigations, informe le public et les médias. Si nécessaire, elle interpelle les responsables et les pouvoirs publics, engage des actions en justice et contribue ainsi à faire évoluer la règlementation en vigueur.

L’association CRIIRAD est gérée par 15 administrateurs. Actuellement, Roland Desbordes, physicien, préside le Conseil d’Administration.

La CRIIRAD emploie 14 salariés.
Le responsable du laboratoire est Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire

http://www.criirad.org/index.html

 

NUCLÉAIRE FRANÇAIS : LA BOMBE FISCALE DES 10 PROCHAINES ANNÉES

nucléaireLe jour où le comité central d’EDF était convoqué pour se prononcer sur le projet d’Hinkley Point, Grégory Lamotte expert énergéticien est revenu sur les enjeux de la transition énergétique.
Le nucléaire était-il un bon choix en 1970 ?
En 1970, le prix de l’électricité nucléaire était bien plus bas que le prix des renouvelables. À cette époque, beaucoup de pays ont choisi d’investir dans cette technologie, probablement à juste titre. Mais depuis cette date, les mauvaises nouvelles se sont accumulées et le nucléaire a perdu progressivement ses 3 avantages :
o Prix.
o Indépendance énergétique.
o Emploi.
Le nucléaire est-il rentable en 2016 ?
Depuis 1970, chaque nouvelle génération de centrale coûte plus cher que la précédente (voir rapport « the historic crossover », John O. Blackburn, Duke University, USA). Plus le temps passe, plus la technologie est complexe à mettre en œuvre. Nous le constatons tous les jours avec les injonctions de l’ASN qui mettent régulièrement en demeure EDF de respecter les critères de qualités.
D’un autre côté, les chantiers étant de plus en plus complexes, ils mettent de plus en plus de temps à se réaliser. En 1970, il fallait en moyenne 4 ans, en 2014 la moyenne est de 10 ans, avec des records à plus de 16 ans. Le nucléaire est une des seules technologies au monde à avoir une courbe d’apprentissage négative, c’est-à-dire que plus nous avons d’expérience et plus le délai et le prix augmente. Une complexité plus importante et un temps de construction qui double, cela nous entraine forcément vers une explosion des coûts.
Nucléaire ou énergie renouvelable ?
Depuis les années 2000, le prix du nucléaire a été multiplié par 5 et le prix du solaire divisé par 6. Le projet de réacteur nucléaire de type EPR qu’EDF souhaite construire en Angleterre va commercialiser de l’électricité à un prix de 0,12 EUR/kWh à partir de 2027 (les Anglais s’engagent à acheter à ce prix pendant 35 ans, ce prix est indiqué dans le contrat).
En comparaison, en 2016 le solaire et l’éolien produisent de l’énergie en Europe (UK, Allemagne, France…) vendue à 0,07 EUR/kWh. En 2027, le solaire sera à moins de 0,04 EUR/kWh selon le rapport de BNE (Bloomberg New Energy). Le nucléaire est donc 3 fois plus cher que les renouvelables sans subventions.
Le nucléaire est-il bon pour notre indépendance énergétique ?
Depuis que la dernière mine d’uranium a fermé en France, nous avons tiré un trait sur l’indépendance énergétique. 100 % de l’uranium est donc importé, ce qui rend la France vulnérable en cas de conflits, comme nous l’avons observé lors de conflits proches du Niger.
Le nucléaire est-il bon pour générer des emplois locaux ?
Selon une étude de l’OCDE, à quantité d’énergie produite équivalente, les renouvelables créent 6 fois plus d’emplois que les énergies nucléaires. D’autant plus que les renouvelables étant installés sur nos toitures et dans nos champs de France vont créer des emplois locaux, non délocalisables.
Ainsi avec l’énergie solaire et éolienne, nous faisons d’une pierre deux coups, nous réduisons notre facture et sans subventions nous créons de l’emploi local pour que l’argent reste à la maison.
N’étant plus rentable, le Nucléaire Français est-il donc une bombe fiscale à retardement ?
Les impôts pour recapitaliser un panier percé
En 2016, le nucléaire est devenu si peu compétitif que sans le soutien public, la plupart des constructeurs de centrales (comme AREVA) auraient déposé le bilan. Les banques ne croient plus au nucléaire, c’est pour cette raison qu’EDF (via nos impôts) va devoir supporter seule le risque financier de son projet d’EPR anglais de Hinkley point qui est de 22 milliards d’euros (plus que la capitalisation d’EDF qui est de 19 milliards d’euros).
L’État va devoir injecter 5 milliards d’euros pour recapitaliser AREVA et éviter ainsi le dépôt de bilan, mais comme la situation économique d’AREVA ne se redresse pas, il va falloir réaliser cette opération tous les deux ans.
Les impôts pour payer le démantèlement
En plus de sous-estimer le démantèlement avec les estimations les plus basses du monde, EDF vient d’annoncer vouloir retarder de 50 ans le démantèlement des anciennes centrales nucléaires. La raison invoquée : un virage technologique à 180° avec un démantèlement sous air et non plus sous eau. Mais derrière ce rapport, se cache un signal clair : « après moi le déluge« .
Qui va payer dans 50 ans des économies que nous aurons réalisées en 2016 ? C’est une dette aux générations futures qui est inexcusable. Nous ne pouvons plus nous permettre pour des raisons électorales de fixer le niveau des tarifs réglementés de vente de l’électricité en dessous des coûts d’EDF. Il faut cesser de faire payer par l’impôt les pertes abyssales du nucléaire et enfin proposer une énergie post nucléaire !

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-158645-nucleaire-francais-la-bombe-fiscale-des-10-prochaines-annees-2012936.php

L’IRAN CHERCHE À FAIRE AVANCER SON PROGRAMME NUCLÉAIRE

IranL’Iran continue à faire avancer son programme nucléaire, un an après la signature d’un accord promettant sa limitation, a averti l’agence allemande de renseignements intérieurs la semaine dernière.

L’Office fédéral allemand pour la protection de la Constitution (BfV) a déclaré avoir détecté de nombreuses tentatives iraniennes d’acquérir des matériaux illicites en Allemagne, « en particulier ceux qui peuvent être utilisés dans le domaine de la technologie nucléaire », dans son rapport annuel récemment publié. « A titre de comparaison internationale, le niveau des tentatives reste élevé, » souligne le rapport.

141 de ces tentatives ont été enregistrées l’an dernier contre 83 essais similaires en 2014. Parmi ceux de 2015, 80 sont décrits comme des activités illégales ayant pour but de se procurer la technologie nécessaire au développement d’armes fonctionnant à l’énergie nucléaire.

La contrebande de marchandises sensibles liées à la prolifération est habituellement effectuée par des entreprises fantôme iraniennes à travers la Chine, la Turquie et les Émirats Arabes Unis, explique le rapport.

Cependant, 90% de ces tentatives ont été contrecarrées grâce à la coopération entre les entreprises et le BfV, a souligné l’agence. Dans le même temps, des responsables du renseignement ont averti que les activités d’approvisionnement clandestines et intensives de l’Iran sur le sol allemand semblent se poursuivre

Plusieurs hommes politiques allemands ont réagi à la publication du rapport, exprimant leurs préoccupations. Si l’Iran ne respecte pas l’accord nucléaire, il y aura un besoin de revenir sur la question des sanctions, a noté Armin Schuster, le président du groupe CDU à la commission des affaires intérieures du Bundestag.

D’autre part, une porte-parole du parti SPD a déclaré au Tagesspiegel: « le compromis avec l’Iran suppose que les Iraniens coopèrent pleinement et n’accumulent pas de matériaux nucléaires afin de développer des armes. Nous ne sommes pas naïfs et nous surveillerons de près le respect des accords conclus. L’Allemagne sera toujours du côté d’Israël et ne permettra donc aucune menace de la part de l’Iran.« 

Un accord international historique sur le programme nucléaire iranien entre les grandes puissances et Téhéran avait été scellé à Vienne le 14 juillet 2015, au terme de plusieurs années de négociations.

Cet accord prévoyait la levée des sanctions contre la République islamique en contrepartie du gel provisoire de son programme nucléaire.

Par Polina Garaev, correspondante d’i24news en Allemagne.

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/119129-160707-l-iran-continuerait-de-faire-avancer-son-programme-nucleaire-rapport

MEUSE : ÉVACUATION DES MILITANTS OPPOSÉS AU STOCKAGE DE DÉCHETS RADIOACTIFS À BURE

BureDepuis la mi-juin, ils occupaient le bois de Mandres-en-Barrois pour empêcher le lancement des travaux. Des dizaines d’opposants au projet Cigéo de stockage de déchets radioactifs à Bure (Meuse) ont été évacués par les forces de l’ordre, jeudi 7 juillet, annonce leur avocat.

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), porteuse du projet Cigéo et propriétaire du bois, avait porté plainte contre l’occupation des lieux par des militants antinucléaires, écologistes ou anticapitalistes et demandé à la préfecture l’expulsion des opposants.

Ces derniers avaient entamé une procédure en rétractation de l’ordonnance, et une audience s’est tenue mercredi, au cours de laquelle l’affaire avait été renvoyée au 13 juillet à la demande de l’Andra« Je ne comprends pas, nous avions discuté [mardi] avec la directrice de cabinet de la préfecture, dénonce Etienne Ambroselli, l’avocat des opposants. On joue le jeu, on est légalistes, et on est face à de la violence institutionnelle radicale. »

Le projet Cigéo doit accueillir à Bure, à la frontière entre la Meuse et la Haute-Marne, les déchets les plus radioactifs ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue, à 500 mètres sous terre. S’il est autorisé, il « est prévu pour être exploité de manière progressive pendant au moins 100 ans », selon l’Andra.

Mi-mai, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à donner l’autorisation législative nécessaire à la poursuite du projet. Ce texte doit maintenant être examiné par l’Assemblée nationale.

http://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/meuse-les-militants-opposes-au-stockage-de-dechets-radioactifs-a-bure-evacues_1535395.html

HUMORISTIQUE APPEL À SAUVER AREVA GRÂCE À VOS DONS ! À LIRE POUR SE DÉTENDRE

Sauvons arevaAreva, leader français du nucléaire, fait rayonner la France dans le monde en étant le leader incontestée de l’énergie d’avenir : le nucléaire. De l’extraction de l’Uranium au recyclage des déchets, en passant par la conception et la construction des centrales, Areva offre à la France et au monde entier une énergie sûre et propre.

Pourtant, il paraitrait qu’Areva est en difficulté, que le nucléaire ne serait pas si rentable et ne serait plus compétitif par rapport aux énergies renouvelables. Mensonges ! Pour prouver aux crypto-hippies qui propagent de telles informations qu’ils ont tort et pour montrer l’attachement de la France au nucléaire tricolore, nous organisons un grand crowdfunding pour sauver Areva !

Ce que nous ferons de votre argent :
– 10,5 milliards pour terminer la construction de l’EPR à Flamanville
– 35 milliards pour construire le site d’enfouissement des déchets à Bure
– 100 milliards pour rénover le parc nucléaire français ancien
– 150 milliards pour construire de nouveaux réacteurs encore à l’étude

L’EPR de Flamanville est le réacteur de dernière génération produit par Areva et EDF en Normandie. Malheureusement, nous avions oublié de prendre en compte le fait que les normands étaient paresseux. Les travaux ont donc pris un peu de retard et la facture s’est alourdie de quelques milliards d’€uros. Mais quand on aime, on ne compte pas !

Le centre d’enfouissement de Bure est un projet de site d’enfouissement des déchets nucléaires hautement radioactifs. La technique utilisée, appelée technique de l’autruche, est très simple : il s’agit d’enfouir ces déchets tout au fond d’une ancienne mine, fermer la porte et espérer que rien ni personne ne la rouvre avant quelque dizaines de milliers d’années.

La rénovation du parc nucléaire français a été rendue nécessaire par le vieillissement du parc nucléaire français et par la catastrophe de Fukushima. Pour éviter d’avoir à reconnaitre que la nucléaire n’est pas très rentable (et aussi parce qu’on n’est pas encore très sûr de savoir démanteler une centrale), nous avons décidé de prolonger la vie de nos vieilles centrales toutes ridées ! Certains parleront d’acharnement thérapeutique, nous préférons parler de progrès.

Quand nos centrales auront vieilli, il faudra songer à en reconstruire de nouvelles. Et ainsi de suite jusqu’à la fin des temps. Nous sommes d’ailleurs à la recherche de villes ou villages, près d’une rivière ou de la mer, pas trop regardants sur la santé publique, prêts à accueillir nos nouvelles centrales. Envoyez vos candidatures !

En faisant confiance à Areva, vous assurez à vos enfants et vos petits-enfants, un avenir radieux-actif. Alors n’hésitez pas plus, faites confiance au champion du nucléaire Français !

Donnez pour sauver Areva !

http://sauvons-areva.com/

UN PETIT PAS VERS UNE MOINS MAUVAISE INDEMNISATION DES VICTIMES DES ESSAIS NUCLÉAIRES

PolynésieUn nouveau décret d’application pour la loi Morin a été Publié le 06 juillet 2016. Il a été présenté à Paris par Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé lors d’une réunion de la commission consultative de suivi des essais nucléaires (CCSCEN). Le but : assouplir les conditions d’indemnisations pour les victimes des essais nucléaires.

La ministre veut clarifier la notion de « risque négligeable ». Le seuil de probabilité d’un lien entre les essais et une maladie radio induite va passer d’1% à 0,3%. Les demandeurs pourront également être auditionnés par visioconférence depuis Tahiti.
Surtout, les personnes dont le dossier a été refusé une première fois pourront faire une nouvelle demande d’indemnisation. L’objectif de l’État est d’améliorer le dispositif d’indemnisation. Trop peu de victimes en bénéficient. Ainsi depuis 2010, 1073 demandes ont été déposées. Elles ont fait l’objet de 961 décisions mais seules 28 ont été positives tandis que 933 demandeurs se voyaient opposer un refus. On attend la réaction des associations antinucléaires qui étaient présentes à Paris, tout comme Edouard Fritch d’ailleurs.

Par Serge Massau, correspondant pour Polynésie 1ère.  

http://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/tahiti/polynesie-francaise/un-nouveau-decret-d-application-pour-la-loi-morin-377965.html

ITER: UN COÛT TOUJOURS PLUS ÉLEVÉ ET RETARD POUR UNE GRANDE AMBITION

ITERSes ambitions sont grandes – maîtriser la fusion nucléaire. Son coût l’est de plus en plus. Le chantier du réacteur Iter, en construction dans le sud-est de la France, accuse à nouveau d’importants retards, ce qui alourdira encore de 4,6 milliards d’euros la facture pour ce programme réunissant 35 pays.
Objet d’un traité international signé à l’automne 2006, Iter a pour ambition de reproduire sur Terre l’énergie illimitée qui alimente le Soleil et les étoiles. L’espoir est de pouvoir faire de la fusion nucléaire l’une des énergies de demain.
Un immense tokamak – la chambre de confinement magnétique où se produira l’expérience de fusion nucléaire – est en cours de construction à Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône).
Le directeur général d’Iter Organization, le Français Bernard Bigot, qui a repris en mars 2015 la barre de ce projet à la peine, a mené une opération vérité sur les délais et les coûts, dont l’ampleur a surpris les partenaires du projet.
Le premier rendez-vous expérimental est décalé grosso modo de cinq ans, déclare à l’AFP Bernard Bigot, 66 ans, ancien patron du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) français.
La production test d’un premier plasma (gaz chaud électriquement chargé) dans le réacteur se fera en 2025, et non en 2020, comme prévu, dit-il.
Le réacteur atteindra sa pleine puissance en 2035 et non en 2025-2027 comme envisagé, ajoute-t-il. C’est à ce moment-là que l’on saura si la fusion nucléaire est techniquement maîtrisable et économiquement intéressante.
…Iter est financé par sept partenaires – Union européenne, États-Unis, Russie, Japon, Chine, Inde, Corée du Sud. 45 % de cet investissement public est à la charge de l’Europe (les 28 pays de l’UE plus la Suisse).
Corollaire de ces retards cumulés: le coût d’Iter flambe. Estimé au départ à 5 milliards d’euros, il était déjà passé, selon M. Bigot, à 14 milliards d’euros pour la période 2007-2020.
Il est désormais évalué à 18,6 milliards (2007 à 2035). Soit plus du triple des estimations initiales…
Pour l’Europe, cela représente un surcoût de 2 milliards d’euros. La France, qui accueille Iter, doit y participer à hauteur de 20% (soit 400 millions) et l’Allemagne de 13%…
Il fait l’objet de critiques récurrentes de la part d’écologistes, notamment français, qui y voient un gouffre financier et un mirage scientifique.

http://www.romandie.com/news/Iter-un-cout-toujours-plus-eleve-pour-une-grande-ambition/718134.rom

FUKUSHIMA : DOUTES SUR LE SOUS-SOL GELÉ, ULTIME REMPART DE TEPCO CONTRE LES FUITES D’EAU RADIOACTIVE

FukushimaTEPCo a tout tenté pour réduire les infiltrations d’eau souterraines dans les sous-sols de ses réacteurs accidentés à Fukushima Daï-ichi. En effet, cette eau se mélange à l’eau utilisée pour refroidir les combustibles qui est très contaminée. Elle doit donc être pompée en permanence pour éviter les débordements, partiellement décontaminée pour finir dans des cuves qui s’accumulent à perte de vue (une fuite a encore été découverte sur une cuve en juin 2016, d’après TEPCo).

