Hier à Bure dans la Meuse, le bois Lejuc est repassé aux mains des opposants au projet de stockage de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Un coup d’éclat antinucléaire rondement mené…
Bure, 10 h, sur la place du village, briefing. Michel, le porte-parole des différents collectifs en lutte contre Cigéo détaille l’action du jour : « On va reprendre le bois et installer des cabanes, des barricades pour renouveler durablement l’occupation du site et l’intensifier », dit-il.
Autour de lui, la ruche qui a investi la Maison de la Résistance se prépare à faire mouvement vers une colline placée aux avant-postes des 220 hectares de la forêt de Mandres et de la parcelle du bois Lejuc. La veille au soir un bivouac musical s’était tenu sur ce point haut, histoire de gonfler le moral des troupes. Pour les épauler, les activistes de la région ont reçu le renfort d’un car d’une soixantaine de militants engagés contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une montée en puissance car le 7 juillet les premiers occupants avaient été expulsés de la chênaie-hêtraie par un dispositif musclé de forces de l’ordre. Mais il en faut plus pour entamer la détermination des opposants au projet d’enfouissement de déchets hautement radioactifs à durée pluri-millénaire.
Dans ce coin de la Meuse profonde, près de 20 ans d’hostilité anti-poubelle nucléaire, ça pèse. Alors ni la décision du TGI de Bar-le-Duc qui, le vendredi précédent, a débouté un référé déposé contre l’ordonnance d’expulsion, ni le vote du lundi 11 juillet dernier qui autorise le lancement d’une phase pilote de Cigéo au bois Lejuc par une vingtaine de députés perdus dans l’hémicycle ne changera la donne, bien au contraire. « Un débat parlementaire en catimini a validé un projet qui va coûter 6 milliards d’euros ! », gronde Laura du Réseau sortir du nucléaire. Souvent évoqué par ses défenseurs, l’argumentaire de la réversibilité du stockage est battu en brèche : « C’est un mythe, un mensonge de plus, un moyen fallacieux d’acceptabilité sociale », tranche Martial, prof de physique en retraite venu de la Sarthe.
Midi, la chaleur et la tension montent. Sur la colline, ils sont environ 500 à observer la ligne bleue des uniformes et les visières des casques de la gendarmerie mobile déployées en lisière du bois Lejuc, en contrebas. 13 h : entre les blés mûrs, sur le chemin pierreux d’une ancienne voie romaine qui s’incline vers le thalweg, le cortège s’élance au son de l’accordéon et des « Andra barre-toi ! ». Deux tracteurs aux fanions de la Confédération paysanne ferment la colonne. « La Conf’ne sera bientôt plus seule dans la contestation », affirme Rémy, un Meusien, « le monde paysan et notamment le syndicat des Jeunes agriculteurs de la Haute-Marne et des Vosges commence à comprendre l’entourloupe. Outre les forêts, l’Andra a acheté 1.000 hectares de terres agricoles sans déclaration d’utilité publique. Pour en faire quoi ? ». Vers 13 h 30, contact. Des projectiles fusent, les militaires ripostent à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes. Une escarmouche, car les activistes s’éclatent en plusieurs groupes pour dénicher une brèche dans les 7 kilomètres de lisière. Cette stratégie spontanée va payer.
Vers 15 h, une cinquantaine d’intrépides parvient à forcer le verrou en se faufilant sous les frondaisons. La forêt résonne d’appels et de détonations de grenades. Beaucoup de militants visiblement rompus aux guérillas zadistes ont revêtu la tenue idoine. Masques à gaz, casque, genouillères ou visages masqués. Durant plusieurs minutes, la situation est indécise. Puis, une onde de joie secoue les rangs des assaillants : la gendarmerie et les vigiles de l’Andra se replient. Le champ est libre. En fin d’après-midi, 350 activistes ont repris possession d’une clairière. « Nous venons d’installer la cantine collective. On construit des cabanes, on dresse les tentes pour la nuit… », rigole Sylvestre, l’un des lieutenants des collectifs. « Maintenant, il va falloir tenir… ».