Elle a commencé par des pompages en amont, dans la nappe phréatique, avec un impact très faible. Puis elle a construit une barrière souterraine le long du littoral afin de réduire les fuites radioactives en mer, tout en pompant la nappe phréatique au pied des réacteurs. Cette eau est partiellement décontaminée avant d’être rejetée en mer. Mais, rapidement, cette solution a posé des problèmes : le mur penche et l’eau est devenue trop contaminée et trop salée pour être traitée. TEPCo reste discrète à ce propos.

La dernière solution est le gel du sous-sol tout autour des réacteurs accidentés (voir la page dédiée sur le site de TEPCo, avec une vidéo). La encore, cela n’a pas évolué comme prévu : les nombreuses galeries souterraines entre les réacteurs et le littoral ne gelaient pas et il a fallu les bétonner. Des premiers tests du gel du sous-sol ont eu lieu en avril 2015, puis les opérations ont commencé par l’aval le 31 mars dernier. Depuis le 6 juin, TEPCo a commencé à geler la partie amont (voir les photos).

Dans sa communication en anglais, la compagnie semble satisfaite des progrès effectués. Voir, par exemple, un bilan publié en avril dernier pour la partie aval. Le rapport transmis à l’AIEA en mai dernier par le gouvernement est tout aussi insipide.

Mais la solution n’est pas aussi prometteuse qu’attendu. En mai dernier, les médias japonais (Fukushima Minpo ou Asahi) ont rapporté que, selon TEPCo, 10% environ du sol ne gelait pas. En un point, la température n’est pas descendue en dessous de 10°C. Cela concerne les parties où il y a beaucoup de graviers et des écoulements rapides. La compagnie, qui avait annoncé que 88% du sol avait gelé, a dû trouver des idées alternatives. Depuis juin, elle injecte aussi du ciment et d’autres agents chimiques dans les zones où le gel ne prend pas. Voir les données publiées en juin.

Selon le Maïnichi, l’Autorité de régulation nucléaire, la NRA, commence à avoir de sérieux doutes sur l’impact du projet. TEPCo annonce que le chantier avance comme prévu, mais les volumes d’eau contaminée pompés de faiblissent pas. Un des commissaires a même estimé, durant une réunion, qu’il ne s’agissait pas d’un mur, mais plutôt d’un écran de bambous.

Rappelons que le gel des sous-sols doit se faire sur 1,5 km tout autour des réacteurs, une ampleur sans précédent, et doit tenir pendant des années. Il devrait entraîner le gel de 70 000 m3 de sol. Pour cela, les sous-traitants de TEPCo ont foré 1 568 trous dans lesquels des tuyaux ont été installés jusqu’à 30 m de profondeur pour y faire circuler un liquide réfrigérant à -30°C. Le projet a déjà coûté 34,5 milliards de yens (310 millions d’euros) d’argent public.

http://fukushima.eu.org/

L’ENJEU NUCLÉAIRE DANS LE HAUT-KARABAGH

MetsamorLa centrale nucléaire de METSAMOR en Arménie à une trentaine de km de la capitale Yerevan construite en 1960, vétuste et mal entretenue, est laissée à l’abandon faute de moyen. Les autorités ne veulent pas la fermer (l’AIEA avait en effet recommandé qu’elle soit fermée en 2016) car elle alimente en électricité 40% de la population arménienne; ils ont donc décidé de la maintenir telle quelle jusqu’en 2020, prenant ainsi le risque si le conflit dégénérait qu’elle devienne une cible militaire.

De plus, certains rapports rendent compte d’un trafic de matériaux fissiles (plutonium) via la Géorgie. Déjà dix trafiquants ont été arrêtés récemment. Les services de renseignement de nombreux pays savent que les djihadistes de Daesh cherchent à se procurer ce type de matériel pour fabriquer une bombe sale en vue de perpétrer des attentats au Moyen Orient ou en Europe.

Ce nouvel élément fort inquiétant pour la stabilité et la sécurité de la région et au-delà, a contraint la Russie, les États-Unis, et l’Allemagne à faire pression sur les deux parties Arménienne et Azéri afin qu’ils trouvent un accord, le statut quo restant impossible. Et le récent rapprochement de la Russie avec la Turquie pourrait y aider, Bakou et Ankara entretenant de très bonnes relations…

Il y a urgence à trouver une solution. Pourquoi La France qui préside cette année le groupe de Minsk ne reprendrait elle pas la main sur ce dossier brûlant en réunissant tous les protagonistes du conflit lors d’une conférence à Paris?

http://www.huffingtonpost.fr/patricia-lalonde/lenjeu-nucleaire-dans-le-haut-karabagh_b_10812908.html

COMBIEN DE RÉACTEURS FAUDRAIT-IL FERMER POUR TENIR LA PROMESSE DE HOLLANDE ?

fermer réacteursDans une note que «Libération» a obtenue, l’ONG Greenpeace calcule qu’il faudrait fermer 27 à 31 réacteurs d’ici à 2025 pour tenir la promesse présidentielle de réduire à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à cette échéance. Très loin de ce que prévoit à demi-mots le gouvernement…

La promesse présidentielle a bien été inscrite noir sur blanc dans la loi de transition énergétique d’août 2015. Mais, depuis, l’exécutif n’a cessé de repousser la présentation d’un texte clé, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), permettant d’appliquer cette loi et de détailler – entre autres – comment l’Etat compte concrètement atteindre cet objectif de 50 %…

Le ministère de l’Environnement a publié sur son site internet le projet de PPE vendredi, à 21 heures…

Étant donné qu’en 2015, la production cumulée du parc nucléaire français (58 réacteurs) a atteint 417 TWh, la réduction de la production évoquée dans la PPE pour 2023 correspond à «l’arrêt définitif de 2 à 12 réacteurs nucléaires à cette échéance, soit une part du nucléaire stable, comprise entre 65 % et 75 % de la production d’électricité en 2023, loin de l’objectif de 50 % en 2025», souligne Greenpeace dans une note publiée ce mercredi, que Libération a obtenue. ..

Dans sa note, Greenpeace expose ses propres calculs en s’appuyant sur le code de l’énergie et les prévisions de Réseau Transport Électricité (RTE, filiale d’EDF) et en tenant compte de l’évolution de la consommation domestique, mais aussi des exportations d’électricité. Conclusion, compte tenu d’une consommation «assez stable» en 2025 par rapport à aujourd’hui (entre 474 et 517 TWh, contre 500 TWh ces cinq dernières années) et d’un bilan net d’exports «nul» d’ici à 2025 (les exportations d’électricité équivalant aux importations), «il apparaît clairement que pour appliquer la loi de transition énergétique, la PPE doit imposer la fermeture de 21 à 23 réacteurs d’ici son échéance la plus lointaine en 2023». Soit 27 à 31 réacteurs si l’on se projette en 2025, selon l’ONG…

Cyrille Cormier insiste : «il est temps, aujourd’hui, d’assumer clairement une position : soit on fait vraiment en sorte de tenir l’objectif des 50 %, soit on ne le fait pas et on arrête de faire semblant. En ne prenant pas de décision, le gouvernement est en train de plomber EDF, mais aussi d’empêcher l’essor des énergies renouvelables, qui sont en pleine croissance dans le monde entier»

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=4&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwidxvW17t7NAhXMAxoKHWhpAKEQqQIIODAD&url=http%3A%2F%2Fwww.liberation.fr%2Ffuturs%2F2016%2F07%2F06%2Fnucleaire-combien-de-reacteurs-faudra-t-il-fermer-pour-tenir-la-promesse-de-hollande_1464254&usg=AFQjCNH15_v7c93c3MqrsrY2xrCCm0HOSg

LE NUCLÉAIRE FRANÇAIS FACE À SES CONTRADICTIONS

Coût du nucléaireLa compétitivité de l’atome est de plus en plus mise à mal face aux énergies vertes.

Du 28 au 30 juin, la World Nuclear Exhibition, grand-messe du nucléaire, battait son plein au Bourget. La filière, qui regroupe en France le travail de 2 500 entreprises, est en difficulté. Face aux énergies renouvelables, dont l’efficacité et l’exploitation ne cessent de progresser, l’énergie de l’atome est de moins en moins compétitive.

En 2015, dans le monde, 300 milliards d’euros ont été investis dans les énergies renouvelables, soit dix fois plus que dans le nucléaire.

Deuxième parc nucléaire au monde derrière les États-Unis, la France défend une très bonne réputation de sûreté et compte ses VRP de luxe, tels Emmanuel Macron…

Faible compétitivité de l’atome ?

En coulisses, pourtant, les chiffres du nucléaire montrent une réalité plus complexe. D’après un document interne d’EDF que s’est procuré le JDD, près de 300 milliards d’euros devront être mis sur la table pour renouveler le parc nucléaire français. Suivant les nouvelles recommandations de sécurité de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), en vigueur depuis Fukushima, le prolongement de dix ans du parc nucléaire actuel coûtera entre 100 et 260 milliards d’euros au lieu des 35 milliards initialement prévus par EDF. Soit plus que le coût de sa construction, qui s’élevait selon la Cour des comptes à 96 milliards d’euros.

Le prix du nucléaire se ressent aussi dans la facture d’électricité qui a augmenté de 20 % en trois ans et devrait probablement continuer à grimper. Le coût des externalités, qui comprend subventions, dépollutions, cadeaux aux dictateurs africains – l’uranium du nucléaire français provient pour une large part du sous-sol de l’Afrique –, opérations militaires de sécurisation des sites, se reporte également sur la facture.

Ces nouvelles alourdissent un peu plus le bilan financier d’Areva et d’EDF, au bord de la faillite. La valeur boursière d’EDF, détenue à 85 % par l’État, a perdu 136 milliards d’euros en sept ans. Pour finir, le projet d’enfouissement des déchets nucléaires de Cigéo a été estimé à 33 milliards d’euros par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA), au lieu des 15 milliards initialement prévus.

Le pari très risqué de l’EPR

L’EPR en phase de construction, pressenti comme l’avenir de la filière nucléaire française, remplit difficilement ses promesses…

L’estimation initiale du prix du MWh que délivreront ces nouvelles centrales, de l’ordre de 46 euros, n’a cessé de grimper depuis 2010. Bien que ces coûts soient difficiles à prévoir, en 2012, la Cour des comptes signalait que le MWh pourrait valoir entre 70 et 90 euros. Avec l’augmentation des dépenses liées à la maintenance et les retards, ce coût pourrait aujourd’hui atteindre 120 euros.

Le boom des énergies renouvelables

Si ces chiffres devaient se confirmer, le choix du nucléaire s’avère de plus en plus difficile à justifier. Car en face, la concurrence des énergies vertes est rude. Le prix de l’éolien terrestre (80 euros/MWh), mais surtout du photovoltaïque, dont les technologies future pourraient porter le prix de l’électricité à 50 euros/MWh en 2050. En 2014, une équipe franco-allemande a atteint un taux de conversion lumière/électricité de 46 % (contre 10 % actuellement). De plus, plus 80 % de ses infrastructures construites aujourd’hui sont recyclables…

http://www.epochtimes.fr/nucleaire-francais-contradictions-13871.html

L’ONU POURRAIT ENTRAVER LA CONCEPTION DU PROPULSEUR NUCLÉAIRE RUSSE

RussiePlusieurs pays se sont prononcés à l’Onu contre l’emploi de l’énergie atomique dans l’espace alors que la Russie est en train de développer un propulseur nucléaire.

Au cours de la 59ème session de la Commission de l’Onu pour l’utilisation pacifique de l’espace, plusieurs pays dont les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon, l’Italie, l’Espagne et l’Australie ont plaidé pour la révision des principes d’utilisation de propulseurs nucléaires dans l’espace, selon un rapport publié par l’Assemblée générale de l’Onu.

« Plusieurs délégations ont demandé à la sous-commission juridique d’examiner le cadre de l’utilisation sécurisée de sources d’énergie atomique dans l’espace« , indique le document.

Le journal russe Izvestia estime que l’initiative en question constitue une réaction au projet russe destiné à créer un appareil spatial doté d’un propulseur nucléaire à l’horizon 2025. A l’heure actuelle, aucun autre pays ne mène de recherches dans ce domaine.

Le quotidien rappelle qu’en 1978 le satellite soviétique Cosmos 954 s’est écrasé dans une région isolée des Territoires du Nord-Ouest canadiens, provoquant la dispersion du combustible radioactif sur un vaste territoire. L’URSS a alors offert plus de 10 millions USD à Ottawa en guise de compensation.

https://fr.sputniknews.com/international/201607061026431107-onu-espace-propulseur-nucleaire/

L’ACCIDENT DE FUKUSHIMA A DISPERSÉ DES « BILLES » DE CÉSIUM RADIOACTIF JUSQU’À TOKYO

Billes de césiumLors de la conférence de géochimie Goldschmidt organisée du 26 juin au 1er juillet à Yokohama, au sud de Tokyo, une équipe réunissant des chercheurs de différentes universités, notamment de Kyushu (sud-ouest du Japon) et de Nantes (Loire-Atlantique), a révélé que 89 % des émissions de césium radioactif des trois réacteurs dont le cœur a fondu en mars 2011, l’ont été sous la forme de microparticules de verre.

Celles-ci ont été décelées dans les poussières recueillies, le 15 mars 2011, par un filtre à air installé sur un bâtiment de Suginami, un arrondissement de l’ouest de Tokyo

D’une taille comprise entre 0,58 et 5,3 micromètres (millionièmes de mètres), elles sont composées principalement de silice et contiennent également du fer, du zinc, du plomb et du chlore. Elles concentrent une forte quantité de césium 134 et de césium 137, deux isotopes radioactifs qui constituent des produits de fission de la réaction nucléaire…

La particularité de ces microbilles de verre est d’être, à masse équivalente, « beaucoup plus irradiantes » que les autres aérosols, parce que le césium y est très concentré, explique Bernd Grambow, directeur de l’unité de recherche Subatech (École des mines de Nantes, CNRS, université de Nantes), qui a participé à ces travaux. Mais aussi d’être plus persistantes, car elles sont, sinon insolubles, beaucoup plus difficilement dissoutes.