Patrice COSTA
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2016/07/17/bure-on-a-repris-le-bois
Détails du weekend minute par minute sur : http://vmc.camp/fil-info/

Le candidat républicain à la présidentielle américaine Donald Trump renégociera l’accord nucléaire avec l’Iran s’il est élu président, a déclaré jeudi à I24news l’ami de longue date du candidat et conseiller informel Guido George Lombardi.
Quand les vieux réacteurs de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) seront-ils démantelés ? EDF vient d’annoncer son intention de reporter la fin des travaux à 2100. Cette annonce suscite l’inquiétude et la méfiance chez les riverains.
La Chine pourrait construire des centrales nucléaires « mobiles » en mer de Chine méridionale, a rapporté vendredi la presse officielle, quelques jours après avoir été désavouée par une cour internationale sur ses prétentions à la souveraineté sur ces eaux stratégiques.
C’est un dossier qui concerne les générations futures. 2050, 2100, c’est loin. Et pourtant, en 2016, aujourd’hui, notre pays se prépare une petite bombe budgétaire. Qui risque de faire mal à nos petits-enfants, et aux enfants de ceux-ci.
…La gestion des déchets, c’est bien connu, c’est le talon d’Achille de la filière. Les mettre sous le tapis sert avant tout à les dissimuler du paysage politique, à entretenir l’idée que le nucléaire est non seulement « propre » par son absence de rejets de gaz à effet de serre (même si l’extraction de l’uranium en recrache des tonnes) mais qu’il est aussi capable de se régénérer. Trouver « la » solution des déchets nucléaires, c’est avant tout, pour les nucléocrates, mettre en avant « la » solution pour assurer sa survie économique, alors que tous les acteurs (Areva et EDF en tête) sont embourbés dans un marasme économique et financier hors du commun. Creuser la poubelle de Bure, c’est donc construire la dernière pierre d’un édifice destiné à sauver l’énergie nucléaire d’un ultime discrédit pathétique.
En « omettant » de comptabiliser la masse non consommée de plutonium 239 d’environ 50 tonnes qui, via le rendement de fission des engins, se déduit pourtant implacablement du ratio Cs137/Sr90 des retombées mondiales, les inventaires de l’UNSCEAR qui passent pour la référence universelle en terme de fallout (NDLR : retombées) subi par notre planète à la suite des essais atmosphériques de fission, effacent 18,97% de la radioactivité globale longévive (NDLR : à longue vie) émise lors explosions atmosphériques de fission et
Paris, le 13 juillet 2016 : le message :
La marine russe planche sur la construction de nouveaux navires à propulsion nucléaire. Retour sur les plus grandes avancées russes et américaines en la matière.
Pour éviter un accident nucléaire majeur, toutes les centrales nucléaires françaises disposent de groupes électrogènes de secours. Mais ceux-ci seraient dans un état «dégradé», voire «inacceptable», a révélé le Journal de l’énergie, grâce à des lanceurs d’alertes. À Cattenom, le directeur déplore cette polémique. Explications.
La justice japonaise a maintenu mardi l’ordre de fermeture de deux réacteurs de la centrale nucléaire de Takahama, dans l’ouest du Japon, rapporte l’agence de presse Kyodo.
Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a critiqué «les solutions militaires» de l’OTAN. Pourquoi ses membres eux-mêmes se mettent à blâmer l’Alliance ? Le journaliste John Walsh cherche une explication…
La Russie a proposé à l’inde d’acheter un modèle de porte-avions nucléaire
Un tribunal japonais a rejeté mercredi une plainte en nom collectif déposée contre les fabricants des réacteurs nucléaires de la centrale Fukushima daiichi dévastée par le tsunami de mars 2011…
Les grandes manœuvres sont lancées autour du projet très controversé de construction par EDF de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, dans le sud de l’Angleterre. Après une réunion confidentielle lundi à l’Élysée, c’est au tour du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron — qui soutient ouvertement le projet —, d’inviter lundi 18 juillet les fédérations de l’énergie et de la métallurgie. Les syndicats CGT, CFE-CGC et FO demandent depuis plusieurs mois le report des travaux. Estimé officiellement à 18 Mds£, soit 21,7 Mds€ au cours actuel, Hinkley Point pourrait coûter bien plus cher, 44,5 Mds€ selon nos informations.
Le 7 juillet 2016,
L’Iran et la France vont coopérer ensemble
Entre finale de l’Euro et fête nationale, l’Assemblée nationale a adopté sans réelle discussion le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires. Le baroud d’honneur des quelques députés écologistes n’a pu entamer le mur de l’accord de tous les autres partis.
Jean-Jacques Kissling (photographe) nous propose une très agréable bande dessinée : « La vie ou l’oubli », réalisée pour le jubilé des 30 ans de la catastrophe de Tchernobyl. Vous trouverez la version internet (gratuite) sur le site : http://www.jjkphoto.ch/bande%20dessinee%20tchernobyl.htm mais l’édition papier est plus jolie, vous pouvez la commander directement à l’auteur ou la trouver en librairie.
JE PEUX PAS, Y’A LES BLEUS- Scène cocasse à l’Assemblée nationale, ce lundi 11 juillet. Durant l’examen d’une proposition de loi sur l’enfouissement des déchets nucléaires, devant permettre l’installation d’un cimetière radioactif à Bure (Meuse), la position du gouvernement est défendue par…. le secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie, André Vallini. Lequel n’a jamais étudié de près ou de loin ces questions dans le cadre de ses fonctions actuelles.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mis en demeure le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de prendre des « actions correctives », après avoir constaté des lacunes et dysfonctionnements persistants dans une station de traitements des déchets radioactifs à Cadarache.
Pyongyang a menacé lundi de lancer une «action physique» contre un système antimissile américain qui doit être déployé en Corée du Sud et annoncé la rupture d’un des derniers canaux de communication encore existants avec Washington en raison de sanctions contre son dirigeant.
Un des 3 intervenants, Monsieur Hamid Baali a déclaré : “Le 13 février 1960 à 7 heures 04, explosait la bombe atomique Gerboise bleue à Reggane, dans le Sud algérien, sur une superficie de 108 000 km2 et dont les retombées s’étalaient sur un rayon de 3 000 km. D’une puissance déclarée de 600 KT, cet essai nucléaire a provoqué des milliers de victimes alors que le commandement français prétendait que cette région était inhabitée ! Cette explosion a engendré la contamination des humains, de la faune, de la flore et a vitrifié le sable et le sol de cette région ! 150 Algériens ont servi de cobayes à cette tragédie !”…
EDF envisage de fortement retarder le démantèlement de ses anciens réacteurs. À Saint- Laurent-des-Eaux, ça veut dire que le chantier sur les réacteurs graphite-gaz, à l’arrêt depuis 25 ans, serait prolongé de 70 ans.
Une opinion du Dr Philippe De Salle, président de l’AMPGN (Association médicale pour la prévention de la guerre nucléaire).
Le voisinage de la centrale nucléaire de Mühleberg dans le canton de Berne doute que l’installation tienne le coup en cas de fortes intempéries. Deux riverains ont déposé une plainte auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF) contre une décision de l’IFSN.
Le 22 mars 2016, douze députés français ont adressé aux 925 membres du Parlement français, députés et sénateurs, une lettre les invitant à signer avec eux une proposition de loi organisant un référendum sur la participation de la France à l’abolition des armes nucléaires.
Le ministère français des Affaires étrangères appelle ce samedi, via un communiqué, au « démantèlement complet, vérifiable et irréversible des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord« , qui constituent, selon lui, « une menace pour la stabilité régionale et la paix et la sécurité internationales« , alors que la Corée du Sud affirme que son voisin a effectué dans la matinée, depuis la mer, un tir d’essai d’un missile balistique.
Le Parlement britannique votera le 18 juillet sur le renouvellement des quatre sous-marins nucléaires Trident, a annoncé samedi à Varsovie le Premier ministre David Cameron.
Les Suisses se prononceront le 27 novembre sur la sortie du nucléaire. L’initiative des Verts est le seul objet retenu mercredi par le Conseil fédéral au menu des dernières « votations » fédérales de l’année.
« Nous allons injecter environ 5 milliards d’euros pour Areva, et le gouvernement va procéder à une augmentation d’EDF à hauteur de 3 milliards d’euros« , a expliqué Martin Vial, directeur général de l’Agence des participations de l’État, invité de « L’interview éco », ce vendredi sur France Info.