Ces caractéristiques posent la question de leur impact sanitaire potentiel. D’autant que si la radioactivité du césium 134 diminue de moitié tous les deux ans, celle du césium 137 n’est divisée par deux qu’au bout de trente ans. Ces radionucléides, s’ils sont ingérés ou inhalés, se fixent sur les muscles. « Comme tous les radionucléides incorporés, le césium est susceptible, en fonction de la durée et de la dose d’exposition, d’augmenter la probabilité d’apparition de cancers radio-induits, sur le long terme », expose Jean-René Jourdain, directeur adjoint de la protection de l’homme à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français…

La détection de ces microparticules à Tokyo, à 230 km de la centrale endommagée, confirme en tout cas l’importance des rejets radioactifs et l’étendue des zones touchées dans les jours qui ont suivi la fusion de trois des six réacteurs de l’installation de Fukushima, après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. Le professeur Utsunomiya précise :

La présentation de ces analyses, qui devraient faire l’objet d’une publication dans une revue scientifique, survient alors que le gouvernement cherche à relancer le nucléaire au Japon. Actuellement, seuls les deux réacteurs de la centrale Sendai, dans le département de Kagoshima (sud-ouest), ont redémarré.

http://www.lemonde.fr/energies/article/2016/07/06/l-accident-de-fukushima-a-disperse-des-billes-de-cesium-radioactif-jusqu-a-tokyo_4964380_1653054.html

COMMENT SE COMPOSE LE PARC NUCLÉAIRE BRITANNIQUE ?

carte centrales UKLe Royaume-Uni dispose de 15 réacteurs nucléaires en service répartis entre 7 centrales (au 5 juillet 2016). Ces réacteurs sont tous exploités par EDF Energy, filiale britannique d’EDF, et ont généré près de 63,9 TWh en 2015, soit 18,9% de la production électrique nationale cette année-là.

Dix des quinze réacteurs nucléaires britanniques sont en service depuis plus de 30 ans et des projets de construction de nouvelles tranches nucléaires sont actuellement à l’étude. Parmi ceux-ci figure le projet très médiatisé d’EDF de deux réacteurs EPR sur le site d’Hinkley Point C (sud-ouest de l’Angleterre). Il est envisagé que ces réacteurs de 3e génération puissent générer à eux seuls 7% de la production électrique britannique.

Fin juin 2016, la secrétaire d’État britannique à l’Énergie et au changement climatique Amber Rudd a affirmé que le projet d’Hinkley Point C n’était pas remis en cause par le référendum ayant acté le « Brexit ». Elle a souligné que le gouvernement souhaitait continuer à développer l’énergie nucléaire dans le pays en évoquant  « 18 GW de nouvelles centrales en projet ».

Outre Hinkley Point C, les projets de centrales les plus « avancés » (mise en service prévue après 2025) sont portés par Horizon, filiale du groupe Hitachi (2 réacteurs de type « ABWR » sur le site de Wylfa Newydd, au nord-ouest du pays de Galles) et NuGeneration, joint-venture entre Toshiba et Engie (3 réacteurs de type « AP1000 » sur le site de Moorside, au nord-ouest de l’Angleterre).

A titre indicatif, le parc nucléaire britannique est le 2e plus grand parc nucléaire au sein de l’Union européenne après celui de la France dont les 58 réacteurs ont généré 76,3% de la production électrique nationale en 2015(5), et devant celui de la Suède (10 réacteurs et 34,3% de la production électrique nationale).

http://www.connaissancedesenergies.org/comment-se-compose-le-parc-nucleaire-britannique-160705

L’ALLEMAGNE TOUJOURS TRÈS LOIN D’UNE SOLUTION POUR SES DÉCHETS NUCLÉAIRES

GorlebenL’Allemagne, qui aura fermé toutes ses centrales nucléaires d’ici six ans, est toujours très éloignée d’une solution pour le stockage de ses déchets radioactifs, un rapport d’experts sur la question publié mardi n’ayant pas permis de beaucoup avancer.
Le rapport, commandité par le parlement allemand à une commission qui a planché plus de deux ans, ne se prononce pas sur la question la plus pressante, à savoir l’emplacement d’un site adéquat pour l’enfouissement des déchets hautement radioactifs.
Le sujet occupe l’Allemagne depuis des décennies. Un site a longtemps été envisagé, Gorleben en Basse-Saxe (nord). Mais la recherche était repartie de zéro en 2011, quand le gouvernement d’Angela Merkel a confirmé l’arrêt du nucléaire à l’horizon 2022. Dans le rapport remis aux parlementaires mardi, Gorleben est toujours une option possible – au même titre que toute une série d’autres.
Le rapport, dont la commission composée de représentants de l’industrie, de scientifiques et de représentants de la société civile a accouché dans la douleur de recommandations sur les critères à respecter dans le choix d’un site de stockage.
Le processus est maintenant censé entrer dans sa phase intensive, une intensité toute relative toutefois puisque le nouvel horizon pour une décision est fixé à 2031, pour un site qui fonctionnerait à partir de 2050. Et Michael Müller, président de la commission d’experts, a qualifié ce calendrier d’ambitieux. La recherche pourrait en fait prendre cent ans, selon la presse allemande.
Les critiques pleuvaient mardi sur le travail de la commission, qui n’a fait que différer la prise de décision, selon Jochen Stay, de l’ONG anti-nucléaire Ausgestrahlt. Les recommandations formulées sont si vagues qu’elles pourraient justifier (le choix de) n’importe quel site, a-t-il critiqué.
En Allemagne, huit réacteurs nucléaires sont encore en activité. Les coûts de leur démantèlement et du stockage des déchets représentent un risque financier considérable pour les quatre opérateurs du pays (RWE, EON, EnBW, Vattenfall).

http://www.romandie.com/news/LAllemagne-toujours-tres-loin-dune-solution-pour-ses-dechets-nucleaires/717817.rom

L’EUROPE A PEUR QUE L’UKRAINE NE DÉCLENCHE UN TCHERNOBYL 2.0

Sans titre« Nous sommes profondément préoccupés par des projets secrets de construire un dépôt de combustible nucléaire usé à une distance de 70 kilomètres de Kiev, près du Dniepr, ce qui contredit les standards de base de la sécurité nucléaire et crée le danger de reproduire la catastrophe de Tchernobyl« , a déclaré Anna Rak, membre de l’Association des Verts d’Ukraine. 

Les USA négligent la sécurité nucléaire en Europe de l’Est

Une opinion partagée par les autres participants au séminaire de l’Organisation de l’énergie nucléaire en Europe (New Nuclear Watch Europe), qui s’est déroulé à Bruxelles et qui aborde les questions politiques dans le domaine de l’industrie nucléaire. Les représentants des principales organisations européennes de l’industrie nucléaire ont également exprimé leurs inquiétudes à propos des projets de Kiev d’installer une décharge de déchets nucléaires en Ukraine.

Celle-ci serait construite dans la zone d’exclusion de Tchernobyl, avec la participation de la société américaine Holtec International et serait opérationnelle en 2018. 

Afin de mener à bien ce projet, Energoatom, la Compagnie nationale de production d’énergie nucléaire ukrainienne a l’intention d’emprunter 250 millions de dollars à la Bank of Ameriсa et à Merrill Lynch, annonce le portail informatique European public affairs.

La situation est d’autant plus grave que l’Ukraine a renoncé pour des raisons politiques à utiliser du combustible nucléaire russe, qui est adapté aux réacteurs nucléaires ukrainiens. Le pays recourt désormais à du combustible nucléaire de la société américaine Westinghouse.

https://fr.sputniknews.com/international/201607051026407923-ukraine-nucleaire-depot-combustible-use/

 

IL DÉCÈDE SANS AVOIR PU ÊTRE INDEMNISÉ « GRÂCE » À LA NOTION SCANDALEUSE DE « RISQUE NÉGLIGEABLE »

Mort sans indemnitéLe tribunal administratif de Lille examine ce mardi trois dossiers de victimes d’essais nucléaires qui contestent le rejet de leur demande d’indemnisation. Parmi eux Guy Berlivet, de Lumbres, se bat depuis six ans pour être reconnu. Du 1er mars 1966 au 22 mars 1968, Guy Berlivet servait sur l’Anjou, le Guyenne. Il était cuistot sur ces navires ravitailleurs de la Marine, dans le Pacifique, entre Mururoa et Hoa. Précisément à l’endroit et à l’époque où la France procédait à ses premiers essais nucléaires, il y a 50 ans tout juste, de l’autre côté du monde. « On avait 20 ans, on était heureux, un peu inconscient. Tout ce qu’on voyait, c’était qu’on était au milieu du Pacifique, dans un cadre magnifique. » Même les champignons nucléaires – « l’éclair blanc » – ont quelque chose de magique à l’époque. « On n’avait aucun équipement particulier, il n’y avait pas de précautions, j’étais torse nu dans ma cuisine où l’eau de mer rentrait facilement. »

Des années plus tard, le nucléaire n’a plus rien de magique aux yeux de Guy Berlivet. Depuis la fin des années 1990, il souffre d’un cancer de l’œsophage, lui qui revendique n’avoir jamais fumé. À ce titre, et parce que la loi met alors en place en 2010 une commission d’indemnisation pour les victimes d’essais nucléaires, il fait une demande d’indemnisation.

Requête rejetée en 2011, alors que le cancer de Guy figure bien sur la liste des 21 cancers radio-induits et qu’il était bien sur place à la période couverte par la loi. « L’article 4 de la loi Morin pour l’indemnisation introduit la notion de risque négligeable. Les juristes de l’État se sont engouffrés dans la brèche », explique Me Glinkowski, l’avocat de Guy Berlivet.

Le ministère de la Défense considère en effet qu’en tant que cuisinier, son client n’aurait pas été exposé directement. En 2012, il conteste cette décision devant le tribunal administratif de Lille. Le début d’un processus long de quatre ans pour arriver jusqu’à l’audience de ce mardi. Le tribunal peut confirmer la décision de la commission d’indemnisation ou lui demander de revoir sa copie, voire indemniser directement Guy Berlivet. « Je n’ai plus de vie depuis 15ans. Je dors assis, je suis sous médicaments… », soupire l’Audomarois, fatigué d’attendre.

Indemnisation : parcours du combattant

La loi Morin pour l’indemnisation des victimes des essais nucléaires de janvier 2010 aurait dû être une avancée. « Elle est en fait un fiasco », martèle Pierre Marhic, président de l’ANVVEN, une des associations de défense des victimes. « 1 059 dossiers ont été déposés devant la commission d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). Nous en sommes à 20 indemnisations. C’est un parcours du combattant, avec des frais de justice à la charge des victimes. »

Le parcours du combattant tourne même au chemin de croix, parfois. Le 6 octobre dernier était examiné au tribunal administratif de Lille le cas de Bernard Bertin, originaire de l’Audomarois. Il est décédé trois jours après l’audience, des suites d’une leucémie. Le 20 octobre, le tribunal ordonnait à l’État de revoir son évaluation du dossier. Décision dont le ministère a fait appel. (NDLR: appel inhumain!!!)

« Souvent, les victimes répondent aux trois critères définis par la loi : avoir été dans la zone géographique des essais, à la période où ils avaient lieu et souffrir d’un des 21 cancers radio-induits », poursuit Pierre Marhic. « Le problème, c’est l’article 4 de cette loi, qui introduit la notion de risque négligeable. La CIVEN introduit un calcul de probabilité qui rend la causalité nucléaire du cancer faible et qui finit par évincer tout le monde, à mon avis pour des raisons budgétaires. 150 000 personnes, militaires et populations locales, sont potentiellement concernées. »

Cet automne, Manuel Valls reconnaissait que le nombre de victimes indemnisées était faible. Un comité de suivi autour de Marisol Touraine a été mis en place. « Il y a une volonté de dialogue, d’assouplir les conditions. Au-delà, c’est une reconnaissance de la Nation qu’on veut, pas être rejetés comme des fauteurs de trouble. »

http://www.lavoixdunord.fr/region/depuis-six-ans-il-tente-d-etre-reconnu-victime-des-ia37b48522n3613694

PPE : LE GOUVERNEMENT CONTINUE DE S’ASSEOIR SUR SES PROMESSES ! COMMUNIQUÉ DU « RÉSEAU SORTIR DU NUCLÉAIRE »

Sans titreLe Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce un texte flou et notoirement insuffisant, qui enferme la France dans l’impasse nucléaire plutôt que d’amorcer une véritable transition.

Même l’insuffisante réduction de la part du nucléaire ne sera pas respectée


Alors que François Hollande, en tant que candidat puis Président de la République, s’était engagé à réduire la part du nucléaire à 50% d’ici 2025, objectif d’ailleurs inscrit dans la loi, c’est un fossé qui sépare ces promesses du texte de la PPE rendu public vendredi. En effet, la fourchette de réduction de production nucléaire proposée permettrait, au mieux, d’atteindre une part de 65% de nucléaire d’ici 2023 !

Hormis Fessenheim, le texte ne précise pas explicitement si des unités de production devront effectivement fermer, laissant la porte ouverte à de simples modulations de puissance. Alors que les deux tiers des réacteurs ont déjà dépassé 30 ans de fonctionnement et que les travaux de prolongation du « Grand Carénage » s’avèrent déjà aussi coûteux que calamiteux, cette absence de prévision est irresponsable.

Extension de l’utilisation du combustible MOX : une proposition d’un autre âge

Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce également l’irruption dans la PPE d’une proposition d’étendre l’utilisation de MOX, combustible nucléaire à base de plutonium, à 24 réacteurs nucléaires supplémentaires, ainsi qu’à l’EPR. Alors que la quasi-totalité des pays nucléarisés a déjà renoncé à ce combustible dangereux, dont la fabrication est coûteuse et polluante, l’État semble ainsi chercher à garantir à tout prix la poursuite du fonctionnement des usines Areva de La Hague et Marcoule. En guise de « transition », la France souhaite-t-elle donc s’enferrer encore plus loin dans une technologie bonne pour le musée ? Alors que le risque terroriste n’a jamais été aussi élevé, compte-t-elle multiplier les transports de plutonium dans toute la France ?

Cette proposition absurde est la conséquence directe de l’incapacité du gouvernement de penser l’adieu au nucléaire. Plutôt que de tarir la production de déchets radioactifs ingérables, il préfère continuer à les transformer en combustible dangereux… ou les mettre sous le tapis le plus vite possible, en accélérant le feu vert au projet CIGÉO !

LA FRANCE « ENVISAGE » DE RÉDUIRE SA PRODUCTION NUCLÉAIRE DE 2 % À 15 % ENTRE 2019 ET 2023

SégolèneCette programmation, qui aurait dû normalement être présentée à la fin de 2015, porte sur deux périodes successives : 2016-2018 et 2019-2023. C’est cette feuille de route qui doit permettre d’atteindre les grands objectifs fixés par la loi de transition énergétique : division par quatre des émissions de gaz à effet de serre en 2050, diminution de moitié de la consommation totale d’énergie à la même échéance, baisse de 30 % des ressources fossiles en 2030, montée à 32 % des filières renouvelables à la même date, enfin, réduction de 75 % à 50 % de la part de l’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2025.

Décret d’arrêt de Fessenheim en 2016

C’est sur ce dernier objectif, en particulier sur la question des fermetures de réacteurs qu’il implique, que se focalisent les tensions. Mme Royal avait assuré qu’elle donnerait « une fourchette du nombre de réacteurs à fermer ». Or, cette donnée ne figure pas dans le projet de PPE.