Que faire pour protéger la multitude d’enfants, dont tous les organes sont malades dans les territoires contaminés ? Principales victimes, leur situation s’aggrave d’année en année, seule la pectine comme adsorbant permettant d’évacuer du corps les métaux lourds et les radionucléides est capable de les soulager.
On ne peut qu’être consterné par cette nouvelle insensée. Alors qu’Areva avait déjà fourni du combustible MOX élaboré à Marcoule (usine Melox dans le Gard), au réacteur N°3 de Fukushima qui a fondu et explosé en dispersant du plutonium dans un large rayon, nos marchands de produits mortifères récidivent pour un pays déjà tellement éprouvé par les bombes atomiques et la catastrophe de Fukushima qui continue à cracher ses poisons invisibles.
Depuis le 7 juillet et pour 3 jours (et nuits), au cœur du festival d’Avignon, les luttes et ceux-celles qui ne se résignent pas convergent non loin du palais des papes. A l’initiative de « Nuit Debout », Attac, Solidaire, CIP, et de collectifs et organisations en résistance. Objectif : échanger sur les expériences d’actions contre l’oppression multiformes du système capitaliste, envisager un autre monde plus humain, plus libre, plus fraternel et donner corps à la convergence des luttes contre le pouvoir du patronat. Les antinucléaires étaient présents…
Par Jean-Marie Muller
Par Jerry Brown, gouverneur de la Californie.
L’association américaine des maires de villes de plus de 30 000 habitants, l’US Conference of Mayors, lors de sa rencontre annuelle des 24 et 27 juin à Indianapolis, a lancé une résolution cinglante contre l’administration Obama.
Par Jean-Jacques Candelier :
Du sommet de l’OTAN qui se réunit les 8 et 9 juillet à Varsovie, certains affirment qu’il est le plus important depuis la fin de la Guerre froide. Outre la montée du terrorisme sur le sol des pays de l’Alliance, l’invasion du Donbass par la Russie et l’annexion de la Crimée – sans précédent en Europe depuis l’annexion par Hitler de la Tchécoslovaquie – et le développement par Moscou d’une stratégie menaçante envers les pays de l’Alliance, notamment les Pays baltes, et d’une guerre de l’information d’une ampleur inédite, constituent des menaces concrètes.
L’ASN a identifié dès 2006 le risque de défaut sur la cuve de l’EPR. En 2007 et 2011, Areva réalise des tests qui auraient pu attirer son attention, mais elle est restée confiante. Ce n’est qu’en 2014 que les essais demandés par l’ASN démontrent que la cuve ne respecte pas la réglementation.
Interpellons nos députés !
Message de la CRIIRAD:
Le jour où le comité central d’EDF était convoqué pour se prononcer sur le projet d’Hinkley Point, Grégory Lamotte expert énergéticien est revenu sur les enjeux de la transition énergétique.
L’Iran continue à faire avancer son programme nucléaire, un an après la signature d’un accord promettant sa limitation, a averti l’agence allemande de renseignements intérieurs la semaine dernière.
Depuis la mi-juin, ils occupaient le bois de Mandres-en-Barrois pour empêcher le lancement des travaux. Des dizaines d’opposants au projet Cigéo de
Areva, leader français du nucléaire, fait rayonner la France dans le monde en étant le leader incontestée de l’énergie d’avenir : le nucléaire. De l’extraction de l’Uranium au recyclage des déchets, en passant par la conception et la construction des centrales, Areva offre à la France et au monde entier une énergie sûre et propre.
Un nouveau décret d’application pour la loi Morin a été Publié le 06 juillet 2016. Il a été présenté à Paris par Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé lors d’une réunion de la commission consultative de suivi des essais nucléaires (CCSCEN). Le but : assouplir les conditions d’indemnisations pour les victimes des essais nucléaires.
Ses ambitions sont grandes – maîtriser la fusion nucléaire. Son coût l’est de plus en plus. Le chantier du réacteur Iter, en construction dans le sud-est de la France, accuse à nouveau d’importants retards, ce qui alourdira encore de 4,6 milliards d’euros la facture pour ce programme réunissant 35 pays.