En l’état actuel, celle-ci confirme l’abrogation par décret, en 2016, de l’autorisation de fonctionnement des deux réacteurs de la centrale alsacienne de Fessenheim (Haut-Rhin). Cela, afin de permettre la mise en service, prévue à la fin de 2018, de l’EPR de Flamanville (Manche), tout en respectant le plafonnement du parc nucléaire à son niveau actuel de 63,2 gigawatts, conformément à la loi de transition énergétique. Dans l’immédiat, EDF se refuse à entreprendre les démarches pour stopper les unités tant que n’aura pas été réglé le contentieux de son indemnisation…

Les documents apportent toutefois un élément nouveau. Ils montrent que, parallèlement à la montée en puissance des renouvelables – avec pour ces dernières un objectif « minimum » de 150 à 167 térawattheures (TWh) –, « la réduction de la production annuelle d’origine nucléaire réalisée en 2023 se situe entre 10 TWh et 65 TWh ». Sachant qu’en 2015 la production du parc électronucléaire français a été de 417 TWh, la baisse envisagée est donc comprise entre 2,4 % et 15,6 %.

Comment se traduirait-elle en termes de réacteurs ? Le parc français comptant 58 unités, chacune d’elles produit donc, en moyenne, un peu plus de 7 TWh par an. Autrement dit, une baisse de 10 TWh ne correspond même pas à l’arrêt des deux tranches de Fessenheim, qui ont produit en 2015 près de 13 TWh. Et une réduction de 65 TWh correspond, peu ou prou, à l’arrêt d’une dizaine de réacteurs. Encore le projet de PPE précise-t-il que la diminution de la production électronucléaire pourrait être le fait de « la baisse de la disponibilité des réacteurs, en raison des travaux de maintenance et des investissements de sûreté ». Ce qui suggère qu’elle pourrait se faire, au moins en partie, sans nécessiter la fermeture de réacteurs.

« Le gouvernement doit revoir ses calculs ». On est très loin des chiffres de la Cour des comptes. Au début de 2016, elle a estimé qu’à l’horizon 2025, l’objectif de réduction de 75 % à 50 % de la part d’électricité d’origine nucléaire « aurait pour conséquence de réduire d’environ un tiers la production nucléaire, soit l’équivalent de la production de 17 à 20 réacteurs ». Cela, en supposant une production et une exportation d’électricité constantes. Les ONG, de leur côté, ont calculé que pour se mettre en ligne avec la loi de transition énergétique EDF doit arrêter « de 5 à 8 réacteurs » d’ici à 2018, et « de 19 à 24 réacteurs supplémentaires » d’ici à 2023. C’est-à-dire deux à trois fois plus que ne le l’envisage la PPE.

« Le gouvernement refuse d’engager une vraie réduction du nucléaire compatible avec les objectifs de la loi », commente Cyrille Cormier, de Greenpeace. Selon lui, une baisse de seulement 10 TWh à 65 TWh est « incohérente » avec les perspectives de croissance simultanée des filières renouvelables, sauf à tabler sur une croissance « irréaliste » de la consommation et de l’exportation d’électricité…

http://www.lemonde.fr/energies/article/2016/07/04/la-france-envisage-de-reduire-sa-production-nucleaire-de-2-a-15-entre-2019-et-2023_4963516_1653054.html

UN DOCUMENTAIRE LYONNAIS SUR LES DANGERS DU NUCLÉAIRE

jusqu'ici tout va bien « Jusqu’ici tout va bien » est un projet de la réalisatrice Christina Firmino et du photographe Romain Étienne qui veut permettre aux citoyens de se réapproprier le débat sur le nucléaire.

Tchernobyl a eu lieu il y a trente ans. Fukushima, il y a cinq ans. Et pour l’instant en France « Jusqu’ici tout va bien ». Une formule qu’on ne cesse de répéter comme un mantra, et qui, selon les auteurs du projet, est un véritable frein à la réflexion.

De ce constat, va naître un documentaire issu du travail conjoint de Christina Firmino pour le film La Catastrophe et de Romain Etienne pour la série photographique Nucléos.

« Ce double regard  sur les risques nucléaires, l’un concentré sur le présent et l’autre tourné vers un futur probable, apporte à ce sujet une ampleur et une portée citoyenne » selon la présentation du projet qui est en cours de financement sur la plateforme touscoprod.com

Mobiliser les citoyens

Les auteurs souhaitent sortir des débats d’experts et des discours convenus. L’un des objectifs est de redonner la parole à d’autres acteurs de la vie citoyenne (riverains, travailleurs, journalistes,…) afin de porter « l’ambition de prévenir ». En faisant appel au grand public, Christina Firmino et Romain Étienne voient dans leur travail une démarche citoyenne, dont le but est la réappropriation du débat sur le nucléaire par les citoyens.

Alors que nous sommes tous dépendants de l’énergie nucléaire, leur travail nous invite à reconsidérer nos activités quotidiennes et à réfléchir aux moyens de limiter les risques dans une ère du nucléaire.

Optimisme

Le documentaire va à la rencontre de ceux qui résistent et qui militent pour des alternatives. On pense au documentaire Demain, réalisé par Cyril Dion, ce dernier refusant les discours apocalyptiques qui n’apportent aucune solution. Même s’il y a urgence, et que répéter « jusqu’ici tout va bien » ne suffit plus, l’équipe garde espoir en un monde nouveau car des initiatives existent déjà, même si elles ne font pas la une des médias.

Le financement a déjà dépassé les 6 000 euros qui leur permet de terminer le tournage du documentaire et les séries photos. À partir de 20 000 euros, le film entrera en post-production et le livre en phase de fabrication.

 Pour participer à ce financement c’est ici.

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Environnement/Un-documentaire-lyonnais-sur-les-dangers-du-nucleaire

HINKLEY POINT : LE PROJET DE CENTRALE NUCLÉAIRE BEL ET BIEN SUR LES RAILS

HinkleyLe comité central d’entreprise d’EDF a refusé lundi de rendre un avis sur le projet controversé de construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point (Angleterre), a indiqué lundi son secrétaire et la direction de l’électricien, qui se projette désormais sur sa décision finale d’investissement. Faute d’avoir obtenu les informations supplémentaires qu’ils réclamaient depuis des mois à la direction, « les élus du CCE, majoritairement, ont considéré qu’ils n’étaient pas en capacité de motiver et rendre leur avis », a déclaré le secrétaire du CCE Jean-Luc Magnaval.

« À la fin de la séance de ce matin, les représentants du personnel des délégations CGT, FO et CFE-CGC ont approuvé une résolution estimant ne pas être en mesure d’émettre un avis sur le projet. Les représentants du personnel CFDT se sont abstenus », a pour sa part détaillé EDF dans un communiqué. « Le délai maximum de consultation prévu par la loi est parvenu à son terme et l’avis du CCE est donc réputé rendu », conclut EDF qui affirme que le projet Hinkley Point est « arrivé désormais au stade de la décision finale de son Conseil d’administration ».

Brexit

Depuis le lancement de la consultation en mai et le vote d’une expertise à l’unanimité des élus du CCE, l’instance avait jusqu’à ce lundi pour se prononcer. Le 22 juin, estimant ne pas disposer « de tous les éléments pour émettre valablement un avis », le CCE avait assigné l’électricien en référé, une démarche cependant non suspensive. L’audience a été fixée au 22 septembre.

Les fédérations CGT, CFE-CGC et FO défendent depuis des mois un report de ce projet au coût de 18 milliards de livres (environ 21,7 milliards d’euros), craignant qu’il ne fragilise les finances du groupe. Depuis le référendum britannique en faveur du Brexit, s’ajoutait, selon eux, « la prise en compte de la nouvelle réalité politique britannique », qui rendait « plus que nécessaire » un tel report.

« Soutien au projet » de Cameron et Hollande

EDF a réitéré lundi son assurance que la décision britannique de sortir de l’Union européenne « ne modifie pas les éléments fondamentaux du projet ni la volonté des acteurs » de construire deux réacteurs nucléaires à Hinkley Point. Le Premier ministre britannique David Cameron et le président français François Hollande ont encore rappelé « leur soutien au projet » vendredi dernier en marge des célébrations du centenaire de la bataille de la Somme, selon un communiqué du 10 Downing Street.

EDF doit donc désormais convoquer un conseil d’administration qui devra approuver la décision finale d’investissement. Elle nécessite aussi la signature du Trésor britannique et du groupe chinois CGN, partenaire à hauteur d’un tiers dans le projet, et avec qui EDF a déjà signé un accord commercial en ce sens en octobre 2015.

http://www.lepoint.fr/economie/reunion-decisive-pour-le-projet-d-epr-a-hinkley-point-04-07-2016-2051641_28.php

 

DÉMANTÈLEMENT NUCLÉAIRE : BARBARA ROMAGNAN, ÉLUE RAPPORTEURE DE LA MISSION D’INFORMATION

BarbaraL’Assemblée nationale a décidé́ de créer une mission d’information relative à la faisabilité́ technique et financière du démantèlement des infrastructures nucléaires. Lors de la réunion constitutive qui s’est tenue le 21 juin 2016, la députée du Doubs Barbara Romagnan (PS) a été́ élue rapporteure de cette mission, qui compte par ailleurs 11 membres et dont le président est le député́ LR Julien Aubert.

L’objet d’une mission d’information parlementaire est de fournir une somme d’informations neutres sur un sujet précis dans l’optique d’éclairer de futurs travaux parlementaires. Sa durée est de six mois et ses travaux se concluent par la publication d’un rapport parlementaire soumis au vote des membres de la mission. Dans la perspective du vieillissement du parc nucléaire français et de la mise à l’arrêt prochaine de nombreuses infrastructures, il est apparu nécessaire d’évaluer la capacité des acteurs institutionnels et des exploitants industriels à faire face à ce défi technique et financier majeur.

La première phase des travaux consistant à recueillir les avis des principaux acteurs du secteur, Barbara Romagnan et les 10 autres membres de la mission ont d’ores et déjà auditionné l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et poursuivront les consultations courant juillet. 

http://www.macommune.info/article/demantelement-nucleaire-barbara-romagnan-reelue-a-la-mission-dinformation-creee-par-lassembl

BRENNILIS : DÉMANTÈLEMENT À PETITS PAS !

Brennilis 2Compte tenu des retards cumulés, EDF a dû demander une prolongation, jusqu’en 2018, du décret de démantèlement partiel de la centrale nucléaire de Brennilis.

Ralenti par deux incidents au cours de l’année dernière, le chantier du démantèlement partiel de la centrale nucléaire de Brennilis aura pris un an de retard. Les opérations devraient reprendre au second semestre pour s’achever en juillet 2018, prélude au démantèlement total.

« Le principe, c’est le démantèlement immédiat », explique Guillaume Bouyt, chef de division ASN, spécialiste des installations nucléaires dans l’Ouest et chargé du suivi du démantèlement de Brennilis. Mais immédiat ne veut pas dire précipité, comme en témoigne le calendrier de la centrale bretonne : mise en service en 1966, sortie de production en 1985, mise à l’arrêt définitif en 1992 (après évacuation des combustibles irradiés, du tritium de l’eau lourde et des produits de vidange des circuits), autorisée par décret pour un démantèlement complet, en 2006 (décret annulé l’année suivante) et enfin autorisée pour un démantèlement partiel en 2011. Le chantier a alors pu enclencher le programme de démolition des échangeurs de chaleur, de la station de traitement des effluents et du chenal de rejet. Mais l’enlèvement du bloc réacteur, qui représente 90 % de la radioactivité résiduelle, n’est pas concerné : pour s’y attaquer, il faudra une autorisation de démantèlement complet.

http://www.letelegramme.fr/bretagne/brennilis-demantelement-a-petits-pas-04-07-2016-11133847.php

NDLR : pour mémoire, il s’agit d’un petit réacteur d’une puissance de 70 MW à comparer aux réacteurs actuellement en service en France (de 900 à 1500 MW).

Le coût estimé en 2012 par la Cour des Comptes serait au minimum de 453 millions d’Euros. EDF a décidé de ne plus communiquer d’informations sur l’évolution du coût total.

L’UNION FRANÇAISE DE L’ÉLECTRICITÉ PRÉSENTE SA VISION DU PAYSAGE ÉNERGÉTIQUE DE LA FRANCE EN 2040

BugeyCette étude de 37 pages est disponible sur le site : http://ufe-electricite.fr/IMG/pdf/etude_ufe_2040_complete.pdf

Commentaires de Joël Guerry, membre de la coordination régionale STOP à la centrale du BUGEY :

« Elle correspond bien à ce qui est prévu par les électriciens et le lobby nucléaire et à ce qu’on a déjà dit sur la non transition énergétique qui vise à augmenter la consommation d’électricité pour avoir en 2025 le mix de 50 % de nucléaire.

Page 13 : vous verrez que le transport devient pour une bonne part électrique.

Page 20 : vous verrez que la consommation finale d’énergie a baissé mais que la part de l’électricité a plus que doublé.

Page 25 : avec l’exemple de la répartition des sources d’énergie pour répondre à la demande d’énergie d’une journée, vous verrez que le solaire et l’éolien reste assez faible par rapport à un nucléaire quasi comme actuellement et que nucléaire ne s’efface pas en journée pour permettre aux renouvelables de produire plus (et oui c’est normal car le nucléaire n’est pas souple et doit fonctionner en base, d’où l’impossibilité de développer fortement les renouvelables en gardant autant de nucléaire).

Page 27 : vous verrez les puissances installées des différentes énergies produisant l’électricité. Et surprise, le nucléaire est toujours au même niveau qu’aujourd’hui (63,2 MW). Même si les différentes énergies renouvelables (hors hydraulique) ont fortement progressé, il est clair qu’elles ne produisent pas beaucoup, parce que souvent elles devront s’effacer devant le nucléaire.

Mais, il manque un graphique dans cette étude, la décomposition du mix électrique en production (TWh), peut-être que le nucléaire est encore au-dessus de 50 % et c’est mieux de le dissimuler pour convaincre notre président de la République et ses sbires que c’est le bon scénario.

La conclusion est qu’il y a bien deux choix politiques soit celui qui est présenté dans cette étude et qui est à mon avis celui actuellement retenu par nos politiques du PS et de LR et autres, soit celui qu’on voudrait comme en Allemagne avec l’arrêt de tous les réacteurs nucléaires.

Il me semble qu’on est en train de perdre la bataille parce qu’on n’est pas assez puissant et qu’il nous manque un lobby qui fasse le poids devant les politiques. Pour le moment les entreprises du renouvelables ont leur os à ronger pendant quelques années et elles ne nous soutiendront pas.

Deux espoirs : un horrible mais probable l’accident comme Tchernobyl ou Fukushima, un autre économique avec l’augmentation des coûts du nucléaire et sa perte de compétitivité face aux renouvelables, mais en France, nos politique sont bien capables de subventionner encore plus le nucléaire et de supprimer toutes aides aux renouvelables.

Bon, comme je ne veux pas continuer avec le nucléaire comme sur le scénario ci-joint, je vais continuer à me battre. »

Pour info, site de la coordination STOP BUGEY :

http://www.stop-bugey.org/coordination-regionale-stop-bugey/

NDLR : cette étude explique parfaitement ce qui est dit dans l’article publié sur ce site le 30 juin sous le titre : LE MIRAGE FRANÇAIS DE LA BAISSE DU NUCLÉAIRE

POLYNÉSIE : BARILLOT VEUT UNE LOI MORIN CALQUÉE SUR LE SYSTÈME AMÉRICAIN

BarillotÀ quelques jours de la présentation de la proposition de décret venant modifier la loi Morin, Brunot Barillot a exprimé sa volonté de voir les conditions d’éligibilité à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français s’inspirer du modèle en vigueur aux États-Unis.

Trois jours après  la commémoration des 50 ans du premier des 193 essais nucléaires français opérés sur le fenua, un projet de décret sera présenté à Paris, mercredi, par la ministre des Affaires sociales, lors d’une réunion de la commission consultative de suivi des essais nucléaires. Réunion à laquelle participeront le Président Edouard Fritch mais aussi les présidents d’associations Roland Oldham et père Auguste.