TEPCo a tout tenté pour réduire les infiltrations d’eau souterraines dans les sous-sols de ses réacteurs accidentés à Fukushima Daï-ichi. En effet, cette eau se mélange à l’eau utilisée pour refroidir les combustibles qui est très contaminée. Elle doit donc être pompée en permanence pour éviter les débordements, partiellement décontaminée pour finir dans des cuves qui s’accumulent à perte de vue (une fuite a encore été découverte sur une cuve en juin 2016, d’après TEPCo).
La centrale nucléaire de METSAMOR en Arménie à une trentaine de km de la capitale Yerevan construite en 1960, vétuste et mal entretenue, est laissée à l’abandon faute de moyen. Les autorités ne veulent pas la fermer (l’AIEA avait en effet recommandé qu’elle soit fermée en 2016) car elle alimente en électricité 40% de la population arménienne; ils ont donc décidé de la maintenir telle quelle jusqu’en 2020, prenant ainsi le risque si le conflit dégénérait qu’elle devienne une cible militaire.
Dans une note que «Libération» a obtenue, l’ONG Greenpeace calcule qu’il faudrait fermer 27 à 31 réacteurs d’ici à 2025 pour tenir la promesse présidentielle de réduire à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à cette échéance. Très loin de ce que prévoit à demi-mots le gouvernement…
La compétitivité de l’atome est de plus en plus mise à mal face aux énergies vertes.
Plusieurs pays se sont prononcés à l’Onu contre l’emploi de l’énergie atomique dans l’espace alors que la Russie est en train de développer un propulseur nucléaire.
Lors de la conférence de géochimie Goldschmidt organisée du 26 juin au 1er juillet à Yokohama, au sud de Tokyo, une équipe réunissant des chercheurs de différentes universités, notamment de Kyushu (sud-ouest du Japon) et de Nantes (Loire-Atlantique), a révélé que 89 % des émissions de césium radioactif des trois réacteurs dont le cœur a fondu en mars 2011, l’ont été sous la forme de microparticules de verre.
Le Royaume-Uni dispose de 15 réacteurs nucléaires en service répartis entre 7 centrales (au 5 juillet 2016). Ces réacteurs sont tous exploités par EDF Energy, filiale britannique d’EDF, et ont généré près de 63,9 TWh en 2015, soit 18,9% de la production électrique nationale cette année-là.
L’Allemagne, qui aura fermé toutes ses centrales nucléaires d’ici six ans, est toujours très éloignée d’une solution pour le stockage de ses déchets radioactifs, un rapport d’experts sur la question publié mardi n’ayant pas permis de beaucoup avancer.
« Nous sommes profondément préoccupés par des projets secrets de construire un dépôt de combustible nucléaire usé à une distance de 70 kilomètres de Kiev, près du Dniepr, ce qui contredit les standards de base de la sécurité nucléaire et crée le danger de reproduire la catastrophe de Tchernobyl« , a déclaré Anna Rak, membre de l’Association des Verts d’Ukraine.
Le tribunal administratif de Lille examine ce mardi trois dossiers de victimes d’essais nucléaires qui contestent le rejet de leur demande d’indemnisation. Parmi eux Guy Berlivet, de Lumbres, se bat depuis six ans pour être reconnu. Du 1er mars 1966 au 22 mars 1968, Guy Berlivet servait sur l’Anjou, le Guyenne. Il était cuistot sur ces navires ravitailleurs de la Marine, dans le Pacifique, entre Mururoa et Hoa. Précisément à l’endroit et à l’époque où la France procédait à ses premiers essais nucléaires, il y a 50 ans tout juste, de l’autre côté du monde. « On avait 20 ans, on était heureux, un peu inconscient. Tout ce qu’on voyait, c’était qu’on était au milieu du Pacifique, dans un cadre magnifique. » Même les champignons nucléaires – « l’éclair blanc » – ont quelque chose de magique à l’époque. « On n’avait aucun équipement particulier, il n’y avait pas de précautions, j’étais torse nu dans ma cuisine où l’eau de mer rentrait facilement. »
Cette programmation, qui aurait dû normalement être présentée à la fin de 2015, porte sur deux périodes successives : 2016-2018 et 2019-2023. C’est cette feuille de route qui doit permettre d’atteindre les grands objectifs fixés par la loi de transition énergétique : division par quatre des émissions de gaz à effet de serre en 2050, diminution de moitié de la consommation totale d’énergie à la même échéance, baisse de 30 % des ressources fossiles en 2030, montée à 32 % des filières renouvelables à la même date, enfin, réduction de 75 % à 50 % de la part de l’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2025.