Bruno Barillot, le « monsieur nucléaire » du fenua, a confié à Tahiti Nui Télévision son souhait de voir les conditions d’éligibilité à l’indemnisation des essais nucléaires français calqués américains. « La loi américaine fonctionne sur ce principe de présomption, c’est à dire qu’il faut être atteint d’une des maladies de la liste et avoir été sur les sites ou à proximité des sites, c’est à dire ici, sur l’ensemble de la Polynésie. Dans la mesure où on remplit ces deux conditions, on est éligible pour une indemnisation et il y a une commission qui se réunit pour fixer le montant de l’indemnisation. »

En effet, aux États-Unis, 51% des demandes d’indemnisations des vétérans des essais réalisés dans le Nevada et 80% des demandes formulées par la population riveraine ont abouti, contre à peine 2% en Polynésie.

Concernant le devoir de mémoire,  Bruno Barillot, que la rumeur voudrait voir réintégré au poste de délégué polynésien pour le suivi des conséquences des essais nucléaires en Polynésie française, « pense qu’il faudrait qu’il y ait un lieu où toutes les générations polynésiennes puissent s’informer sur ce qui s’est passé pendant la période du CEP. Le déroulement des essais mais aussi ce que vivait la population polynésienne à cette époque.  » Il attend de pied ferme la création d’un musée, « Un lieu qui soit digne et qui soit aussi pris en charge par l’État puisque c’est une promesse de François Hollande. »
    Les indemnisations en chiffres
En tout le CIVEN  a examiné 1043 demandes d’indemnisations  dont moins d’une centaine formulées par des polynésiens. Le CIVEN a accordé 20 indemnisations dont 7 pour des Polynésiens. Les autres dossiers ayant été rejetés car les risques engendrés par les essais nucléaires étaient considérés comme « négligeables« . 

Chaque année, la France prévoit dans son budget 10 millions d’euros pour l’indemnisation des victimes des essais, mais elle ne débourse que 270 000 euros par an, en moyenne, depuis 2010, soit 2,7% des crédits alloués

http://www.tntv.pf/Barillot-veut-une-loi-Morin-calquee-sur-le-systeme-americain_a12657.html

RENCONTRES NATIONALES DES LUTTES ANTINUCLÉAIRES : 13-14 AOÛT AVIGNON

Avignon2Ces rencontres sont autogérées dans leur pré-organisation comme dans leur déroulement. Si tu veux rejoindre le « collectif d’organisation » :

Ces rencontres ouvertes aux individus comme aux groupes-collectifs ont vocation à permettre de se retrouver pour l’action et les échanges d’expériences et pratiques, sur la base du constat de l’impératif sanitaire et moral de l’Arrêt Immédiat du Nucléaire dit « civil » et militaire. Toute autre tergiversation n’a pas place à ces « Rencontres ».

Les thèmes abordés et en débat seront définis sur place d’un commun accord le samedi 13 août 2016 à partir de 10h30 en assemblée délibérative. Des propositions peuvent être toutefois transmises dès à présent au «  » (par exemple : comment passer à l’acte légitime et efficace, faire autre chose et autrement…).

Des échanges pratiques d’expériences de luttes et d’actions seront les bienvenus et pourront donner lieu à travaux-pratiques.

Ces premières « Rencontres » veulent initier, si les participant-es en retiennent le principe, des rencontres (trimestrielles ou mensuelles) en différentes régions.

Restauration- hébergement possible sur place en prenant contact directement avec les animateurs du « Parc des Libertés » (association gestionnaire du lieu, 4682 Rte de L’Islon île de la Barthelasse 84000 Avignon) au 04 90 85 17 73 ou par fax au 04 90 86 36 62 ou par courriel sur .

Le site internet pour en savoir plus sur le lieu : www.parcdeslibertes.fr  et Le plan d’accès au Parc des Libertés

Un mot sur le « collectif d’organisation » : il est informel et de bonne volonté.

ILS EN APPELLENT À LA MOBILISATION POUR L’ARRÊT DE LA CENTRALE DU TRICASTIN

DromoiseEn tenue stop nucléaire oblige, ils sont partis à vélo hier matin de Romans et ont fait halte à Valence. Leur destination : la centrale du Tricastin pour qu’elle s’arrête.

« Sans que la partie technique du problème soit abordée, nous voulons aller à la rencontre des gens qui se baladent sur les voies vertes le week-end et discuter avec eux sur des points simples », explique Marc Papillon, directeur de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de la protection de la nature). Des points simples sous forme de question telles que: continuerez-vous à manger des champignons si une catastrophe se produit ? Ou sur des effets déjà impactant comme que vaut votre maison aux abords de la centrale ? L’équipée de la “Drômoise du nucléaire” devrait arriver ce soir, à 18 h 30, à Pierrelatte.

http://www.ledauphine.com/actualite/2016/07/02/ils-en-appellent-a-la-mobilisation-pour-l-arret-de-la-centrale-du-tricastin

RASSEMBLEMENT DEVANT LE MINISTÈRE DE LA DÉFENSE 50 ANS APRÈS LE PREMIER ESSAI NUCLÉAIRE EN POLYNÉSIE

Die inUne vingtaine de personnes s’est rassemblée, vendredi 1er juillet, devant le ministère de la Défense, à Paris, par solidarité envers les victimes des essais nucléaires. Il y a 50 ans, la France faisait exploser une première bombe nucléaire sur l’atoll de Moruroa.

C’était le 2 juillet 1966. La France faisait exploser une bombe nucléaire sur l’atoll de Moruroa, en Polynésie. Cinquante ans après, un rassemblement a eu lieu, vendredi 1er juillet, devant le ministère de la Défense, à Paris. Allongées sur un fond bleu en forme de carte du Pacifique, un peu plus de vingt personnes ont participé à un « die-in » pour dénoncer ces essais nucléaires et réclamer davantage d’indemnisations.

« Le premier essai a eu lieu sur l’atoll de Moruroa, mais il y en a eu 193 au total, explique Patrice Bouveret, directeur de l’Observatoire des armements. En Polynésie, plusieurs actions sont aussi menées ces derniers jours car le système d’indemnisation des victimes mis en place actuellement ne fonctionne pas »…

http://la1ere.francetvinfo.fr/un-rassemblement-devant-le-ministere-de-la-defense-50-ans-apres-le-premier-essai-nucleaire-en-polynesie-376421.html

UN DÉCRET ACCÉLÈRE LA PROCÈDURE DE DÉMANTÈLEMENT DES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE BASE

décretUn décret du 28 juin 2016 traduit dans une nouvelle procédure le principe de démantèlement des installations nucléaires de base (INB) « au plus tôt » après leur arrêt définitif tel que fixé par l’article 127 de la loi de transition énergétique. Une installation qui cesse de fonctionner pendant une durée continue de deux ans sera réputée définitivement arrêtée. Son exploitant procèdera alors à son démantèlement « dans un délai aussi court que possible« , dans des conditions économiquement acceptables et dans le respect de l’environnement.
La nouvelle procédure comporte une déclaration au ministre chargé de la Sûreté nucléaire préalable à l’arrêt définitif et portée à la connaissance de la commission locale d’information (CLI) adossée au site nucléaire concerné ainsi que du public par voie électronique. Cette déclaration mentionne la date prévue de l’arrêt, et détaille les opérations de démantèlement planifiées. Le dépôt dans les deux ans d’un dossier, aboutira à la prescription, par décret pris après enquête publique, du démantèlement et de ses conditions de réalisation.
La loi de transition énergétique confère une compétence générale aux CLI « de suivi, d’information et de concertation en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et d’impact des activités nucléaires sur les personnes et sur l’environnement pour ce qui concerne les installations du site« . Ces commissions – rassemblant élus locaux, syndicalistes, représentants associatifs et personnes qualifiées – peuvent désormais se saisir de tout sujet entrant dans ce champ. Le législateur a également conforté leur caractère participatif, en ordonnant, au sein du code de l’environnement, que chacune organise au moins une réunion publique annuelle (L. 125-17).

http://www.actu-environnement.com/ae/news/programmation-energie-ppe-report-volet-nucleaire-27131.php4

PROGRAMMATION ÉNERGÉTIQUE : NOUVEAU REPORT DE LA PUBLICATION DU VOLET NUCLÉAIRE

ministère environnementLe ministère de l’Environnement n’a toujours pas rendu publique sa feuille de route sur le volet nucléaire de sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Promise pour le 1er juillet, elle avait déjà fait l’objet de plusieurs reports. Or, la PPE doit établir « les priorités d’action des pouvoirs publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’énergie », prévoit la loi de transition énergétique votée l’été dernier. La feuille de route attendue doit couvrir les périodes 2016-2018, puis 2019-2023.

Jeudi 30 juin, la ministre de l’Environnement Ségolène Royal a indiqué au Monde que le texte serait présenté « d’ici au 15 juillet ».

Des documents de travail, révélés par l’AFP et relayés par Le Point, indiqueraient simplement la nécessité de « décider des fermetures et des prolongations de l’exploitation au-delà de 40 ans de certains réacteurs au cours de la deuxième période de la PPE », c’est-à-dire en 2019-2023.

D’après ces documents, il serait aussi question « d’abroger par décret en 2016 l’autorisation d’exploiter des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim », étant donné le plafonnement à 63,2 gigawatts de la capacité nucléaire de la France.

Mickaël Charpentier, journaliste

http://www.actu-environnement.com/ae/news/programmation-energie-ppe-report-volet-nucleaire-27131.php4

FESSENHEIM: LES ANTINUCLÉAIRES S’IMPATIENTENT ET ACCUSENT HOLLANDE D’AVOIR «MENTI»

Fessenheim«Force est de constater que le président de la République ne respectera pas son engagement, que François Hollande a menti aux Français», ont affirmé dans un communiqué cinq associations qui luttent pour la fermeture de la centrale alsacienne.

Ces dernières semaines, la date-butoir du 30 juin a été évoquée à plusieurs reprises par la ministre de l’Énergie Ségolène Royal, notamment dans une lettre adressée le 4 mai au PDG d’EDF pour lui demander de déposer avant cette date une «demande d’abrogation de l’autorisation d’exploiter» les deux réacteurs de Fessenheim. EDF a cependant indiqué qu’avant d’enclencher la fermeture, il souhaitait d’abord conclure un accord avec l’État sur son indemnisation.

Promesse de campagne

La fermeture de Fessenheim, promise par François Hollande lors de sa campagne de 2012 et réclamée depuis des lustres par les écologistes ainsi que par l’Allemagne et la Suisse, pays voisins de la centrale, est désormais fixée à l’horizon 2018, date à laquelle EDF prévoit de mettre en service l’EPR de Flamanville (Manche).

Lors de la conférence environnementale, fin avril, le président n’a pas évoqué l’échéance de fin juin. Il a seulement indiqué que le décret entérinant cette décision serait pris «cette année», sans préciser la date de la fermeture effective.

Cependant, d’après des militants de Greenpeace qui affirment avoir échangé quelques mots avec lui lors d’une rencontre fortuite dans les rues de Paris le 7 mai – un épisode qu’ils relatent en détail sur le site de l’ONG -, le président de la République leur a affirmé que le décret de fermeture de la centrale alsacienne serait signé «en juin», en vue d’une fermeture à la «fin de l’année».

En octobre dernier, «lors d’une rencontre à Strasbourg avec un membre du cabinet de l’Élysée, il nous a été affirmé qu’avant la fin juin 2016, François Hollande prendrait une mesure qui rendrait irréversible la fermeture de la centrale», affirment encore les antinucléaires dans leur communiqué.

Pour André Hatz, de l’association «Stop Fessenheim», les militants «en ont marre de cette procrastination permanente». «Maintenant, il faut que les promesses aux Français soient respectées», a-t-il dit à l’AFP.

La ministre de l’Environnement et de l’Énergie Ségolène Royal a redit le 16 juin que le processus de fermeture de Fessenheim – la doyenne des centrales nucléaires françaises, en service depuis 1977- devait «être tenu» et lancé cette année…

http://www.dna.fr/actualite/2016/07/01/fermeture-de-fessenheim-les-antinucleaires-s-impatientent-et-accusent-hollande-d-avoir-ment

COMPTE-RENDU DE LA COMMISSION LOCALE D’INFORMATION DE LA CENTRALE DU BUGEY

BugeyQuelques points importants :

. Suite à une demande de la métropole de Lyon qui souhaite intégrer la CLI, un courrier de réponse négative a été adressé à Gérard COLLOMB, réponse justifiée par le périmètre d’intervention de la CLI limité à ce jour à 10 kilomètres.

. L’association suisse Contratom s’est également positionnée pour intégrer la CLI. La présidente a adressé un courrier de réponse négative justifiée par le fait que le quota des représentants d’associations de défense de l’environnement est à ce jour atteint.

. La présidente, Véronique BAUDE informe les membres de la CLI de l’organisation par l’ANCCLI d’une réunion des CLI transfrontalières sur l’information et la préparation des crises nucléaires.

Pour lire le compte-rendu complet :

http://www.ain.fr/upload/docs/application/pdf/2016-07/compte-rendu_cli_10_juin2016.pdf

QUE FAIRE EN CAS D’ALERTE NUCLÉAIRE ?

Se rendre immédiatement sur le site : http://www.distribution-iode.com/ sur lequel vous sont expliqués et détaillés les 6 réflexes officiels pour bien réagir.

. 1 : je me mets rapidement à l’abri dans un bâtiment

. 2 : je respecte les consignes de protection des pouvoirs publics (radio, télé,…)

. 3 : je ne vais pas chercher mes enfants à l’école

. 4 : je limite mes communications téléphoniques

. 5 : je prends de l’iode dès que j’en reçois les instructions

. 6 : je me prépare à une éventuelle évacuation

ESSAIS NUCLÉAIRES EN POLYNÉSIE FRANÇAISE : QUEL IMPACT POUR LES POPULATIONS EXPOSÉES ?

CRIIRADIl y a 50 ans, le 2 juillet 1966, la France réalisait une première explosion nucléaire sur l’atoll de Moruroa en Polynésie. Entre 1966 et 1974, la France a réalisé 46 essais nucléaires atmosphériques à Moruroa et Fangataufa. Certains de ces essais ont entrainé des retombées radioactives très importantes sur des îles et atolls habités, à plusieurs centaines de kilomètres des lieux des tirs. Lire le communiqué de presse de la CRIIRAD dont quelques extraits ci-dessous.

…Des comparaisons effectuées par la CRIIRAD avec les rares données militaires officielles sur les retombées de 1966 à 1974 font apparaître une irradiation importante liée au passage de masses d’air contaminées suite à certains des essais atmosphériques. Le 2 juillet 1966, le niveau de radiation aux Gambier était plus de 1000 fois supérieur à celui relevé, en France métropolitaine, après le passage du nuage de Tchernobyl. Les photographies reproduites en annexe montrent que, sur l’île de Mangareva, les militaires étaient protégés des retombées radioactives par un blockhaus en béton armé avec des murs de 60 centimètres d’épaisseur, tandis que les populations n’ont pu s’abriter, et seulement après 1967, que dans un simple «hangar»…

Le dépôt au sol des radionucléides contenus dans l’air a entraîné, à l’époque des essais, une contamination très importante des eaux, des sols et des denrées alimentaires. La radioactivité des eaux de pluie a dépassé par exemple aux Gambier, le 26 septembre 1966, 850 millions de fois le niveau de radioactivité naturel. Les évaluations de doses conduites par la CRIIRAD en 2006, à partir des rares documents classés rendus publics à l’époque par la revue Damoclès, montent que certaines retombées ont pu conduire à une irradiation externe et interne des populations conduisant à des risques sanitaires non négligeables et dans certains cas inacceptables, au sens des normes de radioprotection internationales(plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliSieverts par an). Ces évaluations montrent que les bilans officiels publiés par la DIRCEN4en 1998 (quelques milliSieverts par an au maximum) sous-estiment fortement l’impact radiologique des retombées sur la population. Les évaluations de doses officielles ne prennent pas en compte toutes les retombées, ne tiennent pas compte de la radiosensibilité très élevée des enfants, négligent certains radionucléides comme les isotopes du plutonium, le tritium et le carbone 14 -pourtant présents dans les retombées comme l’ont montré les résultats de la campagne de mesure réalisée en 2005 par la CRIIRAD à Tureia et Mangareva. Ces évaluations officielles ne tiennent pas compte, par ailleurs, des modes de vie réels des populations (ingestion directe des eaux de pluie par exemple)…

http://www.criirad.org/actualites/dossiers2006/polynesie/CRIIRAD2016-07-01-polynesie-essais-nucleaires.pdf

FUKUSHIMA : CONTESTATION DES DONNÉES OFFICIELLES PAR UN RAPPORT MÉDICAL INTERNATIONAL

AMFPGMRésumé de la publication en français d’un rapport par l’IPPNW, Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire sur les conséquences sanitaires de la catastrophe, sortie en mai 2016. Il s’agit d’une vaste compilation d’études scientifiques de différents pays.