« Jusqu’ici tout va bien » est un projet de la réalisatrice Christina Firmino et du photographe Romain Étienne qui veut permettre aux citoyens de se réapproprier le débat sur le nucléaire.
Le comité central d’entreprise d’EDF a refusé lundi de rendre un avis sur le projet controversé de construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point (Angleterre), a indiqué lundi son secrétaire et la direction de l’électricien, qui se projette désormais sur sa décision finale d’investissement. Faute d’avoir obtenu les informations supplémentaires qu’ils réclamaient depuis des mois à la direction, « les élus du CCE, majoritairement, ont considéré qu’ils n’étaient pas en capacité de motiver et rendre leur avis », a déclaré le secrétaire du CCE Jean-Luc Magnaval.
L’Assemblée nationale a décidé́ de créer une mission d’information relative à la faisabilité́ technique et financière du démantèlement des infrastructures nucléaires. Lors de la réunion constitutive qui s’est tenue le 21 juin 2016, la députée du Doubs Barbara Romagnan (PS) a été́ élue rapporteure de cette mission, qui compte par ailleurs 11 membres et dont le président est le député́ LR Julien Aubert.
Compte tenu des retards cumulés, EDF a dû demander une prolongation, jusqu’en 2018, du décret de démantèlement partiel de la centrale nucléaire de Brennilis.
Cette étude de 37 pages est disponible sur le site : http://ufe-electricite.fr/IMG/pdf/etude_ufe_2040_complete.pdf
À quelques jours de la présentation de la proposition de décret venant modifier la loi Morin, Brunot Barillot a exprimé sa volonté de voir les conditions d’éligibilité à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français s’inspirer du modèle en vigueur aux États-Unis.
Ces rencontres sont autogérées dans leur pré-organisation comme dans leur déroulement. Si tu veux rejoindre le « collectif d’organisation » :
En tenue stop nucléaire oblige, ils sont partis à vélo hier matin de Romans et ont fait halte à Valence. Leur destination : la centrale du Tricastin pour qu’elle s’arrête.
Une vingtaine de personnes s’est rassemblée, vendredi 1er juillet, devant le ministère de la Défense, à Paris, par solidarité envers les victimes des essais nucléaires. Il y a 50 ans, la France faisait exploser une première bombe nucléaire sur l’atoll de Moruroa.
Un décret du 28 juin 2016 traduit dans une nouvelle procédure le principe de démantèlement des installations nucléaires de base (INB) « au plus tôt » après leur arrêt définitif tel que fixé par l’article 127 de la loi de transition énergétique. Une installation qui cesse de fonctionner pendant une durée continue de deux ans sera réputée définitivement arrêtée. Son exploitant procèdera alors à son démantèlement « dans un délai aussi court que possible« , dans des conditions économiquement acceptables et dans le respect de l’environnement.
«Force est de constater que le président de la République ne respectera pas son engagement, que François Hollande a menti aux Français», ont affirmé dans un communiqué cinq associations qui luttent pour la fermeture de la centrale alsacienne.
Quelques points importants :
Il y a 50 ans, le 2 juillet 1966, la France réalisait une première explosion nucléaire sur l’atoll de Moruroa en Polynésie. Entre 1966 et 1974, la France a réalisé 46 essais nucléaires atmosphériques à Moruroa et Fangataufa. Certains de ces essais ont entrainé des retombées radioactives très importantes sur des îles et atolls habités, à plusieurs centaines de kilomètres des lieux des tirs. Lire le communiqué de presse de la CRIIRAD dont quelques extraits ci-dessous.
Résumé de la publication en français d’un rapport par l’IPPNW, Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire sur les conséquences sanitaires de la catastrophe, sortie en mai 2016. Il s’agit d’une vaste compilation d’études scientifiques de différents pays.
Areva, on l’encense ou elle se venge. Quand il s’agit d’évoquer le géant du nucléaire français, il faut choisir son vocabulaire et plutôt dans le glossaire des louanges, si on ne veut pas se voir traîner au tribunal. Déjà en 1974, le canard écologiste antinucléaire La Gueule Ouverte, qui ne mâchait pas ses mots, avertissait ses lecteurs : « les multinationales, fascisme sans frontières. ». Aujourd’hui la liberté d’informer sur les horreurs et les magouilles du nucléaire ne s’exerce qu’aux risques et périls du citoyen qui se croyait, encore un peu, en démocratie.
Depuis la mi-juin, il était annoncé. Il a bien été lancé. Dans un communiqué, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (et président de la région Bretagne), a exprimé sa « grande satisfaction après le succès du lancement d’un missile balistique stratégique M51 par le Triomphant, Sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), ce vendredi, à 9h18, depuis la baie d’Audierne (29)« .
Une grande première en France. Une centrale nucléaire du sud de la France recevra lundi son drone entièrement automatisé, capable d’effectuer des relevés de radioactivité dans l’air aux alentours d’une centrale en cas de catastrophe nucléaire type Fukushima. « Le drone reste posé sur la centrale et en cas de problème, il suffira d’appuyer sur un bouton pour qu’il effectue plusieurs trajets afin d’effectuer les relevés et les transmette aux experts qui prendront la décision d’évacuer un périmètre de quelques kilomètres ou de toute une région, par exemple, détaille Edouard Guilhot, le directeur général de Civic Drone. On s’est rendu compte qu’en cas de catastrophe, même avec des combinaisons spéciales, aucun humain ne pouvait s’aventurer dans une zone sinistrée. »
Le report du projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point (Royaume-Uni) est « plus que jamais nécessaire » du fait du Brexit et du « contentieux » avec le comité central d’entreprise, estiment jeudi les fédérations CGT, CFE-CGC et FO de l’énergie, qui militent depuis longtemps en ce sens.
Dans le catalogue des promesses que la gauche n’aura pas tenues, l’atome occupera sans doute une place de choix. Le candidat Hollande avait pris deux engagements, maintes fois réitérés après son élection : fermer la doyenne des centrales françaises, Fessenheim (Haut-Rhin), avant la fin du quinquennat et réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 % à 50 % à l’horizon 2025. Si aucun de ces deux objectifs n’est formellement abandonné, ils font, à mesure que le temps passe, figure de mirages.
Par
Pendant plusieurs décennies, le site militaire de Pontfaverger-Moronvilliers, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Reims, a servi de lieu d’expérimentation nucléaire. Le CEA, le commissariat à l’énergie atomique, y testait des détonateurs de bombes atomiques.
Dans l’indifférence générale, la presque totalité des députés de la Commission du Développement Durable de l’Assemblée Nationale s’est hier hâtée d’adopter la proposition de loi Longuet sur l’enfouissement en grande profondeur des déchets radioactifs.
La facture rétroactive qui sera envoyée par EDF aux 28 millions de ménages soumis à ses tarifs réglementés de l’électricité devrait être près de deux fois supérieure à celle annoncée par la ministre de l’Énergie Ségolène Royal, a estimé mardi une source industrielle.
Un projet existe en matière de nucléaire pacifique de doter la Tunisie d’une centrale pour la production d’électricité dans un horizon de dix ans.
Samedi 2 juillet, cela fera exactement 50 ans que le premier tir aérien a eu lieu à Moruroa. Le tir Aldébaran. Au total, il y a eu 193 essais… jusqu’en 1996. L’occasion pour l’association 193 de marcher autour de l’île et revendiquer plus de transparence sur le débat nucléaire.
Par Corinne Lepage, ex-ministre.
Connaissez-vous AT(h)OME, le dernier film de la réalisatrice Elisabeth Leuvrey?
Six activistes de l’organisation Greenpeace ont placé vers 6h00 ce matin une bannière avec le slogan « AFCN 80% sponsored by Engie ». L’ONG tient ainsi à dénoncer les liens entre l’agence et Engie/Electrabel, alors que le directeur de l’agence passe plus tard dans la journée en Commission au Parlement. « L’AFCN n’est indépendante ni économiquement, ni politiquement, ni structurellement dénonce aujourd’hui Greenpeace », estime Greenpeace selon qui « l’agence fédérale de contrôle nucléaire, censée être un gendarme indépendant, est en fait payée à plus de 75% directement par Engie/Electrabel pour le seul contrôle des centrales nucléaires ».