Des études sur les papillons, par exemple, montrent d’importantes mutations génétiques. Comme les insectes se reproduisent rapidement, elles apparaissent tout de suite, alors qu’il faut plus de deux générations pour mesurer les conséquences sur les humains.

De manière générale, on a constaté une réduction du nombre d’oiseaux, de papillons et de cigales proportionnelle à la radioactivité ambiante de la zone étudiée.

Les médecins qui ont réalisé ce rapport s’étonnent des écarts d’estimation de radioactivité entre les données officielles et celles mesurées par des études indépendantes.

Ils dénoncent le fait que l’Université de médecine de Fukushima, qui coordonne le programme de dépistage du cancer de la thyroïde soit financée en partie par l’AIEA, Agence notoirement liée au lobby nucléaire. Mis à part l’étude sur les cancers de la thyroïde chez les 116 enfants qui souffrent déjà d’un cancer à évolution rapide, aucune autre recherche n’a été entreprise sur l’augmentation des fausses couches, malformations fœtales, leucémies, lymphomes, tumeurs solides et maladies diverses. Ceci, alors qu’on sait qu’autour de Tchernobyl toutes sont encore en augmentation 30 ans après.

Les mêmes médecins demandent que des études épidémiologiques soient lancées en distinguant 4 catégories de population :

— les 25 000 personnes qui sont intervenues sur le site dans les premiers jours de l’accident et ont été très fortement contaminées

— les 200 000 évacués qui ont reçu des doses importantes initialement

— les non évacués qui continuent à recevoir chaque jour des doses de radioactivité

— le reste de la population du Japon, exposée à des rayonnements à faibles doses, mais qui ingère de l’eau et des aliments contaminés.

Si l’on se base sur les chiffres du Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR, un organisme pro-nucléaire), on peut attendre une incidence de 10 000 cancers au Japon dans les décennies à venir. Si l’on prend en compte des données et des facteurs de risque plus récents, les estimations sont de quelque 66 000 cas de cancer supplémentaires, dont la moitié mortels.

Comment se peut-il qu’on ignore encore quelle quantité de radiation a été réellement émise en mars et avril 2011 ? Et combien il s’en est échappé depuis des réacteurs en ruine et du site de la centrale ? En d’autres termes, les informations de base concernant la contamination du sol, de l’océan et de la nourriture sont encore un sujet de controverse entre le lobby nucléaire et les scientifiques indépendants.

 https://blogs.mediapart.fr/monique-douillet/blog/010716/sante-surtout-ne-pas-savoir

AREVA INTENTE UN PROCÈS EN DIFFAMATION À UN RETRAITÉ ANTINUCLÉAIRE POUR AVOIR RELAYÉ UN ARTICLE CRITIQUE

ArevaAreva, on l’encense ou elle se venge. Quand il s’agit d’évoquer le géant du nucléaire français, il faut choisir son vocabulaire et plutôt dans le glossaire des louanges, si on ne veut pas se voir traîner au tribunal. Déjà en 1974, le canard écologiste antinucléaire La Gueule Ouverte, qui ne mâchait pas ses mots, avertissait ses lecteurs : « les multinationales, fascisme sans frontières. ». Aujourd’hui la liberté d’informer sur les horreurs et les magouilles du nucléaire ne s’exerce qu’aux risques et périls du citoyen qui se croyait, encore un peu, en démocratie.

Et puisqu’il nous faut savoir que nul n’est assez petit pour l’oser défier, Areva sort le marteau-pilon pour écraser la mouche du coche : JJMU, retraité blogueur, n’appartenant à aucun groupe ni aucun parti. Jean-Jacques MU est poursuivi en correctionnelle par Areva pour diffamation. Le délit ? Avoir relayé un article de la CAN-84 (Coordination Anti-nucléaire Sud-Est) sur son blog hébergé par Médiapart

De quoi s’agissait-il ? Du conseil municipal d’Avignon et de la signature d’un contrat entre la ville et la Fondation Areva. Comme toutes les multinationales bienfaitrices de l’humanité, Areva possède une fondation qui subventionne, entre autres, des projets éducatifs… Et comme l’Éducation nationale a les poches de plus en plus vides, l’argent, même radioactif, n’a plus d’odeur. L’article de la CAN84 reproche vertement à certains élus EELV de n’avoir pas voté contre la signature de ce contrat avec la Fondation Areva : ils n’ont pas voté du tout, en sortant de la pièce au moment opportun.

Areva n’était donc qu’un point secondaire de l’article relayé par Jean-Jacques MU, qui visait le conseil municipal d’Avignon. Pourtant, la multinationale attaque la CAN84 et le blogueur, pour une poignée de formules qu’elle estime diffamatoire parce qu’elles sont critiques…

Puisque ce sont les libertés d’information et d’expression que menace Areva à travers ce procès en diffamation qui se tiendra au TGI de Paris le 30 août 2016, il nous revient de soutenir Jean-Jacques MU, en faisant largement connaître cette affaire, en étant présent devant le tribunal le jour du procès, en participant à la cagnotte qui lui donnera les moyens qu’il n’a pas, pour préparer sa défense.

A l’heure où les multinationales font condamner les lanceurs d’alerte et traquent les citoyens ordinaires qui osent les critiquer, répondons : non, nous ne nous tairons pas !

https://blogs.mediapart.fr/juliette-keating/blog/300616/gloire-areva-bienfaitrice-de-lhumanite

NDLR : l’administrateur du présent site n’a plus qu’à bien se tenir !

BAIE D’AUDIERNE. LE MISSILE A ÉTÉ TIRÉ CE MATIN A 9H18

M51Depuis la mi-juin, il était annoncé. Il a bien été lancé. Dans un communiqué, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (et président de la région Bretagne), a exprimé sa « grande satisfaction après le succès du lancement d’un missile balistique stratégique M51 par le Triomphant, Sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), ce vendredi, à 9h18, depuis la baie d’Audierne (29)« .
Et d’ajouter : « Le missile a été suivi tout au long de sa phase de vol par les moyens du centre d’essais de la Direction générale de l’armement (DGA), dont le bâtiment d’essais et de mesures Monge. La zone de retombées se situe en Atlantique-Nord à plusieurs centaines de kilomètres de toute côte. Comme toujours, cet essai a été effectué sans charge nucléaire et dans le strict respect des engagements internationaux de la France (…)« .
La Marine a donc procédé à un tir de missile M51. Ce qui va sans d9.000 km,oute faire réagir les associations anti-nucléaire, à l’image de la Fan-Bretagne (Fédération antinucléaire de Bretagne), qui, dès début juin, avait dénoncé ce futur tir <http://www.letelegramme.fr/finistere/penmarch/penmarc-h-rassemblement-dimanche-contre-le-tir-de-missile-07-06-2016-11098407.php> , évoquant « un missile destiné à embarquer une puissance de frappe de 600 fois Hiroshima jusqu’à 9.000 km de distance (Chine, Corée du Nord ?) en totale violation du Traité de non-prolifération nucléaire« .
Pour mémoire : l’avant-dernier missile M51 testé et tiré lui aussi au large de Penmarc’h en mai 2013 avait explosé en vol <http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/leguilvinec/penmarch/pointe-de-penmarch-video-le-missile-explose-en-plein-vol-filme-par-un-internaute-05-05-2013-2092550.php> « pour des problèmes de «qualité industrielle» ».

http://www.letelegramme.fr/bretagne/pointe-bretagne-le-missile-tire-ce-matin-vers-9h30-01-07-2016-11131531.php

UN DRONE CAPABLE DE FAIRE DES RELEVÉS EN CAS D’ACCIDENT NUCLÉAIRE

droneUne grande première en France. Une centrale nucléaire du sud de la France recevra lundi son drone entièrement automatisé, capable d’effectuer des relevés de radioactivité dans l’air aux alentours d’une centrale en cas de catastrophe nucléaire type Fukushima. « Le drone reste posé sur la centrale et en cas de problème, il suffira d’appuyer sur un bouton pour qu’il effectue plusieurs trajets afin d’effectuer les relevés et les transmette aux experts qui prendront la décision d’évacuer un périmètre de quelques kilomètres ou de toute une région, par exemple, détaille Edouard Guilhot, le directeur général de Civic Drone. On s’est rendu compte qu’en cas de catastrophe, même avec des combinaisons spéciales, aucun humain ne pouvait s’aventurer dans une zone sinistrée. »

Ce drone va rester dans cette centrale de Rhône-Alpes durant cinq ans. Prêt à servir. …

http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/capable-de-faire-des-releves-en-cas-d-accident-nucleaire-01-07-2016-5929631.php

PROJET HINKLEY POINT: AVEC LE BREXIT, LE REPORT « PLUS QUE JAMAIS NÉCESSAIRE » POUR LES SYNDICATS

Hinkley PointLe report du projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point (Royaume-Uni)  est « plus que jamais nécessaire » du fait du Brexit et du « contentieux » avec le comité central d’entreprise, estiment jeudi les fédérations CGT, CFE-CGC et FO de l’énergie, qui militent depuis longtemps en ce sens.
« Personne de bonne foi ne peut contester que le Brexit constitue un nouveau et important facteur d’incertitude pour le projet Hinkley Point« , écrivent dans un communiqué commun les trois fédérations, à rebours des déclarations du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, et du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron.
Elles soulignent aussi « la nécessité d’attendre le résultat du contentieux lancé » par le comité central d’entreprise d’EDF, qui doit se prononcer sur ce projet gigantesque d’un coût de 18 milliards de livres (environ 21,7 milliards d’euros), avant toute décision finale d’investissement.
Convoqué lundi pour se prononcer, le CCE a fini par assigner en fin de semaine dernière l’électricien en référé. Il estime qu’il « ne dispose pas de tous les éléments pour émettre valablement un avis » sur le projet malgré plusieurs demandes auprès d’EDF depuis début mai. L’audience est fixée au 22 septembre à Paris.
Les élus du CCE, qui rassemble les quatre syndicats représentatifs chez EDF (CGT, CFDT, CFE-CGC et FO), craignent que ce chantier ne mette à mal le groupe énergétique, déjà confronté à d’importants défis financiers, avec notamment le « grand carénage » du parc nucléaire français (travaux de maintenance lourde des centrales pour prolonger leur durée de vie).
« La prise en compte de la nouvelle réalité politique britannique et la nécessité de respecter les prérogatives du CCE sont impératives« , insistent les fédérations CGT, CFE-CGC et FO, en souhaitant que ce report « de quelques années » soit « mis à profit pour engager le nécessaire débat de fond sur l’avenir de la filière nucléaire« .
MM. Lévy et Macron ont tous les deux assuré que le Brexit ne remettait pas en cause le projet Hinkley Point, le ministre de l’Économie invitant EDF à une « décision rapide d’investissement« . Celle-ci, initialement attendue début mai, a été reportée en raison de la consultation du CCE, réclamée de longue date par les syndicats. De son côté, le ministre des Finances, Michel Sapin, a estimé mercredi que le projet était devenu « plus difficile » avec le Brexit, dans une émission diffusée par la BBC.

http://www.connaissancedesenergies.org/afp/projet-hinkley-point-avec-le-brexit-le-report-plus-que-jamais-necessaire-syndicats-160630

LE MIRAGE FRANÇAIS DE LA BAISSE DU NUCLÉAIRE

MirageDans le catalogue des promesses que la gauche n’aura pas tenues, l’atome occupera sans doute une place de choix. Le candidat Hollande avait pris deux engagements, maintes fois réitérés après son élection : fermer la doyenne des centrales françaises, Fessenheim (Haut-Rhin), avant la fin du quinquennat et réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 % à 50 % à l’horizon 2025. Si aucun de ces deux objectifs n’est formellement abandonné, ils font, à mesure que le temps passe, figure de mirages.

Attendue pour le 1er juillet – avec déjà six mois de retard –, la programmation pluriannuelle qui doit guider la politique énergétique de la France a été une nouvelle fois différée. Elle sera présentée « d’ici au 15 juillet », assure au Monde la ministre de l’environnement, Ségolène Royal. Des « documents de travail » confidentiels ont néanmoins été soumis, lundi 27 juin, au Conseil national de la transition écologique (CNTE)<http://www.developpement-durable.gouv.fr/Le-conseil-national-de-la,42513.html> . Mais ils ne disent rien, ou presque, de l’évolution du parc nucléaire hexagonal. Leur lecture confirme seulement que les décisions seront repoussées à 2019.. Alors même que la ministre s’était engagée à donner, avant le 1er juillet également, « une fourchette du nombre de réacteurs à fermer, en fonction de deux scénarios d’évolution de la consommation électrique ».

Certes, s’agissant de Fessenheim, il est prévu d’« abroger par décret, en 2016, l’autorisation d’exploiter les deux réacteurs ». Cela, en vertu de la loi sur la transition énergétique<http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/joe_20150818_0189_0001_1_-3.pdf> qui plafonne la puissance du parc électronucléaire à son niveau actuel de 63,2 gigawatts et impose donc, en prévision de la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), de stopper des unités de capacité équivalente.

Mais l’initiative de cet arrêt revient au PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, auquel Mme Royal avait demandé d’entreprendre les démarches nécessaires avant « la fin du mois de juin 2016 ». Or l’électricien s’y refuse, tant que n’aura pas été réglé le contentieux de son indemnisation, estimée par la ministre entre 80 et 100 millions, alors qu’il escomptait au moins 2 à 3 milliards d’euros. En outre, à supposer que la fermeture de la centrale alsacienne soit entérinée dans les prochains mois, elle ne deviendra effective que lors de l’entrée en fonctionnement de l’EPR, attendue, au mieux, fin 2018…

…Le gouvernement – sauf à revoir sa copie d’ici à la mi-juillet – se prépare ainsi à laisser à son successeur le soin de programmer la baisse de régime du nucléaire… ou de revenir sur cet objectif, comme Nicolas Sarkozy a déjà claironné qu’il le ferait s’il se retrouvait à l’Elysée.
 
Interrogée, Mme Royal se refuse à tout commentaire « sur des documents qui n’avaient pas vocation à être divulgués ». Les ONG, elles, ne mâchent pas leurs mots. « Pendant la COP21, la France a mis en avant sa loi de transition énergétique pour afficher ses ambitions. Mais derrière les effets de manche, le gouvernement accumule les retards et les reculs. Tout reste verrouillé par le nucléaire », dénonce Anne Bringault, du Réseau Action Climat et du Réseau pour la transition énergétique.

« La crédibilité du président de la République est en jeu, ajoute-t-elle. Saura-t-il faire appliquer la loi sur la transition énergétique ou cèdera-t-il une nouvelle fois aux lobbys des énergies du passé, mettant en péril les emplois à venir ? »

La difficulté de l’exécutif à trancher dans le vif n’est pas une surprise. Mardi 28 juin, en inaugurant le salon World Nuclear Exhibition au Bourget (Seine-Saint-Denis), le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, a encore vanté le « choix français » du nucléaire comme « un choix d’avenir ».

http://www.lemonde.fr/energies/article/2016/06/30/le-mirage-francais-de-la-baisse-du-nucleaire_4960850_1653054.html

XAVIER BERTRAND DIT « BASTA » AUX ÉOLIENNES ET VEUT UN EPR

Xavier BertrandPar Rédaction de France Info, mercredi 29 juin : « Les éoliennes, basta !« , a déclaré ce mercredi Xavier Bertrand au micro de France Bleu Picardie. En marge d’un déplacement à Amiens, le président de la région des Hauts-de-France a dit tout le mal qu’il pensait de l’énergie éolienne : « Cela ne crée pas tant d’emplois que cela. Et puis quand il y a les éoliennes en tête, c’est aussi pour faire sortir la région du nucléaire, et moi je ne veux pas que la région sorte du nucléaire« , a affirmé Xavier Bertrand.

« J’aimerais d’ailleurs que l’un des EPR [réacteurs nucléaires de dernière génération, ndlr], après Flamanville, qui s’installeront dans 10 ou 15 ans, soit dans la région des Hauts-de-France. Parce que non seulement c’est de l’indépendance énergétique mais c’est aussi des milliers et des milliers d’emplois. Je préfère une centrale plutôt que d’avoir une éolienne de plus« , a ajouté Xavier Bertrand, évoquant des « monstres » qui « défigurent nos paysages » et qui « coûtent très cher à EDF« .

http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/hauts-de-france-xavier-bertrand-dit-basta-aux-eoliennes-et-veut-un-epr-801907

MARNE : LA DÉPOLLUTION DU SITE NUCLÉAIRE DE MORONVILLIERS RÉCLAMÉE PAR DES RIVERAINS

MoronvilliersPendant plusieurs décennies, le site militaire de Pontfaverger-Moronvilliers, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Reims, a servi de lieu d’expérimentation nucléaire. Le CEA, le commissariat à l’énergie atomique, y testait des détonateurs de bombes atomiques.

Aujourd’hui le site est fermé, les militaires sont partis et la zone est interdite d’accès. Mais près de 3 tonnes de déchets nucléaires, uranium et plutonium, restent présents dans le sol, selon les autorités. Ces substances ne représentent aujourd’hui « aucun danger » pour les populations aux alentours estime le CEA.

Mais des riverains, inquiets, réclament une décontamination complète du site. Plus d’une centaine de personnes ont participé mardi soir  à une réunion publique à Pontfaverger-Moronvilliers selon l’organisateur René Petitprêtre, président de l’association de défense de l’environnement de Pontfaverger et sa région.

Il estime que le CEA « banalise » le risque et craint que ces substances radioactives polluent à terme la nappe phréatique, contaminant ainsi l’eau du robinet. Il souhaite que l’État confie les analyses à une autorité indépendante.

https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/marne-la-depollution-du-site-nucleaire-de-moronvilliers-reclamee-par-des-riverains-1467190709

DÉCHETS NUCLÉAIRES : CIGEO : UNE LOI LOURDE D’ENJEUX ADOPTÉE HIER À LA VA-VITE

CigeoDans l’indifférence générale, la presque totalité des députés de la Commission du Développement Durable de l’Assemblée Nationale s’est hier hâtée d’adopter la proposition de loi Longuet sur l’enfouissement en grande profondeur des déchets radioactifs.

Alors que ces parlementaires n’avaient que le mot de “responsabilité” à la bouche, c’est avec un empressement inouï qu’ils ont poussé pour le feu vert à la mise en œuvre d’un projet aussi lourd d’enjeux que CIGÉO. Coûts abyssaux (35 milliards selon l’Andra, dont plus de 5,7 pour la seule “phase pilote”), contestation locale et nationale du projet plus vive que jamais : ces questions brûlantes ont été quasiment évacuées, tout comme les mises en gardes d’un expert indépendant avertissant des risques bien réels liés à l’enfouissement (explosion due à l’émission permanente d’hydrogène, incendie en grande profondeur ingérable).

De manière désolante, la majorité des parlementaires s’est enthousiasmée pour des concepts creux et trompeurs. Le Réseau “Sortir du nucléaire” rappelle que la “réversibilité” tant mise en avant n’est qu’un leurre destiné à laisser croire à l’illusoire possibilité de récupérer les déchets ultérieurement. Quant à la “phase pilote”, il ne s’agit nullement d’un dispositif expérimental mais bien d’un prétexte pour construire les infrastructures principales de CIGÉO, – dont 40 premiers kilomètres de galeries – mettant en œuvre une politique du fait accompli.

Enfin, il est incompréhensible que le conflit d’intérêt flagrant lié au fait que le rapporteur de la loi, Christophe Bouillon, soit également le président de l’Andra, ait été accepté aussi facilement par les parlementaires, malgré les vives réactions émises par diverses structures et associations.

Le Réseau “Sortir du nucléaire” reste plus mobilisé que jamais contre cette loi et contre le projet CIGÉO et espère que les débats en séance publique, le 11 juillet, verront les députés revenir à la raison. L’urgence n’est pas de décider d’enfouir les déchets nucléaires, dont les volumes sont déjà considérable, mais d’arrêter leur production en fermant les réacteurs.

http://7seizh.info/2016/06/29/dechets-nucleaires-cigeo-loi-lourde-denjeux-adoptee-a-va-vite-commission-developpement-durable/

OUVERTURE À TOKYO D’UNE RÉUNION SUR LE DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE

TokyoLa réunion de trois jours du Partenariat International pour la Vérification du Désarmement Nucléaire a commencé mardi à Tokyo et rassemble 26 pays dotés du nucléaire ou non ainsi que l’Union Européenne.

Au cours des trois jours, les organisateurs espèrent que les pays dotés du nucléaire et ceux qui ne le sont pas, dont certains ne partagent pas les mêmes idées quant à la politique nucléaire, pourront trouver un terrain d’entente sur la vérification du désarmement pour faire avancer les efforts de non-prolifération.

« J’espère vivement que cette réunion sera un exemple d’entente entre les États dotés du nucléaire et ceux qui ne sont pas qui aboutira à des discussions fructueuses et une collaboration vers un monde sans arme nucléaire« , a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Hitoshi Kikawada, au début de la réunion à Tokyo.

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2016-06/28/content_38766352.htm

ÉLECTRICITÉ: LA FACTURE RÉTROACTIVE PLUS SALÉE QU’ANNONCÉ

EDFLa facture rétroactive qui sera envoyée par EDF aux 28 millions de ménages soumis à ses tarifs réglementés de l’électricité devrait être près de deux fois supérieure à celle annoncée par la ministre de l’Énergie Ségolène Royal, a estimé mardi une source industrielle.

Ce rattrapage tarifaire découle d’une décision du Conseil d’État d’annuler à la mi-juin des arrêtés gouvernementaux qui avaient prévu une hausse jugée insuffisante de ces tarifs pour la période allant du 1er août 2014 au 31 juillet 2015, au motif de préserver le pouvoir d’achat.

Ségolène Royal avait alors assuré que la facture s’élèverait à environ « un euro et demi par mois sur 18 mois« , soit 750 millions d’euros en tout pour les clients particuliers toujours assujettis aux tarifs « bleus » d’EDF.

Mais selon une source industrielle, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat dans le cadre du salon du nucléaire (WNE) au Bourget, près de Paris, cette estimation est minorée. « On est plus proche de 3 euros. Ça ne sera pas 1,5 euro pendant 18 mois« , a-t-elle estimé.

La Commission de régulation de l’énergie (CRE), gendarme français du secteur, a pour sa part estimé que le rattrapage tarifaire devrait dépasser le milliard d’euros au total.

C’est désormais la CRE qui fixe l’évolution une fois par an des tarifs réglementés de l’électricité, en prenant en compte notamment l’évolution des prix du courant sur le marché de gros: ceux-ci ayant diminué depuis plusieurs mois, elle a proposé une baisse de 0,5%, qui fera l’objet d’une délibération en son sein le 13 juillet. Il s’agirait du premier repli des tarifs depuis 2003, a souligné le régulateur.

La fourniture d’électricité aux particuliers n’est plus un monopole d’EDF depuis juillet 2007. Début juin, 3,85 millions de clients, soit 12%, avaient opté pour une offre de marché, proposée à la fois par EDF et des fournisseurs concurrents.

http://information.tv5monde.com/en-continu/electricite-la-facture-retroactive-plus-salee-qu-annonce-115373

TUNISIE : UNE CENTRALE NUCLÉAIRE DANS DIX ANS ? LA RUSSIE OFFRE SON AIDE…

Sans titreUn projet existe en matière de nucléaire pacifique de doter la Tunisie d’une centrale pour la production d’électricité dans un horizon de dix ans.

« Nous sommes prêts à discuter de cette éventualité »

Ce sont nos confrères du journal « Le Quotidien » qui le révèlent dans un entretien avec Sergueï Nicolaev, ambassadeur de la Fédération de Russie en Tunisie.

A la question « La Russie envisage-t-elle d’aider la Tunisie à construire une centrale nucléaire pour la production de l’électricité ? », l’ambassadeur russe répond: « La construction d’une centrale atomique prend environ dix ans, mais si nous voyons qu’elle sera profitable à la Tunisie, nous sommes prêts à discuter de cette éventualité ».

Tout en soulignant l’expertise russe dans ce domaine, Sergueï Nicolaev rappelle l’existence d’accords en ce sens entre la Russie et l’Égypte ou la Jordanie. D’autre part, il révèle des échanges d’informations et des formations de cadres dans ce domaine.

En effet, des discussions existent avec les autorités tunisiennes et des bourses – au nombre de trois – viennent d’être accordées par la Russie à des étudiants tunisiens appelés à se spécialiser dans l’énergie nucléaire.

Serait-ce un premier pas en direction de ce projet ambitieux qui a aussi bien ses partisans que ses détracteurs ?

http://www.webdo.tn/2016/06/28/tunisie-centrale-nucleaire-dix-ans-russie-offre-aide/

ILS MARCHENT POUR FAIRE AVANCER LE DÉBAT SUR LE FAIT NUCLÉAIRE

50 ansSamedi 2 juillet, cela fera exactement  50 ans que le premier tir aérien a eu lieu à Moruroa. Le tir Aldébaran. Au total, il y a eu 193 essais… jusqu’en 1996. L’occasion pour l’association 193 de marcher autour de l’île et revendiquer plus de transparence sur le débat nucléaire.

193, c’est le nom de l’association qui organise cette semaine un tour de l’île, à pied. Cela a commencé aujourd’hui à Paofai, ce qui a provoqué des embouteillages au centre-ville et à la sortie ouest de Papeete. Mais sans grandes conséquences.
Selon les manifestants, « c’est pour la bonne cause » et certains sont même venus de Moorea et d’autres sont originaires de Mangareva.
Écoutez-les au micro de Miri Tumatariri :

http://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/tahiti/polynesie-francaise/ils-marchent-pour-faire-avancer-le-debat-sur-le-fait-nucleaire-375103.html

SALON MONDIAL DU NUCLÉAIRE : JUSQU’OÙ VA ALLER LE DÉNI FRANÇAIS ?

LepagePar Corinne Lepage, ex-ministre.

La deuxième édition du « World nuclear exhibition« , salon mondial de référence en matière d’énergie nucléaire, vient de s’ouvrir au parc des expositions du Bourget. Un événement complètement déconnecté de la réalité, dénonce Corinne Lepage, eurodéputée EELV. 

Ce 28 juin s’ouvre une grand-messe organisée par Areva et EDF et qualifiée de « l’événement mondial de référence de la filière du nucléaire civil ». Il ne faut pas avoir peur, quand on est l’auteur de fiascos commerciaux et financiers de l’ampleur de ceux qu’ont produit Areva et EDF, d’oser organiser une telle manifestation. Si un prix hors catégorie devait être décerné à l’aplomb illimité, nul ne peut douter que les Laurel et Hardy du nucléaire l’obtiendraient.

Mais, malheureusement la situation n’est pas comique, elle est tragique pour notre pays, son image, ses finances, son industrie autre que nucléaire.

Alors que partout dans le monde, les entreprises énergétiques se retirent du fissile et demain des fossiles, EDF et Areva, à l’instar des entreprises des pays à économie étatique comme la Chine, la Russie ou la Corée du Nord, continuent à parier sur le nucléaire, mieux sur le tout nucléaire !

Ceci explique le retard abyssal de la France en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables, son incapacité à atteindre ses engagements communautaires en 2020 et l’impossibilité de mener à bien une politique énergétique à l’échelle européenne.

La situation financière catastrophique dans laquelle se trouvait notre filière au début de l’année est connue et a conduit le directeur financier d’EDF à démissionner en raison de la mise en péril d’EDF si la décision de construire Hinkley Point était finalement prise. 40 milliards de dettes, 50 milliards prévus pour une opération de grand carénage dont la Cour des comptes considère qu’elle coûtera 100 milliards, 25 milliards minimum pour l’opération de Bure – probablement 35 – sans compter le coût du démantèlement remis au XXIIe siècle.

Les mises en demeure et mise en garde de l’autorité de sûreté nucléaire, dont les moyens ont été volontairement limités par le gouvernement, n’y changent rien. Cette situation est bien entendu très préoccupante sur le plan financier ; elle l’est tout autant sur le plan de la sûreté et encore plus sur le plan démocratique.

En effet, non contents de prendre les Français pour des imbéciles, nos décideurs sont désormais dans le déni, comme si nous étions condamnés à une forme permanente de nuage de Tchernobyl bloqué à la frontière de la part des pouvoirs publics malgré les efforts indéniables de l’Autorité de sûreté nucléaire pour essayer d’informer convenablement.

Les exemples sont légion. L’affirmation par la ministre de l’Écologie de l’absence d’incidence sur les centrales nucléaires des dysfonctionnements et peut-être malversations techniques constatées au Creusot a été aussi rapide qu’inexacte. Elle faisait suite aux déclarations d’EDF datées du 12 mai selon lesquelles « ni l’analyse d’Areva ni celle de nos équipes ne conduisent à identifier un quelconque réacteur du parc en fonctionnement qui devrait être mis à l’arrêt ». Il n’a pas fallu attendre un mois pour qu’un réacteur de Fessenheim soit mis à l’arrêt et que l’Autorité de sûreté nucléaire annonce 80 irrégularités concernant 21 réacteurs.

La situation de la centrale finlandaise devient dramatique sur le plan financier. Il semblerait – mais comme par extraordinaire la presse française ne s’en est pas faite l’écho hormis la presse locale – que les pourparlers avec la partie finlandaise aient été rompus à l’initiative de la France. Certains parlent d’un risque de huit milliards d’euros ! Cette situation rend évidemment très difficile l’avenir d’Areva, puisque les 5 milliards d’euros promis par l’État, pris dans la poche des contribuables, ne suffiront certainement pas. Mais, silence et bouche cousue.

La situation de Flamanville est tout aussi obscure. En effet, Jean-Bernard Lévy a demandé que soit prolongée au 11 avril 2020 la mise en service de Flamanville III prévu pour avril 2017. Mais, compte tenu de l’aggravation de la situation de la cuve et du couvercle et au regard de la présence du carbone, il n’est pas du tout évident que l’Autorité de sûreté nucléaire donne un feu vert en 2017. On peut en revanche compter sur EDF pour faire toute la pression nécessaire pour obtenir le sésame. Et tant pis pour les risques pris en cas d’accident pour la population. De toute façon, EDF n’est pas assurée et  le contribuable  paiera…. Là aussi, le silence règne comme si la situation était sous contrôle.

Quant au cirque de Fessenheim, il semble parti pour durer. Les engagements à grand renfort de communication de la part de la ministre de l’Écologie sur sa volonté de prendre un décret de fermeture sont évidemment intenables, puisqu’elle a fait voter une loi qui ne lui en donne pas le pouvoir. Tout dépend du bon vouloir d’EDF, qui évidemment n’est pas pressé de déposer un dossier de demande de fermeture de Fessenheim, pariant sur le fait qu’un autre président de la République prendrait une position contraire. Donc, on amuse la galerie sur un prétendu débat sur l’indemnisation préalable d’EDF en cas de fermeture de Fessenheim pour retarder jusqu’à l’élection présidentielle toute décision.