EDF a signé mardi avec Mitsubishi Heavy Industries (MHI) un protocole d’accord visant à renforcer leur coopération dans le domaine du nucléaire, prévoyant notamment une possible entrée du conglomérat japonais au capital d’Areva NP, la branche réacteurs d’Areva en cours de cession à EDF.
Le ministre français de l’Économie, Emmanuel Macron, a invité mardi Électricité de France (E.D.F) à prendre une décision d’investissement définitive concernant le projet de centrale nucléaire d’Hinkley Point au Royaume-Uni, malgré le vote des Britanniques en faveur d’une sortie de leur pays de l’Union européenne. Ce projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre, a reçu l’appui du Royaume-Uni et de la France, actionnaire majoritaire d’EDF, mais la décision d’investissement définitive du conseil d’administration du groupe d’électricité a été plusieurs fois reportée.
Jusqu’en 2006, la bataille a fait rage dans la communauté scientifique pour faire admettre la notion de “faibles doses“. Celle-ci fut soit rejetée par les partisans d’un seuil d’efficacité biologique, soit reliée aux effets des rayonnements ionisants en dessous de 500 mSv, ce qui retirait toute singularité puisque les effets tangibles sur la santé étaient identiques avec celles des fortes doses, la gravité en moins.
Juil 12
COMMENT VIVENT À PRÉSENT LES HABITANTS DE FUKUSHIMA
Le gouvernement oblige les réfugiés à revenir dans leur foyer.
À la date du 8 février, parmi les habitants de Fukushima réfugiés hors de chez eux, 65 453 avaient trouvé refuge dans le département de Fukushima et 43 270 dans d’autres départements. Au cours des cinq dernières années, on a dénombré 2 016 décès consécutifs, soit davantage que le nombre de victimes du tsunami: 1604.
Le gouvernement et le département de Fukushima ont nettoyé le sol. Grâce à cette dépollution et à la diminution naturelle des radiations, environ 90% des dosimètres installés indiquent une radioactivité inférieure à la norme maximale tolérée, soit 0,23 microsieverts. S’appuyant sur ce constat, le gouvernement fait revenir les anciens habitants dans leur foyer. En septembre dernier, il a déclaré que la ville de Nahara était redevenue « habitable », puis, en juin 2016, à son tour la ville de Kutsurao l’est redevenue. Et d’ici à la fin mars 2017, toutes les villes des « zones non habitables » redeviendront « habitables » et sur les 70 000 réfugiés, 46 000 pourront revenir loger dans leur ancien foyer. Au prétexte que ces villes sont ou seront « habitables », le gouvernement a l’intention de ne plus verser l’indemnité compensatrice aux réfugiés et le département de Fukushima cessera de fournir aux réfugiés « volontaires » un logement gratuit. Revenir ou pas? Dans les deux cas c’est l’enfer.
La ville de Nahara a été déclarée « habitable » en septembre dernier, mais seulement 460 (soit 6%) des 8 000 habitants sont revenus chez eux. 70% d’entre eux sont des personnes âgées de plus de soixante ans. Les jeunes couples avec enfants ne veulent pas revenir, redoutant l’influence néfaste de la radioactivité sur leurs enfants. En outre, beaucoup ont déjà trouvé un nouvel emploi et leurs enfants, qui se sont habitués à leur nouvelle école, ne souhaitent pas en changer. La municipalité a pour objectif le retour, l’an prochain, de 50% des anciens habitants, en se fondant sur un sondage qui révèle que la moitié des personnes enquêtées désirent revenir.
L’un des habitants, revenu habiter chez lui, se plaint en ces termes: “Avant la catastrophe, je pouvais vivre avec ma petite pension de retraite, parce que je cultivais moi-même un champ et que je produisais du riz et des légumes, or maintenant, à cause de la radioactivité, je ne peux plus rien récolter et je dois tout acheter. Sans subvention, je ne peux plus vivre.” Dans ces villes, beaucoup de maisons sont déjà pourries et inhabitables. Les hôpitaux, les magasins font défaut et, ce qui est pire, les voisins aussi font défaut. Dans de telles conditions, nombreux sont ceux qui ne peuvent revenir. Et pour ceux qui le peuvent, la vie, ici, n’est pas du tout satisfaisante…
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