Mais, il y a un grain de sable dans cette mécanique très bien huilée : l’arrêt du réacteur numéro 2, qui pourrait présenter des anomalies liées au travail réalisé au Creusot. Si le réacteur numéro 2 était effectivement défectueux, alors la fermeture au moins de ce réacteur pourrait-elle être décidée pour des risques graves. Paradoxalement, l’engagement du président de la République serait tenu grâce à des fraudes réalisées lors de la construction du réacteur.

Et que dire de la situation de Paluel, où l’invraisemblable chute d’un générateur de vapeur – accident jugé impossible par EDF – pourrait rendre inutilisables les installations ? Que dire du report à 50 ans voire plus des opérations de démantèlement des centrales nucléaires pour cause de non provisionnement des sommes nécessaires à ces opérations. Rappelons à cet égard que la Commission européenne avait épinglé la France quelques semaines auparavant précisément pour n’avoir réservé que 30% des sommes nécessaires et prévues.

Aussi, dans un tel contexte, aller se pavaner pour vanter l’exemplarité française ne manque pas d’audace et constitue, pour tout notre système industriel, un modèle déplorable et très probablement à l’opposé de ce que nos entreprises qui, elles, connaissent le succès, voudraient donner de l’exemplarité française.

Article édité par Rozenn Le Carboulec.

 http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1533065-salon-mondial-du-nucleaire-jusqu-ou-va-aller-le-deni-francais.html

LE FILM « AT(h)OME » ENFIN DISPONIBLE EN DVD

AthomeConnaissez-vous AT(h)OME, le dernier film de la réalisatrice Elisabeth Leuvrey? 

Avec ce film, elle s’attaque au défi du nucléaire. Ce documentaire de 53 minutes nous ramène en 1962, peu après l’indépendance de l’Algérie, en plein Sahara. Ici, en vertu d’un accord secret avec les autorités algériennes, l’armée française fait exploser en sous-sol une bombe nucléaire. L’essai Beryl sera le plus grave accident nucléaire du Sahara.  

Dans le contexte des commémorations de Tchernobyl et Fukushima ainsi que des 50 ans du premier essai nucléaire en Polynésie , nous avons décidé de lancer l’édition DVD de ce film.

Ce DVD est accompagné d’un livret avec plusieurs textes, notamment un texte du philosophe Jean-Jacques Delfour.

SYNOPSIS : Plus de cinquante ans après la fin de la guerre, une cinéaste et un photographe, issus des deux camps du conflit et enfants héritiers de l’histoire coloniale franco-algérienne, nous ramènent en 1962 en plein Sahara algérien.
D’une zone désertique irradiée aux faubourgs d’Alger, ils suivent le parcours d’une explosion nucléaire expérimentale.
De l’essai à l’accident, des retombées environnementales au « recyclage » des lieux du passé…
Le point de départ est historique mais l’histoire contée nous rattrape au présent et vient nous chercher là où nous sommes – at home – pour un face à face avec des retombées sans frontière.

http://lesecransdularge.fr/dvd/at-home/

BELGIQUE : GREENPEACE PLACE UNE BANNIÈRE AU SIÈGE DE L’AFCN POUR DÉNONCER SES LIENS AVEC ÉLECTRABEL

GreenpeaceSix activistes de l’organisation Greenpeace ont placé vers 6h00 ce matin une bannière avec le slogan « AFCN 80% sponsored by Engie ». L’ONG tient ainsi à dénoncer les liens entre l’agence et Engie/Electrabel, alors que le directeur de l’agence passe plus tard dans la journée en Commission au Parlement. « L’AFCN n’est indépendante ni économiquement, ni politiquement, ni structurellement dénonce aujourd’hui Greenpeace », estime Greenpeace selon qui « l’agence fédérale de contrôle nucléaire, censée être un gendarme indépendant, est en fait payée à plus de 75% directement par Engie/Electrabel pour le seul contrôle des centrales nucléaires ».

« Si l’agence avait fait fermer les réacteurs fissurés et n’avait pas renouvelé le permis d’utilisation des deux plus vieux, elle aurait perdu l’an dernier plus de 8 millions d’euros, sur un chiffre d’affaire de 26,1 millions d’euros », avance encore Greenpeace. Du côté de l’AFCN, on estime que cette information n’a rien de neuf.

« Il est exact que l’agence est financée par les titulaires des licences et accréditations. C’est même inscrit sur notre site internet », indique la porte-parole Ine Wenmaekers qui assure que cela n’entache en rien l’indépendance de l’institution et n’a pas influencé la décision de prolongation de la durée de vie des centrales. « Nous ne donnons d’ailleurs qu’une autorisation technique, c’est le gouvernement qui en définitive décide », poursuit Ine Wenmaekers.

http://fr.metrotime.be/2016/06/28/news/greenpeace-place-une-banniere-au-siege-de-lafcn-pour-denoncer-ses-liens-avec-electrabel/

AREVA NP: PROTOCOLE D’ACCORD ENTRE EDF ET MHI POUR UNE POSSIBLE ENTRÉE DU JAPONAIS AU CAPITAL

MitsuEDF a signé mardi avec Mitsubishi Heavy Industries (MHI) un protocole d’accord visant à renforcer leur coopération dans le domaine du nucléaire, prévoyant notamment une possible entrée du conglomérat japonais au capital d’Areva NP, la branche réacteurs d’Areva en cours de cession à EDF.

Ce protocole d’accord prévoit « la participation potentielle de MHI, au titre de partenaire stratégique, dans la réorganisation du secteur nucléaire français, à travers l’acquisition d’une participation minoritaire dans le capital d’Areva NP », selon un communiqué diffusé à l’issue de la signature du document par les PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, et de MHI, Shunichi Miyanaga, lors du salon mondial du nucléaire au Bourget, près de Paris.

Les deux sociétés prévoient également une collaboration d’EDF avec la coentreprise Atmea, détenue par MHI et Areva. Celle-ci se traduira notamment par la participation de l’électricien français dans le projet de construction d’une centrale nucléaire à Sinop, dans le nord de la Turquie, qui sera équipée de quatre réacteurs Atmea-1 de moyenne puissance conçus par cette coentreprise et exploitée par le français Engie.

EDF ne prévoit toutefois pas de participation capitalistique au projet. « C’est un travail d’ingénieur, de fournisseur de savoir-faire, impliqué dans la gestation de ce projet« , a expliqué M. Lévy à des journalistes.

L’assistance à la maîtrise d’ouvrage portera principalement sur la préparation des opérations et la sûreté. « Dans le cadre de cette coopération, nous prévoyons que le réacteur de référence pour la sûreté de l’Atmea turc sera Flamanville 3« , en cours de construction dans le département de la Manche, a expliqué le dirigeant.

http://www.ouest-france.fr/economie/areva-np-protocole-daccord-entre-edf-et-mhi-pour-une-possible-entree-du-japonais-au-capital-4331197

E D F : MACRON INVITE EDF A PRENDRE UNE DÉCISION FINALE SUR HINKLEY POINT MALGRÉ LE BREXIT

MacronLe ministre français de l’Économie, Emmanuel Macron, a invité mardi Électricité de France (E.D.F) à prendre une décision d’investissement définitive concernant le projet de centrale nucléaire d’Hinkley Point au Royaume-Uni, malgré le vote des Britanniques en faveur d’une sortie de leur pays de l’Union européenne. Ce projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre, a reçu l’appui du Royaume-Uni et de la France, actionnaire majoritaire d’EDF, mais la décision d’investissement définitive du conseil d’administration du groupe d’électricité a été plusieurs fois reportée.

Le projet Hinkley Point profitera à EDF, au Royaume-Uni et à l’ensemble de la filière nucléaire française, a affirmé Emmanuel Macron pendant un discours lors d’un salon consacré au nucléaire à Paris.

« Il ne s’agit pas d’ajouter de l’incertitude à l’incertitude« , a plaidé le ministre. « Le peuple souverain a fait un choix qui entraîne des conséquences, mais je pense que les grands projets doivent continuer« , a-t-il souligné.

Même si le Royaume-Uni doit prochainement quitter l’Union européenne, le pays reste un partenaire économique clé pour la France, a-t-il ajouté.

Rien n’indique qu’il y ait un changement du côté britannique au sujet du projet, a déclaré le ministre à des journalistes en marge de la conférence.

Le projet géant d’Hinkley Point, d’un montant de 18 milliards de livres (21,6 milliards d’euros), est contesté par les syndicats d’EDF, inquiets au sujet de ses répercussions sur la situation financière du groupe. Un désaccord sur l’impact financier du projet avait conduit en mars à la démission du directeur financier d’EDF, Thomas Piquemal. Du côté britannique, certains responsables politiques et groupes de défense de l’environnement jugent le projet trop cher et trop risqué.

-Inti Landauro, The Wall Street Journal

(Version française Lydie Boucher) ed: ECH

http://www.zonebourse.com/E-D-F-4998/actualite/E-D-F-Macron-invite-EDF-a-prendre-une-decision-finale-sur-Hinkley-Point-malgre-le-Brexit-22587829/

« LA POLYNÉSIE FRANÇAISE SOUS LA BOMBE 1966-1974 » : UNE EXPOSITION POUR LA MÉMOIRE

PAPEETE, le 27 juin 2016 Le Centre économique et social de Polynésie française accueille, depuis hier et jusqu’au 8 juillet, une exposition dédiée aux essais nucléaires qui se sont déroulés sur le territoire de 1966 à 1974.
Une trace de l’Histoire de la Polynésie encore bien présente dans les mémoires : le 1er juillet marquera le 50ème anniversaire du premier essai sur le territoire. A cette occasion, le Centre économique, social et culture de Polynésie, le ministère de la Culture et les associations Moruroa E Tatou ainsi que Tamarii Moruroa et 193 ont uni leurs forces pour présenter une exposition intitulée : « La Polynésie française sous la bombe 1966-1974 ». Le sujet, toujours délicat, est évoqué sous la forme de différents tableaux où sont décrits les essais, le contexte politique de l’époque et le déroulement de l’opération.
« Aujourd’hui, la parole est plus libérée, a souligné Winiki Sage, président du CESC dans son discours inaugural de l’exposition. Et le discours du Président de la République lors de sa visite représente une véritable avancée en matière de reconnaissance. Pourtant, il y a encore beaucoup de choses à faire. Tout n’a pas encore été éclairci… »
L’exposition a pour but de mettre en lumière cette partie sombre de l’Histoire de la Polynésie. Pour les organisateurs et participants, il est important que les habitants du fenua comprennent le passé. « Cette date doit réunir tous les Polynésiens et non pas les diviser, a expliqué le Père Auguste, président de l’association 193. Tous les Polynésiens sont victimes de ces essais. »

Si le sujet est beaucoup moins tabou qu’il y a quelques années, la question divise encore. Cette exposition a pour mission de remémorer, d’apporter quelques réponses mais aussi de fédérer.

Dans la continuité de nombreux travaux engagés, « La Polynésie sous la bombe » pourrait être aussi le commencement d’une nouvelle ère. « Il faut envisager une suite à cette exposition », a lancé le ministre de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu.
Parmi les représentants des associations présentes, tous ont évoqué la construction d’un centre de mémoire dédié à la période des essais nucléaires « pour que les promesses ne restent pas que des promesses » a insisté Roland Pouira Oldham, président de l’association Moruroa E Tatou.
Enfin, beaucoup souhaitent aussi que cette partie de l’histoire ne soit plus occultée des programmes scolaires. En somme, que l’Histoire entre dans les cahiers d’histoire.

http://www.tahiti-infos.com/La-Polynesie-francaise-sous-la-bombe-1966-1974-une-exposition-pour-la-memoire_a150382.html

LES MALADIES RADIO-INDUITES « NÉGLIGEABLES », UN NOUVEAU PARADIGME ?

IppnwJusqu’en 2006, la bataille a fait rage dans la communauté scientifique pour faire admettre la notion de “faibles doses“. Celle-ci fut soit rejetée par les partisans d’un seuil d’efficacité biologique, soit reliée aux effets des rayonnements ionisants en dessous de 500 mSv, ce qui retirait toute singularité puisque les effets tangibles sur la santé étaient identiques avec celles des fortes doses, la gravité en moins.

Dans un premier temps le seuil est redescendu à 100 mSv. Même si la majorité des experts avaient accepté une limite “admissible“ en radioprotection (soit 1 mSv pour la population) les nucléaristes restaient fermes sur ce qui leur paraissaient une évidence : pas de maladies radio induites en dessous du seuil  fatidique de 100 mSv…

La bascule, du moins dans les esprits, s’est faite avec le rapport de l’UNSCEAR (agence de l’ONU pour la radioprotection) de 2006 (1) confirmé par celui de 2012 sur “ les mécanismes biologiques des effets des radiations aux faibles doses“ (2).

Ce rapport allait confirmer :

  • La reconnaissance officielle d’une différence majeure entre fortes et faibles doses, avec un lien sur les effets non ciblés.
  • L’existence d’une nouvelle radiobiologie radicalement différente de l’ancienne
  • L’acceptation (prudente) d’un début de modèle biologique pour expliquer les lésions non ciblées. (3)
  • La reconnaissance d’un support biologique aux groupes humains à risque : l’épi génétique, c’est à dire l’ensemble des événements environnementaux susceptibles de modifier le génome.

Cela n’a pas suffit pour faire changer d’avis les tenants de la limite à 100 mSv, mais une brèche s’est ouverte au sein du groupe des experts en radioprotection : un certain nombre ont accepté l’idée de la réalité du modèle linéaire sans seuil, non plus comme précaution administrative, mais comme une réalité.
Cela rétablissait la cohérence avec les dernières études épidémiologiques (4) avec des valeurs de doses cumulées très inférieures au 100 mSv.
Par exemple, l’étude portant sur les travailleurs de 3 pays (USA, GB et France) appelée INWORKS. On a étudié une population de 8,22 millions de “sujet/année“ correspondant à 308 297 travailleurs. La dose cumulée moyenne est de 16 mGy, avec une dose moyenne annuelle de 1,1 mGy. Même si on traduit un milli Gray (mGy) par un milli Sievert (mSv) on est loin des 100 mSv exigés pour avoir un effet !…

Quelles sont nos tâches pour nous AMFPGN ?

Avec l’IPPNW, et en tant que praticiens de la santé, nous avons comme matière principale les conséquences humanitaires de la menace nucléaire et donc en priorité les conséquences sur la santé publique. Se battre dans toutes les instances scientifiques pour faire admettre la pertinence du système biologique, cohérente avec notre expérience médicale, reste crucial. Nous l’avons fait dans le passé pour la reconnaissance des effets sur la santé publique des faibles doses, nous devons le faire contre ce nouveau révisionnisme avec cette conception de ce qui est “négligeable“.
Mais pour nous en France il y a une urgence spécifique, celle des vétérans des essais nucléaires régulièrement grugés par cette mécanique du 1%, dénoncée partout, y compris dans la commission des droits de l’Homme de l’ONU (voir l’éditorial de Françoise Ducloux dans le dernier numéro de MGN). Il s’agit d’une bataille politique au bon sens du terme qu’il faut mener avec les parlementaires favorables à la loi sur l’indemnisation et avec les ministres, comme celle de la santé, qui ont soutenu le bon droit des vétérans porté en particulier par l’AVEN.
L’AMFPGN ne se dérobera pas à cette exigence majeure.

Par le Dr. ABRAHAM BEHAR, Président de l’AMFPGN, ex président de l’IPPNW

Pour mieux comprendre, lire l’article complet sur :

http://www.vivre-apres-fukushima.fr/les-maladies-radio-induites-negligeables-un-nouveau-paradigme/